Dailymotion – Je suis un prince – Raphaël Zacharie de IZARRA – une vidéo Actu et Politique

11 septembre 2011

848 – Publicité : danger !

3 juillet 2009
La publicité, devenue culture à part entière avec ses codes, ses séductions, son langage, son histoire, mais aussi avec sa vulgarité, ses outrances, sa légitimité chez les esprits faibles qui l’érigent au rang d’art est un des plus puissants poisons de l’esprit.

Outil de propagande à but mercantile induisant une pollution visuelle et sonore, véritable aberration culturelle, furoncle parasitant la pensée contemporaine, la publicité est la forme de communication la plus crétinisante au monde. Avec ses raccourcis idiots, ses inventions clinquantes, ses artifices de foire -sans oublier ses apôtres déifiés par les concierges du monde entier- elle rend les populations imbéciles, ignares, paresseuses.

Instrument de dégénérescence intellectuelle des individus les plus vulnérables et d’une manière générale des classes sociales défavorisées, voire des peuples les moins éduqués, la publicité sous ses dehors brillants en réalité fait régresser l’esprit. Des célébrités du cinéma se sont prostituées pour aider des grandes marques à liquider leurs stocks de lessive, même le peintre Dali a brait comme un âne devant des caméras dans le seul but de contribuer à écouler la camelote d’un fabriquant de chocolat industriel. Tous se sont parés de flatteurs nez rouges, arguant des plus nobles prétextes pour se vautrer dans l’arène des pitres, attirés par les projecteurs criards de Mercure.

La publicité tue la beauté. Pire : elle donne ses lettres de noblesse à la laideur.

Ce produit toxique de l’esprit est tellement répandu -et surtout tellement admis en tant qu’hôte de nos pensées indissociable de la vie moderne- qu’il passe inaperçu, suintant des murs publics, émanant des écrans de télévisions et de cinémas, ralentissant nos ordinateurs connectés, se mêlant aux inepties débitées par les radios, poissant journaux et magazines…

Maintenant que le ver est dans le fruit, le quidam accepte de mêler le Coca-Cola à l’hydromel.

Homère a été remplacé par des saucisses : la misère de l’esprit est devenue une culture.

LE BULLETIN METEO DES ABRUTIS

2 juillet 2009
La météo de ce jeudi 2 juillet 2009 s’annonce magnifique.

Plein soleil sur toutes les plages !

Les plus chanceux seront les baigneurs du sud de la France avec des températures de rêve : 47 degré Celsius aux heures de pointe.

On va sortir les maillots de bain en masse sur la côte d’Azur ! Après l’apéro, opération bronzage intensif. Ca fera plaisir aux vacanciers parisiens qui viennent d’arriver sur leur lieu de villégiature. Quelle chance ! Comme on les envie !

Le meilleur est à venir : les températures vont grimper au cours des jours prochains. Décidément, ce mois de juillet s’annonce sous les meilleurs auspices, profitons-en !

Cette météo merveilleuse va se poursuivre pendant une semaine d’après les prévisions de Météo-France. Ce beau temps arrive à point : juste en période des départs en vacances ! Décidément la météo nous sourit. C’est le bonheur.

Pour plus de détails sur la météo de votre lieu de vacances composez le 3617 PIGEON, 3 euros la minutes.

En attendant profitez bien du beau temps, revenez bronzés de vos vacances parce que « va y avoir du soleil » ! Il fera chaud, très chaud sur les plages en cette saison 2009 ! On a hâte d’y être nous aussi…. Bonne farniente à tous, soyez heureux sous ce beau soleil et rappelez-vous : ne mangez pas trop gras, pas trop sucré, pas trop salé et buvez quand vous avez soif.

Bonne journée à tous, je vous retrouve demain même heure pour un nouveau bulletin météo des plages.

Raphaël Zacharie de IZARRA

LE BULLETIN METEO DES ABRUTIS

2 juillet 2009
La météo de ce jeudi 2 juillet 2009 s’annonce magnifique.

Plein soleil sur toutes les plages !

Les plus chanceux seront les baigneurs du sud de la France avec des températures de rêve : 47 degré Celsius aux heures de pointe.

On va sortir les maillots de bain en masse sur la côte d’Azur ! Après l’apéro, opération bronzage intensif. Ca fera plaisir aux vacanciers parisiens qui viennent d’arriver sur leur lieu de villégiature. Quelle chance ! Comme on les envie !

Le meilleur est à venir : les températures vont grimper au cours des jours prochains. Décidément, ce mois de juillet s’annonce sous les meilleurs auspices, profitons-en !

Cette météo merveilleuse va se poursuivre pendant une semaine d’après les prévisions de Météo-France. Ce beau temps arrive à point : juste en période des départs en vacances ! Décidément la météo nous sourit. C’est le bonheur.

Pour plus de détails sur la météo de votre lieu de vacances composez le 3617 PIGEON, 3 euros la minutes.

En attendant profitez bien du beau temps, revenez bronzés de vos vacances parce que « va y avoir du soleil » ! Il fera chaud, très chaud sur les plages en cette saison 2009 ! On a hâte d’y être nous aussi…. Bonne farniente à tous, soyez heureux sous ce beau soleil et rappelez-vous : ne mangez pas trop gras, pas trop sucré, pas trop salé et buvez quand vous avez soif.

Bonne journée à tous, je vous retrouve demain même heure pour un nouveau bulletin météo des plages.

Raphaël Zacharie de IZARRA

847 – Farrah Fawcett

28 juin 2009

(Cliquez sur le bouton pour la voir la vido)

Avec ses traits séraphiques au sourire carnassier typique des mâchoires carrées, sa coiffure de flamme très américaine -à la limite de la vulgarité-, sa cervelle dans la moyenne et son corps plutôt malingre, Farrah Fawcett aura séduit tout un peuple de mâles rêveurs et « testotéronés ».

Il faut cependant lui reconnaître cet authentique charme, irréel, puissant, hypnotisant qui fait oublier les fautes de goût de sa toilette yankee. Du moins, du temps de sa gloire « kératinesque » car force est d’admettre que la vieillesse fait presque toujours tourner les créatures.

Rares sont les perles qui deviennent de puants mais exquis fromages avec les ans.

Farrah Fawcett en tant qu’ex-incarnation de la Beauté, ou pour être plus exact d’une certaine beauté sophistiquée d’outre Atlantique, réarrangée selon les normes états-unisienne, a vieilli comme une soupière polonaise.

N’importe ! L’esthète pardonne tout à la Beauté.

Rendons un juste hommage à celle qui fut cette chaste, blonde, vénusiaque et pieuse Aphrodite de nos écrans.

Inhumons-la avec les égards que méritent ces propagateurs de rêves, créateurs de mirages et autres faiseurs d’étoiles qui nous invitent à lever les yeux plus haut que nos brefs et mornes horizons.

Voir toujours plus loin, appréhender l’infini, sentir ce qui nous dépasse, c’est le rôle essentiel et le pouvoir divin de la Beauté.

847 – Farrah Fawcett

28 juin 2009

(Cliquez sur le bouton pour la voir la vido)

Avec ses traits séraphiques au sourire carnassier typique des mâchoires carrées, sa coiffure de flamme très américaine -à la limite de la vulgarité-, sa cervelle dans la moyenne et son corps plutôt malingre, Farrah Fawcett aura séduit tout un peuple de mâles rêveurs et « testotéronés ».

Il faut cependant lui reconnaître cet authentique charme, irréel, puissant, hypnotisant qui fait oublier les fautes de goût de sa toilette yankee. Du moins, du temps de sa gloire « kératinesque » car force est d’admettre que la vieillesse fait presque toujours tourner les créatures.

Rares sont les perles qui deviennent de puants mais exquis fromages avec les ans.

Farrah Fawcett en tant qu’ex-incarnation de la Beauté, ou pour être plus exact d’une certaine beauté sophistiquée d’outre Atlantique, réarrangée selon les normes états-unisienne, a vieilli comme une soupière polonaise.

N’importe ! L’esthète pardonne tout à la Beauté.

Rendons un juste hommage à celle qui fut cette chaste, blonde, vénusiaque et pieuse Aphrodite de nos écrans.

Inhumons-la avec les égards que méritent ces propagateurs de rêves, créateurs de mirages et autres faiseurs d’étoiles qui nous invitent à lever les yeux plus haut que nos brefs et mornes horizons.

Voir toujours plus loin, appréhender l’infini, sentir ce qui nous dépasse, c’est le rôle essentiel et le pouvoir divin de la Beauté.

846 – Abrutissement généralisé

28 juin 2009
La plage, l’été, le sud, les vacances : symboles universels du bonheur « ânesque » chez les foules crétinisées pratiquant avec ferveur l’activité la plus stupide au monde, souverainement stérile, non seulement onéreuse mais dangereuse et même mortelle : le bronzage.

La plus grande folie de masse que je connaisse après la guerre : aussi funeste en termes de victimes à l’échelle d’une génération.

Et tout ça pour quoi ?

Pour bêler en choeur.

Dans cette étable d’adorateurs de Râ les moutons noirs, ce sont les peaux blanches. La crainte de ne pas faire partie du troupeau des bronzés est telle que peu de gens résistent à la pression des ruminants. Qui n’a pas la marque d’Hélios sur le front est un pestiféré, un ennemi du bonheur à hauteur du SMIC, un adversaire des joies ovines, un opposant à la justice estivale, à la liberté des singes humains, à l’égalité des imbéciles pataugeant dans l’océan de leur petitesse, bref un suspect à la face décidément trop claire pour être honnête.

Pour ne pas dire un salaud qui conteste au bon peuple l’accès annuel à un bonheur à sa portée…

La fraternité des sables fait pourtant si bien mûrir le peuple des tomates… pardon, des peaux mates. La trêve des légumes se situe exactement entre juillet août. Là où les conflits de bureaux n’ont plus lieu, le summum du bonheur consiste en une impériale inactivité physique et cérébrale, corps livrés aux brûlures bienfaisantes de l’astre, orteils délicieusement plongés dans l’équitable or aréneux, lèvres avides de crèmes glacées, de chair saisonnière -plus ou moins adipeuse mais chauffée à point- et de mets locaux typiques dont raffolent tous les pigeons du monde.

La république des estivants est pacifique, souriante, bonhomme, joviale, « sympa ».

Et pour être franc, complètement abrutie, totalement décérébrée, dégénérée à l’ultime degré.

Bonnes vacances au soleil les caniches !

845 – Mickael Jackson : le saut de l’ange

27 juin 2009
Il est rassurant de savoir que ce qui bouleverse la planète actuellement est une cause « légère ».

Au-delà de la politique, des cultures, des classes sociales, plus forte que les religions, planant très haut au-dessus des idéologies, c’est la musique qui rassemble les hommes.

Du fin fond du Yémen jusque chez les Inuit en passant par les mégalopoles, l’incarnation de la musique réconcilie l’humanité entière autour de son seul nom.

Avec le décès de Michael Jackson on constate que ce qui touche l’humanité en plein coeur se rapporte à la Lyre.

Sans fard.

De l’état de simple « mortel encore vivant », Mickael Jackson est devenu « mort tout court. »

Tout banalement ? Pas tout à fait.

La mort d’un symbole n’est pas la mort d’un Dupont.

En partant de la lumière des projecteurs pour tomber dans la pourriture du corps, Mickael Jackson est passé du statut de vivant à celui… de mystère.

Le décès de cet astre ayant éclairé la planète depuis les profondeurs de l’Afrique noire jusqu’à la banquise des Inuit en passant par les océans humains de l’Asie (sommets, mégalopoles et trous-du-cul du monde compris) est évidemment beaucoup plus intéressant que le trépas d’un paysan malien ou d’un expert-comptable de nos contrées.

La fin d’un quidam est toujours grotesque, décevante, ennuyeuse, sinistre, vulgaire. L’extinction d’une étoile est merveilleuse, enivrante, festive, pleine d’espoir.

Mickael Jackson mort, c’est l’humanité qui se regarde dans un miroir : la Camarde a enfin un visage.

Universel.

Quand monsieur Duchenoque meurt, il pue.

Et puis c’est tout.

Quand Mickael Jackson meurt, il pue aussi.

Mais en tombant, lui s’envole.

La mort devient vraiment amicale si des gens aussi intouchables, immortels, beaux, talentueux et fortunés comme Farrah Fawcett et Mickael Jackson l’adoptent, qui plus est le même jour !

Le sourire de la Camarde n’est finalement pas si épouvantable que cela quand il est éclairé par les néons de Hollywood…

Merci aux immortels de trépasser : il nous frayent un bien doux passage.

En un superbe clin d’oeil : deux immortels passés l’arme à gauche le même jour : bonne pioche !

Pardon, bonne fauche la Camarde !

845 – Mickael Jackson : le saut de l’ange

27 juin 2009
Il est rassurant de savoir que ce qui bouleverse la planète actuellement est une cause « légère ».

Au-delà de la politique, des cultures, des classes sociales, plus forte que les religions, planant très haut au-dessus des idéologies, c’est la musique qui rassemble les hommes.

Du fin fond du Yémen jusque chez les Inuit en passant par les mégalopoles, l’incarnation de la musique réconcilie l’humanité entière autour de son seul nom.

Avec le décès de Michael Jackson on constate que ce qui touche l’humanité en plein coeur se rapporte à la Lyre.

Sans fard.

De l’état de simple « mortel encore vivant », Mickael Jackson est devenu « mort tout court. »

Tout banalement ? Pas tout à fait.

La mort d’un symbole n’est pas la mort d’un Dupont.

En partant de la lumière des projecteurs pour tomber dans la pourriture du corps, Mickael Jackson est passé du statut de vivant à celui… de mystère.

Le décès de cet astre ayant éclairé la planète depuis les profondeurs de l’Afrique noire jusqu’à la banquise des Inuit en passant par les océans humains de l’Asie (sommets, mégalopoles et trous-du-cul du monde compris) est évidemment beaucoup plus intéressant que le trépas d’un paysan malien ou d’un expert-comptable de nos contrées.

La fin d’un quidam est toujours grotesque, décevante, ennuyeuse, sinistre, vulgaire. L’extinction d’une étoile est merveilleuse, enivrante, festive, pleine d’espoir.

Mickael Jackson mort, c’est l’humanité qui se regarde dans un miroir : la Camarde a enfin un visage.

Universel.

Quand monsieur Duchenoque meurt, il pue.

Et puis c’est tout.

Quand Mickael Jackson meurt, il pue aussi.

Mais en tombant, lui s’envole.

La mort devient vraiment amicale si des gens aussi intouchables, immortels, beaux, talentueux et fortunés comme Farrah Fawcett et Mickael Jackson l’adoptent, qui plus est le même jour !

Le sourire de la Camarde n’est finalement pas si épouvantable que cela quand il est éclairé par les néons de Hollywood…

Merci aux immortels de trépasser : il nous frayent un bien doux passage.

En un superbe clin d’oeil : deux immortels passés l’arme à gauche le même jour : bonne pioche !

Pardon, bonne fauche la Camarde !

844 – Lettre à mon frère qui me reproche de ne pas travailler

17 juin 2009
Alfredo-Domingue,

Permets-moi d’exercer ici un droit de réponse par rapport à quelques insinuations à mon égard. Il n’est certes pas interdit de me critiquer, encore faut-il avoir les bonnes informations au lieu de se fier aux interprétations des uns et des autres.

Je n’ai jamais méprisé le travail ni fait l’apologie de la paresse, bien au contraire. Il faudrait être imbécile et irresponsable pour condamner le travail ! J’ai simplement raillé les matérialistes primaires qui font du travail une religion, qui n’ont que cela dans leur vie, qui sacrifient leur liberté à des causes vulgaires, gâchent leur existence à se plier aux pressions socioculturelles, victimes d’atavisme.

Chacun met sa fierté où il veut. Je ne mets certainement pas la mienne dans le fait de singer l’homme moyen, par définition très imparfait, pour ne pas dire inepte, attendu que l’homme moyen de nos jours est loin d’être ce fameux « honnête homme » épris de hauteurs, d’idéal, de progrès. Ce qui devrait être normalement la référence de tout bel esprit, de tout citoyen digne, mûr, soucieux non pas de gagner le SMIC mais de contribuer à l’amélioration de l’homme. Certes, voilà de bien grands mots… Hé bien justement, des grands mots c’est peut-être ce qui manque le plus à cette société d’obèses, de cartes de crédit, de canapés, de vacances à la mer et d’écrans plasma.

Personnellement je travaille beaucoup. Même les jours fériés. A ceci près que je ne suis pas payé pour cela et que les fruits de mon labeur ne se voient pas nécessairement : je ne fabrique pas des meubles, ne serre pas des boulons, n’engraisse pas d’animaux, non.

Moi je laboure les cervelles, édifie les esprits, affine les coeurs, élève les âmes.

Mon travail consiste à critiquer mes semblables abrutis de confort, avilis par la mollesse, gavés d’hérésies, à les réveiller de leur léthargie, voire à les éveiller à l’élémentaire intelligence. C’est un travail à la fois ingrat et glorieux. Entrer dans l’étable afin de convertir les ânes, prendre des coups, revenir à la charge, opposer la réflexion aux braiments, c’est mon métier.

Je montre l’exemple du vrai courage, celui qui consiste à oser dire non pas ce qui déplaît, scandalise ou provoque -ce qui serait bien puéril-, mais ce qui est JUSTE, VRAI, SAIN.


Indépendamment de mes propres intérêts.

Pourquoi tant de gens sont-ils si fiers de gagner leur vie ? Parce que, souvent, il n’y a rien d’autre pour eux. Ce siècle a divinisé le travail. Résultat, les caniches ont pris leur revanche. Quand ce ne sont pas les loups.

Je suis incapable de gagner ma vie par-moi-même. Je bénéficie d’ailleurs du statut d’invalidité pour « troubles comportementaux » qui me donne le droit de toucher une pension mensuelle. Ce n’est du vol ni de l’abus mais un simple droit. A partir de là, je n’ai de compte à rendre à personne.

Le fait de ne pas travailler ne m’interdit nullement de critiquer ceux qui travaillent, même si je bénéficie des efforts fournis par ceux-là que je critique. Nous sommes dans un pays démocratique où la liberté d’expression est sacrée. M’est-il interdit de critiquer une peinture sous prétexte que je ne suis pas peintre ? Un roman parce que je ne suis pas romancier ? Un gâteau pour la raison que je ne suis pas pâtissier ? Si la peinture est banale, le roman mal écrit, le gâteau immangeable, j’ai le droit de ne pas les aimer et de reprocher leurs œuvres aux auteurs.

C’est parfaitement légitime à partir du moment où la critique est fondée. Il en est de même pour le travail. Ce n’est pas parce que les travailleurs cotisent pour ma pension que je devrais bêler avec le reste du troupeau. Je ne suis pas le prostitué des cotisants. Je leur dois certes la reconnaissance sur le plan matériel (encore qu’ils ne soient responsables de rien puisque ce n’est pas eux qui font les lois et que sans ces lois protectrices des faibles auxquelles ils sont astreints je doute qu’ils acceptent tous de cotiser pour les invalides) mais je ne leur dois rien sur le plan moral. Penser avec justesse exige de ne dépendre d’aucune pression.

Précisons que les cotisations des travailleurs sont faites pour aller aux bénéficiaires. Sinon, quelle est leur raison d’être ? De plus ce système est très moral sur le plan politique : l’argent des travailleurs redistribué aux invalides est ainsi réintroduit dans le circuit, utilisé immédiatement pour l’acquisition de biens de première nécessité, contribuant ainsi à la bonne santé économique du pays.

Simple rappel : il est normal que dans une société ce soient les travailleurs qui cotisent pour les invalides et non l’inverse !

Alfredo-Domingue, il est regrettable de devoir émettre de telles évidences. Je me sens supérieurement intelligent face à la masse « ânesque » de ces travailleurs qu’on flatte de tous côtés et qui, se sentant si bien caressés, ne mordent plus, s’endorment, trouvent des charmes à leurs chaînes.

Les travailleurs que tu estimes tant sont, dans une bonne proportion, des opportunistes plus ou moins irresponsables, égoïstes, mesquins, qui ne voient que leurs intérêts personnels et qui font passer cela pour du courage, du civisme, de l’honnêteté. S’il n’y avait pas de lois protégeant les plus faibles, ces « honorables travailleurs » se laisseraient entraîner par la pente de leur nature mauvaise. La preuve : dépourvus de tout sens moral ils laisseraient volontiers à l’abandon les gens comme moi inaptes au travail, leur excuse en ce qui me concerne étant toute trouvée : je les critique !

Mais en même temps je comprends ce comportement étriqué consistant à ne voir que son nombril au sein de structures faites pour le bien de la collectivité, c’est humain. Quoi qu’il en soit je ne suis pas dupe du discours ambiant moralisateur dans le monde du travail.

Les héros du travail n’existent pas.

Dans le meilleurs des cas il n’y a que des braves gens honnêtes qui souhaitent vivre dignement, des gens qui aiment leur travail et le vivent comme un épanouissement, voire un réel amusement.

Dans le pire des cas, de grandes personnes immatures pour qui posséder une voiture qui brille, une maison de style Phénix, un compte en banque fourni représente le summum de la réussite et de la reconnaissance. C’est leur droit, je respecte leur manière de mener leur vie tant qu’ils ne m’imposent pas leurs vues, même si je ne partage pas leurs valeurs et que je les raille ouvertement parce que je préfèrerai toujours l’éclat de l’esprit à l’éclat d’une carrosserie de voiture. Chacun est à son niveau d’évolution. Je demande juste que l’on respecte également ma liberté de ne pas adhérer aux critères dominants.

Dans des cas encore plus douteux, il y a aussi les petits envieux qui aimeraient devenir aussi riches que leurs patrons sans l’avoir mérité.

Je me lève à 10 heures du matin, c’est très vrai. Est-ce un crime ? Si je me lève tard c’est que je me couche tard, m’ingéniant à bastonner verbalement jusqu’au cœur de la nuit mes semblables qui n’ont pas les moyens de réfléchir sur le sens de leur vie. Ou le non sens de leur travail.

Et d’ailleurs je n’ai pas à me justifier de l’heure à laquelle je me lève.

Bien des travailleurs pour qui leur emploi est l’unique repère important dans l’existence seraient incapables d’occuper intelligemment leurs journées s’ils se retrouvaient du jour au lendemain sans travail. L’alcool, la déprime, le suicide sont souvent les seules réponses au malaise des esclaves libérés de leur travail…

Des arguments sains, solides, honnêtes, je n’en manque pas pour promouvoir ma cause. Je t’invite à aller consulter mes textes traitant de la question.

Pour réfléchir sérieusement sur la question du travail et donner une chance aux plus courageux de se libérer totalement de la mentalité « dupontesque » qui aliène encore leur pensée à des causes ineptes, j’engage les esprits libres -ou aspirant à le devenir- à prendre connaissance des nombreux textes de mon blog traitant du travail :

http://izarralune.blogspot.com

Je souhaite que cette lettre contribue à mettre les choses au point et rectifie des erreurs de jugement. Il en va de mon honneur non seulement de pensionné pleinement assumé de l’AAH mais également de membre de la famille des IZARRA.

Raphaël

DECES DE FARRAH FAWCETT : DE LA BEAUTE A LA POURRITURE ?

17 juin 2009

Pathétique, poignant, cruel comme un miroir renvoyant l’image de notre propre condition : Farrah Fawcett, ex-beauté incarnée, vient de s’éteindre après des mois d’une médiatique agonie, filmée par les caméras de télévision américaines. Elle croyait encore à un miracle, priant avec ferveur pour que la vie triomphe de son cancer alors qu’elle était déjà en phase terminale.

Sur son visage, le masque de la maladie, de la vieillesse, de la hideur : notre masque potentiel.

Le plus effrayant : savoir qu’un humain peut passer de la gloire la plus complète à la misère la plus totale. Tout n’étant qu’une question de temps. Ce qui arrive aux êtres « immortels » peut nous arriver à nous aussi, simples mortels que nous sommes…

A travers son agonie nous assistions à notre propre fin.

Madame Fawcett ou l’histoire de la beauté qui devient décrépitude. Quand un destin de gloire finit dans la déchéance. Lorsque les sommets insolents de la jeunesse éclatante se concluent par le plus noir abîme… La maladie.

Avant la mort.

Mais éloignons-nous de ces vanités hollywoodiennes, ne nous arrêtons pas à la souffrance, à la tristesse, allons à l’essentiel : au lieu de la pourriture promise par la Camarde, derrière ces apparences immondes du cancer, moi je vois l’éternité.

La mort de Farrah Fawcett : fin d’une étoile ?

Oui.

Ou pour être plus exact, la lumière retournant à la lumière.

843 – La sous-préfète et le dandy

17 juin 2009
Madame de la Haute-Tricourt traînait le pas dans la rue Victor Hugo de Sillé-le-Guillaume, bourgade sarthoise de « saboteux » et autres gardes-vaches grasseyants. Son sous-préfet d’époux, naïf fonctionnaire de l’Etat bedonnant et impuissant notoire, pendant ce temps s’entretenait de météorologie locale avec le garde-chasse qu’il avait invité à sa table, attendu que la torpeur de ce dimanche de juin incitait les plus ineptes mollesses à ces personnalités médiocres.

L’épouse, lasse d’écouter ces bêtises avait quitté la table bien avant le dessert, préférant prendre l’air, s’alléger le coeur de rêveries, s’enivrer l’âme d’exquises langueurs plutôt que d’attendre le pudding. Précisons que la sous-préfète était une femme d’esprit à la beauté sans égale. Que faisait-elle avec ce pesant boeuf de vingt ans de plus qu’elle et de dix fois moins de valeur ? Nul ne semblait se poser la question dans cette cité d’ivrognes, d’épiciers affairés et d’âmes épaisses… Bref, la sous-préfète promenait sa silhouette lascive dans la rue Victor Hugo de Sillé-le Guillaume, disions nous…

C’est dans ces circonstances que je la rencontrai.

Elle remarqua aussitôt mon allure aristocratique, mes traits subtils, mes moustaches fines contrastant avec les faces bovines aux regards d’abrutis de la gueusaille locale.

Nos regards se croisèrent. Nous nous comprîmes.

Je la suivis jusque sous le porche de l’église, trouvant asile sous un angle propice de l’édifice, protégés des regards par une végétation touffue. Là, la libertine se comporta en femme conquérante, exigeante et impériale. Je dus faire appel aux ressources insoupçonnées de ma virilité âprement mise à l’épreuve pour ne point blesser son exceptionnelle beauté, décevoir les espérances de sa féminité inassouvie.

Son âme vouée aux flammes d’Éros se réveillait sous mon étreinte. Après des années d’une sinistre léthargie… Ma vigueur remarquable lui inspirait les caprices les plus baroques. Son imagination vive, ses désirs brûlants, son caractère impérieux constituaient autant d’épreuves à surmonter. La débauchée agissait en guerrière. Non sans quelque peine, je fus à la hauteur des hostilités.

Plus tard dans l’après-midi la sous-préfète, rêveuse, la chair apaisée, le coeur atteint par une cause suprême rejoignit son cochon d’époux qui était encore à discuter avec le garde-chasse, sa mine rougeaude ayant viré au rouge vif sous l’effet des liqueurs.

Sa conversation avec son hôte botté -et tout aussi imbibé que lui- tournait à présent autour du prochain remplacement du chef de gare de la ville.

843 – La sous-préfète et le dandy

17 juin 2009
Madame de la Haute-Tricourt traînait le pas dans la rue Victor Hugo de Sillé-le-Guillaume, bourgade sarthoise de « saboteux » et autres gardes-vaches grasseyants. Son sous-préfet d’époux, naïf fonctionnaire de l’Etat bedonnant et impuissant notoire, pendant ce temps s’entretenait de météorologie locale avec le garde-chasse qu’il avait invité à sa table, attendu que la torpeur de ce dimanche de juin incitait les plus ineptes mollesses à ces personnalités médiocres.

L’épouse, lasse d’écouter ces bêtises avait quitté la table bien avant le dessert, préférant prendre l’air, s’alléger le coeur de rêveries, s’enivrer l’âme d’exquises langueurs plutôt que d’attendre le pudding. Précisons que la sous-préfète était une femme d’esprit à la beauté sans égale. Que faisait-elle avec ce pesant boeuf de vingt ans de plus qu’elle et de dix fois moins de valeur ? Nul ne semblait se poser la question dans cette cité d’ivrognes, d’épiciers affairés et d’âmes épaisses… Bref, la sous-préfète promenait sa silhouette lascive dans la rue Victor Hugo de Sillé-le Guillaume, disions nous…

C’est dans ces circonstances que je la rencontrai.

Elle remarqua aussitôt mon allure aristocratique, mes traits subtils, mes moustaches fines contrastant avec les faces bovines aux regards d’abrutis de la gueusaille locale.

Nos regards se croisèrent. Nous nous comprîmes.

Je la suivis jusque sous le porche de l’église, trouvant asile sous un angle propice de l’édifice, protégés des regards par une végétation touffue. Là, la libertine se comporta en femme conquérante, exigeante et impériale. Je dus faire appel aux ressources insoupçonnées de ma virilité âprement mise à l’épreuve pour ne point blesser son exceptionnelle beauté, décevoir les espérances de sa féminité inassouvie.

Son âme vouée aux flammes d’Éros se réveillait sous mon étreinte. Après des années d’une sinistre léthargie… Ma vigueur remarquable lui inspirait les caprices les plus baroques. Son imagination vive, ses désirs brûlants, son caractère impérieux constituaient autant d’épreuves à surmonter. La débauchée agissait en guerrière. Non sans quelque peine, je fus à la hauteur des hostilités.

Plus tard dans l’après-midi la sous-préfète, rêveuse, la chair apaisée, le coeur atteint par une cause suprême rejoignit son cochon d’époux qui était encore à discuter avec le garde-chasse, sa mine rougeaude ayant viré au rouge vif sous l’effet des liqueurs.

Sa conversation avec son hôte botté -et tout aussi imbibé que lui- tournait à présent autour du prochain remplacement du chef de gare de la ville.

842 – La vérité izarrienne

17 mai 2009
Cela pourra être légitimement considéré comme une insupportable faiblesse, une odieuse prétention de ma part, mais il est vrai que j’ai toujours eu tendance à considérer -à tort ou à raison- les « citoyens moyens », ce qui constitue le « socle » de la société (depuis mes simples voisins jusqu’aux plus inconnus des Dupont sans histoire en passant par les hordes d’usagers du métropolitain parisien adeptes tout à la fois des émissions télévisées populaires) comme des abrutis, des êtres intellectuellement déficients, culturellement méprisables, humainement pitoyables, individuellement sans intérêt.

Au premier abord cela n’est certes pas charitable. Mais les apparences, ce n’est pas l’essentiel. Qui creuse profond bâtit haut. Ménager les immédiates susceptibilités me serait confortable à court terme… Mais, de la même manière que le font les hommes politiques courageux, j’agis au nom de vues de longue portée et non pour plaire au premier cercle de l’auditoire, ceux qui aiment être bercés d’hérésies.

Je ne flatte pas mais éduque.

Considérer mes semblables comme de parfaits infirmes de l’esprit, cela ne signifie pas pour autant les honnir.

Au contraire, je les trouve pour la plupart certes handicapés de la tête, faibles, sots, facilement manipulables mais dans le fond assez humains.

Qu’ils soient alcooliques votant, maires incultes, vacanciers primaires ou manutentionnaires acharnés, je n’oublie pas leur humaine petitesse, leurs touchants braiments, leur détestable mais compréhensible misère morale. Bref, je n’oublie pas que ce sont tous mes frères humains. A la différence que…

Eux les minables, moi le seigneur.

Ces misérables de l’esprit ont les mêmes droits et devoirs que moi. Nous sommes à égalité devant la vérité. Ce qui justifie précisément que je les rudoie sans complaisance : c’est pour leur bien que je suis si sévère envers mes prochains si peu avantagés.

C’est parce que je considère ces ânes avant tout comme des êtres humains que mes coups de bâtons entre leurs oreilles résonnent si fort. Viendrait-il à l’esprit d’un précepteur d’éduquer une vache, un chien, un furet ? Certes pas !

Plus les hommes sont bêtes, plus je frappe fort.

Certains disent que c’est du racisme envers la différence, de l’intolérance, de l’irrespect, du mépris, un manque de considération pour autrui, voire de la vanité de ma part.

Moi j’appelle cela l’amour véritable de l’humanité.

842 – La vérité izarrienne

17 mai 2009
Cela pourra être légitimement considéré comme une insupportable faiblesse, une odieuse prétention de ma part, mais il est vrai que j’ai toujours eu tendance à considérer -à tort ou à raison- les « citoyens moyens », ce qui constitue le « socle » de la société (depuis mes simples voisins jusqu’aux plus inconnus des Dupont sans histoire en passant par les hordes d’usagers du métropolitain parisien adeptes tout à la fois des émissions télévisées populaires) comme des abrutis, des êtres intellectuellement déficients, culturellement méprisables, humainement pitoyables, individuellement sans intérêt.

Au premier abord cela n’est certes pas charitable. Mais les apparences, ce n’est pas l’essentiel. Qui creuse profond bâtit haut. Ménager les immédiates susceptibilités me serait confortable à court terme… Mais, de la même manière que le font les hommes politiques courageux, j’agis au nom de vues de longue portée et non pour plaire au premier cercle de l’auditoire, ceux qui aiment être bercés d’hérésies.

Je ne flatte pas mais éduque.

Considérer mes semblables comme de parfaits infirmes de l’esprit, cela ne signifie pas pour autant les honnir.

Au contraire, je les trouve pour la plupart certes handicapés de la tête, faibles, sots, facilement manipulables mais dans le fond assez humains.

Qu’ils soient alcooliques votant, maires incultes, vacanciers primaires ou manutentionnaires acharnés, je n’oublie pas leur humaine petitesse, leurs touchants braiments, leur détestable mais compréhensible misère morale. Bref, je n’oublie pas que ce sont tous mes frères humains. A la différence que…

Eux les minables, moi le seigneur.

Ces misérables de l’esprit ont les mêmes droits et devoirs que moi. Nous sommes à égalité devant la vérité. Ce qui justifie précisément que je les rudoie sans complaisance : c’est pour leur bien que je suis si sévère envers mes prochains si peu avantagés.

C’est parce que je considère ces ânes avant tout comme des êtres humains que mes coups de bâtons entre leurs oreilles résonnent si fort. Viendrait-il à l’esprit d’un précepteur d’éduquer une vache, un chien, un furet ? Certes pas !

Plus les hommes sont bêtes, plus je frappe fort.

Certains disent que c’est du racisme envers la différence, de l’intolérance, de l’irrespect, du mépris, un manque de considération pour autrui, voire de la vanité de ma part.

Moi j’appelle cela l’amour véritable de l’humanité.

841 – Aristocrate

15 mai 2009
Je me lève à l’heure où la plèbe sue sous le joug.

Je n’ai pas d’enfants car je déteste la gent pleurnicharde. Quatre chats que je chéris comme des petits dieux se partagent les faveurs de ma demeure glaciale. En effet, je souffre d’une avarice sordide et jamais je ne chauffe les murs où pendent les portraits ternis de mes ancêtres à la mine hautaine.

Je n’ai aucun ami, beaucoup d’amantes, peu de contacts avec la masse que je méprise ostensiblement.

Je hais particulièrement les chiens. Leurs aboiements blessent le ciel des esthètes auquel, définitivement, j’appartiens. Leur affection malodorante me dégoûte. Leurs moeurs sont une injure à la Beauté.

Je côtoie de loin le maire de ma ville, épie sournoisement mes voisins à l’aide d’un stéthoscope que je plaque contre le mur, étudie nocturnement leurs poubelles, fréquente irrégulièrement les lieux aqueux, me promène parfois en compagnie de Sélénée.

Je fais grand cas de ma particule, néglige l’entretien de mon carrosse motorisé, cherche des piécettes dans les caniveaux.

Je suis fort mal vêtu.

Cependant je conserve précieusement chez moi un onéreux costume cousu d’or.

Flamboyant.

Mais qui ne sert à rien.

Mes manies sont insupportables : je me mouche dans de la laine, postillonne à la face de mes rares interlocuteurs, fais volontairement du bruit en déglutissant du lait de chèvre.

Lorsque je dîne, je ne m’aperçois pas toujours que des restes d’aliments colorent de jaune ou de blanc ma lèvre supérieure selon que je viens d’absorber quelque omelette ou crème normande, voire sèchent contre ma joue gloutonne.

Quand je veille à la Lune je m’amuse de temps en temps à sonner aux portes de la roture entre deux heures et quatre heures du matin. Ma morale est celle des seigneurs.

Je suis supérieur de naissance. Grand par habitude. Immense en vieillissant.

Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ?

15 mai 2009
Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ? Un peu des deux !

CONFUSION ENTRE COURAGE ET SIMPLE NECESSITE

Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x8gkz7_nick-vujicic-un-modele-de-courage_people

(Je réponds ici aux commentaires inspirés par la vidéo)


Quel courage ? Tout ce qui vit aspire à continuer à vivre, le bien-portant comme le débile, le fort comme le faible, l’humain comme la vermine, la plante comme la chair.

Cet infirme n’a pas d’autre solution que de faire ce qu’il fait. Où est son courage ? Il ne fait qu’emprunter l’irrépressible pente de la nécessité.

Celui qui touche le fond est toujours courageux. Il n’a pas d’autre choix que de l’être, par la force des choses. En cela il ne fait qu’obéir à la nécessité de la nature comme un chien blessé qui instinctivement cherche à ne pas crever. A partir de là, où est son mérite ?

Le reste n’est que larmoiements puérils et sensiblerie féminine dégoulinante de sucre sentimental.

Le plus insupportable, ce n’est pas l’indécente mise en spectacle des effets de l’infirmité mais les larmoiements des jeunes et émotives spectatrices.

Sensiblerie typiquement américaine.

Détestable !

En outre la mise en scène -par définition artificielle- de cet infirme est déplacée, indécente. Cet enrobage théâtral de sa débilité physique est une forme de manipulation des sensibilités, un exercice pervers de récupération psychologico-mentale des esprits de tous les imbéciles émus.

Ce genre d’exhibition publique de l’infirmité est typiquement dans l’esprit des Yankees. C’est du fast-food moral, bref quelque chose de parfaitement écoeurant.

La vraie charité, l’authentique pitié envers les êtres ne se manifeste pas devant des caméras de télévision. La vraie pitié, la pure fraternité envers ses semblables n’est pas dirigée exclusivement et ponctuellement vers ce qu’un directeur de théâtre ou un journaliste de télévision désigne au public.

Les vrais sentiments de compassion sont universels, inconditionnels.

L’authentique compassion s’adresse aussi bien aux êtres normaux qu’aux débiles. Elle ne se fixe pas sottement sur une infirmité spectaculaire, sur une tare rare ou sur un phénomène médical -quasiment de cirque en ce qui concerne le sujet de la vidéo- mais englobe tout l’être.

Être né dans un corps de misère n’est pas nécessairement synonyme de beauté intérieure. La déchéance du corps n’a rien à voir avec la qualité de l’âme. Il n’y a aucun rapport entre une infirmité et la beauté de l’âme. Un être qui a un corps débile est aussi faillible que n’importe quel autre être humain. Obtenir aussi facilement la compassion de ses semblables par le seul pouvoir de l’apparence physique tient de la pure malhonnêteté, de l’imposture morale. Je le répète, c’est là une forme odieuse de manipulation des sensibilités. Une sorte de chantage sur la misère du corps.

Quand on souffre d’une infirmité aussi spectaculaire, il est tellement aisé de remporter les suffrages d’un public préparé par une mise en scène étudiée… Qui n’est ni plus ni moins une mise en condition émotive. Les mêmes qui, conditionnées par la mise en scène, s’émeuvent devant les caméras pour cet handicapé n’adresseraient même pas un regard au clochard dans la rue… Émotivité sélective !

La vraie beauté du coeur est pudique et non exhibitionniste, l’émotion sincère est profonde et non superficielle.

Ici ce n’est pas une « leçon de vie » mais un numéro de cirque déguisé en leçon d’humanité, du voyeurisme qui ne dit pas son nom. Nous sommes en Amérique…

Réponses à des détracteurs sur le texte précédent :

REPONSE 1

Le « coeur » comme vous dites n’est qu’une guimauve assassine.

Les gens honnêtes et bons sont les pires crapules qui soient.

Je veux dire qu’être bon et honnête par défaut, parce que tout le monde l’est de manière consensuelle, non par choix personnel mais parce que la pensée dominante (orientée par les médias) formate le peuple pour l’être, c’est la porte ouverte à toutes les vilenies. C’est ainsi que des millions de gens honnêtes sont devenus des nazis en Allemagne en 1933.

Les mangeurs de viande sont des gens honnêtes, sensibles, ce sont même les premiers à s’émouvoir de la condition animale ! Les complices des mines qui amputent les enfants sont de petites gens bons et honnêtes payant leurs impôts. Ils ont beaucoup de coeur puisqu’ils s’émeuvent devant l’injustice du monde. Ils donnent même pour le téléthon comme la télévision le leur demande… Les gens devant leur télévision sont bons, ils ont du « coeur ». La plupart sont de la pâte à médias bien primaire réagissant de façon épidermique à la moindre image « révoltante » émise par leur télévision.

Le « coeur » est l’argument des ânes qui croient que braire en choeur c’est nécessairement s’humaniser.

On confond trop souvent humanisme de surface, source de sensiblerie et d’erreurs de jugement, avec humanisme authentique qui ne s’arrête pas au visuel mais plonge jusqu’aux racines du sujet pour mieux perçevoir les vrais contours, faire la distinction entre simple épiderme et âme.

Je me réclame de la raison, non des tripes.

Imaginez-vous que l’on donne la parole à une demi portion qui se plaindrait de son sort en public ? Pour un infirme « courageux » bénéficiant des projecteurs, combien d’infirmes qui ont « mal tournés », passés sous silence ?

Vous le trouvez fort ? Quand on a rien, pas même de membres, quand on est dans la misère totale on est toujours fort. Par défaut.

Cela n’a donc aucune valeur. Je ne me vois pas admirer un être physiquement débile sous prétexte qu’il fait sa cuisine avec les dents, faute de membres. L’infirmité physique n’est pas un idéal de vie pour moi, pas un exploit, pas une vertu. C’est juste une misère de naissance. Ensuite, de gré ou de force on fait avec puisqu’on ne peut pas faire autrement.

Cet être au sommet de l’infirmité m’inspire une très grande pitié. Même si je le trouve positif -au moins il ne se plaint pas, j’apprécie cela-, je n’envie pas un instant sa situation. On peut être positif sans être diminué physiquement. Il n’est pas nécessaire d’être handicapé pour avoir une belle âme. Les manchots n’ont pas le monopole de la noblesse intérieure.

Il est malhonnête, à mon sens, de susciter l’admiration grâce à ses tares plutôt que grâce à ses gloires. Une infirmité est une tare de naissance, celui qui la subit n’en est pas responsable, tandis que la santé morale s’acquiert à force d’efforts, indépendamment des éventuelles tares de naissance.

Oui il est utile en cela qu’il fait réfléchir, réagir les uns et les autres : les dindes sensibles comme les seigneurs raisonnables, et je dis cela sans aucune ironie. Chacun prend ce qu’il a à prendre dans cette affaire. A travers cet infirme certains versent des larmes « ego-suggestives » sur leur propre nombril, réparent leur petites blessures, se félicitent secrètement de leur santé, trop heureux de n’être pas comme cet infirme, d’autres ont des réactions plus élevées.

Bref, les uns pansent, les autres pensent.

Pour moi ce genre de « bonté » a peu de valeur.

Dans un tel état de misère comment faire autrement qu’adopter cette attitude ? Celui qui est dans une totale détresse fera instinctivement profil bas. Il adoptera d’emblée les comportements nécessaires à sa survie en société : ici il fait preuve de « bonté », de « grandeur d’âme ». C’est exactement ce qu’on attend de lui.

Imaginez qu’il adopte l’attitude inverse, qu’au lieu de cette dégoulinante attitude correspondant si bien à nos critères socio-culturels à propos de l’image que nous avons des infirmes, il soit plein de haine, de méchanceté, de mesquinerie… Ce serait suicidaire de sa part, n’est-ce pas ?

Les infimes ont bien compris que pour optimiser leurs « succès » il fallait adopter un comportement social adéquat. L’infirme est dans une situation de faiblesse, non de force.

Au Moyen-Âge les mêmes auraient exhibé leurs moignons sur les foires. De nos jours ils font des discours liquoreux. Dans les deux cas ils survivent dans leur milieu.

Cet infirme n’a rien à perdre puisqu’il a déjà tout perdu. Il est exactement dans l’état du supplicié qui demande grâce. En soi quelle valeur peut avoir sa demande puisqu’il est sur l’échafaud, tremblant de peur, la corde déjà autour du cou ? Authentique repentance ou simplement peur de crever au bout d’une corde ? Le cri du coeur ne vient pas de la tête puisque par définition il émane du coeur…

Il est évident que le condamné à mort demandera toujours la grâce présidentielle. Il n’a rien à perdre à la demander…

A la « bonté » prétendue de l’infirme qui fait tout pour susciter l’admiration béate des gens valides je préfère la sincérité du méchant qui au départ a tout pour lui et qui revient de lui-même dans le droit chemin. Celui qui a la gloire, la puissance, l’impunité et qui décide de faire marche arrière pour raison morale, celui-là est autrement plus admirable à mes yeux.

Prenons l’exemple du nazi repenti. Quel authentique courage, quelle grandeur d’âme il faut pour renier ce qui faisait ses valeurs, se repentir de ses crimes ! Non de force mais de soi-même, volontairement.

Celui qui a tout pour lui, qui au départ est dans une situation de force et qui fait la démarche volontaire de tout perdre pour des raisons morales (ce qui est exactement la démarche inverse de l’infirme), celui-là est réellement admirable.

L’infirme fera tout pour gagner sinon la santé, du moins l’affection, la reconnaissance, le respect de ses semblables. Le nazi repenti, l’assassin pris de remords, le braqueur épris d’honnêteté qui décident de se livrer pour payer leurs dettes perdront tout.

Leur geste aura beaucoup plus de valeur.

En somme c’est l’histoire biblique du pécheur revenant dans le droit chemin qui fait se réjouir les anges bien plus que ne le fait l’homme « bon et honnête » de naissance…

REPONSE 2

S’il fallait compter sur les nains tordus pour construire des barrages, conduire des trains, planter des haricots verts ou creuser des puits en Afrique, nous en serions encore à l’état de sous-développement économique et industriel !

Je veux dire qu’il y a une certaine perversité à « admirer » les exploits des infirmes et que si on pousse le bouchon un peu loin dans cet état d’esprit, on arrive à des aberrations.

Je n’ai rien contre les infirmes mais j’estime que ce sont eux qui ont à apprendre des gens sains et non l’inverse. Il ne faudrait pas que le handicap, la tare, l’indigence, la misère deviennent des références.

Le rôle des infirmes c’est d’être protégés par les plus forts, les gens valides. Pas de donner aux gens sains des leçons de construction de barrages ou de conduites de tracteurs dans les champs.

Dans notre monde matérialiste tout est fait pour que chacun soit utile économiquement parlant (j’avais déjà écrit un article pour dénoncer cet état d’esprit à l’égard des trisomiques) car cette société nombriliste malade de son image ne supporte pas qu’un infirme puisse être improductif, voire mauvais en vertu du fait que selon ses préjugés l’infirmité est nécessairement synonyme de bonté.

Or de nos jours la reconnaissance passe non par l’honnêteté, la religion, la qualité de la pensée ou la moralité mais plus bêtement par le TRAVAIL.

Il faut que les handicapés soient quasiment des saints, comme pour contre-balancer leurs tares. La société à besoin de se fabriquer des mirages qui collent à son époque. Des illusions établies sur un mode économique et non moral.

Or rien ne s’oppose à ce qu’il existe des handicapés pédophiles, paresseux, voleurs, méchants, bêtes, odieux, etc.

Dans cette société d’hyper émotivité médiatique, un handicapé lourd aura toujours plus d’écoute, d’attention, de projecteurs braqués sur ses moignons qu’une personne bien portante. Ce qui au départ est profondément injuste à l’égard des gens sains, pourtant économiquement plus utiles que les infirmes selon les critères de cette société décidément bien hypocrite et contradictoire…

Ne soyons surtout pas dupes de ce cirque : les handicapés « courageux » inspirent la compassion selon l’angle des caméras qui les visent.

Notre époque correspond à celle de l’angle flatteur vis-à-vis des handicapés. Ne perdons pas de vue que ce n’est qu’un parti pris médiatique.

Ce que je dénonce dans cette vidéo, c’est la manipulation unilatérale : l’infirme se met tout de suite son public dans la poche.

Sa cause est acquise d’avance, quoi qu’il dise, son infirmité jouant en sa faveur.

C’est tout simplement malhonnête.

La contestation semble interdite du fait de l’ampleur de son infirmité, de la théâtralisation de son discours, de l’adhésion inconditionnelle du public, du caractère émotif de la mise en scène.

Conclusion : ce spectacle de « l’infirmité glorieuse » par sa manière d’être présenté ressemble plus au discours d’un dictateur imposant ses vues et ne souffrant aucune opposition qu’à un témoignage sain permettant une constructive discussion.

Nick en lui-même ne m’intéresse pas ici, c’est le principe malhonnête de ce spectacle « à opinion unique » que je dénonce.

P.S.

Tout ceci à mes yeux reste un show à l’américaine.

Qui vous dit que derrière cette façade publique Nick ne se réveille pas avec des envies suicidaires le matin ?

Pourquoi devrais-je me fier à de belles paroles issues de ce show ? Je ne suis pas dans le secret du coeur de ce jeune homme. Un infirme n’est pas infaillible. Le mensonge, l’auto-suggestion, la mauvaise foi existent aussi chez les êtres au corps débile.

Je me méfie de ce genre de confessions publiques « à l’américaine » où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les « impresarios » de Nick ont tout intérêt à ce qu’il soit l’homme le plus heureux du monde. Au moins sur scène.

Je répugne à me laisser séduire par les exhibitionnistes du « bonheur-spectacle ».

Il est fort possible que je le trompe du début à la fin, mais au moins j’adopte l’attitude critique consistant à vomir sur ce qui flatte la populace. Je suis à peu près certain de faire erreur (je crois que cet infirme est réellement heureux) mais cette non adhésion à la cause, c’est le prix à payer à l’indépendance de ma pensée.

Je me trompe peut-être ici mais lorsqu’il s’agira d’adopter la même attitude critique sur un cas beaucoup plus suspect, alors je serai dans le vrai et pour une cause autrement plus essentielle. Tandis que les autres se seront fait piéger par les apparences.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ?

15 mai 2009
Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ? Un peu des deux !

CONFUSION ENTRE COURAGE ET SIMPLE NECESSITE

Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x8gkz7_nick-vujicic-un-modele-de-courage_people

(Je réponds ici aux commentaires inspirés par la vidéo)


Quel courage ? Tout ce qui vit aspire à continuer à vivre, le bien-portant comme le débile, le fort comme le faible, l’humain comme la vermine, la plante comme la chair.

Cet infirme n’a pas d’autre solution que de faire ce qu’il fait. Où est son courage ? Il ne fait qu’emprunter l’irrépressible pente de la nécessité.

Celui qui touche le fond est toujours courageux. Il n’a pas d’autre choix que de l’être, par la force des choses. En cela il ne fait qu’obéir à la nécessité de la nature comme un chien blessé qui instinctivement cherche à ne pas crever. A partir de là, où est son mérite ?

Le reste n’est que larmoiements puérils et sensiblerie féminine dégoulinante de sucre sentimental.

Le plus insupportable, ce n’est pas l’indécente mise en spectacle des effets de l’infirmité mais les larmoiements des jeunes et émotives spectatrices.

Sensiblerie typiquement américaine.

Détestable !

En outre la mise en scène -par définition artificielle- de cet infirme est déplacée, indécente. Cet enrobage théâtral de sa débilité physique est une forme de manipulation des sensibilités, un exercice pervers de récupération psychologico-mentale des esprits de tous les imbéciles émus.

Ce genre d’exhibition publique de l’infirmité est typiquement dans l’esprit des Yankees. C’est du fast-food moral, bref quelque chose de parfaitement écoeurant.

La vraie charité, l’authentique pitié envers les êtres ne se manifeste pas devant des caméras de télévision. La vraie pitié, la pure fraternité envers ses semblables n’est pas dirigée exclusivement et ponctuellement vers ce qu’un directeur de théâtre ou un journaliste de télévision désigne au public.

Les vrais sentiments de compassion sont universels, inconditionnels.

L’authentique compassion s’adresse aussi bien aux êtres normaux qu’aux débiles. Elle ne se fixe pas sottement sur une infirmité spectaculaire, sur une tare rare ou sur un phénomène médical -quasiment de cirque en ce qui concerne le sujet de la vidéo- mais englobe tout l’être.

Être né dans un corps de misère n’est pas nécessairement synonyme de beauté intérieure. La déchéance du corps n’a rien à voir avec la qualité de l’âme. Il n’y a aucun rapport entre une infirmité et la beauté de l’âme. Un être qui a un corps débile est aussi faillible que n’importe quel autre être humain. Obtenir aussi facilement la compassion de ses semblables par le seul pouvoir de l’apparence physique tient de la pure malhonnêteté, de l’imposture morale. Je le répète, c’est là une forme odieuse de manipulation des sensibilités. Une sorte de chantage sur la misère du corps.

Quand on souffre d’une infirmité aussi spectaculaire, il est tellement aisé de remporter les suffrages d’un public préparé par une mise en scène étudiée… Qui n’est ni plus ni moins une mise en condition émotive. Les mêmes qui, conditionnées par la mise en scène, s’émeuvent devant les caméras pour cet handicapé n’adresseraient même pas un regard au clochard dans la rue… Émotivité sélective !

La vraie beauté du coeur est pudique et non exhibitionniste, l’émotion sincère est profonde et non superficielle.

Ici ce n’est pas une « leçon de vie » mais un numéro de cirque déguisé en leçon d’humanité, du voyeurisme qui ne dit pas son nom. Nous sommes en Amérique…

Réponses à des détracteurs sur le texte précédent :

REPONSE 1

Le « coeur » comme vous dites n’est qu’une guimauve assassine.

Les gens honnêtes et bons sont les pires crapules qui soient.

Je veux dire qu’être bon et honnête par défaut, parce que tout le monde l’est de manière consensuelle, non par choix personnel mais parce que la pensée dominante (orientée par les médias) formate le peuple pour l’être, c’est la porte ouverte à toutes les vilenies. C’est ainsi que des millions de gens honnêtes sont devenus des nazis en Allemagne en 1933.

Les mangeurs de viande sont des gens honnêtes, sensibles, ce sont même les premiers à s’émouvoir de la condition animale ! Les complices des mines qui amputent les enfants sont de petites gens bons et honnêtes payant leurs impôts. Ils ont beaucoup de coeur puisqu’ils s’émeuvent devant l’injustice du monde. Ils donnent même pour le téléthon comme la télévision le leur demande… Les gens devant leur télévision sont bons, ils ont du « coeur ». La plupart sont de la pâte à médias bien primaire réagissant de façon épidermique à la moindre image « révoltante » émise par leur télévision.

Le « coeur » est l’argument des ânes qui croient que braire en choeur c’est nécessairement s’humaniser.

On confond trop souvent humanisme de surface, source de sensiblerie et d’erreurs de jugement, avec humanisme authentique qui ne s’arrête pas au visuel mais plonge jusqu’aux racines du sujet pour mieux perçevoir les vrais contours, faire la distinction entre simple épiderme et âme.

Je me réclame de la raison, non des tripes.

Imaginez-vous que l’on donne la parole à une demi portion qui se plaindrait de son sort en public ? Pour un infirme « courageux » bénéficiant des projecteurs, combien d’infirmes qui ont « mal tournés », passés sous silence ?

Vous le trouvez fort ? Quand on a rien, pas même de membres, quand on est dans la misère totale on est toujours fort. Par défaut.

Cela n’a donc aucune valeur. Je ne me vois pas admirer un être physiquement débile sous prétexte qu’il fait sa cuisine avec les dents, faute de membres. L’infirmité physique n’est pas un idéal de vie pour moi, pas un exploit, pas une vertu. C’est juste une misère de naissance. Ensuite, de gré ou de force on fait avec puisqu’on ne peut pas faire autrement.

Cet être au sommet de l’infirmité m’inspire une très grande pitié. Même si je le trouve positif -au moins il ne se plaint pas, j’apprécie cela-, je n’envie pas un instant sa situation. On peut être positif sans être diminué physiquement. Il n’est pas nécessaire d’être handicapé pour avoir une belle âme. Les manchots n’ont pas le monopole de la noblesse intérieure.

Il est malhonnête, à mon sens, de susciter l’admiration grâce à ses tares plutôt que grâce à ses gloires. Une infirmité est une tare de naissance, celui qui la subit n’en est pas responsable, tandis que la santé morale s’acquiert à force d’efforts, indépendamment des éventuelles tares de naissance.

Oui il est utile en cela qu’il fait réfléchir, réagir les uns et les autres : les dindes sensibles comme les seigneurs raisonnables, et je dis cela sans aucune ironie. Chacun prend ce qu’il a à prendre dans cette affaire. A travers cet infirme certains versent des larmes « ego-suggestives » sur leur propre nombril, réparent leur petites blessures, se félicitent secrètement de leur santé, trop heureux de n’être pas comme cet infirme, d’autres ont des réactions plus élevées.

Bref, les uns pansent, les autres pensent.

Pour moi ce genre de « bonté » a peu de valeur.

Dans un tel état de misère comment faire autrement qu’adopter cette attitude ? Celui qui est dans une totale détresse fera instinctivement profil bas. Il adoptera d’emblée les comportements nécessaires à sa survie en société : ici il fait preuve de « bonté », de « grandeur d’âme ». C’est exactement ce qu’on attend de lui.

Imaginez qu’il adopte l’attitude inverse, qu’au lieu de cette dégoulinante attitude correspondant si bien à nos critères socio-culturels à propos de l’image que nous avons des infirmes, il soit plein de haine, de méchanceté, de mesquinerie… Ce serait suicidaire de sa part, n’est-ce pas ?

Les infimes ont bien compris que pour optimiser leurs « succès » il fallait adopter un comportement social adéquat. L’infirme est dans une situation de faiblesse, non de force.

Au Moyen-Âge les mêmes auraient exhibé leurs moignons sur les foires. De nos jours ils font des discours liquoreux. Dans les deux cas ils survivent dans leur milieu.

Cet infirme n’a rien à perdre puisqu’il a déjà tout perdu. Il est exactement dans l’état du supplicié qui demande grâce. En soi quelle valeur peut avoir sa demande puisqu’il est sur l’échafaud, tremblant de peur, la corde déjà autour du cou ? Authentique repentance ou simplement peur de crever au bout d’une corde ? Le cri du coeur ne vient pas de la tête puisque par définition il émane du coeur…

Il est évident que le condamné à mort demandera toujours la grâce présidentielle. Il n’a rien à perdre à la demander…

A la « bonté » prétendue de l’infirme qui fait tout pour susciter l’admiration béate des gens valides je préfère la sincérité du méchant qui au départ a tout pour lui et qui revient de lui-même dans le droit chemin. Celui qui a la gloire, la puissance, l’impunité et qui décide de faire marche arrière pour raison morale, celui-là est autrement plus admirable à mes yeux.

Prenons l’exemple du nazi repenti. Quel authentique courage, quelle grandeur d’âme il faut pour renier ce qui faisait ses valeurs, se repentir de ses crimes ! Non de force mais de soi-même, volontairement.

Celui qui a tout pour lui, qui au départ est dans une situation de force et qui fait la démarche volontaire de tout perdre pour des raisons morales (ce qui est exactement la démarche inverse de l’infirme), celui-là est réellement admirable.

L’infirme fera tout pour gagner sinon la santé, du moins l’affection, la reconnaissance, le respect de ses semblables. Le nazi repenti, l’assassin pris de remords, le braqueur épris d’honnêteté qui décident de se livrer pour payer leurs dettes perdront tout.

Leur geste aura beaucoup plus de valeur.

En somme c’est l’histoire biblique du pécheur revenant dans le droit chemin qui fait se réjouir les anges bien plus que ne le fait l’homme « bon et honnête » de naissance…

REPONSE 2

S’il fallait compter sur les nains tordus pour construire des barrages, conduire des trains, planter des haricots verts ou creuser des puits en Afrique, nous en serions encore à l’état de sous-développement économique et industriel !

Je veux dire qu’il y a une certaine perversité à « admirer » les exploits des infirmes et que si on pousse le bouchon un peu loin dans cet état d’esprit, on arrive à des aberrations.

Je n’ai rien contre les infirmes mais j’estime que ce sont eux qui ont à apprendre des gens sains et non l’inverse. Il ne faudrait pas que le handicap, la tare, l’indigence, la misère deviennent des références.

Le rôle des infirmes c’est d’être protégés par les plus forts, les gens valides. Pas de donner aux gens sains des leçons de construction de barrages ou de conduites de tracteurs dans les champs.

Dans notre monde matérialiste tout est fait pour que chacun soit utile économiquement parlant (j’avais déjà écrit un article pour dénoncer cet état d’esprit à l’égard des trisomiques) car cette société nombriliste malade de son image ne supporte pas qu’un infirme puisse être improductif, voire mauvais en vertu du fait que selon ses préjugés l’infirmité est nécessairement synonyme de bonté.

Or de nos jours la reconnaissance passe non par l’honnêteté, la religion, la qualité de la pensée ou la moralité mais plus bêtement par le TRAVAIL.

Il faut que les handicapés soient quasiment des saints, comme pour contre-balancer leurs tares. La société à besoin de se fabriquer des mirages qui collent à son époque. Des illusions établies sur un mode économique et non moral.

Or rien ne s’oppose à ce qu’il existe des handicapés pédophiles, paresseux, voleurs, méchants, bêtes, odieux, etc.

Dans cette société d’hyper émotivité médiatique, un handicapé lourd aura toujours plus d’écoute, d’attention, de projecteurs braqués sur ses moignons qu’une personne bien portante. Ce qui au départ est profondément injuste à l’égard des gens sains, pourtant économiquement plus utiles que les infirmes selon les critères de cette société décidément bien hypocrite et contradictoire…

Ne soyons surtout pas dupes de ce cirque : les handicapés « courageux » inspirent la compassion selon l’angle des caméras qui les visent.

Notre époque correspond à celle de l’angle flatteur vis-à-vis des handicapés. Ne perdons pas de vue que ce n’est qu’un parti pris médiatique.

Ce que je dénonce dans cette vidéo, c’est la manipulation unilatérale : l’infirme se met tout de suite son public dans la poche.

Sa cause est acquise d’avance, quoi qu’il dise, son infirmité jouant en sa faveur.

C’est tout simplement malhonnête.

La contestation semble interdite du fait de l’ampleur de son infirmité, de la théâtralisation de son discours, de l’adhésion inconditionnelle du public, du caractère émotif de la mise en scène.

Conclusion : ce spectacle de « l’infirmité glorieuse » par sa manière d’être présenté ressemble plus au discours d’un dictateur imposant ses vues et ne souffrant aucune opposition qu’à un témoignage sain permettant une constructive discussion.

Nick en lui-même ne m’intéresse pas ici, c’est le principe malhonnête de ce spectacle « à opinion unique » que je dénonce.

P.S.

Tout ceci à mes yeux reste un show à l’américaine.

Qui vous dit que derrière cette façade publique Nick ne se réveille pas avec des envies suicidaires le matin ?

Pourquoi devrais-je me fier à de belles paroles issues de ce show ? Je ne suis pas dans le secret du coeur de ce jeune homme. Un infirme n’est pas infaillible. Le mensonge, l’auto-suggestion, la mauvaise foi existent aussi chez les êtres au corps débile.

Je me méfie de ce genre de confessions publiques « à l’américaine » où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les « impresarios » de Nick ont tout intérêt à ce qu’il soit l’homme le plus heureux du monde. Au moins sur scène.

Je répugne à me laisser séduire par les exhibitionnistes du « bonheur-spectacle ».

Il est fort possible que je le trompe du début à la fin, mais au moins j’adopte l’attitude critique consistant à vomir sur ce qui flatte la populace. Je suis à peu près certain de faire erreur (je crois que cet infirme est réellement heureux) mais cette non adhésion à la cause, c’est le prix à payer à l’indépendance de ma pensée.

Je me trompe peut-être ici mais lorsqu’il s’agira d’adopter la même attitude critique sur un cas beaucoup plus suspect, alors je serai dans le vrai et pour une cause autrement plus essentielle. Tandis que les autres se seront fait piéger par les apparences.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ?

15 mai 2009
Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ? Un peu des deux !

CONFUSION ENTRE COURAGE ET SIMPLE NECESSITE

Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x8gkz7_nick-vujicic-un-modele-de-courage_people

(Je réponds ici aux commentaires inspirés par la vidéo)


Quel courage ? Tout ce qui vit aspire à continuer à vivre, le bien-portant comme le débile, le fort comme le faible, l’humain comme la vermine, la plante comme la chair.

Cet infirme n’a pas d’autre solution que de faire ce qu’il fait. Où est son courage ? Il ne fait qu’emprunter l’irrépressible pente de la nécessité.

Celui qui touche le fond est toujours courageux. Il n’a pas d’autre choix que de l’être, par la force des choses. En cela il ne fait qu’obéir à la nécessité de la nature comme un chien blessé qui instinctivement cherche à ne pas crever. A partir de là, où est son mérite ?

Le reste n’est que larmoiements puérils et sensiblerie féminine dégoulinante de sucre sentimental.

Le plus insupportable, ce n’est pas l’indécente mise en spectacle des effets de l’infirmité mais les larmoiements des jeunes et émotives spectatrices.

Sensiblerie typiquement américaine.

Détestable !

En outre la mise en scène -par définition artificielle- de cet infirme est déplacée, indécente. Cet enrobage théâtral de sa débilité physique est une forme de manipulation des sensibilités, un exercice pervers de récupération psychologico-mentale des esprits de tous les imbéciles émus.

Ce genre d’exhibition publique de l’infirmité est typiquement dans l’esprit des Yankees. C’est du fast-food moral, bref quelque chose de parfaitement écoeurant.

La vraie charité, l’authentique pitié envers les êtres ne se manifeste pas devant des caméras de télévision. La vraie pitié, la pure fraternité envers ses semblables n’est pas dirigée exclusivement et ponctuellement vers ce qu’un directeur de théâtre ou un journaliste de télévision désigne au public.

Les vrais sentiments de compassion sont universels, inconditionnels.

L’authentique compassion s’adresse aussi bien aux êtres normaux qu’aux débiles. Elle ne se fixe pas sottement sur une infirmité spectaculaire, sur une tare rare ou sur un phénomène médical -quasiment de cirque en ce qui concerne le sujet de la vidéo- mais englobe tout l’être.

Être né dans un corps de misère n’est pas nécessairement synonyme de beauté intérieure. La déchéance du corps n’a rien à voir avec la qualité de l’âme. Il n’y a aucun rapport entre une infirmité et la beauté de l’âme. Un être qui a un corps débile est aussi faillible que n’importe quel autre être humain. Obtenir aussi facilement la compassion de ses semblables par le seul pouvoir de l’apparence physique tient de la pure malhonnêteté, de l’imposture morale. Je le répète, c’est là une forme odieuse de manipulation des sensibilités. Une sorte de chantage sur la misère du corps.

Quand on souffre d’une infirmité aussi spectaculaire, il est tellement aisé de remporter les suffrages d’un public préparé par une mise en scène étudiée… Qui n’est ni plus ni moins une mise en condition émotive. Les mêmes qui, conditionnées par la mise en scène, s’émeuvent devant les caméras pour cet handicapé n’adresseraient même pas un regard au clochard dans la rue… Émotivité sélective !

La vraie beauté du coeur est pudique et non exhibitionniste, l’émotion sincère est profonde et non superficielle.

Ici ce n’est pas une « leçon de vie » mais un numéro de cirque déguisé en leçon d’humanité, du voyeurisme qui ne dit pas son nom. Nous sommes en Amérique…

Réponses à des détracteurs sur le texte précédent :

REPONSE 1

Le « coeur » comme vous dites n’est qu’une guimauve assassine.

Les gens honnêtes et bons sont les pires crapules qui soient.

Je veux dire qu’être bon et honnête par défaut, parce que tout le monde l’est de manière consensuelle, non par choix personnel mais parce que la pensée dominante (orientée par les médias) formate le peuple pour l’être, c’est la porte ouverte à toutes les vilenies. C’est ainsi que des millions de gens honnêtes sont devenus des nazis en Allemagne en 1933.

Les mangeurs de viande sont des gens honnêtes, sensibles, ce sont même les premiers à s’émouvoir de la condition animale ! Les complices des mines qui amputent les enfants sont de petites gens bons et honnêtes payant leurs impôts. Ils ont beaucoup de coeur puisqu’ils s’émeuvent devant l’injustice du monde. Ils donnent même pour le téléthon comme la télévision le leur demande… Les gens devant leur télévision sont bons, ils ont du « coeur ». La plupart sont de la pâte à médias bien primaire réagissant de façon épidermique à la moindre image « révoltante » émise par leur télévision.

Le « coeur » est l’argument des ânes qui croient que braire en choeur c’est nécessairement s’humaniser.

On confond trop souvent humanisme de surface, source de sensiblerie et d’erreurs de jugement, avec humanisme authentique qui ne s’arrête pas au visuel mais plonge jusqu’aux racines du sujet pour mieux perçevoir les vrais contours, faire la distinction entre simple épiderme et âme.

Je me réclame de la raison, non des tripes.

Imaginez-vous que l’on donne la parole à une demi portion qui se plaindrait de son sort en public ? Pour un infirme « courageux » bénéficiant des projecteurs, combien d’infirmes qui ont « mal tournés », passés sous silence ?

Vous le trouvez fort ? Quand on a rien, pas même de membres, quand on est dans la misère totale on est toujours fort. Par défaut.

Cela n’a donc aucune valeur. Je ne me vois pas admirer un être physiquement débile sous prétexte qu’il fait sa cuisine avec les dents, faute de membres. L’infirmité physique n’est pas un idéal de vie pour moi, pas un exploit, pas une vertu. C’est juste une misère de naissance. Ensuite, de gré ou de force on fait avec puisqu’on ne peut pas faire autrement.

Cet être au sommet de l’infirmité m’inspire une très grande pitié. Même si je le trouve positif -au moins il ne se plaint pas, j’apprécie cela-, je n’envie pas un instant sa situation. On peut être positif sans être diminué physiquement. Il n’est pas nécessaire d’être handicapé pour avoir une belle âme. Les manchots n’ont pas le monopole de la noblesse intérieure.

Il est malhonnête, à mon sens, de susciter l’admiration grâce à ses tares plutôt que grâce à ses gloires. Une infirmité est une tare de naissance, celui qui la subit n’en est pas responsable, tandis que la santé morale s’acquiert à force d’efforts, indépendamment des éventuelles tares de naissance.

Oui il est utile en cela qu’il fait réfléchir, réagir les uns et les autres : les dindes sensibles comme les seigneurs raisonnables, et je dis cela sans aucune ironie. Chacun prend ce qu’il a à prendre dans cette affaire. A travers cet infirme certains versent des larmes « ego-suggestives » sur leur propre nombril, réparent leur petites blessures, se félicitent secrètement de leur santé, trop heureux de n’être pas comme cet infirme, d’autres ont des réactions plus élevées.

Bref, les uns pansent, les autres pensent.

Pour moi ce genre de « bonté » a peu de valeur.

Dans un tel état de misère comment faire autrement qu’adopter cette attitude ? Celui qui est dans une totale détresse fera instinctivement profil bas. Il adoptera d’emblée les comportements nécessaires à sa survie en société : ici il fait preuve de « bonté », de « grandeur d’âme ». C’est exactement ce qu’on attend de lui.

Imaginez qu’il adopte l’attitude inverse, qu’au lieu de cette dégoulinante attitude correspondant si bien à nos critères socio-culturels à propos de l’image que nous avons des infirmes, il soit plein de haine, de méchanceté, de mesquinerie… Ce serait suicidaire de sa part, n’est-ce pas ?

Les infimes ont bien compris que pour optimiser leurs « succès » il fallait adopter un comportement social adéquat. L’infirme est dans une situation de faiblesse, non de force.

Au Moyen-Âge les mêmes auraient exhibé leurs moignons sur les foires. De nos jours ils font des discours liquoreux. Dans les deux cas ils survivent dans leur milieu.

Cet infirme n’a rien à perdre puisqu’il a déjà tout perdu. Il est exactement dans l’état du supplicié qui demande grâce. En soi quelle valeur peut avoir sa demande puisqu’il est sur l’échafaud, tremblant de peur, la corde déjà autour du cou ? Authentique repentance ou simplement peur de crever au bout d’une corde ? Le cri du coeur ne vient pas de la tête puisque par définition il émane du coeur…

Il est évident que le condamné à mort demandera toujours la grâce présidentielle. Il n’a rien à perdre à la demander…

A la « bonté » prétendue de l’infirme qui fait tout pour susciter l’admiration béate des gens valides je préfère la sincérité du méchant qui au départ a tout pour lui et qui revient de lui-même dans le droit chemin. Celui qui a la gloire, la puissance, l’impunité et qui décide de faire marche arrière pour raison morale, celui-là est autrement plus admirable à mes yeux.

Prenons l’exemple du nazi repenti. Quel authentique courage, quelle grandeur d’âme il faut pour renier ce qui faisait ses valeurs, se repentir de ses crimes ! Non de force mais de soi-même, volontairement.

Celui qui a tout pour lui, qui au départ est dans une situation de force et qui fait la démarche volontaire de tout perdre pour des raisons morales (ce qui est exactement la démarche inverse de l’infirme), celui-là est réellement admirable.

L’infirme fera tout pour gagner sinon la santé, du moins l’affection, la reconnaissance, le respect de ses semblables. Le nazi repenti, l’assassin pris de remords, le braqueur épris d’honnêteté qui décident de se livrer pour payer leurs dettes perdront tout.

Leur geste aura beaucoup plus de valeur.

En somme c’est l’histoire biblique du pécheur revenant dans le droit chemin qui fait se réjouir les anges bien plus que ne le fait l’homme « bon et honnête » de naissance…

REPONSE 2

S’il fallait compter sur les nains tordus pour construire des barrages, conduire des trains, planter des haricots verts ou creuser des puits en Afrique, nous en serions encore à l’état de sous-développement économique et industriel !

Je veux dire qu’il y a une certaine perversité à « admirer » les exploits des infirmes et que si on pousse le bouchon un peu loin dans cet état d’esprit, on arrive à des aberrations.

Je n’ai rien contre les infirmes mais j’estime que ce sont eux qui ont à apprendre des gens sains et non l’inverse. Il ne faudrait pas que le handicap, la tare, l’indigence, la misère deviennent des références.

Le rôle des infirmes c’est d’être protégés par les plus forts, les gens valides. Pas de donner aux gens sains des leçons de construction de barrages ou de conduites de tracteurs dans les champs.

Dans notre monde matérialiste tout est fait pour que chacun soit utile économiquement parlant (j’avais déjà écrit un article pour dénoncer cet état d’esprit à l’égard des trisomiques) car cette société nombriliste malade de son image ne supporte pas qu’un infirme puisse être improductif, voire mauvais en vertu du fait que selon ses préjugés l’infirmité est nécessairement synonyme de bonté.

Or de nos jours la reconnaissance passe non par l’honnêteté, la religion, la qualité de la pensée ou la moralité mais plus bêtement par le TRAVAIL.

Il faut que les handicapés soient quasiment des saints, comme pour contre-balancer leurs tares. La société à besoin de se fabriquer des mirages qui collent à son époque. Des illusions établies sur un mode économique et non moral.

Or rien ne s’oppose à ce qu’il existe des handicapés pédophiles, paresseux, voleurs, méchants, bêtes, odieux, etc.

Dans cette société d’hyper émotivité médiatique, un handicapé lourd aura toujours plus d’écoute, d’attention, de projecteurs braqués sur ses moignons qu’une personne bien portante. Ce qui au départ est profondément injuste à l’égard des gens sains, pourtant économiquement plus utiles que les infirmes selon les critères de cette société décidément bien hypocrite et contradictoire…

Ne soyons surtout pas dupes de ce cirque : les handicapés « courageux » inspirent la compassion selon l’angle des caméras qui les visent.

Notre époque correspond à celle de l’angle flatteur vis-à-vis des handicapés. Ne perdons pas de vue que ce n’est qu’un parti pris médiatique.

Ce que je dénonce dans cette vidéo, c’est la manipulation unilatérale : l’infirme se met tout de suite son public dans la poche.

Sa cause est acquise d’avance, quoi qu’il dise, son infirmité jouant en sa faveur.

C’est tout simplement malhonnête.

La contestation semble interdite du fait de l’ampleur de son infirmité, de la théâtralisation de son discours, de l’adhésion inconditionnelle du public, du caractère émotif de la mise en scène.

Conclusion : ce spectacle de « l’infirmité glorieuse » par sa manière d’être présenté ressemble plus au discours d’un dictateur imposant ses vues et ne souffrant aucune opposition qu’à un témoignage sain permettant une constructive discussion.

Nick en lui-même ne m’intéresse pas ici, c’est le principe malhonnête de ce spectacle « à opinion unique » que je dénonce.

P.S.

Tout ceci à mes yeux reste un show à l’américaine.

Qui vous dit que derrière cette façade publique Nick ne se réveille pas avec des envies suicidaires le matin ?

Pourquoi devrais-je me fier à de belles paroles issues de ce show ? Je ne suis pas dans le secret du coeur de ce jeune homme. Un infirme n’est pas infaillible. Le mensonge, l’auto-suggestion, la mauvaise foi existent aussi chez les êtres au corps débile.

Je me méfie de ce genre de confessions publiques « à l’américaine » où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les « impresarios » de Nick ont tout intérêt à ce qu’il soit l’homme le plus heureux du monde. Au moins sur scène.

Je répugne à me laisser séduire par les exhibitionnistes du « bonheur-spectacle ».

Il est fort possible que je le trompe du début à la fin, mais au moins j’adopte l’attitude critique consistant à vomir sur ce qui flatte la populace. Je suis à peu près certain de faire erreur (je crois que cet infirme est réellement heureux) mais cette non adhésion à la cause, c’est le prix à payer à l’indépendance de ma pensée.

Je me trompe peut-être ici mais lorsqu’il s’agira d’adopter la même attitude critique sur un cas beaucoup plus suspect, alors je serai dans le vrai et pour une cause autrement plus essentielle. Tandis que les autres se seront fait piéger par les apparences.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ?

15 mai 2009
Nick Vujicic : infirmité-spectacle ou leçon de vie ? Un peu des deux !

CONFUSION ENTRE COURAGE ET SIMPLE NECESSITE

Voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x8gkz7_nick-vujicic-un-modele-de-courage_people

(Je réponds ici aux commentaires inspirés par la vidéo)


Quel courage ? Tout ce qui vit aspire à continuer à vivre, le bien-portant comme le débile, le fort comme le faible, l’humain comme la vermine, la plante comme la chair.

Cet infirme n’a pas d’autre solution que de faire ce qu’il fait. Où est son courage ? Il ne fait qu’emprunter l’irrépressible pente de la nécessité.

Celui qui touche le fond est toujours courageux. Il n’a pas d’autre choix que de l’être, par la force des choses. En cela il ne fait qu’obéir à la nécessité de la nature comme un chien blessé qui instinctivement cherche à ne pas crever. A partir de là, où est son mérite ?

Le reste n’est que larmoiements puérils et sensiblerie féminine dégoulinante de sucre sentimental.

Le plus insupportable, ce n’est pas l’indécente mise en spectacle des effets de l’infirmité mais les larmoiements des jeunes et émotives spectatrices.

Sensiblerie typiquement américaine.

Détestable !

En outre la mise en scène -par définition artificielle- de cet infirme est déplacée, indécente. Cet enrobage théâtral de sa débilité physique est une forme de manipulation des sensibilités, un exercice pervers de récupération psychologico-mentale des esprits de tous les imbéciles émus.

Ce genre d’exhibition publique de l’infirmité est typiquement dans l’esprit des Yankees. C’est du fast-food moral, bref quelque chose de parfaitement écoeurant.

La vraie charité, l’authentique pitié envers les êtres ne se manifeste pas devant des caméras de télévision. La vraie pitié, la pure fraternité envers ses semblables n’est pas dirigée exclusivement et ponctuellement vers ce qu’un directeur de théâtre ou un journaliste de télévision désigne au public.

Les vrais sentiments de compassion sont universels, inconditionnels.

L’authentique compassion s’adresse aussi bien aux êtres normaux qu’aux débiles. Elle ne se fixe pas sottement sur une infirmité spectaculaire, sur une tare rare ou sur un phénomène médical -quasiment de cirque en ce qui concerne le sujet de la vidéo- mais englobe tout l’être.

Être né dans un corps de misère n’est pas nécessairement synonyme de beauté intérieure. La déchéance du corps n’a rien à voir avec la qualité de l’âme. Il n’y a aucun rapport entre une infirmité et la beauté de l’âme. Un être qui a un corps débile est aussi faillible que n’importe quel autre être humain. Obtenir aussi facilement la compassion de ses semblables par le seul pouvoir de l’apparence physique tient de la pure malhonnêteté, de l’imposture morale. Je le répète, c’est là une forme odieuse de manipulation des sensibilités. Une sorte de chantage sur la misère du corps.

Quand on souffre d’une infirmité aussi spectaculaire, il est tellement aisé de remporter les suffrages d’un public préparé par une mise en scène étudiée… Qui n’est ni plus ni moins une mise en condition émotive. Les mêmes qui, conditionnées par la mise en scène, s’émeuvent devant les caméras pour cet handicapé n’adresseraient même pas un regard au clochard dans la rue… Émotivité sélective !

La vraie beauté du coeur est pudique et non exhibitionniste, l’émotion sincère est profonde et non superficielle.

Ici ce n’est pas une « leçon de vie » mais un numéro de cirque déguisé en leçon d’humanité, du voyeurisme qui ne dit pas son nom. Nous sommes en Amérique…

Réponses à des détracteurs sur le texte précédent :

REPONSE 1

Le « coeur » comme vous dites n’est qu’une guimauve assassine.

Les gens honnêtes et bons sont les pires crapules qui soient.

Je veux dire qu’être bon et honnête par défaut, parce que tout le monde l’est de manière consensuelle, non par choix personnel mais parce que la pensée dominante (orientée par les médias) formate le peuple pour l’être, c’est la porte ouverte à toutes les vilenies. C’est ainsi que des millions de gens honnêtes sont devenus des nazis en Allemagne en 1933.

Les mangeurs de viande sont des gens honnêtes, sensibles, ce sont même les premiers à s’émouvoir de la condition animale ! Les complices des mines qui amputent les enfants sont de petites gens bons et honnêtes payant leurs impôts. Ils ont beaucoup de coeur puisqu’ils s’émeuvent devant l’injustice du monde. Ils donnent même pour le téléthon comme la télévision le leur demande… Les gens devant leur télévision sont bons, ils ont du « coeur ». La plupart sont de la pâte à médias bien primaire réagissant de façon épidermique à la moindre image « révoltante » émise par leur télévision.

Le « coeur » est l’argument des ânes qui croient que braire en choeur c’est nécessairement s’humaniser.

On confond trop souvent humanisme de surface, source de sensiblerie et d’erreurs de jugement, avec humanisme authentique qui ne s’arrête pas au visuel mais plonge jusqu’aux racines du sujet pour mieux perçevoir les vrais contours, faire la distinction entre simple épiderme et âme.

Je me réclame de la raison, non des tripes.

Imaginez-vous que l’on donne la parole à une demi portion qui se plaindrait de son sort en public ? Pour un infirme « courageux » bénéficiant des projecteurs, combien d’infirmes qui ont « mal tournés », passés sous silence ?

Vous le trouvez fort ? Quand on a rien, pas même de membres, quand on est dans la misère totale on est toujours fort. Par défaut.

Cela n’a donc aucune valeur. Je ne me vois pas admirer un être physiquement débile sous prétexte qu’il fait sa cuisine avec les dents, faute de membres. L’infirmité physique n’est pas un idéal de vie pour moi, pas un exploit, pas une vertu. C’est juste une misère de naissance. Ensuite, de gré ou de force on fait avec puisqu’on ne peut pas faire autrement.

Cet être au sommet de l’infirmité m’inspire une très grande pitié. Même si je le trouve positif -au moins il ne se plaint pas, j’apprécie cela-, je n’envie pas un instant sa situation. On peut être positif sans être diminué physiquement. Il n’est pas nécessaire d’être handicapé pour avoir une belle âme. Les manchots n’ont pas le monopole de la noblesse intérieure.

Il est malhonnête, à mon sens, de susciter l’admiration grâce à ses tares plutôt que grâce à ses gloires. Une infirmité est une tare de naissance, celui qui la subit n’en est pas responsable, tandis que la santé morale s’acquiert à force d’efforts, indépendamment des éventuelles tares de naissance.

Oui il est utile en cela qu’il fait réfléchir, réagir les uns et les autres : les dindes sensibles comme les seigneurs raisonnables, et je dis cela sans aucune ironie. Chacun prend ce qu’il a à prendre dans cette affaire. A travers cet infirme certains versent des larmes « ego-suggestives » sur leur propre nombril, réparent leur petites blessures, se félicitent secrètement de leur santé, trop heureux de n’être pas comme cet infirme, d’autres ont des réactions plus élevées.

Bref, les uns pansent, les autres pensent.

Pour moi ce genre de « bonté » a peu de valeur.

Dans un tel état de misère comment faire autrement qu’adopter cette attitude ? Celui qui est dans une totale détresse fera instinctivement profil bas. Il adoptera d’emblée les comportements nécessaires à sa survie en société : ici il fait preuve de « bonté », de « grandeur d’âme ». C’est exactement ce qu’on attend de lui.

Imaginez qu’il adopte l’attitude inverse, qu’au lieu de cette dégoulinante attitude correspondant si bien à nos critères socio-culturels à propos de l’image que nous avons des infirmes, il soit plein de haine, de méchanceté, de mesquinerie… Ce serait suicidaire de sa part, n’est-ce pas ?

Les infimes ont bien compris que pour optimiser leurs « succès » il fallait adopter un comportement social adéquat. L’infirme est dans une situation de faiblesse, non de force.

Au Moyen-Âge les mêmes auraient exhibé leurs moignons sur les foires. De nos jours ils font des discours liquoreux. Dans les deux cas ils survivent dans leur milieu.

Cet infirme n’a rien à perdre puisqu’il a déjà tout perdu. Il est exactement dans l’état du supplicié qui demande grâce. En soi quelle valeur peut avoir sa demande puisqu’il est sur l’échafaud, tremblant de peur, la corde déjà autour du cou ? Authentique repentance ou simplement peur de crever au bout d’une corde ? Le cri du coeur ne vient pas de la tête puisque par définition il émane du coeur…

Il est évident que le condamné à mort demandera toujours la grâce présidentielle. Il n’a rien à perdre à la demander…

A la « bonté » prétendue de l’infirme qui fait tout pour susciter l’admiration béate des gens valides je préfère la sincérité du méchant qui au départ a tout pour lui et qui revient de lui-même dans le droit chemin. Celui qui a la gloire, la puissance, l’impunité et qui décide de faire marche arrière pour raison morale, celui-là est autrement plus admirable à mes yeux.

Prenons l’exemple du nazi repenti. Quel authentique courage, quelle grandeur d’âme il faut pour renier ce qui faisait ses valeurs, se repentir de ses crimes ! Non de force mais de soi-même, volontairement.

Celui qui a tout pour lui, qui au départ est dans une situation de force et qui fait la démarche volontaire de tout perdre pour des raisons morales (ce qui est exactement la démarche inverse de l’infirme), celui-là est réellement admirable.

L’infirme fera tout pour gagner sinon la santé, du moins l’affection, la reconnaissance, le respect de ses semblables. Le nazi repenti, l’assassin pris de remords, le braqueur épris d’honnêteté qui décident de se livrer pour payer leurs dettes perdront tout.

Leur geste aura beaucoup plus de valeur.

En somme c’est l’histoire biblique du pécheur revenant dans le droit chemin qui fait se réjouir les anges bien plus que ne le fait l’homme « bon et honnête » de naissance…

REPONSE 2

S’il fallait compter sur les nains tordus pour construire des barrages, conduire des trains, planter des haricots verts ou creuser des puits en Afrique, nous en serions encore à l’état de sous-développement économique et industriel !

Je veux dire qu’il y a une certaine perversité à « admirer » les exploits des infirmes et que si on pousse le bouchon un peu loin dans cet état d’esprit, on arrive à des aberrations.

Je n’ai rien contre les infirmes mais j’estime que ce sont eux qui ont à apprendre des gens sains et non l’inverse. Il ne faudrait pas que le handicap, la tare, l’indigence, la misère deviennent des références.

Le rôle des infirmes c’est d’être protégés par les plus forts, les gens valides. Pas de donner aux gens sains des leçons de construction de barrages ou de conduites de tracteurs dans les champs.

Dans notre monde matérialiste tout est fait pour que chacun soit utile économiquement parlant (j’avais déjà écrit un article pour dénoncer cet état d’esprit à l’égard des trisomiques) car cette société nombriliste malade de son image ne supporte pas qu’un infirme puisse être improductif, voire mauvais en vertu du fait que selon ses préjugés l’infirmité est nécessairement synonyme de bonté.

Or de nos jours la reconnaissance passe non par l’honnêteté, la religion, la qualité de la pensée ou la moralité mais plus bêtement par le TRAVAIL.

Il faut que les handicapés soient quasiment des saints, comme pour contre-balancer leurs tares. La société à besoin de se fabriquer des mirages qui collent à son époque. Des illusions établies sur un mode économique et non moral.

Or rien ne s’oppose à ce qu’il existe des handicapés pédophiles, paresseux, voleurs, méchants, bêtes, odieux, etc.

Dans cette société d’hyper émotivité médiatique, un handicapé lourd aura toujours plus d’écoute, d’attention, de projecteurs braqués sur ses moignons qu’une personne bien portante. Ce qui au départ est profondément injuste à l’égard des gens sains, pourtant économiquement plus utiles que les infirmes selon les critères de cette société décidément bien hypocrite et contradictoire…

Ne soyons surtout pas dupes de ce cirque : les handicapés « courageux » inspirent la compassion selon l’angle des caméras qui les visent.

Notre époque correspond à celle de l’angle flatteur vis-à-vis des handicapés. Ne perdons pas de vue que ce n’est qu’un parti pris médiatique.

Ce que je dénonce dans cette vidéo, c’est la manipulation unilatérale : l’infirme se met tout de suite son public dans la poche.

Sa cause est acquise d’avance, quoi qu’il dise, son infirmité jouant en sa faveur.

C’est tout simplement malhonnête.

La contestation semble interdite du fait de l’ampleur de son infirmité, de la théâtralisation de son discours, de l’adhésion inconditionnelle du public, du caractère émotif de la mise en scène.

Conclusion : ce spectacle de « l’infirmité glorieuse » par sa manière d’être présenté ressemble plus au discours d’un dictateur imposant ses vues et ne souffrant aucune opposition qu’à un témoignage sain permettant une constructive discussion.

Nick en lui-même ne m’intéresse pas ici, c’est le principe malhonnête de ce spectacle « à opinion unique » que je dénonce.

P.S.

Tout ceci à mes yeux reste un show à l’américaine.

Qui vous dit que derrière cette façade publique Nick ne se réveille pas avec des envies suicidaires le matin ?

Pourquoi devrais-je me fier à de belles paroles issues de ce show ? Je ne suis pas dans le secret du coeur de ce jeune homme. Un infirme n’est pas infaillible. Le mensonge, l’auto-suggestion, la mauvaise foi existent aussi chez les êtres au corps débile.

Je me méfie de ce genre de confessions publiques « à l’américaine » où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les « impresarios » de Nick ont tout intérêt à ce qu’il soit l’homme le plus heureux du monde. Au moins sur scène.

Je répugne à me laisser séduire par les exhibitionnistes du « bonheur-spectacle ».

Il est fort possible que je le trompe du début à la fin, mais au moins j’adopte l’attitude critique consistant à vomir sur ce qui flatte la populace. Je suis à peu près certain de faire erreur (je crois que cet infirme est réellement heureux) mais cette non adhésion à la cause, c’est le prix à payer à l’indépendance de ma pensée.

Je me trompe peut-être ici mais lorsqu’il s’agira d’adopter la même attitude critique sur un cas beaucoup plus suspect, alors je serai dans le vrai et pour une cause autrement plus essentielle. Tandis que les autres se seront fait piéger par les apparences.

Raphaël Zacharie de IZARRA

840 – Pauvre comme un roi !

3 mai 2009
Je vis au-dessous du seuil de la pauvreté, selon les critères actuels en vigueur dans notre pays (qui est estimé à environ 800 euros).

Pourtant avec moins de 800 euros mensuels, je suis HEUREUX.

Je mange à ma faim, fais du vélo, me cultive gratuitement à la bibliothèque municipale de ma ville, ne m’achète pas de choses superflues, bois de l’eau, ne fume pas, me contente de ce j’ai, n’envie pas le canapé ou la grosse voiture de mon voisin, sais apprécier l’essentiel.

Je fais même les poubelles ! La joie des trouvailles participe à mon bonheur de pauvre… La fouille des poubelles est d’ailleurs fort instructive : si vous saviez les trésors d’inutilité que je trouve dans les ordures des prolétaires ! Quel gaspillage d’argent pour des imbécillités de la part de ceux-là mêmes qui se plaignent de leur prétendue misère !

Bref, je suis vivant, en bonne santé, respirant l’air pur et gratuit de la vie et n’ai par conséquent pas l’indécence de me plaindre comme le font ces éternels insatisfaits qui ont les vraies richesses du monde sous leurs pieds et qui regardent en l’air dans l’espoir de pouvoir jouir indûment de biens parfaitement secondaires.

J’ai l’accès à INTERNET et rien que pour cela, je me considère comme un privilégié. Un roi. J’ai entre les mains l’outil technologique le plus merveilleux de notre époque. Que désirer de plus ? Pourquoi aller m’éparpiller à travers des sources d’ivresses futiles et onéreuses (comme par exemples bouquets de chaînes de télévision, dernier écran plasma géant à la mode, jeux vidéos, cours de pilotage d’avion ou je ne sais quoi d’autres) quand j’ai INTERNET dont je n’ai pas encore fait le tour dix ans après sa découverte tant ce puits d’émerveillements est inépuisable ?

Même sans évoquer l’accès à INTERNET, le simple fait que de l’eau chaude sorte comme par miracle de mon robinet me fait prendre conscience de la chance immense que j’ai. Pour cela, et rien que pour cela, j’estime que je n’ai pas le droit de me plaindre. En plus de manger à ma faim tous les jours, de l’eau chaude coule sous mon toit ! En outre je respire l’air du ciel, marche dans le vent, écoute le chant des oiseaux. Et ce n’est pas tout : je me promène à vélo dans la forêt !

Et je le répète, luxe des luxes, j’ai accès à INTERNET depuis chez moi… Et là ce n’est plus de l’eau chaude qui coule des tuyaux, c’est carrément des étoiles.

Et pourtant je suis considéré comme un pauvre.

Comble du comble : des ouvriers me plaignent. Pour rien au monde ils ne souhaiteraient être à ma place. Eux qui ont beaucoup plus que moi -en termes strictement matériels- ne sont pas heureux !

Parce que je suis heureux d’avoir de l’eau chaude, parce que je fais du vélo au lieu de me déplacer avec une carrosserie au-dessus de ma tête, parce qu’INTERNET me comble intellectuellement, parce que je jouis des choses les plus simples de la vie, parce que respirer l’âme des fleurs, passer des heures à observer un nid de fourmis, méditer dans les bois sans avoir rien à dépenser pour parfaire ma quiétude et meubler mes journées est considéré à leurs yeux comme une forme d’indigence…

Ils rient de moi sous prétexte que je me considère riche, privilégié à cause de l’eau chaude sortant de la tuyauterie de ma demeure. Ils me prennent pour un benêt, voire un minable parce que j’ai gardé ma capacité d’émerveillement et que, contrairement à ces blasés qu’ils sont, je peux vivre très heureux en buvant de l’eau au lieu de me gaver de coca-cola.

Les bases de ma richesse ?

– Je sais apprécier les choses à leur juste valeur.

– Je ne m’endette pas pour des sottises.

Posséder un jardin, une piscine, une résidence secondaire, un bateau, pourquoi faire ? En quittant cette vie on perdra de toute façon tout. Rien ne nous appartient, fondamentalement. Cela nous empêche-t-il de humer le mystère des fleurs au bord des chemins, de jouir du spectacle d’un ciel étoilé, d’aller nager à la piscine municipale la plus proche de chez soi ? Un toit me suffit, pourquoi désirerais-je une seconde maison à Saint-Tropez ou un immeuble dans les quartiers chics de la capitale si je n’en ai pas les moyens ?

Avec moins de 800 euros mensuels et avec mes joies simples, on me dit pauvre.

Moi je pense que la vraie misère c’est celle qui consiste à ne plus voir l’or qui pourtant est… à portée de vue.

840 – Pauvre comme un roi !

3 mai 2009
Je vis au-dessous du seuil de la pauvreté, selon les critères actuels en vigueur dans notre pays (qui est estimé à environ 800 euros).

Pourtant avec moins de 800 euros mensuels, je suis HEUREUX.

Je mange à ma faim, fais du vélo, me cultive gratuitement à la bibliothèque municipale de ma ville, ne m’achète pas de choses superflues, bois de l’eau, ne fume pas, me contente de ce j’ai, n’envie pas le canapé ou la grosse voiture de mon voisin, sais apprécier l’essentiel.

Je fais même les poubelles ! La joie des trouvailles participe à mon bonheur de pauvre… La fouille des poubelles est d’ailleurs fort instructive : si vous saviez les trésors d’inutilité que je trouve dans les ordures des prolétaires ! Quel gaspillage d’argent pour des imbécillités de la part de ceux-là mêmes qui se plaignent de leur prétendue misère !

Bref, je suis vivant, en bonne santé, respirant l’air pur et gratuit de la vie et n’ai par conséquent pas l’indécence de me plaindre comme le font ces éternels insatisfaits qui ont les vraies richesses du monde sous leurs pieds et qui regardent en l’air dans l’espoir de pouvoir jouir indûment de biens parfaitement secondaires.

J’ai l’accès à INTERNET et rien que pour cela, je me considère comme un privilégié. Un roi. J’ai entre les mains l’outil technologique le plus merveilleux de notre époque. Que désirer de plus ? Pourquoi aller m’éparpiller à travers des sources d’ivresses futiles et onéreuses (comme par exemples bouquets de chaînes de télévision, dernier écran plasma géant à la mode, jeux vidéos, cours de pilotage d’avion ou je ne sais quoi d’autres) quand j’ai INTERNET dont je n’ai pas encore fait le tour dix ans après sa découverte tant ce puits d’émerveillements est inépuisable ?

Même sans évoquer l’accès à INTERNET, le simple fait que de l’eau chaude sorte comme par miracle de mon robinet me fait prendre conscience de la chance immense que j’ai. Pour cela, et rien que pour cela, j’estime que je n’ai pas le droit de me plaindre. En plus de manger à ma faim tous les jours, de l’eau chaude coule sous mon toit ! En outre je respire l’air du ciel, marche dans le vent, écoute le chant des oiseaux. Et ce n’est pas tout : je me promène à vélo dans la forêt !

Et je le répète, luxe des luxes, j’ai accès à INTERNET depuis chez moi… Et là ce n’est plus de l’eau chaude qui coule des tuyaux, c’est carrément des étoiles.

Et pourtant je suis considéré comme un pauvre.

Comble du comble : des ouvriers me plaignent. Pour rien au monde ils ne souhaiteraient être à ma place. Eux qui ont beaucoup plus que moi -en termes strictement matériels- ne sont pas heureux !

Parce que je suis heureux d’avoir de l’eau chaude, parce que je fais du vélo au lieu de me déplacer avec une carrosserie au-dessus de ma tête, parce qu’INTERNET me comble intellectuellement, parce que je jouis des choses les plus simples de la vie, parce que respirer l’âme des fleurs, passer des heures à observer un nid de fourmis, méditer dans les bois sans avoir rien à dépenser pour parfaire ma quiétude et meubler mes journées est considéré à leurs yeux comme une forme d’indigence…

Ils rient de moi sous prétexte que je me considère riche, privilégié à cause de l’eau chaude sortant de la tuyauterie de ma demeure. Ils me prennent pour un benêt, voire un minable parce que j’ai gardé ma capacité d’émerveillement et que, contrairement à ces blasés qu’ils sont, je peux vivre très heureux en buvant de l’eau au lieu de me gaver de coca-cola.

Les bases de ma richesse ?

– Je sais apprécier les choses à leur juste valeur.

– Je ne m’endette pas pour des sottises.

Posséder un jardin, une piscine, une résidence secondaire, un bateau, pourquoi faire ? En quittant cette vie on perdra de toute façon tout. Rien ne nous appartient, fondamentalement. Cela nous empêche-t-il de humer le mystère des fleurs au bord des chemins, de jouir du spectacle d’un ciel étoilé, d’aller nager à la piscine municipale la plus proche de chez soi ? Un toit me suffit, pourquoi désirerais-je une seconde maison à Saint-Tropez ou un immeuble dans les quartiers chics de la capitale si je n’en ai pas les moyens ?

Avec moins de 800 euros mensuels et avec mes joies simples, on me dit pauvre.

Moi je pense que la vraie misère c’est celle qui consiste à ne plus voir l’or qui pourtant est… à portée de vue.

839 – Ouvriers-voyous, patrons opprimés !

1 mai 2009
On a vu récemment des ouvriers en péril de licenciement prendre en otages leurs patrons afin d’exercer contre eux un odieux chantage à l’emploi. Avec des méthodes de maffieux avinés, les ouvriers séquestrent leurs patrons, se permettent de les injurier, de les humilier publiquement, les intimident moralement et physiquement, les menacent même de mort…

Je suppose que si les patrons décident d’entreprendre des plans de licenciements économiques, c’est que des circonstances impérieuses parfaitement indépendantes de leur volonté les y obligent. C’est donc, on le devine, pour des raisons éminemment stratégiques visant à maintenir le cap vers la prospérité, voire purement et simplement pour épargner un naufrage annoncé à leur paquebot que les patrons licencient.

Licencier des ouvriers pour des raisons économiques, c’est sacrifier les emplois d’une minorité de travailleurs pour sauver ceux de la majorité, bref c’est lâcher du lest pour faire remonter le ballon dans l’azur économique. Ainsi allégé et après avoir pris une bonne bouffée d’oxygène, plus tard il aura des chances de venir reprendre ses passagers laissés à terre. Dans le pire des cas, même si le sacrifice est sans appel, ce délestage aura au moins contribué au salut des autres employés.

Les patrons n’y sont personnellement pour rien, ils ne font que réagir en tant que chefs d’entreprise et non pas en syndicalistes bêtement émotifs et irresponsables. Je les trouve d’ailleurs fort courageux de licencier leurs ouvriers car dans le contexte actuel on sait combien de telles décisions sont impopulaires !

Les patrons ne font pas de sentiments, c’est ce qui fait leur force.

Diriger une entreprise avec des scrupules de borgnes qui s’arrêtent à des considérations secondaires et immédiates sans voir l’horizon, c’est courir à la catastrophe.

Les ouvriers ne distinguent que les vagues, les patrons voient l’iceberg.

Les ouvriers ont une vision mesquine, individuelle, égoïste de l’entreprise qui les emploie. Leurs patrons ont un état d’esprit plus universel, une vue globale, des considérations de haute volée, des intuitions de longue portée.

Les empêcher d’avoir recours aux salutaires licenciements économiques, les obliger à renoncer à reprendre leur respiration économique, c’est contribuer à un stupide processus d’étouffement général de l’entreprise. Certes les effets bénéfiques de ce chantage à l’emploi se feront sentir à brève échéance. Les patrons séquestrés dans leurs bureaux, acculés à des hérésies prolétariennes prendront des décisions populistes. Décisions très généreuses socialement parlant.

Mais catastrophiques sur le plan économique.

Et le jour où ce beau château d’illusions prendra l’eau, ces ouvriers-crapules entraîneront leurs collègues dans la catastrophe générale. Et qui ces irresponsables-geignards accuseront-ils cette fois ?

Au lieu de reprocher à leurs patrons de les licencier, les ouvriers devraient au contraire les remercier de les avoir employés des années durant ! Ils devraient être reconnaissants, pleins de gratitude envers leurs employeurs. Et puis ce serait vite oublier que le licenciement économique fait partie des risques du « métier de salarié ». Il faut être naïf pour croire qu’un emploi est définitif, à vie. A partir du moment où un ouvrier se fait embaucher, il doit prendre en compte le risque inhérent à son statut d’employé : le licenciement économique. Le système économique est ainsi. Le patron prend des risques bien plus grands, lui.

L’économie a ses exigences techniques, bancaires, professionnelles. Pourquoi au nom de la sauvegarde des emplois on devrait payer des gens pour des travaux inutiles, stupides, dangereux, obsolètes ? C’est comme si afin de sauvegarder des postes acquis on avait obligé les fabricants de machines à écrire mécaniques à maintenir l’emploi dans ce secteur à l’époque du plein essor de l’ordinateur !

Malheureusement les ouvriers-voyous enivrés de revanche sociale font de plus en plus la loi, bénéficiant d’une perverse couverture médiatique qui agit en leur faveur : en effet, celle-ci induit un sot, irrationnel assentiment populaire basé sur la pure émotivité au détriment de la réflexion.

Pour quel résultat ? L’avenir le dira.

En attendant, les patrons -véritables locomotives économiques du pays- sont considérés comme des bandits par ceux-là même qu’ils emploient !

Un comble.

Voir loin, viser haut, oser décoller comme le font les patrons, c’est malheureusement s’attirer des ennuis de la part de ceux qui rampent, tremblent, pleurnichent.

839 – Ouvriers-voyous, patrons opprimés !

1 mai 2009
On a vu récemment des ouvriers en péril de licenciement prendre en otages leurs patrons afin d’exercer contre eux un odieux chantage à l’emploi. Avec des méthodes de maffieux avinés, les ouvriers séquestrent leurs patrons, se permettent de les injurier, de les humilier publiquement, les intimident moralement et physiquement, les menacent même de mort…

Je suppose que si les patrons décident d’entreprendre des plans de licenciements économiques, c’est que des circonstances impérieuses parfaitement indépendantes de leur volonté les y obligent. C’est donc, on le devine, pour des raisons éminemment stratégiques visant à maintenir le cap vers la prospérité, voire purement et simplement pour épargner un naufrage annoncé à leur paquebot que les patrons licencient.

Licencier des ouvriers pour des raisons économiques, c’est sacrifier les emplois d’une minorité de travailleurs pour sauver ceux de la majorité, bref c’est lâcher du lest pour faire remonter le ballon dans l’azur économique. Ainsi allégé et après avoir pris une bonne bouffée d’oxygène, plus tard il aura des chances de venir reprendre ses passagers laissés à terre. Dans le pire des cas, même si le sacrifice est sans appel, ce délestage aura au moins contribué au salut des autres employés.

Les patrons n’y sont personnellement pour rien, ils ne font que réagir en tant que chefs d’entreprise et non pas en syndicalistes bêtement émotifs et irresponsables. Je les trouve d’ailleurs fort courageux de licencier leurs ouvriers car dans le contexte actuel on sait combien de telles décisions sont impopulaires !

Les patrons ne font pas de sentiments, c’est ce qui fait leur force.

Diriger une entreprise avec des scrupules de borgnes qui s’arrêtent à des considérations secondaires et immédiates sans voir l’horizon, c’est courir à la catastrophe.

Les ouvriers ne distinguent que les vagues, les patrons voient l’iceberg.

Les ouvriers ont une vision mesquine, individuelle, égoïste de l’entreprise qui les emploie. Leurs patrons ont un état d’esprit plus universel, une vue globale, des considérations de haute volée, des intuitions de longue portée.

Les empêcher d’avoir recours aux salutaires licenciements économiques, les obliger à renoncer à reprendre leur respiration économique, c’est contribuer à un stupide processus d’étouffement général de l’entreprise. Certes les effets bénéfiques de ce chantage à l’emploi se feront sentir à brève échéance. Les patrons séquestrés dans leurs bureaux, acculés à des hérésies prolétariennes prendront des décisions populistes. Décisions très généreuses socialement parlant.

Mais catastrophiques sur le plan économique.

Et le jour où ce beau château d’illusions prendra l’eau, ces ouvriers-crapules entraîneront leurs collègues dans la catastrophe générale. Et qui ces irresponsables-geignards accuseront-ils cette fois ?

Au lieu de reprocher à leurs patrons de les licencier, les ouvriers devraient au contraire les remercier de les avoir employés des années durant ! Ils devraient être reconnaissants, pleins de gratitude envers leurs employeurs. Et puis ce serait vite oublier que le licenciement économique fait partie des risques du « métier de salarié ». Il faut être naïf pour croire qu’un emploi est définitif, à vie. A partir du moment où un ouvrier se fait embaucher, il doit prendre en compte le risque inhérent à son statut d’employé : le licenciement économique. Le système économique est ainsi. Le patron prend des risques bien plus grands, lui.

L’économie a ses exigences techniques, bancaires, professionnelles. Pourquoi au nom de la sauvegarde des emplois on devrait payer des gens pour des travaux inutiles, stupides, dangereux, obsolètes ? C’est comme si afin de sauvegarder des postes acquis on avait obligé les fabricants de machines à écrire mécaniques à maintenir l’emploi dans ce secteur à l’époque du plein essor de l’ordinateur !

Malheureusement les ouvriers-voyous enivrés de revanche sociale font de plus en plus la loi, bénéficiant d’une perverse couverture médiatique qui agit en leur faveur : en effet, celle-ci induit un sot, irrationnel assentiment populaire basé sur la pure émotivité au détriment de la réflexion.

Pour quel résultat ? L’avenir le dira.

En attendant, les patrons -véritables locomotives économiques du pays- sont considérés comme des bandits par ceux-là même qu’ils emploient !

Un comble.

Voir loin, viser haut, oser décoller comme le font les patrons, c’est malheureusement s’attirer des ennuis de la part de ceux qui rampent, tremblent, pleurnichent.

ODIEUSE EXPLOITATION DE LA MISERE SEXUELLE ET AFFECTIVE !

10 avril 2009
(Envoyé à des associations de défense de la dignité de la femme et de lutte contre la publicité sexiste)
Bonjour,

Je souhaite dénoncer consciencieusement les méthodes de racolage des grands sites de rencontres (jouissant de la considération publique comme Match.com, MEETIC, etc.) basées sur des séductions collectives à caractère sexuel que j’estime particulièrement infamantes.

Je parle précisément des publicités intrusives sur INTERNET émanant de ces sites de rencontres. Ce qui constitue une grave atteinte à l’image de la femme mais également à celle de l’homme réduit à un « consommateur affectif » et sexuel. En tant que garçon je me sens personnellement agressé au plus haut point par ces propositions commerciales douteuses qui répandent des stéréotypes amoureux heurtant ma sensibilité car offensants.

Ces sites de rencontres payants exploitent le créneau lucratif de la crédulité affective et de la misère amoureuse de millions de gens pour faire fructifier leurs entreprises.

MATCH.COM pour prendre un exemple fameux, pratique ni plus ni moins qu’une forme moderne d’arnaque aux sentiments et au commerce charnel. La légitimité de ce système établi est discutable. Il a été malheureusement rendu acceptable, esthétique et ludique grâce à l’avènement d’INTERNET, pourtant le principe repose sur l’illusion, le mensonge, l’abus de la vulnérabilité des êtres, l’exploitation de leurs faiblesses. Mais aussi sur l’image dégradée de la femme mise en scène dans un but purement commercial selon des critères certes respectables à première vue mais dans le fond franchement vulgaires, outrageants, réducteurs, indignes. Et ici je parle du site MATCH.COM, pour bien le nommer.

L’habillage de ces publicités est trompeur car les codes demeurent les mêmes que dans la pornographie.

A travers les publicités de ces grands sites de rencontres la femme y est présentée explicitement comme une « aguicheuse de mâles primaires ».

Ce système rémunérateur basé sur des promesses affectives ou sexuelles, véritable pieuvre internautique, étend son réseau à l’aide de ces publicités racoleuses (que je dénonce spécifiquement) rabaissant la femme au rang de vulgaire objet de consommation. Méthode de séduction collective digne des proxénètes et réseaux mafieux sévissant actuellement dans la pornographie du NET !

Les responsables de ces sites payants arguent que des rencontres saines se produisent tous les jours grâce à leurs entremises… Réponse en forme de rideau de fumée ! Pour un pourcentage minime de rencontres effectivement saines et fécondes, combien d’illusions et d’euros perdus par des candidats aux rêves frelatés, combien d’idées fausses répandues sur la femme et les rapports amoureux, combien de mentalités perverties à la cause de ces exploiteurs de solitude ?

J’ai rédigé plusieurs articles détaillés sur le sujet et j’aimerais savoir s’il est possible à travers votre mouvement de donner un écho plus large à ces textes afin d’éveiller les consciences dans le grand public et surtout parmi les clients de ces sites.

Cordialement.

Raphaël Zacharie de Izarra

2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

838 – Tante Marie-Taure

31 mars 2009
Tante Marie-Taure, dite « Tante-à-Moitié-Morte », ne craint pas la queue de son chat. Pas plus que les araignées. Encore moins l’ombre du cimetière qui fait face à sa maison.

Ce qui l’effraie par-dessus tout : l’organe viril des mâles. Mais entre effroi et fascination, la frontière est mince aux yeux de la tante…

Pour faire diversion à ses obsessions sexuelles, elle manipule en toutes occasions et de façon ostentatoire de pieux colifichets. Des bondieuseries à n’en plus finir qui meublent ses journées, son coeur, son esprit…

Afin de contenter hypocritement sa soif charnelle tout en faisant croire à sa cour de rieurs (nul n’étant dupe de sa « religiosité haineuse ») qu’elle déteste l’ivresse des sens, elle prie devant des statues de martyrs à moitié dénudés, lorgne sur les gros cierges, côtoie de jeunes abbés avenants, va confesser avec délectation au vieux curé de sa paroisse ses songes érotiques, et ce trois fois par semaine…

Tante Marie-Taure n’évoque jamais directement la virilité des hommes. Par exemple, au milieu des ses coutumières conversations anodines elle vante les mérites de tel ou tel, l’air de rien :  » Mon jardinier est sacrément vigoureux pour dessoucher le poirier ! « 

Un « aveu potager » qui en dit long sur ses après-midi dominicaux, attendu qu’elle emploie l’ouvrier horticole du village chaque dimanche après-midi, justement…

Ou encore, à propos de la pluie :  » Je me suis prise une bonne saucée tantôt ! Trempée jusqu’aux sangs ! J’ai reçu ma dose de jus au travers de la gorge et même jusqu’aux rognons ! « 

Un parler cru contrastant étrangement avec son habituelle sobriété de langage… Façon de glorifier mine de rien ses « écarts de conduite » de bigote, qui saura ?

Tante Marie-Taure -accessoirement ménagère hors pair, championne du plumeau, terreur des moutons roulant sous les literies- depuis sa demeure sise en face du cimetière continue de veiller sur la renommée de son officielle chasteté et à entretenir les rumeurs du village qu’elle hante depuis cinquante ans de sa silhouette squelettique.

Décidément, à part le sexe tendu des hommes, la pieuse célibataire n’a peur de rien.

Précisons, avant de la laisser paître dans son univers de missels et de poiriers, que tante Marie-Taure est fort laide.

838 – Tante Marie-Taure

31 mars 2009
Tante Marie-Taure, dite « Tante-à-Moitié-Morte », ne craint pas la queue de son chat. Pas plus que les araignées. Encore moins l’ombre du cimetière qui fait face à sa maison.

Ce qui l’effraie par-dessus tout : l’organe viril des mâles. Mais entre effroi et fascination, la frontière est mince aux yeux de la tante…

Pour faire diversion à ses obsessions sexuelles, elle manipule en toutes occasions et de façon ostentatoire de pieux colifichets. Des bondieuseries à n’en plus finir qui meublent ses journées, son coeur, son esprit…

Afin de contenter hypocritement sa soif charnelle tout en faisant croire à sa cour de rieurs (nul n’étant dupe de sa « religiosité haineuse ») qu’elle déteste l’ivresse des sens, elle prie devant des statues de martyrs à moitié dénudés, lorgne sur les gros cierges, côtoie de jeunes abbés avenants, va confesser avec délectation au vieux curé de sa paroisse ses songes érotiques, et ce trois fois par semaine…

Tante Marie-Taure n’évoque jamais directement la virilité des hommes. Par exemple, au milieu des ses coutumières conversations anodines elle vante les mérites de tel ou tel, l’air de rien :  » Mon jardinier est sacrément vigoureux pour dessoucher le poirier ! « 

Un « aveu potager » qui en dit long sur ses après-midi dominicaux, attendu qu’elle emploie l’ouvrier horticole du village chaque dimanche après-midi, justement…

Ou encore, à propos de la pluie :  » Je me suis prise une bonne saucée tantôt ! Trempée jusqu’aux sangs ! J’ai reçu ma dose de jus au travers de la gorge et même jusqu’aux rognons ! « 

Un parler cru contrastant étrangement avec son habituelle sobriété de langage… Façon de glorifier mine de rien ses « écarts de conduite » de bigote, qui saura ?

Tante Marie-Taure -accessoirement ménagère hors pair, championne du plumeau, terreur des moutons roulant sous les literies- depuis sa demeure sise en face du cimetière continue de veiller sur la renommée de son officielle chasteté et à entretenir les rumeurs du village qu’elle hante depuis cinquante ans de sa silhouette squelettique.

Décidément, à part le sexe tendu des hommes, la pieuse célibataire n’a peur de rien.

Précisons, avant de la laisser paître dans son univers de missels et de poiriers, que tante Marie-Taure est fort laide.

838 – Tante Marie-Taure

31 mars 2009
Tante Marie-Taure, dite « Tante-à-Moitié-Morte », ne craint pas la queue de son chat. Pas plus que les araignées. Encore moins l’ombre du cimetière qui fait face à sa maison.

Ce qui l’effraie par-dessus tout : l’organe viril des mâles. Mais entre effroi et fascination, la frontière est mince aux yeux de la tante…

Pour faire diversion à ses obsessions sexuelles, elle manipule en toutes occasions et de façon ostentatoire de pieux colifichets. Des bondieuseries à n’en plus finir qui meublent ses journées, son coeur, son esprit…

Afin de contenter hypocritement sa soif charnelle tout en faisant croire à sa cour de rieurs (nul n’étant dupe de sa « religiosité haineuse ») qu’elle déteste l’ivresse des sens, elle prie devant des statues de martyrs à moitié dénudés, lorgne sur les gros cierges, côtoie de jeunes abbés avenants, va confesser avec délectation au vieux curé de sa paroisse ses songes érotiques, et ce trois fois par semaine…

Tante Marie-Taure n’évoque jamais directement la virilité des hommes. Par exemple, au milieu des ses coutumières conversations anodines elle vante les mérites de tel ou tel, l’air de rien :  » Mon jardinier est sacrément vigoureux pour dessoucher le poirier ! « 

Un « aveu potager » qui en dit long sur ses après-midi dominicaux, attendu qu’elle emploie l’ouvrier horticole du village chaque dimanche après-midi, justement…

Ou encore, à propos de la pluie :  » Je me suis prise une bonne saucée tantôt ! Trempée jusqu’aux sangs ! J’ai reçu ma dose de jus au travers de la gorge et même jusqu’aux rognons ! « 

Un parler cru contrastant étrangement avec son habituelle sobriété de langage… Façon de glorifier mine de rien ses « écarts de conduite » de bigote, qui saura ?

Tante Marie-Taure -accessoirement ménagère hors pair, championne du plumeau, terreur des moutons roulant sous les literies- depuis sa demeure sise en face du cimetière continue de veiller sur la renommée de son officielle chasteté et à entretenir les rumeurs du village qu’elle hante depuis cinquante ans de sa silhouette squelettique.

Décidément, à part le sexe tendu des hommes, la pieuse célibataire n’a peur de rien.

Précisons, avant de la laisser paître dans son univers de missels et de poiriers, que tante Marie-Taure est fort laide.

837 – Défi aux catcheurs

23 mars 2009
AVERTISSEMENT

Ce monde républicain étant malheureusement peuplé d’épais abrutis et parfois d’ivrognes sans aucune subtilité, voire de franches brutes n’ayant pas accès à la plus élémentaire réflexion critique, je souhaite mettre en garde les personnes susceptibles de mal réagir en lisant ce texte intitulé « défi aux catcheurs » : ceci est un sketch.

Ce texte n’est par conséquent pas à prendre au premier degré… Je souhaite à travers cette bagatelle déclencher une fine hilarité et non pas injurier une profession.

Puissent les indigents de l’esprit évoqués plus haut accéder à la dignité d’humains civilisés par la magie de l’humour !

Raphaël Zacharie de IZARRA

Bande de tarlouzes !

Vous vous croyez des hommes, des vrais sous prétexte que vous faites de la gonflette ? Vous n’impressionnez que les midinettes émotives et les mémés d’hospices avec vos « musculettes » de mes deux !

Vous pensez que vos tatouages a la noix vous donnent du lustre ? Pauvres mauviettes ! Vos tatouages ne sont là que pour masquer vos petites couilles d’impuissants !

Mais regardez-vous donc ! Vous vous passez à longueur de jour de l’huile sur les fesses comme de grosses tantouzes que vous êtes !

Faire briller votre cul est visiblement plus facile que briller par votre esprit…

Vos neurones c’est zéro !

C’est parce que vous avez un kiki tout riquiqui que vous vous sentez le besoin de jouer les gros bras sur un ring ? A tous les coups c’est ça votre problème. N’est-ce pas messieurs les fillettes ? Pauvres fiottes va !

Vous n’avez rien dans le citron, tout dans le fion ! Vous ne vivez que par votre cul, bande de pédés ! En vérité vous pissez dans votre froc devant les tatoués, les vrais, les comme moi qui osent vous dire la vérité !

Moi je suis tatoué dans la tête, pas sur le cul comme vous !

Il n’y a que les fofolles pour se coller des vignettes de malabar sur les fesses ! Moi mon tatouage cérébral c’est du dur, du putain de tatouage de mecs qui en ont, de l’encre de mes foutues couilles d’acier, bref du roc, de l’indélébile, pas du petit lait qui part avec de la savonnette à chochotte !

Vous me faites bien rigoler avec vos biceps à la gomme.

Je suis persuadé que c’est de la guimauve tout ça, comme votre zizi d’ailleurs.

Et je sais que vous seriez bien incapables de venir me prouver le contraire… Je vous mets mes coordonnées. Je peux attendre longtemps, vous n’aurez jamais les couilles de venir baisser votre froc devant moi pour me montrer que vous en avez, puisque tout le monde sait bien que dans vos slibards il n’y a rien que du rembourrage à base de coton.

Avec moi l’illusion ne marche pas.

Maintenant que je viens de démasquer publiquement les fillettes qui se cachent derrière des muscles en toc, vous pouvez aller remettre vos jupes bande de pédales que vous êtes !

Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 LE MANS
02 43 80 42 98
09 50 35 86 22

836 – Je ne suis pas un provocateur !

22 mars 2009
AVERTISSEMENT

A ceux qui me taxent de simple provocateur et qui cherchent sans cesse à me nuire en me menaçant de déposer plainte contre moi, à ceux également qui me destinent leurs appels téléphoniques anonymes malveillants ou qui m’envoient des mails injurieux sous le fallacieux prétexte que la couleur de mon beau chapeau de sybarite déplaît à leur belle-mère en proie à des furies utérines ou que mon verbe ciselé perfore leurs minuscules convictions de minables et attente prétendument à leur dignité de cancaniers palmipèdes, je réponds ceci en ce qui concerne ce texte qu’il liront avec une secrète délectation sous une façade hypocritement outrée :

L’article fantaisiste dans lequel je cite nommément et mets en scène de manière scabreuse madame Ségolène Royal et monsieur Nicolas Sarkozy n’a rien de diffamatoire, d’injurieux ou d’irrespectueux à l’égard des illustres intéressés que je viens d’évoquer.

Ce texte franchement scatologique est à prendre au tout premier degré certes, mais dans l’esprit de la grande tradition rabelaisienne.

Je ne cherche à piéger personne.

Que celui qui ne souhaite pas lire ce texte de crainte d’être choqué ne le lise tout simplement pas.

Nul n’est obligé d’aller mettre le nez là où c’est supposé ne pas sentir bon.

Vous voilà avertis !

Que les lecteurs dûment prévenus noir sur blanc ne viennent pas se plaindre ensuite que je suis un « provocateur », puisque précisément je viens de leur conseiller de ne pas aller mettre leur museau dans le fumier.

Un texte aussi outrancier que celui que vous allez lire -ou non- et surtout parfaitement apolitique est destiné à faire rire, on s’en doute. Voilà un écrit purement récréatif.


Aucun message particulier à faire passer.

Vous voilà doublement prévenus.

Quant à ceux qui se sentiraient une âme de justicier du dimanche pour aller cafter à Sarkozy et à Royal que je les traîne dans la merde -nous sommes là dans la grosse facétie bien entendu- rien que pour se faire de la publicité à bon compte, à ceux-là je leur dis tout de suite : pas cap !

A bon entendeur…

Raphaël Zacharie de IZARRA

LE TEXTE :

ECHANGES INDIGNES ENTRE ROYAL (aussi appelée Sale-Vache) ET SARKOZY (dit Gros-Zizi)

Incroyable !

Sarkozy à la fin du débat télévisé devant les caméras du monde entier s’est levé, est monté sur la table, a sorti son gros zobinard en le dirigeant vers madame Royal et joignant le geste à la parole a dit :

– Tiens grosse salope de Ségo de mes deux, cela faisait deux heures quarante minutes que j’avais envie de te pisser à la gueule, voilà qui est fait !

Après avoir ainsi vidé sa vessie sur le visage interdit de Madame Royal (qui s’est cependant vite reprise), il a refermé sa braguette et s’est rassis comme si de rien n’était, un sourire narquois sur les lèvres.

Sur quoi la pauvre Ségolène, toute dégoulinante d’urine encore fumante s’est levée à son tour, est montée sur la table, imperturbable, s’y est accroupie et a déféqué de toutes ses forces en direction de monsieur Sarkozy en lui répondant sur un ton cynique :

– Ha ben tiens je te rends la monnaie de ta pièce mon p’tit Sarko : après la pinte de bière tiède, voici le chocolat chaud !

Ces derniers échanges furent déplorables, lamentables, atterrants et surtout donnent de la France une image vraiment affligeante. Les candidats de nos jours ne savent vraiment plus se tenir !

Si à présent les candidats se mettent à se pisser et à se chier à la gueule en guise d’argumentation, où va-t-on ? Je vous le demande !

836 – Je ne suis pas un provocateur !

22 mars 2009
AVERTISSEMENT

A ceux qui me taxent de simple provocateur et qui cherchent sans cesse à me nuire en me menaçant de déposer plainte contre moi, à ceux également qui me destinent leurs appels téléphoniques anonymes malveillants ou qui m’envoient des mails injurieux sous le fallacieux prétexte que la couleur de mon beau chapeau de sybarite déplaît à leur belle-mère en proie à des furies utérines ou que mon verbe ciselé perfore leurs minuscules convictions de minables et attente prétendument à leur dignité de cancaniers palmipèdes, je réponds ceci en ce qui concerne ce texte qu’il liront avec une secrète délectation sous une façade hypocritement outrée :

L’article fantaisiste dans lequel je cite nommément et mets en scène de manière scabreuse madame Ségolène Royal et monsieur Nicolas Sarkozy n’a rien de diffamatoire, d’injurieux ou d’irrespectueux à l’égard des illustres intéressés que je viens d’évoquer.

Ce texte franchement scatologique est à prendre au tout premier degré certes, mais dans l’esprit de la grande tradition rabelaisienne.

Je ne cherche à piéger personne.

Que celui qui ne souhaite pas lire ce texte de crainte d’être choqué ne le lise tout simplement pas.

Nul n’est obligé d’aller mettre le nez là où c’est supposé ne pas sentir bon.

Vous voilà avertis !

Que les lecteurs dûment prévenus noir sur blanc ne viennent pas se plaindre ensuite que je suis un « provocateur », puisque précisément je viens de leur conseiller de ne pas aller mettre leur museau dans le fumier.

Un texte aussi outrancier que celui que vous allez lire -ou non- et surtout parfaitement apolitique est destiné à faire rire, on s’en doute. Voilà un écrit purement récréatif.


Aucun message particulier à faire passer.

Vous voilà doublement prévenus.

Quant à ceux qui se sentiraient une âme de justicier du dimanche pour aller cafter à Sarkozy et à Royal que je les traîne dans la merde -nous sommes là dans la grosse facétie bien entendu- rien que pour se faire de la publicité à bon compte, à ceux-là je leur dis tout de suite : pas cap !

A bon entendeur…

Raphaël Zacharie de IZARRA

LE TEXTE :

ECHANGES INDIGNES ENTRE ROYAL (aussi appelée Sale-Vache) ET SARKOZY (dit Gros-Zizi)

Incroyable !

Sarkozy à la fin du débat télévisé devant les caméras du monde entier s’est levé, est monté sur la table, a sorti son gros zobinard en le dirigeant vers madame Royal et joignant le geste à la parole a dit :

– Tiens grosse salope de Ségo de mes deux, cela faisait deux heures quarante minutes que j’avais envie de te pisser à la gueule, voilà qui est fait !

Après avoir ainsi vidé sa vessie sur le visage interdit de Madame Royal (qui s’est cependant vite reprise), il a refermé sa braguette et s’est rassis comme si de rien n’était, un sourire narquois sur les lèvres.

Sur quoi la pauvre Ségolène, toute dégoulinante d’urine encore fumante s’est levée à son tour, est montée sur la table, imperturbable, s’y est accroupie et a déféqué de toutes ses forces en direction de monsieur Sarkozy en lui répondant sur un ton cynique :

– Ha ben tiens je te rends la monnaie de ta pièce mon p’tit Sarko : après la pinte de bière tiède, voici le chocolat chaud !

Ces derniers échanges furent déplorables, lamentables, atterrants et surtout donnent de la France une image vraiment affligeante. Les candidats de nos jours ne savent vraiment plus se tenir !

Si à présent les candidats se mettent à se pisser et à se chier à la gueule en guise d’argumentation, où va-t-on ? Je vous le demande !

REPONSE AUX MINEURS DE FOND

20 mars 2009
Des associations de mineurs de fond veulent porter plainte contre moi, liberté d’expression en péril !

Ma vidéo sarcastique sur les mineurs de fond http://www.dailymotion.com/search/mineurs+de+fond/video/x8avec_aux-mineurs-de-fond_creation a choqué une certaine catégorie de gens dans le nord de la France prêts à saisir la justice pour me faire interdire mon droit à l’expression publique et à la caricature.

Je m’empresse de répondre à ces personnes heurtées par mes propos.

La vidéo est bien évidemment à prendre au second degré. Ce deuxième degré est tellement évident qu’il me semblait inutile de le préciser. Je n’ai jamais eu l’intention d’injurier les mineurs de fond, bien au contraire. Mon but est de dénoncer le scandale de la mine : l’exploitation des faibles par les forts. A travers l’humour j’explique dans la vidéo le caractère délétère, pernicieux, malsain de la sacralisation de la mine par ceux-là mêmes qui en ont été les victimes.

En tournant en dérision à un degré aussi élevé le sacrifice des mineurs de fond, je souhaitais non pas les blesser dans ce qu’ils ont de plus cher mais bien au contraire les éveiller à une vérité insoupçonnable, aux antipodes du discours officiel qui, en les caressant dans le sens du poil, resserre odieusement leurs chaînes mentales.

Briser le cercle vicieux de la pensée toxique, tel était mon véritable dessein.

Je présente mes sincères excuses à ceux que j’ai pu involontairement offenser avec mes propos. Je le répète, là n’était pas mon but. Je respecte les individus, qu’ils soient mineurs de fond ou patrons d’usines, travailleurs ou rentiers. Ce respect des individus qui est chez moi une règle d’or ne doit pas pour autant m’empêcher d’user de mon droit d’expression sur quelque sujet que ce soit. Je tiens à faire respecter ce droit et pouvoir continuer de caricaturer, brocarder institutions, professions, sociétés, etc.

Nous sommes dans un pays de liberté et de démocratie.

Il serait inadmissible que pour des raisons bassement corporatistes un groupe d’individus exerce sur ma personne un « chantage à la mémoire » pour faire censurer ma parole. Loin de nier le drame humain que représente le travail dans les mines, dans cette vidéo je tiens justement à dénoncer le caractère nocif de la sacralisation du métier. Je regrette que certains, moins subtils que d’autres -ou plus sensibles du fait de leur histoire personnelle- aient perçu mes propos comme une stérile et facile insulte envers les mineurs. Je comprends néanmoins ces réactions outrées, c’est humain. Encore une fois je tiens à présenter mes excuses publiques à ces personnes. J’espère qu’elles ne m’ôteront pas mon droit à l’expression.

Dans cette société d’images et de multimédias, paradoxalement la liberté d’expression est en danger. Après le floutage dans la presse des marques, des visages, des plaques d’immatriculation, du tabagisme, de l’alcool, du sexe des angelots, maintenant celui des opinions ?

Ma vidéo se voulait avant tout un sketche aux vertus pédagogiques et non des propos sottement injurieux -voire haineux- comme l’ont pensé certaines personnes hermétiques à la subtilité.

Sous la forme de l’humour noir et avec férocité j’ai voulu dénoncer cet infâme atavisme chez les mineurs de fond consistant à magnifier leur enfer. Dans cette vidéo je joue le rôle d’un aristocrate d’opérette qui tient un discours certes caricatural sur les mineurs de fond mais qui ose néanmoins faire remonter certaines vérités peu agréables à entendre.

C’est une caricature. Or une caricature est nécessairement répugnante, grotesque, insane. Je me demande comment on a pu prendre au premier degré des propos aussi outranciers dans la forme… Pour le fond, j’ai le courage d’exprimer publiquement ma pensée : cette corporation de victimes du travail (mais pas spécifiquement, d’autres corporations également) génère son propre enfer à travers sa culture, sa glorification de la souffrance de ses travailleurs.

Je suis très respectueux des individus mais cela ne doit pas pour autant m’empêcher d’émettre mes opinions personnelles ou de créer des sketches, aussi féroces soient-ils. C’est ce qu’on appelle le respect de la liberté d’expression. Je n’accepterai pas qu’un groupe d’individus se mette au-dessus des lois sous des prétextes socio-culturels, voire historiques, en voulant m’interdire de m’adonner à mes activités pédagogiques, artistiques, littéraires.

Je n’ai jamais voulu choquer mais édifier, éveiller les victimes de la mine à un autre son de cloche, leur montrer une voie libératrice.

Ensuite, libre à chacun de préférer les chaînes ataviques du conditionnement socio-culturel à la parole certes sarcastique mais lucide, sincère, libératrice de l’oiseau de bon augure que je suis, en dépit des apparences qui bernent si facilement les plus emportés de mes détracteurs… Choisir de demeurer captif de ses émotions, empêtré dans ses liens mentaux est parfois plus facile que d’accepter de prendre son essor.

Que des gens aient pu être choqués par cette vidéo est regrettable et je m’en excuse sincèrement auprès d’eux.

L’humour est d’ailleurs un excellent moyen de lutter contre la sclérose des esprits. Les gens incapables de prendre de la distance sur leurs souffrances passées sont à plaindre.

Les mineurs de fond n’ont pas le monopole de la souffrance. Le misérabilisme et la démagogie faciles tournant traditionnellement autour de cette corporation doivent être contrés sans mollesse car ils sont l’expression d’un abus qui a certes les faveurs d’un vaste public populaire et d’une certaine presse mais qui sur le plan moral est condamnable. Affirmer cela n’est nullement une négation de leurs souffrances passées.

A quand les procès contre les auteurs de romans sous prétexte que leurs écrits déplaisent à une minorité de manchots, de nains gauchers ou de victimes de la grêle de mars ?

Je persiste et signe dans mes propos, et pas dans l’anonymat comme le font très courageusement mes détracteurs. Ces mineurs de fond bornés qui voudraient museler certaines voix n’exerceront pas sur moi leur dictature prolétarienne. La victimisation systématique (et à des fins suspectes) de cette corporation n’a pas de prise sur moi. Nul ne me manipulera et je défendrai toujours ce que je crois être juste, vrai, et à chaque fois à visage découvert.
Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réponse à un mineur de fond qui me reproche mes propos sur ma vidéo :

Monsieur,

Je me suis expliqué à propos de cette vidéo : il n’y avait aucune intention de ma part de nuire à quiconque ou d’injurier qui que ce soit. Cette vidéo n’est qu’un sketche, rien de plus. Derrière la caricature je dis certaines choses que je pense, ce n’est pas une insulte que d’émettre publiquement mon opinion sur la question des mineurs de fond, que je sache !

Je ne cèderai pas au chantage d’une corporation qui voudrait s’arroger le monopole de la souffrance. Dans cette vidéo caricaturale j’ose dire quelques vérités. Si celles-ci déplaisent tant à ceux qui se sentent visés, cela les regarde. Je ne retire rien, j’assume totalement et à visage découvert la portée de mes propos qui n’ont rien de haineux ni d’injurieux. Bien au contraire, ils sont pertinents et courageux. Ils reflètent des vérités que certaines personnes préfèreraient, me semble-t-il, ne jamais regarder en face…

La forme n’est qu’une caricature, du second degré. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas la subtilité (ou qui feignent ne pas la saisir pour des raisons suspectes : recevoir en pleine face la vérité fait parfois mal).

Si vous n’avez pas assez d’humour pour rire de votre misère, tant pis pour vous. Si la souffrance de votre vie passée dans les mines vous rend intolérant à ce point, alors j’ai raison de dénoncer ce que je dénonce.

Si on devait céder à la pression de tous les gens susceptibles ou qui se lèvent le matin de mauvaise humeur, nous vivrions dans une dictature de l’arbitraire. Cette société malheureusement de plus en plus dévirilisée ne doit pas se soumettre à la loi des associations, quelles qu’elles soient. Des gens sont morts pour notre liberté, avancez-vous en guise d’argument… Justement ! Il est question de cette liberté si chèrement acquise que vous souhaiteriez retirer à certains de vos concitoyens.

Un comble !

Je vis dans un pays démocratique, libre et j’entends pouvoir continuer à jouir de ma liberté d’expression.

Je n’ignore assurément pas qu’en cette époque pleine de pantouflards procéduriers les humoristes sont souvent les boucs-émissaires désignés des frustrés, des geignards, des victimes en tous genres de cette société malade, déresponsabilisée, infantilisée.

Il est tellement plus facile de s’attaquer à des humoristes plutôt que d’affronter la vérité en face ! Je ne suis nullement responsable des malheurs du monde. Chacun doit assumer le fardeau de son existence. Ensuite, si certains ont perdu tout sens de la mesure et se sont sclérosés dans leurs « pathos » socio-culturel au point de ne pas supporter la dérision, je le répète : cela les regarde.

Votre légion d’honneur est certes respectable mais ne vous confère pas plus de droit que cela, de même que ma particule ne m’autorise pas à restreindre la liberté d’autrui. Mettre en avant votre légion d’honneur pour tenter d’exercer un chantage, me faire censurer ma vidéo est un abus, une indignité inadmissible !

Je vous tiens ici un discours viril, adulte, responsable : assumez vos souffrances, sachez prendre une salutaire distance par rapport aux gens qui vous brocardent et tout ira tellement mieux !

Si on devait faire le procès de tous les humoristes un peu féroces, on n’en finirait jamais… Moi-même si je devais faire un procès à tous ceux qui m’ont caricaturé, raillé (voire même menacé, ce qui est bien pire qu’une caricature sur vidéo), j’en serais encore à patauger dans le ridicule.

Si vous préférez continuer à vous torturer l’esprit pour une caricature que vous avez pourtant le choix d’ignorer, c’est votre problème. Les intégristes de la cause minière malheureusement édifient leurs propres barrières qui les isolent des humoristes.

Je respecte leur choix de tourner en rond dans leur cage mentale.

Qu’ils respectent de leur côté ma liberté d’ouvrir les portes de la saine réflexion.

Travailler dans la mine ne confère aucune vertu spéciale. Certains parlent du courage des mineurs de fond… Quand il n’y a pas d’autre choix que de descendre au fond du trou, où est le courage ? De même on parle du courage de madame Bétancourt qui fut prisonnière dans la jungle. Elle n’a fait que subir son état de prisonnière, n’ayant pas d’autre choix. Le vrai courage c’est agir quand il y a possibilité de choix. Subir sa condition est une attitude « par défaut », plus proche de la faiblesse que du courage.

Dire cela ce n’est pas être injurieux, c’est être réellement courageux, lucide, indépendant dans sa réflexion. Une pensée saine, authentique est une pensée qui n’est pas influencée par des pressions extérieures, ni dénaturée par des intérêts socio-culturels, politiques ou professionnels.

Dans cette affaire des mineurs de fond j’ai le choix entre la facilité (l’hypocrisie) et la difficulté (la vérité).

Flatter les mineurs de fond serait certes très confortable pour moi. C’est ce que font les hommes politiques soucieux de ménager leur électorat ou les patrons d’usines désireux de faire prospérer leurs affaires. Pourtant je prends la voie la moins facile, celle de la vérité. C’est ce que mes détracteurs me reprochent, ceux-là même qui font l’apologie de la transparence !

Ceux qui me reprochent de dire la vérité sont les mêmes qui reprochent aux politiques et aux patrons de mentir… Quand on la ferme, ils braillent, quand on l’ouvre, ils braillent.

La qualité d’âme des individus n’a aucun rapport avec l’extraction sociale ou les conditions de vie. Se servir de ses origines sociales pour tenter d’asseoir une autorité morale visant à écraser les autres, à les empêcher de s’exprimer librement est un procédé anti démocratique, infâme et pour tout dire digne des pires dictatures.
Mon rôle n’est pas de bêler avec le troupeau mais de lever le voile sur ce qui n’est pas si évident à voir.

Des messies d’enfonçages de portes ouvertes, il y en a à la pelle.

Des gens qui avec raison dénoncent les patrons véreux, les assassins, les pédophiles, ce n’est pas cela qui manque.

Qu’il y ait des patrons véreux, des pédophiles ou des assassins n’empêche pas qu’il y ait des gens « honnêtes » pas si nets que cela…

Une victime peut aussi être un bourreau qui s’ignore. Exemples : les mineurs de fond exploités par le système et accessoirement mangeurs de porc se font aussi les complices de la barbarie perpétrée dans les abattoirs.

L’ouvrier courageux, sobre, non fumeur, serviable, honnête, père de famille et porteur de la légion d’honneur qui va voir une prostituée exploitée par des réseaux maffieux a aussi sa part d’infamie.

Les exemples de ce type sont infinis.

Je n’ai aucun intérêt financier à défendre. Ma parole est libre, n’est aliénée à aucune cause extérieure, prostituée à nul intérêt alimentaire, matériel ou honorifique. Aucune autorité au-dessus de ma tête ne contraint ma parole à sa loi. Je parle sans contrainte sociale, psychologiques ou professionnelle.

Je ne suis influencé par aucun lobbies. Personne n’exerce de pression sur moi pour tordre ma pensée dans un sens ou dans l’autre.

Je ne suis pas là pour flatter qui que ce soit mais pour dire la vérité, tout simplement.

Il n’est pas donné à tout le monde d’user d’une telle liberté d’esprit.

Avant de parler, le mineur de fond aura sur ses épaules le poids des traditions, le regard de toute une corporation, l’assentiment des siens -restreignant naturellement toute liberté de pensée-, mais surtout sa réflexion sera enchaînée par le simple atavisme à des causes non pas universelles, désintéressées mais personnelles, partiales et il ne pourra par conséquent que réciter (de manière inconsciente) sa leçon apprise par coeur depuis le berceau.

Ce sera d’ailleurs exactement la même chose pour le patron d’usine, le banquier, le professeur ou le paysan.

Ce qui n’est heureusement pas mon cas.

Je ne cèderai pas au chantage des victimes de l’atavisme prolétarien, qu’ils soient porteurs de légions d’honneur ou de simples bérets.

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur avance l’argument suivant : « Respect, valeurs, traditions, travail… « 

MA REPONSE :

Ce sont exactement les valeurs de vos patrons. Ils ont réussi à vous les inculquer jusqu’à l’os afin que vous les transmettiez à vos enfants et que ces derniers deviennent de dociles esclaves à la solde des descendants de ces patrons-manipulateurs…

Vous vous croyez libres dans vos valeurs alors que vous êtes enchaînés à votre insu à des causes cyniques et iniques qui font de vous des êtres hermétiques à la critique.

Beau travail d’endoctrinement de la part des patrons !

Le respect du travail et de la tradition est une invention des exploiteurs du XIXième siècle pour mieux soumettre les masses ouvrières. De la même manière, le patriotisme de la guerre 14-18 est une invention des marchands de canons.

Il n’y a que les ânes pour marcher au bâton et à la carotte. Moi je carbure à la réflexion, pas à la gnôle de la pensée sclérosée et délétère conçue pour endormir le bon peuple !

Raphaël Zacharie de IZARRA

=======

Un autre mineur m’envoie ce message :

« C’est le dernier commentaire que je publierai sur ce site misérable. Ce matin, nous avons tenu une réunion de bureau et lorsque j’ai présenté la vidéo, j’ai vu des larmes couler sur les joues d’anciens mineurs ou de leurs enfants… J’ai honte pour l’auteur de cette infamie ! Le travail de certains de mes ancêtres dans les mines, leur sacrifice m’ont permis de poursuivre mes études et d’être diplômé de l’université. Aujourd’hui , je suis gérant de plusieurs sociétés, mais je sais aussi d’où je viens. Honneur et respect à nos anciens mineurs ! »

MA REPONSE :

A présent le chantage aux larmes… Vous tombez bien bas !

Je songe à faire une vidéo encore plus féroce sur les mineurs de fond, donc plus édifiante, plus libératrice. Vos anciens auront des raisons supplémentaires de verser leurs larmes ataviques. De quoi alimenter leur masochisme socio-culturel durant leurs vieux jours …

Quoi qu’il en soit, voilà une bien belle complaisance dans la victimisation ! Les mineurs de fond sont très forts pour cela ! A quand le lynchage des humoristes ? Ne suis-je pas leur bouc-émissaire rêvé ?

Le salut de la classe prolétarienne et la libération des esprits sclérosés se fera par le rire !

Vive la liberté d’expression et tant pis pour les pleurnichards !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur me reproche de critiquer sa corporation et pas les puissants…


MA REPONSE :

Faire une vidéo pour railler Sarkozi dans l’affaire de la mobylette de son fils serait préférable selon vous que faire une vidéo raillant les mineurs ?

Pourquoi s’acharner de la sorte sur un citoyen sous prétexte qu’il est président de la république ? S’il y a injustice, moi je la vois dans ce harcèlement médiatico-pénal plus que dans la prétendue protection du président… Ce n’est pas parce que Sarkozy est un grand de ce monde qu’il mérite d’être poursuivi plus sévèrement qu’un quidam !

Pour se justifier les justiciers du dimanche revendiquent l’égalité des citoyens devant la loi… Et l’égalité devant la miséricorde, qu’en font-ils ? Le président a droit lui aussi à l’indulgence de la justice au même titre que ces Dupont-justiciers, ceux-là mêmes qui réclament des passe-droits quand ça les arrange…

Critiquer les mineurs demande un énorme courage : j’ai toutes les prétendues bonnes consciences sur le dos et j’assume. Trop facile de taper sur les habituels puissants sous prétexte qu’ils sont puissants ! Procédés de lâches qui se sentent ainsi protégés et soutenus par la vaste opinion publique…

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réaction :

Je suis fils, petit fils et arrière petit fils de mineurs de fond.Mes parents, mes ancêtres ont laissé au fond leur sueur, leur sangvoir leur vie pour nourir leur famille dans le respect et la dignité.Tes propos à travers cette vidéo sontblasphèmatoires,orduriers,calomnieux, racistes.Comment oses tu traiter de porcs qui puent, d’illétrés, de souillonsde pinardiers tout cette corporation de centaines de milliers d’hommesqui ont oeuvré à grandes peines au nouvel essor de la France quandcelle ci était au plus bas.J’entends dés lundi, avec les anciens mineurs de mes asociations et familles de cesderniers, déposer plainte en justice à ton encontre pour proposinjurieux, blasphème et discrimination de la corporation ouvrièreminière.Tu as beau te réfugier derrière des excuses et des explications àdeux sous, le mal est fait et la situation est désormais irréversible.

MA REPONSE :

Monsieur,

Je suis descendant d’aristocrates torturés et raccourcis par vos ancêtres.

Etc., etc…

Et pourtant je ne vous demande aucun compte.

Je vous renvoie à mon article détaillé que je viens de compléter : http://izarralune.blogspot.com/2009/03/reponse-aux-mineurs-de-fond.html

Vous aurez tous les détails de ma pensée sur le sujet des mineurs de fond, si vous avez assez de bonne foi pour daigner en prendre connaissance… Et d’intelligence pour comprendre certaines choses au lieu de sempiternellement bêler avec le troupeau.

Si vous voulez faire le procès de tous les auteurs de sketches qui caricaturent, brocardent, exagèrent, hé bien je vous souhaite bon courage !

Êtes-vous aussi SOT, STUPIDE, BÊTE au point de prendre mes propos dans la vidéo au premier degré ?

Êtes-vous donc aussi sclérosé, sénile ou bien carrément alcoolisé pour ne pas faire la part des choses ?

Les gens comme vous peuvent même devenir de vrais dangers publics ! Quand vous regardez une pièce de théâtre, allez-vous prendre l’acteur qui joue le rôle du salaud pour un réel salaud dans la vie et le lyncher à la fin du spectacle ?

Visiblement incapable de prendre le moindre recul, vous réagissez par rapport à ce sketche avec Bêtise.

Avec un immense B qui ne fait honneur ni à vos ancêtres ni à vous-même, permettez-moi de vous le dire.

Finalement je n’ai pas grand chose à répondre à la Bêtise… La Bêtise a toujours été difficile à combattre.

Sans finesse, comment voulez-vous comprendre l’essentiel ?

Sachez bien que je persiste et signe.

Je compte d’ailleurs enfoncer le clou avec une vidéo encore plus féroce !

Et j’entends publiquement ridiculiser la Bêtise que vous incarnez vous et vos frères les ânes qui braient à tort et à travers contre tout ce qui n’a pas la même couleur que leurs oreilles.

Les puissantes associations et combatifs syndicats d’artistes et Intermittents du spectacle s’associent bien évidemment à moi dans cette lutte contre la Bêtise que vous incarnez.

Je ne compte pas épargner ceux qui me taxent de raciste.

Même si votre plainte est parfaitement irrecevable, je compte quand même donner une leçon magistrale à la Bêtise que vous représentez.

Trop facile de s’attaquer à un auteur inconnu… Vous ne m’auriez pas attaqué si je m’étais appelé DANY BOON !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

REPONSE GENERALE A TOUS MES DETRACTEURS

Comment osez-vous être aussi bête, et publiquement encore ?

A votre place j’aurais honte de faire preuve de tant d’inintelligence, de grossièreté de jugement !

L’esprit de finesse ne semble vraiment pas être votre point fort !

Même un enfant de 12 ans saisirait l’ironie de ma vidéo… Faut-il être foutrement sot pour la prendre au sérieux !

Un tel manque de subtilité de la part d’adultes fait frémir quand on sait que ce sont les mêmes qui vont voter…

Et ces gens incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire, de lire entre les lignes sont censés avoir des idées politiques ? On donne des bulletins de vote à ces cancres ?

Je n’ose imaginer vos réactions si j’avais fait un sketche sur le sujet des néo-nazis ! Vous m’auriez, j’en suis maintenant vraiment persuadé, accusé de faire l’apologie du nazisme ! Quelle honte de la part d’adultes prétendument responsables !

Faire preuve d’autant de bêtise, est-ce tolérable ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

L’humoriste jouant le rôle caricatural d’un aristocrate d’opérette odieux n’adhère évidemment pas aux propos si outranciers qu’il prête à son personnage !

Confondre le personnage avec son auteur, le masque avec le vrai visage de celui qui le porte est une pure imbécillité ! J’ai fait maintes autres vidéos dans lesquelles j’endosse le rôle de personnages infâmes… Je parle des chiens, des femmes, des hommes d’une manière tout aussi féroce et surréaliste. Prendre au premier degré de tels propos, c’est de la Bêtise, c’est faire preuve d’une certaine grossièreté de jugement… Comment peut-on croire que je pense ce que je dis dans ma vidéo ?

La Bêtise est décidément une grave maladie de l’âme.

C’est cette même Bêtise qui est à l’origine des guerres, du racisme, de l’injustice…

Les Ayatollah de la cause minière n’imposeront pas leur loi sur DAILYMOTION !

Liberté d’expression en péril !

Après le scandale des intégristes musulmans voulant imposer la censure à la presse occidentale dans l’affaire des caricatures de Mahomet, aujourd’hui voici que pointent les baïonnettes des intégristes du prolétariat qui voudraient museler les humoristes de leur propre pays !

A quand la censure imposée par les imbéciles primaires et les cancres paresseux aux professeurs de mathématiques sous prétexte qu’ils ne comprennent rien aux subtilités des mathématiques ? Quand on ne comprend pas l’humour, l’ironie, quand on est imperméable à la finesse, on se contente d’aller à la pêche à la ligne !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un bel exemple d’ironie sur le même mode que ma vidéo : « LES ENFANTS, FAUT LES BRÛLER », interprété par l’hilarant DIDIER SUPER :

http://www.dailymotion.com/search/Les+enfants+faut+les+bruler/video/x4egi4_didier-super_music

C’est du énième degré absolument irrésistible ! Mais à déconseiller aux gens sans finesse… Évidemment, face à cette vidéo vous allez vous aussi hurler à l’apologie de crimes d’enfants !

Ces gens qui accusent Didier Super de faire l’apologie de la crémation d’enfants sont de criminels, d’inénarrables, d’irrécupérables imbéciles !

Et c’est à ces crétins que l’on donne le droit de vote !

Comment voulez-vous que ces gens qui accusent Didier Super d’apologie de crime envers les enfants ou qui m’accusent de proférer des injures publiques envers les mineurs de fond puissent comprendre un discours politique quand ils sont incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

°°°°°°°

FINALEMENT DANS UN SOUCI D’APAISEMENT GENERAL J’AI RETIRE MA VIDEO

Seulement on me demande à présent d’effacer cette présente page…

MA REPONSE :

Monsieur,

Pourquoi supprimer l’article ? Il n’offense personne. Au contraire il éclaire dans les moindres détails ma démarche filmique avortée.

Il est mon dernier espace de liberté d’expression au sujet de cette affaire, mon ultime bulle de respiration, la trace flagrante de l’intolérance de certains hommes à l’égard de la vérité, la triste preuve du triomphe de la bêtise sociale toute puissante sur l’Intelligence individuelle sans défense, le symbole de la victoire des ténèbres et des bestiales émotions sur la lumière divine de l’esprit crucifié au nom de la paix sociale. Sacrifié pour des causes temporelles.

La paix a certes été rétablie, mais non la vérité.

L’essentiel, c’est à dire la vidéo, a été mise hors de portée du public. Mes détracteurs n’ont aucune raison de vouloir m’écraser encore un peu plus.

Le reste, c’est à dire l’article, est censé n’être à leurs yeux qu’accessoire. Le point sensible était la vidéo et rien que la vidéo.

Une cause majeure me fait agir ainsi, une cause que j’estime supérieure à mes impératifs intellectuels, pédagogiques ou psychologiques : le respect des personnes et de leur sensibilité.

Ménager les sensibilités ne signifie pas pour autant adhérer à tout ce qui les flatte et maudire ce qui les offense. Je ne partage certes pas les valeurs populistes et les obsessions laborieuses des mineurs de fond mais je respecte la sensibilité des individus, quels qu’ils soient.

C’est au nom des hommes, par pure charité fraternelle donc, que j’ai choisi de retirer la vidéo, mais certainement pas au nom de la cause de la corporation car enfin je ne renie rien et tiens à le faire savoir dans cet article.

Cordialement.

Raphaël Zacharie de IZARRA

REPONSE AUX MINEURS DE FOND

20 mars 2009
Des associations de mineurs de fond veulent porter plainte contre moi, liberté d’expression en péril !

Ma vidéo sarcastique sur les mineurs de fond http://www.dailymotion.com/search/mineurs+de+fond/video/x8avec_aux-mineurs-de-fond_creation a choqué une certaine catégorie de gens dans le nord de la France prêts à saisir la justice pour me faire interdire mon droit à l’expression publique et à la caricature.

Je m’empresse de répondre à ces personnes heurtées par mes propos.

La vidéo est bien évidemment à prendre au second degré. Ce deuxième degré est tellement évident qu’il me semblait inutile de le préciser. Je n’ai jamais eu l’intention d’injurier les mineurs de fond, bien au contraire. Mon but est de dénoncer le scandale de la mine : l’exploitation des faibles par les forts. A travers l’humour j’explique dans la vidéo le caractère délétère, pernicieux, malsain de la sacralisation de la mine par ceux-là mêmes qui en ont été les victimes.

En tournant en dérision à un degré aussi élevé le sacrifice des mineurs de fond, je souhaitais non pas les blesser dans ce qu’ils ont de plus cher mais bien au contraire les éveiller à une vérité insoupçonnable, aux antipodes du discours officiel qui, en les caressant dans le sens du poil, resserre odieusement leurs chaînes mentales.

Briser le cercle vicieux de la pensée toxique, tel était mon véritable dessein.

Je présente mes sincères excuses à ceux que j’ai pu involontairement offenser avec mes propos. Je le répète, là n’était pas mon but. Je respecte les individus, qu’ils soient mineurs de fond ou patrons d’usines, travailleurs ou rentiers. Ce respect des individus qui est chez moi une règle d’or ne doit pas pour autant m’empêcher d’user de mon droit d’expression sur quelque sujet que ce soit. Je tiens à faire respecter ce droit et pouvoir continuer de caricaturer, brocarder institutions, professions, sociétés, etc.

Nous sommes dans un pays de liberté et de démocratie.

Il serait inadmissible que pour des raisons bassement corporatistes un groupe d’individus exerce sur ma personne un « chantage à la mémoire » pour faire censurer ma parole. Loin de nier le drame humain que représente le travail dans les mines, dans cette vidéo je tiens justement à dénoncer le caractère nocif de la sacralisation du métier. Je regrette que certains, moins subtils que d’autres -ou plus sensibles du fait de leur histoire personnelle- aient perçu mes propos comme une stérile et facile insulte envers les mineurs. Je comprends néanmoins ces réactions outrées, c’est humain. Encore une fois je tiens à présenter mes excuses publiques à ces personnes. J’espère qu’elles ne m’ôteront pas mon droit à l’expression.

Dans cette société d’images et de multimédias, paradoxalement la liberté d’expression est en danger. Après le floutage dans la presse des marques, des visages, des plaques d’immatriculation, du tabagisme, de l’alcool, du sexe des angelots, maintenant celui des opinions ?

Ma vidéo se voulait avant tout un sketche aux vertus pédagogiques et non des propos sottement injurieux -voire haineux- comme l’ont pensé certaines personnes hermétiques à la subtilité.

Sous la forme de l’humour noir et avec férocité j’ai voulu dénoncer cet infâme atavisme chez les mineurs de fond consistant à magnifier leur enfer. Dans cette vidéo je joue le rôle d’un aristocrate d’opérette qui tient un discours certes caricatural sur les mineurs de fond mais qui ose néanmoins faire remonter certaines vérités peu agréables à entendre.

C’est une caricature. Or une caricature est nécessairement répugnante, grotesque, insane. Je me demande comment on a pu prendre au premier degré des propos aussi outranciers dans la forme… Pour le fond, j’ai le courage d’exprimer publiquement ma pensée : cette corporation de victimes du travail (mais pas spécifiquement, d’autres corporations également) génère son propre enfer à travers sa culture, sa glorification de la souffrance de ses travailleurs.

Je suis très respectueux des individus mais cela ne doit pas pour autant m’empêcher d’émettre mes opinions personnelles ou de créer des sketches, aussi féroces soient-ils. C’est ce qu’on appelle le respect de la liberté d’expression. Je n’accepterai pas qu’un groupe d’individus se mette au-dessus des lois sous des prétextes socio-culturels, voire historiques, en voulant m’interdire de m’adonner à mes activités pédagogiques, artistiques, littéraires.

Je n’ai jamais voulu choquer mais édifier, éveiller les victimes de la mine à un autre son de cloche, leur montrer une voie libératrice.

Ensuite, libre à chacun de préférer les chaînes ataviques du conditionnement socio-culturel à la parole certes sarcastique mais lucide, sincère, libératrice de l’oiseau de bon augure que je suis, en dépit des apparences qui bernent si facilement les plus emportés de mes détracteurs… Choisir de demeurer captif de ses émotions, empêtré dans ses liens mentaux est parfois plus facile que d’accepter de prendre son essor.

Que des gens aient pu être choqués par cette vidéo est regrettable et je m’en excuse sincèrement auprès d’eux.

L’humour est d’ailleurs un excellent moyen de lutter contre la sclérose des esprits. Les gens incapables de prendre de la distance sur leurs souffrances passées sont à plaindre.

Les mineurs de fond n’ont pas le monopole de la souffrance. Le misérabilisme et la démagogie faciles tournant traditionnellement autour de cette corporation doivent être contrés sans mollesse car ils sont l’expression d’un abus qui a certes les faveurs d’un vaste public populaire et d’une certaine presse mais qui sur le plan moral est condamnable. Affirmer cela n’est nullement une négation de leurs souffrances passées.

A quand les procès contre les auteurs de romans sous prétexte que leurs écrits déplaisent à une minorité de manchots, de nains gauchers ou de victimes de la grêle de mars ?

Je persiste et signe dans mes propos, et pas dans l’anonymat comme le font très courageusement mes détracteurs. Ces mineurs de fond bornés qui voudraient museler certaines voix n’exerceront pas sur moi leur dictature prolétarienne. La victimisation systématique (et à des fins suspectes) de cette corporation n’a pas de prise sur moi. Nul ne me manipulera et je défendrai toujours ce que je crois être juste, vrai, et à chaque fois à visage découvert.
Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réponse à un mineur de fond qui me reproche mes propos sur ma vidéo :

Monsieur,

Je me suis expliqué à propos de cette vidéo : il n’y avait aucune intention de ma part de nuire à quiconque ou d’injurier qui que ce soit. Cette vidéo n’est qu’un sketche, rien de plus. Derrière la caricature je dis certaines choses que je pense, ce n’est pas une insulte que d’émettre publiquement mon opinion sur la question des mineurs de fond, que je sache !

Je ne cèderai pas au chantage d’une corporation qui voudrait s’arroger le monopole de la souffrance. Dans cette vidéo caricaturale j’ose dire quelques vérités. Si celles-ci déplaisent tant à ceux qui se sentent visés, cela les regarde. Je ne retire rien, j’assume totalement et à visage découvert la portée de mes propos qui n’ont rien de haineux ni d’injurieux. Bien au contraire, ils sont pertinents et courageux. Ils reflètent des vérités que certaines personnes préfèreraient, me semble-t-il, ne jamais regarder en face…

La forme n’est qu’une caricature, du second degré. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas la subtilité (ou qui feignent ne pas la saisir pour des raisons suspectes : recevoir en pleine face la vérité fait parfois mal).

Si vous n’avez pas assez d’humour pour rire de votre misère, tant pis pour vous. Si la souffrance de votre vie passée dans les mines vous rend intolérant à ce point, alors j’ai raison de dénoncer ce que je dénonce.

Si on devait céder à la pression de tous les gens susceptibles ou qui se lèvent le matin de mauvaise humeur, nous vivrions dans une dictature de l’arbitraire. Cette société malheureusement de plus en plus dévirilisée ne doit pas se soumettre à la loi des associations, quelles qu’elles soient. Des gens sont morts pour notre liberté, avancez-vous en guise d’argument… Justement ! Il est question de cette liberté si chèrement acquise que vous souhaiteriez retirer à certains de vos concitoyens.

Un comble !

Je vis dans un pays démocratique, libre et j’entends pouvoir continuer à jouir de ma liberté d’expression.

Je n’ignore assurément pas qu’en cette époque pleine de pantouflards procéduriers les humoristes sont souvent les boucs-émissaires désignés des frustrés, des geignards, des victimes en tous genres de cette société malade, déresponsabilisée, infantilisée.

Il est tellement plus facile de s’attaquer à des humoristes plutôt que d’affronter la vérité en face ! Je ne suis nullement responsable des malheurs du monde. Chacun doit assumer le fardeau de son existence. Ensuite, si certains ont perdu tout sens de la mesure et se sont sclérosés dans leurs « pathos » socio-culturel au point de ne pas supporter la dérision, je le répète : cela les regarde.

Votre légion d’honneur est certes respectable mais ne vous confère pas plus de droit que cela, de même que ma particule ne m’autorise pas à restreindre la liberté d’autrui. Mettre en avant votre légion d’honneur pour tenter d’exercer un chantage, me faire censurer ma vidéo est un abus, une indignité inadmissible !

Je vous tiens ici un discours viril, adulte, responsable : assumez vos souffrances, sachez prendre une salutaire distance par rapport aux gens qui vous brocardent et tout ira tellement mieux !

Si on devait faire le procès de tous les humoristes un peu féroces, on n’en finirait jamais… Moi-même si je devais faire un procès à tous ceux qui m’ont caricaturé, raillé (voire même menacé, ce qui est bien pire qu’une caricature sur vidéo), j’en serais encore à patauger dans le ridicule.

Si vous préférez continuer à vous torturer l’esprit pour une caricature que vous avez pourtant le choix d’ignorer, c’est votre problème. Les intégristes de la cause minière malheureusement édifient leurs propres barrières qui les isolent des humoristes.

Je respecte leur choix de tourner en rond dans leur cage mentale.

Qu’ils respectent de leur côté ma liberté d’ouvrir les portes de la saine réflexion.

Travailler dans la mine ne confère aucune vertu spéciale. Certains parlent du courage des mineurs de fond… Quand il n’y a pas d’autre choix que de descendre au fond du trou, où est le courage ? De même on parle du courage de madame Bétancourt qui fut prisonnière dans la jungle. Elle n’a fait que subir son état de prisonnière, n’ayant pas d’autre choix. Le vrai courage c’est agir quand il y a possibilité de choix. Subir sa condition est une attitude « par défaut », plus proche de la faiblesse que du courage.

Dire cela ce n’est pas être injurieux, c’est être réellement courageux, lucide, indépendant dans sa réflexion. Une pensée saine, authentique est une pensée qui n’est pas influencée par des pressions extérieures, ni dénaturée par des intérêts socio-culturels, politiques ou professionnels.

Dans cette affaire des mineurs de fond j’ai le choix entre la facilité (l’hypocrisie) et la difficulté (la vérité).

Flatter les mineurs de fond serait certes très confortable pour moi. C’est ce que font les hommes politiques soucieux de ménager leur électorat ou les patrons d’usines désireux de faire prospérer leurs affaires. Pourtant je prends la voie la moins facile, celle de la vérité. C’est ce que mes détracteurs me reprochent, ceux-là même qui font l’apologie de la transparence !

Ceux qui me reprochent de dire la vérité sont les mêmes qui reprochent aux politiques et aux patrons de mentir… Quand on la ferme, ils braillent, quand on l’ouvre, ils braillent.

La qualité d’âme des individus n’a aucun rapport avec l’extraction sociale ou les conditions de vie. Se servir de ses origines sociales pour tenter d’asseoir une autorité morale visant à écraser les autres, à les empêcher de s’exprimer librement est un procédé anti démocratique, infâme et pour tout dire digne des pires dictatures.
Mon rôle n’est pas de bêler avec le troupeau mais de lever le voile sur ce qui n’est pas si évident à voir.

Des messies d’enfonçages de portes ouvertes, il y en a à la pelle.

Des gens qui avec raison dénoncent les patrons véreux, les assassins, les pédophiles, ce n’est pas cela qui manque.

Qu’il y ait des patrons véreux, des pédophiles ou des assassins n’empêche pas qu’il y ait des gens « honnêtes » pas si nets que cela…

Une victime peut aussi être un bourreau qui s’ignore. Exemples : les mineurs de fond exploités par le système et accessoirement mangeurs de porc se font aussi les complices de la barbarie perpétrée dans les abattoirs.

L’ouvrier courageux, sobre, non fumeur, serviable, honnête, père de famille et porteur de la légion d’honneur qui va voir une prostituée exploitée par des réseaux maffieux a aussi sa part d’infamie.

Les exemples de ce type sont infinis.

Je n’ai aucun intérêt financier à défendre. Ma parole est libre, n’est aliénée à aucune cause extérieure, prostituée à nul intérêt alimentaire, matériel ou honorifique. Aucune autorité au-dessus de ma tête ne contraint ma parole à sa loi. Je parle sans contrainte sociale, psychologiques ou professionnelle.

Je ne suis influencé par aucun lobbies. Personne n’exerce de pression sur moi pour tordre ma pensée dans un sens ou dans l’autre.

Je ne suis pas là pour flatter qui que ce soit mais pour dire la vérité, tout simplement.

Il n’est pas donné à tout le monde d’user d’une telle liberté d’esprit.

Avant de parler, le mineur de fond aura sur ses épaules le poids des traditions, le regard de toute une corporation, l’assentiment des siens -restreignant naturellement toute liberté de pensée-, mais surtout sa réflexion sera enchaînée par le simple atavisme à des causes non pas universelles, désintéressées mais personnelles, partiales et il ne pourra par conséquent que réciter (de manière inconsciente) sa leçon apprise par coeur depuis le berceau.

Ce sera d’ailleurs exactement la même chose pour le patron d’usine, le banquier, le professeur ou le paysan.

Ce qui n’est heureusement pas mon cas.

Je ne cèderai pas au chantage des victimes de l’atavisme prolétarien, qu’ils soient porteurs de légions d’honneur ou de simples bérets.

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur avance l’argument suivant : « Respect, valeurs, traditions, travail… « 

MA REPONSE :

Ce sont exactement les valeurs de vos patrons. Ils ont réussi à vous les inculquer jusqu’à l’os afin que vous les transmettiez à vos enfants et que ces derniers deviennent de dociles esclaves à la solde des descendants de ces patrons-manipulateurs…

Vous vous croyez libres dans vos valeurs alors que vous êtes enchaînés à votre insu à des causes cyniques et iniques qui font de vous des êtres hermétiques à la critique.

Beau travail d’endoctrinement de la part des patrons !

Le respect du travail et de la tradition est une invention des exploiteurs du XIXième siècle pour mieux soumettre les masses ouvrières. De la même manière, le patriotisme de la guerre 14-18 est une invention des marchands de canons.

Il n’y a que les ânes pour marcher au bâton et à la carotte. Moi je carbure à la réflexion, pas à la gnôle de la pensée sclérosée et délétère conçue pour endormir le bon peuple !

Raphaël Zacharie de IZARRA

=======

Un autre mineur m’envoie ce message :

« C’est le dernier commentaire que je publierai sur ce site misérable. Ce matin, nous avons tenu une réunion de bureau et lorsque j’ai présenté la vidéo, j’ai vu des larmes couler sur les joues d’anciens mineurs ou de leurs enfants… J’ai honte pour l’auteur de cette infamie ! Le travail de certains de mes ancêtres dans les mines, leur sacrifice m’ont permis de poursuivre mes études et d’être diplômé de l’université. Aujourd’hui , je suis gérant de plusieurs sociétés, mais je sais aussi d’où je viens. Honneur et respect à nos anciens mineurs ! »

MA REPONSE :

A présent le chantage aux larmes… Vous tombez bien bas !

Je songe à faire une vidéo encore plus féroce sur les mineurs de fond, donc plus édifiante, plus libératrice. Vos anciens auront des raisons supplémentaires de verser leurs larmes ataviques. De quoi alimenter leur masochisme socio-culturel durant leurs vieux jours …

Quoi qu’il en soit, voilà une bien belle complaisance dans la victimisation ! Les mineurs de fond sont très forts pour cela ! A quand le lynchage des humoristes ? Ne suis-je pas leur bouc-émissaire rêvé ?

Le salut de la classe prolétarienne et la libération des esprits sclérosés se fera par le rire !

Vive la liberté d’expression et tant pis pour les pleurnichards !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur me reproche de critiquer sa corporation et pas les puissants…


MA REPONSE :

Faire une vidéo pour railler Sarkozi dans l’affaire de la mobylette de son fils serait préférable selon vous que faire une vidéo raillant les mineurs ?

Pourquoi s’acharner de la sorte sur un citoyen sous prétexte qu’il est président de la république ? S’il y a injustice, moi je la vois dans ce harcèlement médiatico-pénal plus que dans la prétendue protection du président… Ce n’est pas parce que Sarkozy est un grand de ce monde qu’il mérite d’être poursuivi plus sévèrement qu’un quidam !

Pour se justifier les justiciers du dimanche revendiquent l’égalité des citoyens devant la loi… Et l’égalité devant la miséricorde, qu’en font-ils ? Le président a droit lui aussi à l’indulgence de la justice au même titre que ces Dupont-justiciers, ceux-là mêmes qui réclament des passe-droits quand ça les arrange…

Critiquer les mineurs demande un énorme courage : j’ai toutes les prétendues bonnes consciences sur le dos et j’assume. Trop facile de taper sur les habituels puissants sous prétexte qu’ils sont puissants ! Procédés de lâches qui se sentent ainsi protégés et soutenus par la vaste opinion publique…

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réaction :

Je suis fils, petit fils et arrière petit fils de mineurs de fond.Mes parents, mes ancêtres ont laissé au fond leur sueur, leur sangvoir leur vie pour nourir leur famille dans le respect et la dignité.Tes propos à travers cette vidéo sontblasphèmatoires,orduriers,calomnieux, racistes.Comment oses tu traiter de porcs qui puent, d’illétrés, de souillonsde pinardiers tout cette corporation de centaines de milliers d’hommesqui ont oeuvré à grandes peines au nouvel essor de la France quandcelle ci était au plus bas.J’entends dés lundi, avec les anciens mineurs de mes asociations et familles de cesderniers, déposer plainte en justice à ton encontre pour proposinjurieux, blasphème et discrimination de la corporation ouvrièreminière.Tu as beau te réfugier derrière des excuses et des explications àdeux sous, le mal est fait et la situation est désormais irréversible.

MA REPONSE :

Monsieur,

Je suis descendant d’aristocrates torturés et raccourcis par vos ancêtres.

Etc., etc…

Et pourtant je ne vous demande aucun compte.

Je vous renvoie à mon article détaillé que je viens de compléter : http://izarralune.blogspot.com/2009/03/reponse-aux-mineurs-de-fond.html

Vous aurez tous les détails de ma pensée sur le sujet des mineurs de fond, si vous avez assez de bonne foi pour daigner en prendre connaissance… Et d’intelligence pour comprendre certaines choses au lieu de sempiternellement bêler avec le troupeau.

Si vous voulez faire le procès de tous les auteurs de sketches qui caricaturent, brocardent, exagèrent, hé bien je vous souhaite bon courage !

Êtes-vous aussi SOT, STUPIDE, BÊTE au point de prendre mes propos dans la vidéo au premier degré ?

Êtes-vous donc aussi sclérosé, sénile ou bien carrément alcoolisé pour ne pas faire la part des choses ?

Les gens comme vous peuvent même devenir de vrais dangers publics ! Quand vous regardez une pièce de théâtre, allez-vous prendre l’acteur qui joue le rôle du salaud pour un réel salaud dans la vie et le lyncher à la fin du spectacle ?

Visiblement incapable de prendre le moindre recul, vous réagissez par rapport à ce sketche avec Bêtise.

Avec un immense B qui ne fait honneur ni à vos ancêtres ni à vous-même, permettez-moi de vous le dire.

Finalement je n’ai pas grand chose à répondre à la Bêtise… La Bêtise a toujours été difficile à combattre.

Sans finesse, comment voulez-vous comprendre l’essentiel ?

Sachez bien que je persiste et signe.

Je compte d’ailleurs enfoncer le clou avec une vidéo encore plus féroce !

Et j’entends publiquement ridiculiser la Bêtise que vous incarnez vous et vos frères les ânes qui braient à tort et à travers contre tout ce qui n’a pas la même couleur que leurs oreilles.

Les puissantes associations et combatifs syndicats d’artistes et Intermittents du spectacle s’associent bien évidemment à moi dans cette lutte contre la Bêtise que vous incarnez.

Je ne compte pas épargner ceux qui me taxent de raciste.

Même si votre plainte est parfaitement irrecevable, je compte quand même donner une leçon magistrale à la Bêtise que vous représentez.

Trop facile de s’attaquer à un auteur inconnu… Vous ne m’auriez pas attaqué si je m’étais appelé DANY BOON !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

REPONSE GENERALE A TOUS MES DETRACTEURS

Comment osez-vous être aussi bête, et publiquement encore ?

A votre place j’aurais honte de faire preuve de tant d’inintelligence, de grossièreté de jugement !

L’esprit de finesse ne semble vraiment pas être votre point fort !

Même un enfant de 12 ans saisirait l’ironie de ma vidéo… Faut-il être foutrement sot pour la prendre au sérieux !

Un tel manque de subtilité de la part d’adultes fait frémir quand on sait que ce sont les mêmes qui vont voter…

Et ces gens incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire, de lire entre les lignes sont censés avoir des idées politiques ? On donne des bulletins de vote à ces cancres ?

Je n’ose imaginer vos réactions si j’avais fait un sketche sur le sujet des néo-nazis ! Vous m’auriez, j’en suis maintenant vraiment persuadé, accusé de faire l’apologie du nazisme ! Quelle honte de la part d’adultes prétendument responsables !

Faire preuve d’autant de bêtise, est-ce tolérable ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

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L’humoriste jouant le rôle caricatural d’un aristocrate d’opérette odieux n’adhère évidemment pas aux propos si outranciers qu’il prête à son personnage !

Confondre le personnage avec son auteur, le masque avec le vrai visage de celui qui le porte est une pure imbécillité ! J’ai fait maintes autres vidéos dans lesquelles j’endosse le rôle de personnages infâmes… Je parle des chiens, des femmes, des hommes d’une manière tout aussi féroce et surréaliste. Prendre au premier degré de tels propos, c’est de la Bêtise, c’est faire preuve d’une certaine grossièreté de jugement… Comment peut-on croire que je pense ce que je dis dans ma vidéo ?

La Bêtise est décidément une grave maladie de l’âme.

C’est cette même Bêtise qui est à l’origine des guerres, du racisme, de l’injustice…

Les Ayatollah de la cause minière n’imposeront pas leur loi sur DAILYMOTION !

Liberté d’expression en péril !

Après le scandale des intégristes musulmans voulant imposer la censure à la presse occidentale dans l’affaire des caricatures de Mahomet, aujourd’hui voici que pointent les baïonnettes des intégristes du prolétariat qui voudraient museler les humoristes de leur propre pays !

A quand la censure imposée par les imbéciles primaires et les cancres paresseux aux professeurs de mathématiques sous prétexte qu’ils ne comprennent rien aux subtilités des mathématiques ? Quand on ne comprend pas l’humour, l’ironie, quand on est imperméable à la finesse, on se contente d’aller à la pêche à la ligne !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un bel exemple d’ironie sur le même mode que ma vidéo : « LES ENFANTS, FAUT LES BRÛLER », interprété par l’hilarant DIDIER SUPER :

http://www.dailymotion.com/search/Les+enfants+faut+les+bruler/video/x4egi4_didier-super_music

C’est du énième degré absolument irrésistible ! Mais à déconseiller aux gens sans finesse… Évidemment, face à cette vidéo vous allez vous aussi hurler à l’apologie de crimes d’enfants !

Ces gens qui accusent Didier Super de faire l’apologie de la crémation d’enfants sont de criminels, d’inénarrables, d’irrécupérables imbéciles !

Et c’est à ces crétins que l’on donne le droit de vote !

Comment voulez-vous que ces gens qui accusent Didier Super d’apologie de crime envers les enfants ou qui m’accusent de proférer des injures publiques envers les mineurs de fond puissent comprendre un discours politique quand ils sont incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

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FINALEMENT DANS UN SOUCI D’APAISEMENT GENERAL J’AI RETIRE MA VIDEO

Seulement on me demande à présent d’effacer cette présente page…

MA REPONSE :

Monsieur,

Pourquoi supprimer l’article ? Il n’offense personne. Au contraire il éclaire dans les moindres détails ma démarche filmique avortée.

Il est mon dernier espace de liberté d’expression au sujet de cette affaire, mon ultime bulle de respiration, la trace flagrante de l’intolérance de certains hommes à l’égard de la vérité, la triste preuve du triomphe de la bêtise sociale toute puissante sur l’Intelligence individuelle sans défense, le symbole de la victoire des ténèbres et des bestiales émotions sur la lumière divine de l’esprit crucifié au nom de la paix sociale. Sacrifié pour des causes temporelles.

La paix a certes été rétablie, mais non la vérité.

L’essentiel, c’est à dire la vidéo, a été mise hors de portée du public. Mes détracteurs n’ont aucune raison de vouloir m’écraser encore un peu plus.

Le reste, c’est à dire l’article, est censé n’être à leurs yeux qu’accessoire. Le point sensible était la vidéo et rien que la vidéo.

Une cause majeure me fait agir ainsi, une cause que j’estime supérieure à mes impératifs intellectuels, pédagogiques ou psychologiques : le respect des personnes et de leur sensibilité.

Ménager les sensibilités ne signifie pas pour autant adhérer à tout ce qui les flatte et maudire ce qui les offense. Je ne partage certes pas les valeurs populistes et les obsessions laborieuses des mineurs de fond mais je respecte la sensibilité des individus, quels qu’ils soient.

C’est au nom des hommes, par pure charité fraternelle donc, que j’ai choisi de retirer la vidéo, mais certainement pas au nom de la cause de la corporation car enfin je ne renie rien et tiens à le faire savoir dans cet article.

Cordialement.

Raphaël Zacharie de IZARRA

REPONSE AUX MINEURS DE FOND

20 mars 2009
Des associations de mineurs de fond veulent porter plainte contre moi, liberté d’expression en péril !

Ma vidéo sarcastique sur les mineurs de fond http://www.dailymotion.com/search/mineurs+de+fond/video/x8avec_aux-mineurs-de-fond_creation a choqué une certaine catégorie de gens dans le nord de la France prêts à saisir la justice pour me faire interdire mon droit à l’expression publique et à la caricature.

Je m’empresse de répondre à ces personnes heurtées par mes propos.

La vidéo est bien évidemment à prendre au second degré. Ce deuxième degré est tellement évident qu’il me semblait inutile de le préciser. Je n’ai jamais eu l’intention d’injurier les mineurs de fond, bien au contraire. Mon but est de dénoncer le scandale de la mine : l’exploitation des faibles par les forts. A travers l’humour j’explique dans la vidéo le caractère délétère, pernicieux, malsain de la sacralisation de la mine par ceux-là mêmes qui en ont été les victimes.

En tournant en dérision à un degré aussi élevé le sacrifice des mineurs de fond, je souhaitais non pas les blesser dans ce qu’ils ont de plus cher mais bien au contraire les éveiller à une vérité insoupçonnable, aux antipodes du discours officiel qui, en les caressant dans le sens du poil, resserre odieusement leurs chaînes mentales.

Briser le cercle vicieux de la pensée toxique, tel était mon véritable dessein.

Je présente mes sincères excuses à ceux que j’ai pu involontairement offenser avec mes propos. Je le répète, là n’était pas mon but. Je respecte les individus, qu’ils soient mineurs de fond ou patrons d’usines, travailleurs ou rentiers. Ce respect des individus qui est chez moi une règle d’or ne doit pas pour autant m’empêcher d’user de mon droit d’expression sur quelque sujet que ce soit. Je tiens à faire respecter ce droit et pouvoir continuer de caricaturer, brocarder institutions, professions, sociétés, etc.

Nous sommes dans un pays de liberté et de démocratie.

Il serait inadmissible que pour des raisons bassement corporatistes un groupe d’individus exerce sur ma personne un « chantage à la mémoire » pour faire censurer ma parole. Loin de nier le drame humain que représente le travail dans les mines, dans cette vidéo je tiens justement à dénoncer le caractère nocif de la sacralisation du métier. Je regrette que certains, moins subtils que d’autres -ou plus sensibles du fait de leur histoire personnelle- aient perçu mes propos comme une stérile et facile insulte envers les mineurs. Je comprends néanmoins ces réactions outrées, c’est humain. Encore une fois je tiens à présenter mes excuses publiques à ces personnes. J’espère qu’elles ne m’ôteront pas mon droit à l’expression.

Dans cette société d’images et de multimédias, paradoxalement la liberté d’expression est en danger. Après le floutage dans la presse des marques, des visages, des plaques d’immatriculation, du tabagisme, de l’alcool, du sexe des angelots, maintenant celui des opinions ?

Ma vidéo se voulait avant tout un sketche aux vertus pédagogiques et non des propos sottement injurieux -voire haineux- comme l’ont pensé certaines personnes hermétiques à la subtilité.

Sous la forme de l’humour noir et avec férocité j’ai voulu dénoncer cet infâme atavisme chez les mineurs de fond consistant à magnifier leur enfer. Dans cette vidéo je joue le rôle d’un aristocrate d’opérette qui tient un discours certes caricatural sur les mineurs de fond mais qui ose néanmoins faire remonter certaines vérités peu agréables à entendre.

C’est une caricature. Or une caricature est nécessairement répugnante, grotesque, insane. Je me demande comment on a pu prendre au premier degré des propos aussi outranciers dans la forme… Pour le fond, j’ai le courage d’exprimer publiquement ma pensée : cette corporation de victimes du travail (mais pas spécifiquement, d’autres corporations également) génère son propre enfer à travers sa culture, sa glorification de la souffrance de ses travailleurs.

Je suis très respectueux des individus mais cela ne doit pas pour autant m’empêcher d’émettre mes opinions personnelles ou de créer des sketches, aussi féroces soient-ils. C’est ce qu’on appelle le respect de la liberté d’expression. Je n’accepterai pas qu’un groupe d’individus se mette au-dessus des lois sous des prétextes socio-culturels, voire historiques, en voulant m’interdire de m’adonner à mes activités pédagogiques, artistiques, littéraires.

Je n’ai jamais voulu choquer mais édifier, éveiller les victimes de la mine à un autre son de cloche, leur montrer une voie libératrice.

Ensuite, libre à chacun de préférer les chaînes ataviques du conditionnement socio-culturel à la parole certes sarcastique mais lucide, sincère, libératrice de l’oiseau de bon augure que je suis, en dépit des apparences qui bernent si facilement les plus emportés de mes détracteurs… Choisir de demeurer captif de ses émotions, empêtré dans ses liens mentaux est parfois plus facile que d’accepter de prendre son essor.

Que des gens aient pu être choqués par cette vidéo est regrettable et je m’en excuse sincèrement auprès d’eux.

L’humour est d’ailleurs un excellent moyen de lutter contre la sclérose des esprits. Les gens incapables de prendre de la distance sur leurs souffrances passées sont à plaindre.

Les mineurs de fond n’ont pas le monopole de la souffrance. Le misérabilisme et la démagogie faciles tournant traditionnellement autour de cette corporation doivent être contrés sans mollesse car ils sont l’expression d’un abus qui a certes les faveurs d’un vaste public populaire et d’une certaine presse mais qui sur le plan moral est condamnable. Affirmer cela n’est nullement une négation de leurs souffrances passées.

A quand les procès contre les auteurs de romans sous prétexte que leurs écrits déplaisent à une minorité de manchots, de nains gauchers ou de victimes de la grêle de mars ?

Je persiste et signe dans mes propos, et pas dans l’anonymat comme le font très courageusement mes détracteurs. Ces mineurs de fond bornés qui voudraient museler certaines voix n’exerceront pas sur moi leur dictature prolétarienne. La victimisation systématique (et à des fins suspectes) de cette corporation n’a pas de prise sur moi. Nul ne me manipulera et je défendrai toujours ce que je crois être juste, vrai, et à chaque fois à visage découvert.
Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réponse à un mineur de fond qui me reproche mes propos sur ma vidéo :

Monsieur,

Je me suis expliqué à propos de cette vidéo : il n’y avait aucune intention de ma part de nuire à quiconque ou d’injurier qui que ce soit. Cette vidéo n’est qu’un sketche, rien de plus. Derrière la caricature je dis certaines choses que je pense, ce n’est pas une insulte que d’émettre publiquement mon opinion sur la question des mineurs de fond, que je sache !

Je ne cèderai pas au chantage d’une corporation qui voudrait s’arroger le monopole de la souffrance. Dans cette vidéo caricaturale j’ose dire quelques vérités. Si celles-ci déplaisent tant à ceux qui se sentent visés, cela les regarde. Je ne retire rien, j’assume totalement et à visage découvert la portée de mes propos qui n’ont rien de haineux ni d’injurieux. Bien au contraire, ils sont pertinents et courageux. Ils reflètent des vérités que certaines personnes préfèreraient, me semble-t-il, ne jamais regarder en face…

La forme n’est qu’une caricature, du second degré. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas la subtilité (ou qui feignent ne pas la saisir pour des raisons suspectes : recevoir en pleine face la vérité fait parfois mal).

Si vous n’avez pas assez d’humour pour rire de votre misère, tant pis pour vous. Si la souffrance de votre vie passée dans les mines vous rend intolérant à ce point, alors j’ai raison de dénoncer ce que je dénonce.

Si on devait céder à la pression de tous les gens susceptibles ou qui se lèvent le matin de mauvaise humeur, nous vivrions dans une dictature de l’arbitraire. Cette société malheureusement de plus en plus dévirilisée ne doit pas se soumettre à la loi des associations, quelles qu’elles soient. Des gens sont morts pour notre liberté, avancez-vous en guise d’argument… Justement ! Il est question de cette liberté si chèrement acquise que vous souhaiteriez retirer à certains de vos concitoyens.

Un comble !

Je vis dans un pays démocratique, libre et j’entends pouvoir continuer à jouir de ma liberté d’expression.

Je n’ignore assurément pas qu’en cette époque pleine de pantouflards procéduriers les humoristes sont souvent les boucs-émissaires désignés des frustrés, des geignards, des victimes en tous genres de cette société malade, déresponsabilisée, infantilisée.

Il est tellement plus facile de s’attaquer à des humoristes plutôt que d’affronter la vérité en face ! Je ne suis nullement responsable des malheurs du monde. Chacun doit assumer le fardeau de son existence. Ensuite, si certains ont perdu tout sens de la mesure et se sont sclérosés dans leurs « pathos » socio-culturel au point de ne pas supporter la dérision, je le répète : cela les regarde.

Votre légion d’honneur est certes respectable mais ne vous confère pas plus de droit que cela, de même que ma particule ne m’autorise pas à restreindre la liberté d’autrui. Mettre en avant votre légion d’honneur pour tenter d’exercer un chantage, me faire censurer ma vidéo est un abus, une indignité inadmissible !

Je vous tiens ici un discours viril, adulte, responsable : assumez vos souffrances, sachez prendre une salutaire distance par rapport aux gens qui vous brocardent et tout ira tellement mieux !

Si on devait faire le procès de tous les humoristes un peu féroces, on n’en finirait jamais… Moi-même si je devais faire un procès à tous ceux qui m’ont caricaturé, raillé (voire même menacé, ce qui est bien pire qu’une caricature sur vidéo), j’en serais encore à patauger dans le ridicule.

Si vous préférez continuer à vous torturer l’esprit pour une caricature que vous avez pourtant le choix d’ignorer, c’est votre problème. Les intégristes de la cause minière malheureusement édifient leurs propres barrières qui les isolent des humoristes.

Je respecte leur choix de tourner en rond dans leur cage mentale.

Qu’ils respectent de leur côté ma liberté d’ouvrir les portes de la saine réflexion.

Travailler dans la mine ne confère aucune vertu spéciale. Certains parlent du courage des mineurs de fond… Quand il n’y a pas d’autre choix que de descendre au fond du trou, où est le courage ? De même on parle du courage de madame Bétancourt qui fut prisonnière dans la jungle. Elle n’a fait que subir son état de prisonnière, n’ayant pas d’autre choix. Le vrai courage c’est agir quand il y a possibilité de choix. Subir sa condition est une attitude « par défaut », plus proche de la faiblesse que du courage.

Dire cela ce n’est pas être injurieux, c’est être réellement courageux, lucide, indépendant dans sa réflexion. Une pensée saine, authentique est une pensée qui n’est pas influencée par des pressions extérieures, ni dénaturée par des intérêts socio-culturels, politiques ou professionnels.

Dans cette affaire des mineurs de fond j’ai le choix entre la facilité (l’hypocrisie) et la difficulté (la vérité).

Flatter les mineurs de fond serait certes très confortable pour moi. C’est ce que font les hommes politiques soucieux de ménager leur électorat ou les patrons d’usines désireux de faire prospérer leurs affaires. Pourtant je prends la voie la moins facile, celle de la vérité. C’est ce que mes détracteurs me reprochent, ceux-là même qui font l’apologie de la transparence !

Ceux qui me reprochent de dire la vérité sont les mêmes qui reprochent aux politiques et aux patrons de mentir… Quand on la ferme, ils braillent, quand on l’ouvre, ils braillent.

La qualité d’âme des individus n’a aucun rapport avec l’extraction sociale ou les conditions de vie. Se servir de ses origines sociales pour tenter d’asseoir une autorité morale visant à écraser les autres, à les empêcher de s’exprimer librement est un procédé anti démocratique, infâme et pour tout dire digne des pires dictatures.
Mon rôle n’est pas de bêler avec le troupeau mais de lever le voile sur ce qui n’est pas si évident à voir.

Des messies d’enfonçages de portes ouvertes, il y en a à la pelle.

Des gens qui avec raison dénoncent les patrons véreux, les assassins, les pédophiles, ce n’est pas cela qui manque.

Qu’il y ait des patrons véreux, des pédophiles ou des assassins n’empêche pas qu’il y ait des gens « honnêtes » pas si nets que cela…

Une victime peut aussi être un bourreau qui s’ignore. Exemples : les mineurs de fond exploités par le système et accessoirement mangeurs de porc se font aussi les complices de la barbarie perpétrée dans les abattoirs.

L’ouvrier courageux, sobre, non fumeur, serviable, honnête, père de famille et porteur de la légion d’honneur qui va voir une prostituée exploitée par des réseaux maffieux a aussi sa part d’infamie.

Les exemples de ce type sont infinis.

Je n’ai aucun intérêt financier à défendre. Ma parole est libre, n’est aliénée à aucune cause extérieure, prostituée à nul intérêt alimentaire, matériel ou honorifique. Aucune autorité au-dessus de ma tête ne contraint ma parole à sa loi. Je parle sans contrainte sociale, psychologiques ou professionnelle.

Je ne suis influencé par aucun lobbies. Personne n’exerce de pression sur moi pour tordre ma pensée dans un sens ou dans l’autre.

Je ne suis pas là pour flatter qui que ce soit mais pour dire la vérité, tout simplement.

Il n’est pas donné à tout le monde d’user d’une telle liberté d’esprit.

Avant de parler, le mineur de fond aura sur ses épaules le poids des traditions, le regard de toute une corporation, l’assentiment des siens -restreignant naturellement toute liberté de pensée-, mais surtout sa réflexion sera enchaînée par le simple atavisme à des causes non pas universelles, désintéressées mais personnelles, partiales et il ne pourra par conséquent que réciter (de manière inconsciente) sa leçon apprise par coeur depuis le berceau.

Ce sera d’ailleurs exactement la même chose pour le patron d’usine, le banquier, le professeur ou le paysan.

Ce qui n’est heureusement pas mon cas.

Je ne cèderai pas au chantage des victimes de l’atavisme prolétarien, qu’ils soient porteurs de légions d’honneur ou de simples bérets.

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur avance l’argument suivant : « Respect, valeurs, traditions, travail… « 

MA REPONSE :

Ce sont exactement les valeurs de vos patrons. Ils ont réussi à vous les inculquer jusqu’à l’os afin que vous les transmettiez à vos enfants et que ces derniers deviennent de dociles esclaves à la solde des descendants de ces patrons-manipulateurs…

Vous vous croyez libres dans vos valeurs alors que vous êtes enchaînés à votre insu à des causes cyniques et iniques qui font de vous des êtres hermétiques à la critique.

Beau travail d’endoctrinement de la part des patrons !

Le respect du travail et de la tradition est une invention des exploiteurs du XIXième siècle pour mieux soumettre les masses ouvrières. De la même manière, le patriotisme de la guerre 14-18 est une invention des marchands de canons.

Il n’y a que les ânes pour marcher au bâton et à la carotte. Moi je carbure à la réflexion, pas à la gnôle de la pensée sclérosée et délétère conçue pour endormir le bon peuple !

Raphaël Zacharie de IZARRA

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Un autre mineur m’envoie ce message :

« C’est le dernier commentaire que je publierai sur ce site misérable. Ce matin, nous avons tenu une réunion de bureau et lorsque j’ai présenté la vidéo, j’ai vu des larmes couler sur les joues d’anciens mineurs ou de leurs enfants… J’ai honte pour l’auteur de cette infamie ! Le travail de certains de mes ancêtres dans les mines, leur sacrifice m’ont permis de poursuivre mes études et d’être diplômé de l’université. Aujourd’hui , je suis gérant de plusieurs sociétés, mais je sais aussi d’où je viens. Honneur et respect à nos anciens mineurs ! »

MA REPONSE :

A présent le chantage aux larmes… Vous tombez bien bas !

Je songe à faire une vidéo encore plus féroce sur les mineurs de fond, donc plus édifiante, plus libératrice. Vos anciens auront des raisons supplémentaires de verser leurs larmes ataviques. De quoi alimenter leur masochisme socio-culturel durant leurs vieux jours …

Quoi qu’il en soit, voilà une bien belle complaisance dans la victimisation ! Les mineurs de fond sont très forts pour cela ! A quand le lynchage des humoristes ? Ne suis-je pas leur bouc-émissaire rêvé ?

Le salut de la classe prolétarienne et la libération des esprits sclérosés se fera par le rire !

Vive la liberté d’expression et tant pis pour les pleurnichards !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un mineur me reproche de critiquer sa corporation et pas les puissants…


MA REPONSE :

Faire une vidéo pour railler Sarkozi dans l’affaire de la mobylette de son fils serait préférable selon vous que faire une vidéo raillant les mineurs ?

Pourquoi s’acharner de la sorte sur un citoyen sous prétexte qu’il est président de la république ? S’il y a injustice, moi je la vois dans ce harcèlement médiatico-pénal plus que dans la prétendue protection du président… Ce n’est pas parce que Sarkozy est un grand de ce monde qu’il mérite d’être poursuivi plus sévèrement qu’un quidam !

Pour se justifier les justiciers du dimanche revendiquent l’égalité des citoyens devant la loi… Et l’égalité devant la miséricorde, qu’en font-ils ? Le président a droit lui aussi à l’indulgence de la justice au même titre que ces Dupont-justiciers, ceux-là mêmes qui réclament des passe-droits quand ça les arrange…

Critiquer les mineurs demande un énorme courage : j’ai toutes les prétendues bonnes consciences sur le dos et j’assume. Trop facile de taper sur les habituels puissants sous prétexte qu’ils sont puissants ! Procédés de lâches qui se sentent ainsi protégés et soutenus par la vaste opinion publique…

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Autre réaction :

Je suis fils, petit fils et arrière petit fils de mineurs de fond.Mes parents, mes ancêtres ont laissé au fond leur sueur, leur sangvoir leur vie pour nourir leur famille dans le respect et la dignité.Tes propos à travers cette vidéo sontblasphèmatoires,orduriers,calomnieux, racistes.Comment oses tu traiter de porcs qui puent, d’illétrés, de souillonsde pinardiers tout cette corporation de centaines de milliers d’hommesqui ont oeuvré à grandes peines au nouvel essor de la France quandcelle ci était au plus bas.J’entends dés lundi, avec les anciens mineurs de mes asociations et familles de cesderniers, déposer plainte en justice à ton encontre pour proposinjurieux, blasphème et discrimination de la corporation ouvrièreminière.Tu as beau te réfugier derrière des excuses et des explications àdeux sous, le mal est fait et la situation est désormais irréversible.

MA REPONSE :

Monsieur,

Je suis descendant d’aristocrates torturés et raccourcis par vos ancêtres.

Etc., etc…

Et pourtant je ne vous demande aucun compte.

Je vous renvoie à mon article détaillé que je viens de compléter : http://izarralune.blogspot.com/2009/03/reponse-aux-mineurs-de-fond.html

Vous aurez tous les détails de ma pensée sur le sujet des mineurs de fond, si vous avez assez de bonne foi pour daigner en prendre connaissance… Et d’intelligence pour comprendre certaines choses au lieu de sempiternellement bêler avec le troupeau.

Si vous voulez faire le procès de tous les auteurs de sketches qui caricaturent, brocardent, exagèrent, hé bien je vous souhaite bon courage !

Êtes-vous aussi SOT, STUPIDE, BÊTE au point de prendre mes propos dans la vidéo au premier degré ?

Êtes-vous donc aussi sclérosé, sénile ou bien carrément alcoolisé pour ne pas faire la part des choses ?

Les gens comme vous peuvent même devenir de vrais dangers publics ! Quand vous regardez une pièce de théâtre, allez-vous prendre l’acteur qui joue le rôle du salaud pour un réel salaud dans la vie et le lyncher à la fin du spectacle ?

Visiblement incapable de prendre le moindre recul, vous réagissez par rapport à ce sketche avec Bêtise.

Avec un immense B qui ne fait honneur ni à vos ancêtres ni à vous-même, permettez-moi de vous le dire.

Finalement je n’ai pas grand chose à répondre à la Bêtise… La Bêtise a toujours été difficile à combattre.

Sans finesse, comment voulez-vous comprendre l’essentiel ?

Sachez bien que je persiste et signe.

Je compte d’ailleurs enfoncer le clou avec une vidéo encore plus féroce !

Et j’entends publiquement ridiculiser la Bêtise que vous incarnez vous et vos frères les ânes qui braient à tort et à travers contre tout ce qui n’a pas la même couleur que leurs oreilles.

Les puissantes associations et combatifs syndicats d’artistes et Intermittents du spectacle s’associent bien évidemment à moi dans cette lutte contre la Bêtise que vous incarnez.

Je ne compte pas épargner ceux qui me taxent de raciste.

Même si votre plainte est parfaitement irrecevable, je compte quand même donner une leçon magistrale à la Bêtise que vous représentez.

Trop facile de s’attaquer à un auteur inconnu… Vous ne m’auriez pas attaqué si je m’étais appelé DANY BOON !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

REPONSE GENERALE A TOUS MES DETRACTEURS

Comment osez-vous être aussi bête, et publiquement encore ?

A votre place j’aurais honte de faire preuve de tant d’inintelligence, de grossièreté de jugement !

L’esprit de finesse ne semble vraiment pas être votre point fort !

Même un enfant de 12 ans saisirait l’ironie de ma vidéo… Faut-il être foutrement sot pour la prendre au sérieux !

Un tel manque de subtilité de la part d’adultes fait frémir quand on sait que ce sont les mêmes qui vont voter…

Et ces gens incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire, de lire entre les lignes sont censés avoir des idées politiques ? On donne des bulletins de vote à ces cancres ?

Je n’ose imaginer vos réactions si j’avais fait un sketche sur le sujet des néo-nazis ! Vous m’auriez, j’en suis maintenant vraiment persuadé, accusé de faire l’apologie du nazisme ! Quelle honte de la part d’adultes prétendument responsables !

Faire preuve d’autant de bêtise, est-ce tolérable ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

L’humoriste jouant le rôle caricatural d’un aristocrate d’opérette odieux n’adhère évidemment pas aux propos si outranciers qu’il prête à son personnage !

Confondre le personnage avec son auteur, le masque avec le vrai visage de celui qui le porte est une pure imbécillité ! J’ai fait maintes autres vidéos dans lesquelles j’endosse le rôle de personnages infâmes… Je parle des chiens, des femmes, des hommes d’une manière tout aussi féroce et surréaliste. Prendre au premier degré de tels propos, c’est de la Bêtise, c’est faire preuve d’une certaine grossièreté de jugement… Comment peut-on croire que je pense ce que je dis dans ma vidéo ?

La Bêtise est décidément une grave maladie de l’âme.

C’est cette même Bêtise qui est à l’origine des guerres, du racisme, de l’injustice…

Les Ayatollah de la cause minière n’imposeront pas leur loi sur DAILYMOTION !

Liberté d’expression en péril !

Après le scandale des intégristes musulmans voulant imposer la censure à la presse occidentale dans l’affaire des caricatures de Mahomet, aujourd’hui voici que pointent les baïonnettes des intégristes du prolétariat qui voudraient museler les humoristes de leur propre pays !

A quand la censure imposée par les imbéciles primaires et les cancres paresseux aux professeurs de mathématiques sous prétexte qu’ils ne comprennent rien aux subtilités des mathématiques ? Quand on ne comprend pas l’humour, l’ironie, quand on est imperméable à la finesse, on se contente d’aller à la pêche à la ligne !

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

Un bel exemple d’ironie sur le même mode que ma vidéo : « LES ENFANTS, FAUT LES BRÛLER », interprété par l’hilarant DIDIER SUPER :

http://www.dailymotion.com/search/Les+enfants+faut+les+bruler/video/x4egi4_didier-super_music

C’est du énième degré absolument irrésistible ! Mais à déconseiller aux gens sans finesse… Évidemment, face à cette vidéo vous allez vous aussi hurler à l’apologie de crimes d’enfants !

Ces gens qui accusent Didier Super de faire l’apologie de la crémation d’enfants sont de criminels, d’inénarrables, d’irrécupérables imbéciles !

Et c’est à ces crétins que l’on donne le droit de vote !

Comment voulez-vous que ces gens qui accusent Didier Super d’apologie de crime envers les enfants ou qui m’accusent de proférer des injures publiques envers les mineurs de fond puissent comprendre un discours politique quand ils sont incapables de saisir l’ironie la plus élémentaire ?

Raphaël Zacharie de IZARRA

°°°°°°°

FINALEMENT DANS UN SOUCI D’APAISEMENT GENERAL J’AI RETIRE MA VIDEO

Seulement on me demande à présent d’effacer cette présente page…

MA REPONSE :

Monsieur,

Pourquoi supprimer l’article ? Il n’offense personne. Au contraire il éclaire dans les moindres détails ma démarche filmique avortée.

Il est mon dernier espace de liberté d’expression au sujet de cette affaire, mon ultime bulle de respiration, la trace flagrante de l’intolérance de certains hommes à l’égard de la vérité, la triste preuve du triomphe de la bêtise sociale toute puissante sur l’Intelligence individuelle sans défense, le symbole de la victoire des ténèbres et des bestiales émotions sur la lumière divine de l’esprit crucifié au nom de la paix sociale. Sacrifié pour des causes temporelles.

La paix a certes été rétablie, mais non la vérité.

L’essentiel, c’est à dire la vidéo, a été mise hors de portée du public. Mes détracteurs n’ont aucune raison de vouloir m’écraser encore un peu plus.

Le reste, c’est à dire l’article, est censé n’être à leurs yeux qu’accessoire. Le point sensible était la vidéo et rien que la vidéo.

Une cause majeure me fait agir ainsi, une cause que j’estime supérieure à mes impératifs intellectuels, pédagogiques ou psychologiques : le respect des personnes et de leur sensibilité.

Ménager les sensibilités ne signifie pas pour autant adhérer à tout ce qui les flatte et maudire ce qui les offense. Je ne partage certes pas les valeurs populistes et les obsessions laborieuses des mineurs de fond mais je respecte la sensibilité des individus, quels qu’ils soient.

C’est au nom des hommes, par pure charité fraternelle donc, que j’ai choisi de retirer la vidéo, mais certainement pas au nom de la cause de la corporation car enfin je ne renie rien et tiens à le faire savoir dans cet article.

Cordialement.

Raphaël Zacharie de IZARRA

835 – Izarra légèrement dévoilé

18 mars 2009
LES APPARENCES :

Avec ses sacs en plastique à bouts de bras, il a l’air anonyme et ordinaire ce couple revenant du magasin du centre ville du Mans… La jeune femme d’un pas serein s’avance vers sa demeure sise au « Vieux-Mans » avec son compagnon aux allures sages, presque insignifiant dans sa discrétion de bon aloi… Deux inoffensifs citadins bien connus des commerçants du centre ville avec lesquels ils entretiennent des rapports aimables, courtois, agréables. De bons clients, sans histoire. Un couple de manceaux comme tant d’autres, habitué à vaquer à ses petites affaires domestiques, mêlant avec jovialité sa routine à la vie des autres habitants.

LA REALITE :

Laissons de côté la jeune femme, elle ne présente nul intérêt.

Mais ce garçon aux apparences tranquilles, posées, raisonnables qui porte des sacs en plastique en compagnie de cette jeune femme nonchalante, de près ou de loin qui imaginerait que ses sacs en plastique et son pas mesuré ne sont qu’un masque cachant un personnage odieux et flamboyant, pervers et vertueux, mystique et dévoyé, avaricieux et manipulateur, romantique et mesquin, corrupteur et scrupuleux, fantasque et dément, baroque et stellaire ?

Il dort avec deux épées à ses côtés, porte très haut dans son estime sa particule, affiche son nom en gros sur sa porte. N’a-t-il pas de drôles d’idées ? Il épie son voisin, ses deux voisines, fouille dans leurs poubelles… Est-il bien curieux ce coquin ! Il envoie des lettres d’amour anonymes à des inconnues de son quartier, fait la morale aux employés de chez TF1, hante le cimetière de la ville en quête d’inspiration, fait pousser de la menthe sur la voie publique, enterre ses chats de même, à proximité des poubelles de ses voisins. Le fait-il exprès ?

Il étudie avec un grand souci scientifique les différents mouvements du coeur féminin mis en contact avec son verbe hautain et ciselé. Ho le vilain petit machiavel !

Il collectionne les lettres d’amour, jette ses papiers administratifs, est obsédé par la Lune. Il ne paye jamais ses dentifrices ni ses brosses à dents : étrange lubie dont il ignore lui-même l’origine. Il s’ennuie le dimanche, raille les travailleurs du lundi, s’offusque des porteurs de téléphones mobiles. Un vrai misanthrope ! Il fréquente avec assiduité casinos, mairies, cryptes des églises , cathédrales, taudis et châteaux classés.

Ne lui demandez jamais votre chemin, il est incapable d’expliquer en termes intelligibles où se situe la rue d’à côté ou le bar du coin. Il affiche sans complexe sa supériorité due au fait qu’il habite dans les hauteurs antiques de la ville et que les rues de ces lieues sont pavées et non goudronnée. Sur sa boîte aux lettres son nom inscrit à l’encre de Chine sur toute la longueur disponible est devenu une curiosité du quartier. Il chante à midi comme une pie « bavassière », improvisant les chansons les plus ineptes qui lui passent par la tête à travers sa fenêtre pour bien signifier au voisinage qu’il est là, que son nom en quatre partie lui donne ce droit républicain de chanter faux et fort.

Bref, méfions-nous de certains porteurs de sacs en plastiques revenant de magasin, leurs apparences peuvent être trompeuses.

835 – Izarra légèrement dévoilé

18 mars 2009
LES APPARENCES :

Avec ses sacs en plastique à bouts de bras, il a l’air anonyme et ordinaire ce couple revenant du magasin du centre ville du Mans… La jeune femme d’un pas serein s’avance vers sa demeure sise au « Vieux-Mans » avec son compagnon aux allures sages, presque insignifiant dans sa discrétion de bon aloi… Deux inoffensifs citadins bien connus des commerçants du centre ville avec lesquels ils entretiennent des rapports aimables, courtois, agréables. De bons clients, sans histoire. Un couple de manceaux comme tant d’autres, habitué à vaquer à ses petites affaires domestiques, mêlant avec jovialité sa routine à la vie des autres habitants.

LA REALITE :

Laissons de côté la jeune femme, elle ne présente nul intérêt.

Mais ce garçon aux apparences tranquilles, posées, raisonnables qui porte des sacs en plastique en compagnie de cette jeune femme nonchalante, de près ou de loin qui imaginerait que ses sacs en plastique et son pas mesuré ne sont qu’un masque cachant un personnage odieux et flamboyant, pervers et vertueux, mystique et dévoyé, avaricieux et manipulateur, romantique et mesquin, corrupteur et scrupuleux, fantasque et dément, baroque et stellaire ?

Il dort avec deux épées à ses côtés, porte très haut dans son estime sa particule, affiche son nom en gros sur sa porte. N’a-t-il pas de drôles d’idées ? Il épie son voisin, ses deux voisines, fouille dans leurs poubelles… Est-il bien curieux ce coquin ! Il envoie des lettres d’amour anonymes à des inconnues de son quartier, fait la morale aux employés de chez TF1, hante le cimetière de la ville en quête d’inspiration, fait pousser de la menthe sur la voie publique, enterre ses chats de même, à proximité des poubelles de ses voisins. Le fait-il exprès ?

Il étudie avec un grand souci scientifique les différents mouvements du coeur féminin mis en contact avec son verbe hautain et ciselé. Ho le vilain petit machiavel !

Il collectionne les lettres d’amour, jette ses papiers administratifs, est obsédé par la Lune. Il ne paye jamais ses dentifrices ni ses brosses à dents : étrange lubie dont il ignore lui-même l’origine. Il s’ennuie le dimanche, raille les travailleurs du lundi, s’offusque des porteurs de téléphones mobiles. Un vrai misanthrope ! Il fréquente avec assiduité casinos, mairies, cryptes des églises , cathédrales, taudis et châteaux classés.

Ne lui demandez jamais votre chemin, il est incapable d’expliquer en termes intelligibles où se situe la rue d’à côté ou le bar du coin. Il affiche sans complexe sa supériorité due au fait qu’il habite dans les hauteurs antiques de la ville et que les rues de ces lieues sont pavées et non goudronnée. Sur sa boîte aux lettres son nom inscrit à l’encre de Chine sur toute la longueur disponible est devenu une curiosité du quartier. Il chante à midi comme une pie « bavassière », improvisant les chansons les plus ineptes qui lui passent par la tête à travers sa fenêtre pour bien signifier au voisinage qu’il est là, que son nom en quatre partie lui donne ce droit républicain de chanter faux et fort.

Bref, méfions-nous de certains porteurs de sacs en plastiques revenant de magasin, leurs apparences peuvent être trompeuses.

835 – Izarra légèrement dévoilé

18 mars 2009
LES APPARENCES :

Avec ses sacs en plastique à bouts de bras, il a l’air anonyme et ordinaire ce couple revenant du magasin du centre ville du Mans… La jeune femme d’un pas serein s’avance vers sa demeure sise au « Vieux-Mans » avec son compagnon aux allures sages, presque insignifiant dans sa discrétion de bon aloi… Deux inoffensifs citadins bien connus des commerçants du centre ville avec lesquels ils entretiennent des rapports aimables, courtois, agréables. De bons clients, sans histoire. Un couple de manceaux comme tant d’autres, habitué à vaquer à ses petites affaires domestiques, mêlant avec jovialité sa routine à la vie des autres habitants.

LA REALITE :

Laissons de côté la jeune femme, elle ne présente nul intérêt.

Mais ce garçon aux apparences tranquilles, posées, raisonnables qui porte des sacs en plastique en compagnie de cette jeune femme nonchalante, de près ou de loin qui imaginerait que ses sacs en plastique et son pas mesuré ne sont qu’un masque cachant un personnage odieux et flamboyant, pervers et vertueux, mystique et dévoyé, avaricieux et manipulateur, romantique et mesquin, corrupteur et scrupuleux, fantasque et dément, baroque et stellaire ?

Il dort avec deux épées à ses côtés, porte très haut dans son estime sa particule, affiche son nom en gros sur sa porte. N’a-t-il pas de drôles d’idées ? Il épie son voisin, ses deux voisines, fouille dans leurs poubelles… Est-il bien curieux ce coquin ! Il envoie des lettres d’amour anonymes à des inconnues de son quartier, fait la morale aux employés de chez TF1, hante le cimetière de la ville en quête d’inspiration, fait pousser de la menthe sur la voie publique, enterre ses chats de même, à proximité des poubelles de ses voisins. Le fait-il exprès ?

Il étudie avec un grand souci scientifique les différents mouvements du coeur féminin mis en contact avec son verbe hautain et ciselé. Ho le vilain petit machiavel !

Il collectionne les lettres d’amour, jette ses papiers administratifs, est obsédé par la Lune. Il ne paye jamais ses dentifrices ni ses brosses à dents : étrange lubie dont il ignore lui-même l’origine. Il s’ennuie le dimanche, raille les travailleurs du lundi, s’offusque des porteurs de téléphones mobiles. Un vrai misanthrope ! Il fréquente avec assiduité casinos, mairies, cryptes des églises , cathédrales, taudis et châteaux classés.

Ne lui demandez jamais votre chemin, il est incapable d’expliquer en termes intelligibles où se situe la rue d’à côté ou le bar du coin. Il affiche sans complexe sa supériorité due au fait qu’il habite dans les hauteurs antiques de la ville et que les rues de ces lieues sont pavées et non goudronnée. Sur sa boîte aux lettres son nom inscrit à l’encre de Chine sur toute la longueur disponible est devenu une curiosité du quartier. Il chante à midi comme une pie « bavassière », improvisant les chansons les plus ineptes qui lui passent par la tête à travers sa fenêtre pour bien signifier au voisinage qu’il est là, que son nom en quatre partie lui donne ce droit républicain de chanter faux et fort.

Bref, méfions-nous de certains porteurs de sacs en plastiques revenant de magasin, leurs apparences peuvent être trompeuses.

834 – Vive le Tibet chinois !

10 mars 2009
Aux dernière -et justes, impartiales- nouvelles, le Tibet a été sauvé de la féodalité, de la régression, voire de la sauvagerie par la Chine en 1949.

Le Tibet, province de la Chine, fait partie de ce vaste pays depuis le XIVème siècle tout comme la Vendée faisait toujours partie de la France à la Révolution en dépit de sa fidélité au roi ou comme la Corse est entrée dans le giron civilisateur de la France depuis plusieurs générations. Les aléas de l’Histoire ont fait entrer le Tibet dans le ventre de la Chine, c’est ainsi. On ne revient pas sur l’Histoire : les procès rétrospectifs ne font guère avancer les choses. Contester la légitimité de la Chine à administrer le Tibet revient à contester la légitimité de la France à administrer l’Alsace-Lorraine…

Cela revient surtout à reculer, tergiverser à l’infini sur des événements politiques et historiques que nul ne maîtrise.

Sans la Chine le Tibet serait un pays de crèves-la-faim livré à l’anarchie, à une dictature pire que celle de Pékin ou, dans le meilleur des cas, livré à lui-même. Avec tout ce que cela implique de conséquences en termes d’isolement culturel, économique, politique. La Chine exerce son influence bénéfique sur le Tibet comme l’empire romain exerça la sienne sur les Gaules.

Certes il est injuste que la Chine interdise la liberté d’expression et de culte des tibétains et qu’elle les emprisonne.

La question du Tibet doit se porter exclusivement sur les exactions commises par le gouvernement chinois sur les tibétains et non sur son indépendance dont l’idée même est un non-sens, une aberration, une absurdité. Le DalaÏ-Lama lui-même ne souhaite pas l’indépendance du Tibet, seulement qu’on laisse les gens exercer librement leur culte. Le peuple tibétain est dans sa grande majorité reconnaissant envers la Chine de ne pas l’avoir abandonné en 1949.

Les agitateurs qui manifestent pour l’indépendance sont extra minoritaires au Tibet, ils sont surtout relayés par des imbéciles occidentaux manipulés par les médias prompts à réagir sans réfléchir, ou plutôt qui ont une propension détestable à réfléchir à la place des gens concernés : le peuple tibétain.

Tout ce tintamarre empêche de se faire une opinion juste des choses et surtout empêche d’entendre la majorité silencieuse du Tibet, c’est à dire les millions de gens satisfaits de leur sort, heureux que la province du Tibet soit rattachée à la Chine.

Il est certain que la Chine est une dictature odieuse qui exerce son pouvoir ubuesque sur un milliard et demi d’hommes. Les manifestations à l’occasion de l’ouverture des Jeux Olympiques contre le régime chinois ne sont pas une mauvaise chose, à condition de manifester contre les crimes commis par le régime chinois contre la population tibétaine et non pour demander l’indépendance du Tibet…

Ignares et marionnettes qui exigent l’indépendance du Tibet, tous manipulés, sont inefficaces. Leurs agitations sont non seulement stériles mais ridicules.

Alors que le Dalaï-Lama (ainsi que la grande majorité des tibétains) ne demande ni l’indépendance (il reconnaît les bienfaits du rattachement du Tibet à la Chine) ni ne souhaite le boy-cott de l’ouverture des Jeux Olympiques, des hystériques dans le monde entier continuent de brailler pour l’indépendance du Tibet !

Tous se ridiculisent à exiger l’indépendance de la province du Tibet… Ignares, imbéciles, fous furieux droits-de-l’hommistes et autres marionnettes ne doivent pas faire la loi !

Les exigences des tibétains ne portent pas sur l’indépendance du Tibet mais sur le respect des droits de l’homme, ce qui n’est pas la même chose. Les manifestants visent complètement à côté de la vraie cible. Ils devraient se taire au lieu de répandre des hérésies.

Maintenant que moi je sais cela, je ne veux plus bêler avec le reste du troupeau.

Vive le Tibet chinois, vive la vraie réflexion et cessons de braire au rythme des baguettes médiatiques !

833 – Tibet des imbéciles

8 mars 2009
Pauvres cloches occidentales, cessez de faire sonner vos têtes creuses contre les belles et mensongères statuettes du Tibet érigées par des gourous du marketing pour des « touristes politiques » crédules !

Les tibétains sont comme nous tous, ni plus ni moins.

La plupart sont des pauvres types avec en eux toutes les nuances de beautés et de noirceurs mêlées. Chez ce peuple de mystiques d’opérettes il y a d’ailleurs la même proportion de franches crapules que chez nous.

Population essentiellement composée d’insignifiants « Dupont des montagnes », les tibétains ont parmi eux de très pervers pédophiles, d’infâmes proxénètes, des sots profonds, des assassins sans scrupule, des ignares superstitieux et des paresseux alcooliques.

Peuple opprimé par la Chine, si les tibétains étaient à la place des Chinois, ils seraient oppresseurs à leur tour.

Faut-il être naïf pour accorder une telle importance aux apparences folkloriques d’un peuple ! Pauvres, asservis, persécutés, religieux, photogéniques donc honnêtes, bons, généreux ?


Foutaise !

Que vaut l’artifice, le luxe, l’éclat d’une photo d’un tibétain au visage grave et profond face aux petites et grandes vérités sans fard dont nul objectif photographique -par définition borné- ne vient jamais restituer la crudité, la vulgarité, la bassesse ?

A l’exemple des portraits romantiques du Che ou de Rimbaud qui font rêver les éternels adolescents et les révolutionnaires puérils du monde entier, l’image que l’on donne du Tibet et de ses habitants est une image imbécile, réductrice, insane.

La réalité du Tibet est plus bête, plus méchante, plus rugueuse que le papier glacé officiel des idées reçues : elle sent le caca, a la saveur amère des fruits pas mûrs, distille dans ses célèbres sommets neigeux les airs mortels des jours d’ennui où tournent les monotones moulins à prières…

Elle est pouilleuse enfin, pouilleuse et misérable comme un bohémien analphabète, ivrogne, crapuleux qui du fond de sa roulotte déclassée croupissant sur le parking d’un village se prend pour un prince sous prétexte qu’il aligne trois fausses notes sur sa guitare déglinguée…

Vive la Chine et ses éclats millénaires !

833 – Tibet des imbéciles

8 mars 2009
Pauvres cloches occidentales, cessez de faire sonner vos têtes creuses contre les belles et mensongères statuettes du Tibet érigées par des gourous du marketing pour des « touristes politiques » crédules !

Les tibétains sont comme nous tous, ni plus ni moins.

La plupart sont des pauvres types avec en eux toutes les nuances de beautés et de noirceurs mêlées. Chez ce peuple de mystiques d’opérettes il y a d’ailleurs la même proportion de franches crapules que chez nous.

Population essentiellement composée d’insignifiants « Dupont des montagnes », les tibétains ont parmi eux de très pervers pédophiles, d’infâmes proxénètes, des sots profonds, des assassins sans scrupule, des ignares superstitieux et des paresseux alcooliques.

Peuple opprimé par la Chine, si les tibétains étaient à la place des Chinois, ils seraient oppresseurs à leur tour.

Faut-il être naïf pour accorder une telle importance aux apparences folkloriques d’un peuple ! Pauvres, asservis, persécutés, religieux, photogéniques donc honnêtes, bons, généreux ?


Foutaise !

Que vaut l’artifice, le luxe, l’éclat d’une photo d’un tibétain au visage grave et profond face aux petites et grandes vérités sans fard dont nul objectif photographique -par définition borné- ne vient jamais restituer la crudité, la vulgarité, la bassesse ?

A l’exemple des portraits romantiques du Che ou de Rimbaud qui font rêver les éternels adolescents et les révolutionnaires puérils du monde entier, l’image que l’on donne du Tibet et de ses habitants est une image imbécile, réductrice, insane.

La réalité du Tibet est plus bête, plus méchante, plus rugueuse que le papier glacé officiel des idées reçues : elle sent le caca, a la saveur amère des fruits pas mûrs, distille dans ses célèbres sommets neigeux les airs mortels des jours d’ennui où tournent les monotones moulins à prières…

Elle est pouilleuse enfin, pouilleuse et misérable comme un bohémien analphabète, ivrogne, crapuleux qui du fond de sa roulotte déclassée croupissant sur le parking d’un village se prend pour un prince sous prétexte qu’il aligne trois fausses notes sur sa guitare déglinguée…

Vive la Chine et ses éclats millénaires !

833 – Tibet des imbéciles

8 mars 2009
Pauvres cloches occidentales, cessez de faire sonner vos têtes creuses contre les belles et mensongères statuettes du Tibet érigées par des gourous du marketing pour des « touristes politiques » crédules !

Les tibétains sont comme nous tous, ni plus ni moins.

La plupart sont des pauvres types avec en eux toutes les nuances de beautés et de noirceurs mêlées. Chez ce peuple de mystiques d’opérettes il y a d’ailleurs la même proportion de franches crapules que chez nous.

Population essentiellement composée d’insignifiants « Dupont des montagnes », les tibétains ont parmi eux de très pervers pédophiles, d’infâmes proxénètes, des sots profonds, des assassins sans scrupule, des ignares superstitieux et des paresseux alcooliques.

Peuple opprimé par la Chine, si les tibétains étaient à la place des Chinois, ils seraient oppresseurs à leur tour.

Faut-il être naïf pour accorder une telle importance aux apparences folkloriques d’un peuple ! Pauvres, asservis, persécutés, religieux, photogéniques donc honnêtes, bons, généreux ?


Foutaise !

Que vaut l’artifice, le luxe, l’éclat d’une photo d’un tibétain au visage grave et profond face aux petites et grandes vérités sans fard dont nul objectif photographique -par définition borné- ne vient jamais restituer la crudité, la vulgarité, la bassesse ?

A l’exemple des portraits romantiques du Che ou de Rimbaud qui font rêver les éternels adolescents et les révolutionnaires puérils du monde entier, l’image que l’on donne du Tibet et de ses habitants est une image imbécile, réductrice, insane.

La réalité du Tibet est plus bête, plus méchante, plus rugueuse que le papier glacé officiel des idées reçues : elle sent le caca, a la saveur amère des fruits pas mûrs, distille dans ses célèbres sommets neigeux les airs mortels des jours d’ennui où tournent les monotones moulins à prières…

Elle est pouilleuse enfin, pouilleuse et misérable comme un bohémien analphabète, ivrogne, crapuleux qui du fond de sa roulotte déclassée croupissant sur le parking d’un village se prend pour un prince sous prétexte qu’il aligne trois fausses notes sur sa guitare déglinguée…

Vive la Chine et ses éclats millénaires !

832- Lettre au maire de Coulaines

7 mars 2009
Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
ou : 09 50 35 86 22
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

samedi 7 mars 2009

Monsieur le maire,

Je viens de découvrir à vélo quelques quartiers de votre ville. Certes je connaissais déjà le minuscule mais remarquable centre-ville historique avec sa belle église médiévale judicieusement mise en valeur, fleuron de la cité pour lequel je tenais d’ailleurs à vous féliciter.

Mais que dire de certaines parties de Coulaines plus excentrées ? Ces successions d’habitations individuelles comme des cubes sans âme, sans vie, sans charme dans lesquelles semblent se complaire des propriétaires aux sensibilités vulgaires sont parfaitement déprimantes !

Comment tant de vos administrés peuvent-ils accepter de s’endetter pour se faire construire de telles horreurs ? Comment peuvent-ils consentir à l’émergence de ces horribles quartiers assimilables à des ghettos pour «salariés de chez Renault» où tout végète, respire la misère esthétique, le mauvais goût ? Même le cimetière neuf situé dans les hauteurs de la ville est à l’image de ces quartiers : mortel.

Il est regrettable qu’une partie de vos administrés contribuent à l’enlaidissement de votre ville avec leurs infâmes constructions. Certes je ne suis pas coulainais mais je peux quand même me permettre de reprocher aux habitants de ces rues cafardeuses leur indigence esthétique car moi au moins j’ai le bon goût de vivre au Vieux-Mans.

J’habite dans de la vieille pierre, pas dans une maison Bouygues !

Ma promenade à vélo dans ces parties de Coulaines fut démoralisante mais en même temps édifiante, instructive, et finalement salutaire : c’est en parcourant ces rues propres, nettes, froides et ennuyeuses où s’alignent des maisons individuelles en béton (agrémentées parfois de faux-puits en plastique ou de nains de jardin) que j’apprécie encore plus mes vieilles pierres mancelles.

J’imagine aisément des colonies de Pères-Noël gonflables importés de Chine suspendus sur les toits de ces habitations coulainaises en période de fêtes de fin d’année comme autant de cerises bien mûres sur de gros gâteaux d’anniversaire et qui pourrissent lamentablement au printemps… Mais je dois être juste : je n’ai pas vu de Pères-Noël moisis et avachis pendouiller sur les toitures. Ou alors ce détail navrant caractéristique de ce genre de maisons m’aura échappé.

Mais peu importe : dans ces quartiers de Coulaines j’ai côtoyé la misère -la vraie, celle de l’esprit- des gens assez fortunés pour se faire construire des maisons individuelles mais assez sots pour le demander à Bouygues et compagnie !

Je compte retourner de temps à autre dans ces quartiers neufs de votre ville que je viens d’évoquer en termes peu flatteurs (mais justes) pour mieux jouir, par effet de contraste, des beautés architecturales de l’antique cité mancelle où pour mon plus grand bonheur je demeure depuis 2002.

Cette lettre n‘était pas absolument nécessaire, j’en conviens. Mais il ne m’était pas non plus complètement défendu de vous faire part de mes états d’âme.

Je vous prie de croire, monsieur le maire, à l’expression de ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de IZARRA

832- Lettre au maire de Coulaines

7 mars 2009
Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
ou : 09 50 35 86 22
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

samedi 7 mars 2009

Monsieur le maire,

Je viens de découvrir à vélo quelques quartiers de votre ville. Certes je connaissais déjà le minuscule mais remarquable centre-ville historique avec sa belle église médiévale judicieusement mise en valeur, fleuron de la cité pour lequel je tenais d’ailleurs à vous féliciter.

Mais que dire de certaines parties de Coulaines plus excentrées ? Ces successions d’habitations individuelles comme des cubes sans âme, sans vie, sans charme dans lesquelles semblent se complaire des propriétaires aux sensibilités vulgaires sont parfaitement déprimantes !

Comment tant de vos administrés peuvent-ils accepter de s’endetter pour se faire construire de telles horreurs ? Comment peuvent-ils consentir à l’émergence de ces horribles quartiers assimilables à des ghettos pour «salariés de chez Renault» où tout végète, respire la misère esthétique, le mauvais goût ? Même le cimetière neuf situé dans les hauteurs de la ville est à l’image de ces quartiers : mortel.

Il est regrettable qu’une partie de vos administrés contribuent à l’enlaidissement de votre ville avec leurs infâmes constructions. Certes je ne suis pas coulainais mais je peux quand même me permettre de reprocher aux habitants de ces rues cafardeuses leur indigence esthétique car moi au moins j’ai le bon goût de vivre au Vieux-Mans.

J’habite dans de la vieille pierre, pas dans une maison Bouygues !

Ma promenade à vélo dans ces parties de Coulaines fut démoralisante mais en même temps édifiante, instructive, et finalement salutaire : c’est en parcourant ces rues propres, nettes, froides et ennuyeuses où s’alignent des maisons individuelles en béton (agrémentées parfois de faux-puits en plastique ou de nains de jardin) que j’apprécie encore plus mes vieilles pierres mancelles.

J’imagine aisément des colonies de Pères-Noël gonflables importés de Chine suspendus sur les toits de ces habitations coulainaises en période de fêtes de fin d’année comme autant de cerises bien mûres sur de gros gâteaux d’anniversaire et qui pourrissent lamentablement au printemps… Mais je dois être juste : je n’ai pas vu de Pères-Noël moisis et avachis pendouiller sur les toitures. Ou alors ce détail navrant caractéristique de ce genre de maisons m’aura échappé.

Mais peu importe : dans ces quartiers de Coulaines j’ai côtoyé la misère -la vraie, celle de l’esprit- des gens assez fortunés pour se faire construire des maisons individuelles mais assez sots pour le demander à Bouygues et compagnie !

Je compte retourner de temps à autre dans ces quartiers neufs de votre ville que je viens d’évoquer en termes peu flatteurs (mais justes) pour mieux jouir, par effet de contraste, des beautés architecturales de l’antique cité mancelle où pour mon plus grand bonheur je demeure depuis 2002.

Cette lettre n‘était pas absolument nécessaire, j’en conviens. Mais il ne m’était pas non plus complètement défendu de vous faire part de mes états d’âme.

Je vous prie de croire, monsieur le maire, à l’expression de ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de IZARRA

831 – La crise n’existe pas

7 février 2009
Lors de licenciement d’ouvriers dans les usines je suis toujours affligé de voir non la tristesse des intéressés à qui l’on ôte leur emploi mais leur persistance dans la bêtise, cette bêtise atavique consistant à aimer la laideur, la misère, l’ennui d’une existence vouée à une cause inepte.

Je ne comprends pas ces esclaves-nés qui accordent tant de prix à à leurs chaînes… S’ils étaient sains d’esprit, ils devraient avoir honte d’être des ouvriers. Honte non pas de travailler mais de demeurer toute leur vie des minus appartenant à l’espèce des consommateurs primaires. Le travail en usine, aliénant par définition, devrait être fait par des étudiants, des Nègres soucieux de s’insérer dans la société, des laiderons, des veuves, des Dupont, des infirmes désireux de se rendre utiles. En aucun cas il ne devrait engloutir des générations entières mais occuper passagèrement les hommes. Il devrait être une parenthèse dans un parcours professionnel : une saison, une année, voire cinq ans. Pas plus.

Le labeur en usine devrait être considéré comme infamant et nul de devrait s’y employer au point d’y laisser sa dignité.

Certes on me répondra qu’il m’est facile de parler ainsi étant donné que je suis à l’abri du besoin, moi improductif aristocrate ayant toujours mangé à sa faim sans avoir jamais été obligé d’aller travailler à l’usine. Justement. Ma position privilégiée me permet de dire les choses sans état d’âme (qui est toujours un élément perturbateur du discours), sans pincettes il est vrai mais aussi sans déformation affective. Je n’ai aucun intérêt personnel à défendre, ce qui est un avantage immense pour la liberté d’expression, la diffusion de la vérité.

Les ouvriers pleurent parce qu’ils sont licenciés… Moi je suis triste de les voir si stupides, je suis chagriné de constater leur état d’esprit calamiteux. Comment peut-on tenir si chèrement à un sort qui génère des esclaves imbéciles culturellement misérables de génération en génération ?

La crise est un mot. Comme la pluie. Quand il pleut, est-ce la fin du monde pour autant ?

Oui, pour les ânes.

La crise, du moins en France, est un drame artificiel.

Cette « catastrophe » est plus dans les têtes que dans les faits.

Aller se nourrir dans les poubelles (chose que je fais moi-même sans nulle honte et à chaque fois que je le peux) est le signe pour les citoyens repus que nous sommes que la société se porte à merveille.

Tant qu’il y aura de la nourriture quotidienne à récupérer dans les poubelles, la crise n’existera pas.

Après, c’est juste une question de choix individuel, de degré de lucidité de chacun.

Être pauvre en France est un luxe pour gens difficiles ayant des préjugés quant au contenu des poubelles.

831 – La crise n’existe pas

7 février 2009
Lors de licenciement d’ouvriers dans les usines je suis toujours affligé de voir non la tristesse des intéressés à qui l’on ôte leur emploi mais leur persistance dans la bêtise, cette bêtise atavique consistant à aimer la laideur, la misère, l’ennui d’une existence vouée à une cause inepte.

Je ne comprends pas ces esclaves-nés qui accordent tant de prix à à leurs chaînes… S’ils étaient sains d’esprit, ils devraient avoir honte d’être des ouvriers. Honte non pas de travailler mais de demeurer toute leur vie des minus appartenant à l’espèce des consommateurs primaires. Le travail en usine, aliénant par définition, devrait être fait par des étudiants, des Nègres soucieux de s’insérer dans la société, des laiderons, des veuves, des Dupont, des infirmes désireux de se rendre utiles. En aucun cas il ne devrait engloutir des générations entières mais occuper passagèrement les hommes. Il devrait être une parenthèse dans un parcours professionnel : une saison, une année, voire cinq ans. Pas plus.

Le labeur en usine devrait être considéré comme infamant et nul de devrait s’y employer au point d’y laisser sa dignité.

Certes on me répondra qu’il m’est facile de parler ainsi étant donné que je suis à l’abri du besoin, moi improductif aristocrate ayant toujours mangé à sa faim sans avoir jamais été obligé d’aller travailler à l’usine. Justement. Ma position privilégiée me permet de dire les choses sans état d’âme (qui est toujours un élément perturbateur du discours), sans pincettes il est vrai mais aussi sans déformation affective. Je n’ai aucun intérêt personnel à défendre, ce qui est un avantage immense pour la liberté d’expression, la diffusion de la vérité.

Les ouvriers pleurent parce qu’ils sont licenciés… Moi je suis triste de les voir si stupides, je suis chagriné de constater leur état d’esprit calamiteux. Comment peut-on tenir si chèrement à un sort qui génère des esclaves imbéciles culturellement misérables de génération en génération ?

La crise est un mot. Comme la pluie. Quand il pleut, est-ce la fin du monde pour autant ?

Oui, pour les ânes.

La crise, du moins en France, est un drame artificiel.

Cette « catastrophe » est plus dans les têtes que dans les faits.

Aller se nourrir dans les poubelles (chose que je fais moi-même sans nulle honte et à chaque fois que je le peux) est le signe pour les citoyens repus que nous sommes que la société se porte à merveille.

Tant qu’il y aura de la nourriture quotidienne à récupérer dans les poubelles, la crise n’existera pas.

Après, c’est juste une question de choix individuel, de degré de lucidité de chacun.

Être pauvre en France est un luxe pour gens difficiles ayant des préjugés quant au contenu des poubelles.

830 – Souffrance et beauté

6 février 2009
Souffrance et beauté sont deux mystères intimement mêlés. Un champ d’étoiles peut paraître au-dessus de monceaux de charognes après la bataille et parfois on entend le vent chanter sur des terres de famine. Guerre, cris, désespoir et meurtres côtoient l’impassible silence galactique ou bien les parfums enchanteurs du printemps… Gémissements d’innocents et splendeurs des choses semblent indissociables et forment cette réalité étrange, absurde, tragique, cruelle de notre monde.

Souffrance et beauté : les deux facettes à la fois opposées et combinées du grand théâtre de la Création… L’une est une forme d’appréhension du monde, d’expérience des choses en creux, l’autre en relief. L’une en misère, l’autre en gloire.

Les deux sont des modes de connaissance d’une égale richesse. A travers elles les hommes ont un rapport au monde ultime, absolu, pénétrant.

Sacré. Ou pas…

Plein de sens ou d’absurdité.

A chacun de prendre sa part de trésor, à chaque individu de s’adapter, d’ouvrir ou de fermer les yeux, de désespérer ou de chanter, de rire ou de pleurer.

Entre épine et lumière, la destinée humaine est semblable à la rose : l’aiguillon semble inutilement cruel à qui s’y pique tandis que le parfum de la fleur est un cadeau aux yeux de l’esthète.

Sans les piquants, pas de miracle ! La plante ne croît pas si elle ne blesse l’intrus.

Ainsi je crois que beauté et souffrance font partie d’une réalité ambiguë, nécessaire, terrible et belle, sinistre et merveilleuse qui nous échappe, nous malheureux fétus de vanités, pauvres individus pris à notre insu dans l’incommensurable, mystérieuse, transcendante tempête cosmique.

830 – Souffrance et beauté

6 février 2009
Souffrance et beauté sont deux mystères intimement mêlés. Un champ d’étoiles peut paraître au-dessus de monceaux de charognes après la bataille et parfois on entend le vent chanter sur des terres de famine. Guerre, cris, désespoir et meurtres côtoient l’impassible silence galactique ou bien les parfums enchanteurs du printemps… Gémissements d’innocents et splendeurs des choses semblent indissociables et forment cette réalité étrange, absurde, tragique, cruelle de notre monde.

Souffrance et beauté : les deux facettes à la fois opposées et combinées du grand théâtre de la Création… L’une est une forme d’appréhension du monde, d’expérience des choses en creux, l’autre en relief. L’une en misère, l’autre en gloire.

Les deux sont des modes de connaissance d’une égale richesse. A travers elles les hommes ont un rapport au monde ultime, absolu, pénétrant.

Sacré. Ou pas…

Plein de sens ou d’absurdité.

A chacun de prendre sa part de trésor, à chaque individu de s’adapter, d’ouvrir ou de fermer les yeux, de désespérer ou de chanter, de rire ou de pleurer.

Entre épine et lumière, la destinée humaine est semblable à la rose : l’aiguillon semble inutilement cruel à qui s’y pique tandis que le parfum de la fleur est un cadeau aux yeux de l’esthète.

Sans les piquants, pas de miracle ! La plante ne croît pas si elle ne blesse l’intrus.

Ainsi je crois que beauté et souffrance font partie d’une réalité ambiguë, nécessaire, terrible et belle, sinistre et merveilleuse qui nous échappe, nous malheureux fétus de vanités, pauvres individus pris à notre insu dans l’incommensurable, mystérieuse, transcendante tempête cosmique.

829 – Promouvoir la beauté : une vraie justice sociale

2 février 2009
Loin de défendre les belles causes naturelles, l’inique république fait parfois tout pour promouvoir l’indignité, la bassesse, la laideur. Ainsi, au nom de la parité de tous devant la loi, elle traite avec une égale froideur créatures et laiderons, comme si l’honnête homme avait le même regard sur la belle femme que sur la femelle déchue…

Quelle hypocrisie sociale ! Quelle hérésie étatique !

On sait bien que tout homme normalement constitué préfèrera toujours une femme mince, séduisante, délicate à une mégère peu avenante… Même les enfants sont sensibles à la beauté. Ces petits crétins que l’on prétend innocents en toutes choses font la différence entre une vieille nounou obèse et verruqueuse et une charmante étudiante. C’est dire le caractère universel, impérieux de la beauté qui génère joies et bienfaits…

La beauté a été distribuée par le Ciel de manière arbitraire : c’est ce qui fait son prix.

La beauté est un privilège, une rareté, l’or de l’humanité et en tant que tel on devrait lui accorder tous les droits, lui octroyer des facilités pour son entretien, lui conférer une véritable reconnaissance officielle.

Bref, on devrait récompenser la beauté à hauteur des sentiments qu’elle inspire chez l’esthète comme chez la gueusaille. On honore bien le génie qui lui aussi est un don, une qualité innée, une grâce…

Alors pourquoi pas la beauté ?

On offre des fortunes à des artistes, à des créateurs, à des chanteurs, à des cyclistes du tour de France et tout le monde trouve cela normal.

Pourtant ces « êtres d’exceptions » adulés essentiellement pour leur talent ou leur ténacité dans la « bêtise des mollets » se sont juste donnés la peine de naître. Certains avec des avantages intellectuels, mnésiques, simiesques ou vocaux, d’autres avec des prédispositions musculaires, cérébrales, mentales, stomacales (matheux, boxeurs, trompettistes), bref avec un ou plusieurs sens plus développés que la moyenne. Ou même affligés de tares (jockeys, nains, castrats, etc…).

Quoi qu’il en soit, c’est leur don pour la comédie, la peinture, la plume ou même leur seule musculature, voire leur débilité physique ou leur faculté monstrueuse qui les ont placés sur un piédestal.

La beauté ne produit-elle pas des choses exquises au même titre que l’art, la musique, le sens de l’entreprise des grands patrons, le courage des ouvriers, l’endurance des sportifs de haut niveau ou le mental de fer des champions ? Pourquoi cette incroyable différence de traitement entre le labeur du manoeuvre, l’activité sportive du footballeur, l’entêtement du cycliste à pédaler autour de la France et la beauté ? Que ce soient par un salaire mensuel, une médaille d’or, des lauriers ou plus souvent des euros par millions, on récompense (à plus ou moins juste titre) le travail du monteur en usine, l’exploit du sportif, la sueur du cycliste, l’art du pilote de course, l’imagination de l’écrivain…

Par une pension ne pourrait-on point gratifier la beauté ?

On me fera certes remarquer que l’artiste, le sportif, l’inventeur, le poète ont travaillé pour développer leur « étincelle divine » (ce qu’on appelle le don) et la cultiver… Est-ce une raison suffisante pour négliger à ce point la beauté qui n’en est pas moins la preuve la plus évidente, la plus sacrée de divinité sur terre ?

Dans cette république cruellement sélective à l’égard de telles qualités innées (qui souvent sont parfaitement secondaires) et sottement égalitaire envers d’autres, combien de Vénus se retrouvent derrière des caisses de supermarchés à s’y ennuyer à longueur de journées au lieu de faire triompher leur droit naturel ? Combien de vivantes poupées aux visages de porcelaine se corrompent les traits dans des usines ? Combien d’idéales conceptions gâchent leur beauté à l’exposer crapuleusement à des automobilistes « dupontesques » derrière des caisses enregistreuses de pompistes ? Combien d’élégantes femmes se ternissent le teint prématurément, se gâtent mains et santé, sacrifient leurs grâces, perdent leur joie à manier des caisses de légumes pour le compte de patrons soixantenaires certes fortunés mais bedonnants ?

Sous couvert d’égalité la démocratie refuse de favoriser la beauté, traitant les belles femmes comme elle traite le reste du « bétail républicain » : avec les mêmes égards administratifs. A force d’acharnement dans l’égalité entre les citoyens la beauté passerait presque pour une tare… Alors que dans la société civile les belles femmes sont partout honorées. N’est-ce pas le monde à l’envers ? A quand la promotion officielle des laiderons ? Cette indifférence crasse de la part du système envers la beauté, moi je la trouve injuste, révoltante.

Et pour tout dire, vulgaire.

Heureusement la plupart des élues de la Grâce gagnent le statut privilégié qui leur est dû grâce à leur seule beauté, sans l’aide de la république.

Mais qui prendra soin des autres qui n’ont pas eu la chance d’avoir rencontré un esthète digne de leur éclat, assez fortuné et brillant pour leur épargner un sort commun ?

Laissées pour comptes de la république, méprisées par les légistes, mises au même rang que les vils laiderons, elles seront obligées d’imiter l’engeance travailleuse. Parfois pire : d’adopter ses moeurs. Or quel plus virulent poison pour la Beauté que son adhésion aux us du peuple ?

La république a toujours été plus prompte à récompenser les pédaleurs que les anges incarnés, c’est bien là son immense défaut…

J’aimerais que l’État pensionne à vie les femmes éligibles qui le souhaiteraient.

Certes on me répondra que la beauté est une chose toute subjective… C’est vrai, sauf que l’authentique beauté s’impose à tous et ne se discute pas.

Mais pour plus de sécurité des esthètes dûment « particulés » formeraient une commission chargée d’élire celles qui méritent de l’être. Ces beaux esprits seuls feraient autorité et leurs décisions seraient souveraines.

Ainsi une justice véritable régnerait dans cette république rageusement égalitaire qui paradoxalement érige des temples d’imbécillité à des guenons et ne prévoit aucun statut particulier pour ce qui la dépasse.

829 – Promouvoir la beauté : une vraie justice sociale

2 février 2009
Loin de défendre les belles causes naturelles, l’inique république fait parfois tout pour promouvoir l’indignité, la bassesse, la laideur. Ainsi, au nom de la parité de tous devant la loi, elle traite avec une égale froideur créatures et laiderons, comme si l’honnête homme avait le même regard sur la belle femme que sur la femelle déchue…

Quelle hypocrisie sociale ! Quelle hérésie étatique !

On sait bien que tout homme normalement constitué préfèrera toujours une femme mince, séduisante, délicate à une mégère peu avenante… Même les enfants sont sensibles à la beauté. Ces petits crétins que l’on prétend innocents en toutes choses font la différence entre une vieille nounou obèse et verruqueuse et une charmante étudiante. C’est dire le caractère universel, impérieux de la beauté qui génère joies et bienfaits…

La beauté a été distribuée par le Ciel de manière arbitraire : c’est ce qui fait son prix.

La beauté est un privilège, une rareté, l’or de l’humanité et en tant que tel on devrait lui accorder tous les droits, lui octroyer des facilités pour son entretien, lui conférer une véritable reconnaissance officielle.

Bref, on devrait récompenser la beauté à hauteur des sentiments qu’elle inspire chez l’esthète comme chez la gueusaille. On honore bien le génie qui lui aussi est un don, une qualité innée, une grâce…

Alors pourquoi pas la beauté ?

On offre des fortunes à des artistes, à des créateurs, à des chanteurs, à des cyclistes du tour de France et tout le monde trouve cela normal.

Pourtant ces « êtres d’exceptions » adulés essentiellement pour leur talent ou leur ténacité dans la « bêtise des mollets » se sont juste donnés la peine de naître. Certains avec des avantages intellectuels, mnésiques, simiesques ou vocaux, d’autres avec des prédispositions musculaires, cérébrales, mentales, stomacales (matheux, boxeurs, trompettistes), bref avec un ou plusieurs sens plus développés que la moyenne. Ou même affligés de tares (jockeys, nains, castrats, etc…).

Quoi qu’il en soit, c’est leur don pour la comédie, la peinture, la plume ou même leur seule musculature, voire leur débilité physique ou leur faculté monstrueuse qui les ont placés sur un piédestal.

La beauté ne produit-elle pas des choses exquises au même titre que l’art, la musique, le sens de l’entreprise des grands patrons, le courage des ouvriers, l’endurance des sportifs de haut niveau ou le mental de fer des champions ? Pourquoi cette incroyable différence de traitement entre le labeur du manoeuvre, l’activité sportive du footballeur, l’entêtement du cycliste à pédaler autour de la France et la beauté ? Que ce soient par un salaire mensuel, une médaille d’or, des lauriers ou plus souvent des euros par millions, on récompense (à plus ou moins juste titre) le travail du monteur en usine, l’exploit du sportif, la sueur du cycliste, l’art du pilote de course, l’imagination de l’écrivain…

Par une pension ne pourrait-on point gratifier la beauté ?

On me fera certes remarquer que l’artiste, le sportif, l’inventeur, le poète ont travaillé pour développer leur « étincelle divine » (ce qu’on appelle le don) et la cultiver… Est-ce une raison suffisante pour négliger à ce point la beauté qui n’en est pas moins la preuve la plus évidente, la plus sacrée de divinité sur terre ?

Dans cette république cruellement sélective à l’égard de telles qualités innées (qui souvent sont parfaitement secondaires) et sottement égalitaire envers d’autres, combien de Vénus se retrouvent derrière des caisses de supermarchés à s’y ennuyer à longueur de journées au lieu de faire triompher leur droit naturel ? Combien de vivantes poupées aux visages de porcelaine se corrompent les traits dans des usines ? Combien d’idéales conceptions gâchent leur beauté à l’exposer crapuleusement à des automobilistes « dupontesques » derrière des caisses enregistreuses de pompistes ? Combien d’élégantes femmes se ternissent le teint prématurément, se gâtent mains et santé, sacrifient leurs grâces, perdent leur joie à manier des caisses de légumes pour le compte de patrons soixantenaires certes fortunés mais bedonnants ?

Sous couvert d’égalité la démocratie refuse de favoriser la beauté, traitant les belles femmes comme elle traite le reste du « bétail républicain » : avec les mêmes égards administratifs. A force d’acharnement dans l’égalité entre les citoyens la beauté passerait presque pour une tare… Alors que dans la société civile les belles femmes sont partout honorées. N’est-ce pas le monde à l’envers ? A quand la promotion officielle des laiderons ? Cette indifférence crasse de la part du système envers la beauté, moi je la trouve injuste, révoltante.

Et pour tout dire, vulgaire.

Heureusement la plupart des élues de la Grâce gagnent le statut privilégié qui leur est dû grâce à leur seule beauté, sans l’aide de la république.

Mais qui prendra soin des autres qui n’ont pas eu la chance d’avoir rencontré un esthète digne de leur éclat, assez fortuné et brillant pour leur épargner un sort commun ?

Laissées pour comptes de la république, méprisées par les légistes, mises au même rang que les vils laiderons, elles seront obligées d’imiter l’engeance travailleuse. Parfois pire : d’adopter ses moeurs. Or quel plus virulent poison pour la Beauté que son adhésion aux us du peuple ?

La république a toujours été plus prompte à récompenser les pédaleurs que les anges incarnés, c’est bien là son immense défaut…

J’aimerais que l’État pensionne à vie les femmes éligibles qui le souhaiteraient.

Certes on me répondra que la beauté est une chose toute subjective… C’est vrai, sauf que l’authentique beauté s’impose à tous et ne se discute pas.

Mais pour plus de sécurité des esthètes dûment « particulés » formeraient une commission chargée d’élire celles qui méritent de l’être. Ces beaux esprits seuls feraient autorité et leurs décisions seraient souveraines.

Ainsi une justice véritable régnerait dans cette république rageusement égalitaire qui paradoxalement érige des temples d’imbécillité à des guenons et ne prévoit aucun statut particulier pour ce qui la dépasse.

8 – Qui je suis

27 janvier 2009
Le texte numéro 8 (originellement situé dans la liste hiérarchique de mai 2007) ayant malencontreusement disparu à la suite d’une mauvaise manipulation informatique, je le restitue ici.

=======

8 – Qui je suis

Sachez qu’en général je me meurs d’ennui. Je suis un oisif, une espèce d’aristocrate désoeuvré en quête d’aventures, d’amours, de futiles occupations. Je tue les heures de mon existence trop facile à coup de mots bien placés, d’idées et d’émois d’un autre monde.

Apprenez également que mon nom est basque. Il est tiré de la petite cité nommée « Izarra », au pays basque espagnol. Toutefois je n’ai jamais mis les pieds en ces terres barbares. Je viens d’ailleurs en vérité. Je suis né sous les lueurs de la nuit.

Mes pères, les Anciens, viennent du ciel. Ils descendent des étoiles. Mon nom « Izarra » signifie en basque « Etoile », en souvenir précisément de l’une de ces lumières qui brillent aux nues et d’où est issu mon sang. J’ai l’allure fière, le coeur haut, et mes pensées sont fermes. Ma poitrine porte les marques vives de ma gloire : des cicatrices imaginaires héritées au cours de duels (j’ai dû voler lors de quelques songes au secours de femmes à la vertu offensée…).

Je suis craint et respecté, mais surtout très aimé. Et pas uniquement des femmes. Mes terres sont presque aussi vastes que celles des plus riches propriétaires et seigneurs du pays réunis. C’est là le legs de mes ancêtres, terres conquises au prix d’un bien noble sang… L’étendue de mes richesses n’a pas d’équivalent, en aucune contrée que je connaisse.

L’or et la musique sont les hôtes continuels de mon château où l’on ne boit nulle part ailleurs meilleurs vins. La fête, l’art et la danse forment l’ordinaire de mes jours insouciants. Avant tout, je suis un oisif je le répète. Les femmes convoitent mes dignes étreintes, non seulement les plus élégantes et les mieux tournées du pays, mais encore les filles des grands seigneurs des provinces reculées, et même les très lointaines princesses de l’Orient. A croire que ma renommée ne connaît point de bornes.

Mon coeur a cependant déjà choisi. Je n’ai pas ignoré les intrigues de l’amour, très souvent déjouées par les jaloux, les rivaux, les éconduits. Combien d’épées tirées pour l’amour d’une femme ? Ou pour défendre son honneur ? L’amour idéal commence par un coup d’épée, une cicatrice, du sang. Je suis un chevalier, un prince, un roi. Soyez disposés à l’entendre ainsi. Et qu’il en soit de mes rêves comme il en est de vos plus chers désirs de roturiers.

Me voici donc présenté à vous en toute simplicité.

8 – Qui je suis

27 janvier 2009
Le texte numéro 8 (originellement situé dans la liste hiérarchique de mai 2007) ayant malencontreusement disparu à la suite d’une mauvaise manipulation informatique, je le restitue ici.

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8 – Qui je suis

Sachez qu’en général je me meurs d’ennui. Je suis un oisif, une espèce d’aristocrate désoeuvré en quête d’aventures, d’amours, de futiles occupations. Je tue les heures de mon existence trop facile à coup de mots bien placés, d’idées et d’émois d’un autre monde.

Apprenez également que mon nom est basque. Il est tiré de la petite cité nommée « Izarra », au pays basque espagnol. Toutefois je n’ai jamais mis les pieds en ces terres barbares. Je viens d’ailleurs en vérité. Je suis né sous les lueurs de la nuit.

Mes pères, les Anciens, viennent du ciel. Ils descendent des étoiles. Mon nom « Izarra » signifie en basque « Etoile », en souvenir précisément de l’une de ces lumières qui brillent aux nues et d’où est issu mon sang. J’ai l’allure fière, le coeur haut, et mes pensées sont fermes. Ma poitrine porte les marques vives de ma gloire : des cicatrices imaginaires héritées au cours de duels (j’ai dû voler lors de quelques songes au secours de femmes à la vertu offensée…).

Je suis craint et respecté, mais surtout très aimé. Et pas uniquement des femmes. Mes terres sont presque aussi vastes que celles des plus riches propriétaires et seigneurs du pays réunis. C’est là le legs de mes ancêtres, terres conquises au prix d’un bien noble sang… L’étendue de mes richesses n’a pas d’équivalent, en aucune contrée que je connaisse.

L’or et la musique sont les hôtes continuels de mon château où l’on ne boit nulle part ailleurs meilleurs vins. La fête, l’art et la danse forment l’ordinaire de mes jours insouciants. Avant tout, je suis un oisif je le répète. Les femmes convoitent mes dignes étreintes, non seulement les plus élégantes et les mieux tournées du pays, mais encore les filles des grands seigneurs des provinces reculées, et même les très lointaines princesses de l’Orient. A croire que ma renommée ne connaît point de bornes.

Mon coeur a cependant déjà choisi. Je n’ai pas ignoré les intrigues de l’amour, très souvent déjouées par les jaloux, les rivaux, les éconduits. Combien d’épées tirées pour l’amour d’une femme ? Ou pour défendre son honneur ? L’amour idéal commence par un coup d’épée, une cicatrice, du sang. Je suis un chevalier, un prince, un roi. Soyez disposés à l’entendre ainsi. Et qu’il en soit de mes rêves comme il en est de vos plus chers désirs de roturiers.

Me voici donc présenté à vous en toute simplicité.

8 – Qui je suis

27 janvier 2009
Le texte numéro 8 (originellement situé dans la liste hiérarchique de mai 2007) ayant malencontreusement disparu à la suite d’une mauvaise manipulation informatique, je le restitue ici.

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8 – Qui je suis

Sachez qu’en général je me meurs d’ennui. Je suis un oisif, une espèce d’aristocrate désoeuvré en quête d’aventures, d’amours, de futiles occupations. Je tue les heures de mon existence trop facile à coup de mots bien placés, d’idées et d’émois d’un autre monde.

Apprenez également que mon nom est basque. Il est tiré de la petite cité nommée « Izarra », au pays basque espagnol. Toutefois je n’ai jamais mis les pieds en ces terres barbares. Je viens d’ailleurs en vérité. Je suis né sous les lueurs de la nuit.

Mes pères, les Anciens, viennent du ciel. Ils descendent des étoiles. Mon nom « Izarra » signifie en basque « Etoile », en souvenir précisément de l’une de ces lumières qui brillent aux nues et d’où est issu mon sang. J’ai l’allure fière, le coeur haut, et mes pensées sont fermes. Ma poitrine porte les marques vives de ma gloire : des cicatrices imaginaires héritées au cours de duels (j’ai dû voler lors de quelques songes au secours de femmes à la vertu offensée…).

Je suis craint et respecté, mais surtout très aimé. Et pas uniquement des femmes. Mes terres sont presque aussi vastes que celles des plus riches propriétaires et seigneurs du pays réunis. C’est là le legs de mes ancêtres, terres conquises au prix d’un bien noble sang… L’étendue de mes richesses n’a pas d’équivalent, en aucune contrée que je connaisse.

L’or et la musique sont les hôtes continuels de mon château où l’on ne boit nulle part ailleurs meilleurs vins. La fête, l’art et la danse forment l’ordinaire de mes jours insouciants. Avant tout, je suis un oisif je le répète. Les femmes convoitent mes dignes étreintes, non seulement les plus élégantes et les mieux tournées du pays, mais encore les filles des grands seigneurs des provinces reculées, et même les très lointaines princesses de l’Orient. A croire que ma renommée ne connaît point de bornes.

Mon coeur a cependant déjà choisi. Je n’ai pas ignoré les intrigues de l’amour, très souvent déjouées par les jaloux, les rivaux, les éconduits. Combien d’épées tirées pour l’amour d’une femme ? Ou pour défendre son honneur ? L’amour idéal commence par un coup d’épée, une cicatrice, du sang. Je suis un chevalier, un prince, un roi. Soyez disposés à l’entendre ainsi. Et qu’il en soit de mes rêves comme il en est de vos plus chers désirs de roturiers.

Me voici donc présenté à vous en toute simplicité.

828 – IZARRA : coq ou toc ?

20 janvier 2009
Bel esprit fier d’être ce que je suis, hautain avec ostentation envers ce qui ne dépasse pas mon chapeau, pourfendeur de tout ce qui ne porte pas de particule, on me prend pour cible chez la roture.

Les plombiers me regardent de travers, des Dupont me crachent à la face. Même les chiens en veulent à ma belle personne sous prétexte que je déplais à leurs maîtres ! Il est vrai que je ne cache pas mon aversion envers leurs créatures aboyeuses… Quant aux morveux qui me répugnent presque autant que la gent canine, plus d’un me destinerait volontiers quelque inique projectile…

Bouc-émissaire de la république des gens égaux dans l’ineptie, la bassesse, la mollesse, aristocrate détesté des travailleurs salariés que je raille de ma voix de fausset, petit seigneur oisif et pédant, sarcastique et infatué de mon nombril, bref corps étranger honni du système basé sur le TRAVAIL, j’incarne l’échec, la honte, l’anti modèle d’une société faite pour des gagnants, des vainqueurs, des bâtisseurs d’avenir.

C’est à dire des imbéciles heureux de posséder canapés, téléphones portables, assurances retraites.

J’assène mes petites vérités cinglantes avec un air de coquelet conquérant, n’omettant jamais de faire valoir l’autorité de ma crête, l’acerbité de mes ergots, ma plume en forme de gerbe.

Et la grâce du Ciel qui veille sur ma tête.

Ce qui énerve beaucoup ceux qui sacralisent les vertus du travail.

Je suis une offense au salaire mensuel, l’injure vivante de l’ANPE, le blâme du boulot, la plaie de l’emploi, l’insolence sur un trône, la morgue statufiée, le grain de sable enflé comme une montagne.

Avec mes allures de gallinacé persifleur, de dandy misanthrope, d’esthète capricieux j’ai sur mes semblables un regard fat et sec, vif et dur, âpre et cru, leste et fou.

Les impies aux mains calleuses qui maudissent cet oiseau au bec rare que je suis ont la vue si basse qu’ils ne voient pas mes ailes de prince.

ÉDITEUR DE PIGEONS

17 janvier 2009
A travers ces 28 commentaires postés sur un forum littéraire j’ai abordé l’épineuse question de l’édition à compte d’auteur. Je réponds à JM, victime consentante de l’édition à compte d’auteur, à son éditeur GB qui entre temps est intervenu ainsi qu’à quelques détracteurs.

Raphaël Zacharie de IZARRA

+++++++

1 – LE PROBLÈME DE L’ÉDITION À COMPTE D’AUTEUR

Je vais vous dire ce que j’ai sur le coeur au sujet de JM, victime de l’arnaque de GB, un de ces nombreux éditeurs qui publient des livres aux frais de leurs auteurs… Ce sont les profiteurs de la sottise humaine comme GB, « éditeur » officiel de JM (GB que je cherche à contacter pour lui dire ce que je pense de ses bienfaisances hautement tarifées) qui sont à blâmer et non pas moi qui dénonce ce genre de crapules !

Honteux !

Ce sale type tire profit sans aucun scrupule de la naïveté de JM pour lui faire payer l’édition de ses bluettes dignes d’un élève de CE 1 !

Certes JM est contente de payer pour avoir l’illusion d’être une poétesse, elle y trouve son compte je ne le nie pas. Est-ce une raison suffisante pour exploiter financièrement sa crédulité de dinde sans défense ?

Jamais je n’oserais exploiter de la sorte l’ignorance et la faiblesse de gens comme JM pour leur soutirer de l’argent, comme le fait cet odieux personnage qu’est GB ! Les vrais ignobles, ce sont les gens comme eux !

Raphaël Zacharie de IZARRA

2 – JM, OUVREZ LES YEUX !

Évidemment votre éditeur-humaniste si aimable GB trouve « merveilleux » tous vos poèmes, je n’en doute pas un seul instant. Il est chaleureux avec vous, attentif… De cela j’en suis également persuadé. Pensez ! C’est tout bénéfice pour lui…

Son intérêt est de trouver ce que vous écrivez superbe. Il attend même avec impatience votre prochaine publication : normal il prend son pourcentage en bénéfices. Bénéfices tirés non pas des ventes de vos oeuvres mais de leur « droits d’inscription » chez lui ou du moins assimilés comme tels.

Jamais GB, éditeur si gentil, ne vous critiquera JM. Au contraire il sera toujours à vos petits soins. Il défendra bec et ongles vos si « jolis » poèmes… L’exploitation de la crédulité, c’est son fond de commerce. Le plus fort c’est qu’il parvient à vous arnaquer en vous facturant vos sourires de béatitude. Il vous plume et vous êtes ravie de l’être ! GB est un escroc de salon. Bien vêtu, toujours aimable, il berne les pigeons de votre espèce.

GB sait pertinemment que vos oeuvres c’est de la guimauve insipide, illisible, risible. Son filon c’est l’illusion. Alors je vous rassure, GB sera toujours chaleureusement présent pour défendre votre cause, autrement dit SA cause : le fric.

Je vous souhaite de demeurer sur votre petit nuage rose JM car apparemment c’est encore là que vous semblez la plus heureuse. Vous ne semblez pas avoir envie d’ouvrir les yeux sur GB alors restez dans vos doux rêves, au moins vous contribuez à enrichir un homme heureux. Et puis après tout l’argent est fait pour circuler, alors continuez à publier vos merveilleux poèmes chez GB moyennant finances !

Raphaël Zacharie de IZARRA

3 – LÉGAL MAIS MALHONNÊTE

Certes GB ne fait rien d’illégal mais ce n’est pas parce que son entreprise de promotion des pigeons est légale que ce personnage est honnête pour autant.

C’est vrai que chacun a le droit de se payer du vent au prix fort, mais à condition d’avoir toute sa lucidité. Après tout chacun est libre de se faire plumer avec son propre consentement, et avec le sourire en plus ! Mais dans le cas de JM, poétesse-guimauveuse sans défense psychologique, c’est de la pure exploitation financière de personne fragile car JM est victime de sa propre naïveté. Et GB exploite sa naïveté sans aucun scrupule !

JM n’a pas assez de discernement pour prendre conscience de l’arnaque morale que constitue l’entreprise de GB.

Laisser faire, c’est de la non-assistance à personne vulnérable exploitée éhontément par un requin. JM doit être avertie de deux choses :

– Ses écrits sont sans aucune valeur littéraire et aucun éditeur sérieux n’accepterait d’éditer ces niaiseries


– Elle est incapable de se rendre compte que GB n’est pas un vrai éditeur soucieux de littérature de qualité mais un pur commerçant

GB incarne la misère de l’édition, le pire qui puisse se faire dans ce domaine. Il « aide » les pires écrivassiers qui soient, moyennant finances indues.

Même chez Gallimard il y a des mises au pilon d’invendus.

Lui faire croire que ses guimauves vont se vendre, même se lire gratuitement est lui faire un énorme mensonge. Certes ses amies mémères lui achèteront quelques ouvrages qu’elles trouveront « merveilleux ».

Ce ne seront que des achats affectifs primaires. Avez-vous déjà vu une mère critiquer le collier de nouilles que lui offre son enfant pour la Fête des Mères ? Bien sûr le collier de nouilles est une horreur et pourtant la mère fait mine de s’émerveiller devant cette misérable création de sa progéniture toute engluée dans son insupportable puérilité. En ce qui concerne les oeuvres de JM, c’est dans le même ordre d’idée : quelle mémère parmi ses lectrices serait assez cruelle -et assez lucide car j’imagine que le lectorat de JM est essentiellement constitué de gens séniles- pour assurer que ses vers sont de la confiture de framboise à dégueuler de la première à la dernière gorgée ?

Nul ne conçoit bien évidement qu’une mémé sénile vienne critiquer les écrits de JM…

C’est sur ce registre que joue GB : le cercle privé des flatteurs-nés, uniques lecteurs et uniques « critiques » des oeuvres de JM.

Cette démonstration que je viens de faire à propos de l’entreprise malhonnête de GB est d’ailleurs inutile puisque ce que je dis est évident pour le commun des esprits.

Mais pas pour JM, hélas !

Raphaël Zacharie de IZARRA

4 – ÉDITEUR DE GOGOS

GB est un escroc de l’édition, je persiste et signe. Il abuse de la faiblesse psychologique de JM pour s’enrichir éhontément. Il a certes la loi avec lui mais pas la morale.

Il fait partie de ces requins sans scrupule de l’édition, la honte du métier. Je le mets au même rang que les escrocs de la « Pensée Universelle ».

Raphaël Zacharie de IZARRA

5 – RÉPONSE À JM

Bien sûr que votre « bienfaiteur » va trouver plein de qualités à votre naïve personne et à vos ineptes écrits ! Il ne va pas tuer la poule aux oeuf d’or comme ça… Pas si bête.

Il a tout intérêt à être votre « bienfaiteur » puisqu’il prend sa part de bénéfices. Vous pensez réellement qu’il va critiquer vos écrits au prix où il vous vend ses « services » ?

Il a tout à gagner à « donner leur chance » aux perdants de votre espèce… Son fond de commerce c’est la crédulité des imbéciles !

Il est exactement comme les directeurs de casinos : lui seul est sûr de gagner dans cette affaire !

Aucun éditeur digne de ce nom de demande de l’argent à un auteur, c’est une règle d’or qui vaut pour toutes les entreprises de ce genre ! Ce sont les éditeurs qui devraient payer les auteurs en les remerciant et non l’inverse ! C’est une HONTE de voir que ces arnaqueurs sévissent encore de nos jours ! Ce que les gens peuvent être imbéciles pour se faire avoir de la sorte ! L’arnaque que pratique GB est aussi vieille que le monde.

Vous pensez vraiment que c’est une chance de se faire éditer au prix fort chez ce vendeur de vent ? Il incarne l’image même de la calamité éditoriale ! Vous faire connaître ? Mais on se fout de votre gueule ! Vous vous faites une célébrité de pauvre cloche en passant par les « services » de ce malfaiteur en col blanc !

Jamais un éditeur sérieux ne demandera la moindre contribution financière pour publier un auteur ! GB le sait bien et il profite du filon constitué par ces cohortes d’auteurs crédules, plumes sans talent qui croient encore au Père Noël et qui comme vous ne seront jamais édités dans des maisons d’édition traditionnelles (qui elles sont honnêtes), pour leur proposer ses services dûment tarifés !

Vous êtes la victime consentante de cet arnaqueur mais après tout puisque vous insistez pour être plumée en beauté cela vous regarde et c’est tant pis pour vous. Ou tant mieux, si cela vous rend plus heureuse… GB peut augmenter ses tarifs à ce compte-là : il est certain que les pigeons pris dans ses filets le suivront pendant encore des années…

Raphaël Zacharie de IZARRA

6 – RÉPONSE À GB (qui m’envoie un texte de loi traitant de l’injure et la diffamation publique)

Je n’ai pas lu votre pavé indigeste mais j’en devine les iniques rigueurs : la loi devrait protéger les gens honnêtes comme moi, les êtres vulnérables comme JM et non les escrocs de votre genre qui abusent de la crédulité des imbéciles pour les plumer. En toute légalité, malheureusement.

Hélas ! La loi des hommes n’est pas systématiquement calquée sur la morale et parfois la loi des hommes défend et protège les minables de votre espèce.

Heureusement il existe quand même des procédures pour contrer les profiteurs et parasites qui comme vous s’enrichissent sur la faiblesse psychologique de leurs concitoyens. Vous êtes la face noire de l’édition.

Vous devriez vous cacher de honte au lieu de faire appel à la loi pour tenter de vous défendre. JM n’a AUCUNE chance de récolter la moindre palme pour l’ensemble de son « oeuvre » et vous le savez aussi bien que moi. Lui faire miroiter de telles chimères tarifées à 70 euros annuels est de l’abus de personne vulnérable pur et simple. Et cela est passible de poursuites judiciaires en France.

Raphaël Zacharie de IZARRA

7 – RÉPONSE À GB

Quand on pratique l’escroquerie éditoriale, et en plus avec l’assentiment de la loi, on doit en assumer les risques sociaux.

Les malfaiteurs de votre espèce doivent recevoir le salaire qui leur est dû et ce, à hauteur de leur vilenie.

Et je ne manquerai pas de continuer de dénoncer publiquement haut et fort et nommément vos pratiques certes parfaitement légales mais moralement condamnables.

Je me contrefous de la loi des hommes à partir du moment où elle est inique. Seule la loi morale guide mes actes et inspire mes écrits et c’est ce qui fait d’ailleurs ma force. Pour moi vous êtes un pornocrate de l’édition. Vous faites payer à des auteurs sans talent leur imbécillité et cela est moralement répréhensible.

Raphaël Zacharie de IZARRA

8 – RÉPONSE À UN DÉTRACTEUR

Dans ce cas du site de GB l’escroquerie à proprement parler n’est pas sur le plan légal mais sur le plan moral.

Je sais pertinemment que cet éditeur n’arnaque pas les gens au sens strictement légal du terme puisque ceux-si savent pertinemment qu’ils payent pour être publiés et que nul ne les force à payer leur éditeur. L’arnaque est beaucoup plus subtile. Les auteurs sont certes parfaitement libres de choisir un éditeur qui leur facturera ou non leurs publications…

L’arnaque, insidieuse, est dans le fait que ces auteurs dénués de talent voire parfaitement ineptes n’ont pas d’autre choix que de passer par la filière des « charognards de l’édition ».

Chassés des maisons d’éditions traditionnelles, ils se tournent vers… Leur sauveur. Qui au passage leur facturera ses services.

A défaut de publication officielle rémunérée, ces auteurs que personne ne lira jamais se contentent de publication officieuse. A leurs frais.

Elle est là l’arnaque.

J’assimile ces éditeurs à des falsificateurs. Ils vendent de faux espoirs, du vent en jouant à fond sur la démagogie. C’est moralement malhonnête, même si sur le plan légal ils ne franchissent pas les bornes.

Dans le cas de JM c’est carrément écoeurant. Cette personne n’a pas les moyens intellectuels de se défendre contre un tel « éditeur ». N’importe quel éditeur de sous-préfecture dirait à JM que ses poèmes ne valent rien sur le plan littéraire.

Raphaël Zacharie de IZARRA

9 – JE MODÈRE MON PROPOS MAIS RESTE FERME

Après réflexion et examen des écrits de certains d’entre vous, je modère mon propos au sujet de GB.

Il n’y a certes pas arnaque au sens légal du terme ni même entre la personne de l’éditeur et la personne de l’auteur à proprement parler.

L’arnaque existe bel et bien cela dit : elle est dans la structure de l’entreprise éditoriale consistant à faire payer à un auteur son prétendu talent.

Ce mode éditorial facturé à l’auteur (qui est complice lui aussi de cette escroquerie morale non par vénalité mais par pure bêtise, par vanité) ne correspond en aucun cas à l’étique de la profession. Je le répète : aucun éditeur digne de ce nom ne facturera à un auteur ses écrits !

L’éditeur escroque l’auteur non directement de personne à personne mais indirectement, par contrat implicite interposé.

Entre la victime consentante et son « sauveur », il y a la structure rassurante d’une entreprise aux apparences honorables mais intérieurement pourrie. Les termes du contrat suspect sont définis non par GB lui-même mais par un système vieux comme le monde (l’exploitation de la vanité) dont GB se sert, et c’est derrière cet écran que se protège l’éditeur douteux…

Étant donné qu’il est en effet fort possible que je me trompe sur la personne de GB, ne connaissant ni les secrets de sa pensée ni de son coeur, je vais ôter son nom ainsi que le nom de son site dans mes prochains commentaires que je publierai sur INTERNET.

Je souhaite empêcher les gens vulnérables comme JM de se faire plumer par ce genre d’éditeurs tout en préférant demeurer équitable envers une personne que je ne connais finalement pas, il est vrai.

Raphaël Zacharie de IZARRA

10 – RÉPONSE A UN DÉTRACTEUR

Les poèmes niaiseux de JM ne me dérangent nullement. Il m’arrive même d’en lire un ou deux pour rire car en fait ils sont très drôles. Les écrits de JM sont la caricature de la poésie. Liquoreux à souhait, parfaitement insipides et ineptes.

C’est la démarche consistant à lui faire payer ses bluettes qui m’ennuie vraiment. Cela s’appelle de l’abus de faiblesse. Lui faire croire que ses poèmes ont une quelconque valeur littéraire et quelque chance de postérité au-delà du cercle privé de son auteur tient de la pure escroquerie !

J’apprécie beaucoup JM, indépendamment de ses écrits. Je sais que c’est une femme qui a souffert dans sa vie et je respecte la souffrance de ce genre de victimes de l’existence comme l’est JM. C’est justement parce que JM a souffert et qu’elle est vulnérable que je me scandalise de voir que des gens peu scrupuleux exploitent sa misère.

En plus elle me fait rire avec ses poèmes invariablement « guimauveux ». Et même derrière ses poèmes sans aucune valeur littéraire, à travers les thèmes récurrents qu’elle traite je discerne sa souffrance. Il faudrait être parfaitement insensible pour ne pas voir sa souffrance derrière les apparences comiques de ses vers de mirliton.

JM écrit car pour elle c’est une thérapie. Je trouve honteux de lui facturer ses écrits sans intérêt (autre que pour elle-même) alors qu’elle peut parfaitement les publier gratuitement sur INTERNET et ainsi être potentiellement lue par beaucoup plus de personnes qu’à travers ses ouvrages papiers facturés par son éditeur !

Raphaël Zacharie de IZARRA

11 – L’AVANTAGE D’ÊTRE PUBLIÉ CHEZ GB…

Se faire publier chez GB est quand même une bonne garantie pour un auteur jaloux de ses écrits.

La meilleure protection des oeuvres : les faire publier chez la Pensée Universelle ou chez GB.

C’est l’assurance de ne jamais avoir de problème de plagiat. Chez ce genre d’éditeur le Copyright est superflu.

Quel auteur sérieux aurait l’idée de s’inspirer des écrits parus chez la Pensée Universelle ou chez GB ?

Moi si j’étais un voleur de textes, je piocherais directement chez « Gallimard » ou chez « LE SEUIL »…

L’idée ne me viendrait vraiment pas d’aller récupérer des auteurs anonymes dans les poubelles de la « Pensée Universelle »…

Raphaël Zacharie de IZARRA

12 – POUR JM

La démarche consistant à faire payer à un auteur ses mauvais écrits est foncièrement malhonnête, même si l’auteur accepte ce principe odieux qui le plume.

On dit parfois : « Cocu mais content ! »

C’est votre cas JM.

Raphaël Zacharie de IZARRA

13 – QUESTIONS POUR JM

Ce n’est pas vous salir que de dire que vos poèmes sont nuls sur le plan littéraire.

Celui qui vous salit, c’est celui qui vous fait croire le contraire juste pour pouvoir toucher son « salaire » indu… Ce n’est pas lui qui vous aide dans la vie, c’est vous qui l’aidez à se faire du fric facile.

Vous croyez avoir besoin de cet éditeur alors que c’est lui qui a besoin non de vos poèmes mais de votre… argent.

Combien avez-vous vendu d’ouvrages ? Êtes-vous rentrée dans vos frais ? Voilà des questions bien embarrassantes, n’est-ce pas ?

Et à part moi qui critique vos « merveilleux » poèmes ? Certainement pas votre éditeur !

Raphaël Zacharie de IZARRA

14 – POUR GB

L’escroquerie n’est pas précisément personnelle mais plutôt structurelle : vous adoptez un système douteux pour gagner de l’argent en exploitant une faille humaine : la bêtise de vos semblables.

Vous êtes moralement un arnaqueur qui a la loi avec lui.

Ou alors un profiteur de l’imbécillité de ses concitoyens.

Enfin exploiteur de la sottise de gens sans défense intellectuelle, profiteur de la faiblesse de certaines personnes ou arnaqueur, la justice tranchera sur le terme exact, si vous voulez bien prendre le risque de lui demander son avis sur la question…

Raphaël Zacharie de IZARRA

15 – POUR JM

Si vous prétendez que l’argent ne vous intéresse pas et que ce que vous souhaitez c’est être lue, pourquoi faire appel à un éditeur-papier qui vous fait payer un service au résultat ultra confidentiel (très peu de lecteurs) alors que vous pouvez être lue (du moins potentiellement car le lectorat adepte de niaiseries est assez limité même sur INTERNET) par des milliers de gens dans le monde francophone sans que vous déboursiez un seul centime ? Sachez tout de même que ceux qui « apprécient » vos textes publiés gratuitement en ligne, autrement dit ceux qui lisent vos textes ne les admirent pas au point d’aller en acheter des versions papier…

N’allez pas croire qu’ils seraient prêts à payer pour en lire davantage sur support papier. Si ces lecteurs lisent vos poèmes, c’est disons à 5 pour 100 pour leur « qualité » intrinsèque et à 95 pour 100 parce qu’ils sont accessibles gratuitement.

De même qu’il y a des soupes aux navets que l’on avale non parce qu’elles sont spécialement savoureuses mais parce qu’elles nous sont tombées sous la cuiller à moindre frais, il y a des mets littéraires que l’on accepte d’ingérer non parce qu’ils sont bons mais parce qu’ils flattent notre paresse intellectuelle.

Que cherchez-vous ? Être lue ou vendre des livres ? Si vous souhaitez être lue, alors publiez sur INTERNET sans passer par l’édition papier, chère, fastidieuse, lente et très peu efficace en terme de lectorat.

Mais si vous cherchez à vendre, c’est à dire à faire du profit avec vos poèmes, alors arrêtez tout immédiatement car vous courez à la catastrophe financière.

Raphaël Zacharie de IZARRA

16 – RÉPONSE À GB

Comment appelez-vous la démarche consistant à faire payer aux auteurs la publication de leurs écrits ? Moi j’appelle cela de l’arnaque pure et simple, même si les auteurs acceptent le principe et viennent d’eux-mêmes se jeter dans la gueule du loup.

Ce que vous pratiquez est aux antipodes de l’éthique de la profession.

Vous savez pertinemment que les auteurs à qui vous faites payer la publication sur papier de leurs ouvrages ne seront ni pris au sérieux ni lus en se faisant publier chez vous (à part leur cercle restreint d’amis très proches, disons une quinzaine de personnes en étant optimiste).

Vous ne pouvez ignorer, vous qui vous prétendez éditeur, que les écrits de JM sont d’une parfaite nullité et par conséquent invendables.

Raphaël Zacharie de IZARRA

17 – POUR GB

J’ajoute que si vous deviez dire la vérité à tous ces auteurs qui librement font le choix de se faire publier à compte d’auteur par vos soins, vous n’auriez aucun client ! Sachant au fond de vous-même qu’aucun de ces auteurs n’amortira ses frais (ou alors exceptionnellement et à hauteur de quelques dizaines d’euros, guère plus) je suppose que vous vous gardez bien de freiner leur sotte ardeur à se faire publier chez vous…

En cela vous pratiquez ce qu’on appelle le mensonge professionnel. On peut d’ailleurs l’assimiler à la publicité mensongère. Vous encouragez, du moins ne découragez pas les auteurs suicidaires qui frappent à votre porte. C’est cela qui est condamnable, malhonnête.

Certes ils sont parfaitement libres de se faire éditer chez vous comme ils sont libres d’aller dépenser leur argent au casino ou dans le tabagisme. Sauf que dans les casinos il y a des affiches qui avertissent les joueurs sur les dangers potentiels qui les guettent. Sur les paquets de cigarettes il y a également des avertissement très clairs sur les risques de cancers auxquels s’exposent les fumeurs.

Et vous, avertissez-vous vos « victimes consentantes de l’illusion éditoriale » sur les déceptions auxquelles elles s’exposent ? Leur annoncez-vous au départ que leur démarche égocentrique à toutes les chances d’échouer en termes de rentabilité financière et de reconnaissance littéraire ?

Permettez-moi de douter sérieusement sur le fait que vous prenez de telles précautions morales avec vos auteurs…

Raphaël Zacharie de IZARRA

18 – RÉPONSE À LA POÉTESSE JM

Faites comme vous voulez. Moi j’ai fait mon devoir consistant à mettre en garde le faible qui se met de lui-même dans la gueule du requin.

Je vous ai prévenue, maintenant vous êtes libre. On ne peut empêcher un âne de braire.

Vous dites que GB est votre ami… Bien évidemment qu’il est votre ami ! De cela je n’en doute pas un instant… Vous avez déjà vu un flatteur voler dans les plumes de ses protégés ? GB a tout intérêt à trouver vos écrits dignes d’êtres publiés sur des livres-papier, il a tout intérêt à être toujours bien gentil avec vous et à se faire aimer puisque c’est vous qui le payez et non l’inverse !

Dormez bien et surtout ne vous réveillez jamais de votre léthargie intellectuelle car la chute risque d’être trop dure pour vous. GB a reçu une bonne raclée verbale et il l’a bien méritée.

Que cela serve de leçon aux auteurs crédules !

Raphaël Zacharie de IZARRA

19 – RÉPONSE À UN DÉTRACTEUR

Je n’ai jamais découragé JM d’écrire, je l’ai simplement mise en garde contre les exploiteurs de sa naïveté.

Je lui ai également dit en toute honnêteté ce que je pensais de ses poèmes. Je les trouve nuls, comme tous les membres du FORUM LITTÉRAIRE d’ailleurs. Nuls mais amusants néanmoins, si on les lit à partir du deuxième degré.

Critiquer des écrits ce n’est pas vouloir empêcher son auteur de les publier.

Que JM continue d’écrire de « merveilleux » poèmes à la sauce guimauve si cela la rend heureuse ! Pourquoi lui contesterais-je ce droit ? Qu’elle ne conteste pas de son côté mon droit de critiquer les écrits que je veux, comme je veux et sur la liste, le forum ou le site que je veux.

JM fait ce qu’elle veut. Elle a le droit de me critiquer, de me railler, de m’encenser. De mon côté j’exerce mon droit inaliénable de critiquer ses textes et même de m’en moquer ouvertement. Critiquer un auteur, se moquer de ses écrits n’est pas l’insulter.

Je n’ai jamais injurié ni JM ni qui que ce soit.

Raphaël Zacharie de IZARRA

20 – RÉPONSE À UN ADEPTE DES PRATIQUES ÉDITORIALES DE GB

GB fait tout non pour la promotion de la poésie mais pour celle de son compte en banque.

La réserve de gogos rimailleurs prêts à débourser un certain nombre d’euros pour se faire éditer à compte d’auteur étant vaste de nos jours où l’écrit a gagné en prestige, il a fait de cette réserve de naïfs son filon privilégié en bon vendeur de vent qu’il est.

En ce sens il a tout intérêt à passer pour un bienfaiteur. Je comprends parfaitement que vous réagissiez ainsi, il n’est jamais agréable de voir son idole se faire déboulonner aussi radicalement par une personne étrangère à la « secte des rimailleurs qui se font éditer à compte d’auteur ».

Défendre la littérature ce n’est pas promouvoir ses pires inepties mais la sélectionner avec rigueur. GB tire l’écrit vers le bas et c’est tout bénéfice pour lui puisqu’il donne leur chance aux perdants de la cause littéraire… GB ratisse large en récupérant tous les damnés des maisons d’édition traditionnelles -et honnêtes- qui refusent, on les comprend, tous les JM en mal d’écriture.

Le principe de l’édition à compte d’auteur est une arnaque, même si l’auteur est pleinement consentant. Vous me direz que le principe des machines-à-sous en est une également… Certes. Sauf que quand vous entrez dans un casino vous êtes clairement prévenu que vous risquez de vous faire plumer en toute légalité et vous pouvez même vous faire protéger de votre vice en vous faisant interdire.

Or GB en bon éditeur de gogos qu’il est laisse croire à ses clients à des merveilles qui jamais ne se réaliseront. S’il disait la vérité aux auteurs, pas un ne ferait la démarche de se faire éditer à compte d’auteur. En effet, qui a envie de se retrouver avec des cartons d’ouvrages invendus sur les bras ?

Défendre la littérature, je le répète, ne consiste pas à éditer des perdants mais au contraire à leur dire la vérité. GB est un opportuniste, pas un défenseur de la littérature. Très révélateur : pour prendre contact avec lui il faut passer par un ALLOPASS.

Rien que ce détail en dit long sur les motivations du personnage…

Mais bref, je vous laisse continuer de croire à vos chimères puisque vous y tenez tant. Dormez bien sur vos certitudes de naïf.

Raphaël Zacharie de IZARRA

21 – QUELLE IMPORTANCE ?

Personnellement je me garderai bien d’aller payer pour me faire éditer ! Mes textes sont accessibles GRATUITEMENT sur INTERNET.

Et puis être lu ou non après tout est-ce vraiment si important ? Faut-il se prendre maladivement au sérieux pour ne pas rire de cette vanité !

Je me moque volontiers de tous ces auteurs qui écrivent avec gravité, rimaillant avec des airs de paon comme si leur plumage -imaginaire- en dépendait… Je me moque d’ailleurs de moi-même dans certains de mes textes ! Tout cela n’est la plupart du temps que vanité, inconsistance, légèreté.

Cessons de prendre au sérieux ce qui ne l’est pas ! Écrire n’est une douleur ou une entreprise sacrée que pour les dindons. Ce caractère sacré de l’écriture n’est entretenu que par ceux qui ont tout intérêt à faire rêver les pigeons : les éditeurs genre GB.

Là où ça commence à devenir vraiment sérieux c’est quand des naïfs se font arnaquer financièrement parlant, et c’est ce que je dénonce. Le reste… Chacun est libre de croire en son talent, qu’il soit imaginaire ou non.

Raphaël Zacharie de IZARRA

22 – LE COMPTE D’AUTEUR EST RÉVÉLATEUR D’UN MALAISE DANS LA LITTÉRATURE

Dans 98 pour 100 des cas un auteur se faisant éditer à son compte est un mauvais auteur.

Les éditeurs traditionnels refusent les mauvais auteurs et là encore dans la même proportion, dans 98 pour 100 des cas ils refusent de mauvais auteurs.

Certes cela n’est pas systématique et on peut toujours discuter de la validité de la remarque. Bien entendu un auteur de génie peut parfaitement être édité chez la « Pensée Universelle ». Affirmer que se faire éditer à compte d’auteur, cela n’est pas un raisonnement. C’est juste une remarque. Mais une remarque pleine de justesse dans 98 pour 100 des cas. En effet, il y a de très fortes chances de tomber sur de la mauvaise littérature en achetant un ouvrage édité à compte d’auteur.

Se faire éditer à compte d’auteur est un signe de mauvaise qualité littéraire. Certes des chanteurs populaires se font éditer chez des éditeurs traditionnels, hé bien justement ils font partie des 2 pour 100 de mauvais auteurs qui se font publier chez des éditeurs traditionnels… Il reste donc 98 pour 100 de bons auteurs se faisant publier à compte d’éditeur.

Raphaël Zacharie de IZARRA

23 – RÉPONSE A UN DÉTRACTEUR

Être lu en payant ses lecteurs c’est très discutable, je suis bien obligé de vous le dire. Même si chacun est libre de faire comme il l’entend dans ce domaine.

Entre lu sans rien payer et même recevoir en retour flatteries, railleries, insultes, éloges, coups de fils anonymes vengeurs ou encenseurs de la part de lecteurs révoltés ou enchantés par ses textes (et c’est mon cas), voilà qui est beaucoup mieux ! Mais me direz-vous, en ce cas ce n’est qu’une affaire de point de vue personnel… Certains préfèrent payer pour être lus et ainsi recevoir de la part de leurs lecteurs de polis et systématiques éloges de circonstances, d’autre font le choix de recevoir des éloges sincères en ne payant pas pour être lu, ce qui est exactement mon cas.

Se prendre au sérieux dans son entreprise littéraire au point d’aller se jeter dans la gueule du loup de l’éditeur à l’affût du gogo, c’est assez pathétique.

Raphaël Zacharie de IZARRA

24 – MALENTENDU FRANCO-QUÉBECOIS

Pour être honnête dans cette affaire concernant GB, je dois ajouter ceci :Depuis déjà longtemps j’ai constaté qu’un océan d’incompréhension mutuelle, un gouffre de sensibilité nous séparait des « lettrés » et artistes du Québec.Les Québécois subissant depuis toujours l’influence délétère de leur voisins Yankees sont des gens parfaitement hermétiques aux raffinement des êtres civilisés que nous sommes nous français. Ce sont de gros patauds, de fiers lourdauds à la sensibilité primaire.

Bref, un peuple obèse du cerveau.Il suffit d’écouter leurs chanteurs à voix, de voir leurs spectacles grossiers et populaires : rien que de la soupe épaisse pour teutons, de la grosse espagnolade pour touristes danois !Linda Lemay, exception culturelle du Canada, interprète talentueuse de texte pleins de sensibilité, véritable Brassens du Québec, passe pour une nullité dans son pays ! C’est dire l’ampleur du désastre culturel de ce pays de bouseux.Par conséquent chez ce peuple de gens grossiers le moindre mirliton passe nécessairement pour un poète… Chez eux tout étant grossier, primaire, sans raffinement, depuis la culture jusqu’à la cuisine en passant bien entendu par le cinéma, un peu comme chez les Allemands en fait, dès qu’un rimailleur pond un poème narrant ses états d’âmes de grand enfant il fait exception, attirant à lui de sincères mais naïfs admirateurs, qui sont également ses concitoyens. La qualité moyenne de la poésie des sites de poètes adultes du Québec correspond à celle de nos adolescents français. Allez vérifier, vous serez édifiés !De là vient le grand malentendu entre poètes du Québec et auteurs français. Tout est dans la différence de niveaux, de sensibilités, tout simplement. Les québécois étant de grands enfants à la sensibilité grossière, il est naturel qu’il y ait cette « incompréhension poétique » entre eux et nous. C’est comme si on tentait d’établir des liens culturels entre des italiens, peuple raffiné, avec des Australiens blancs, peuple de gens assez grossiers très proches des Canadiens par la sensibilité.

Il suffit de visiter les sites de poésie amateurs, de se frotter au peuple canadien, d’avoir un aperçu de leurs spectacles. L’intuition n’est pas une vaine chose vous savez…

Les italiens sont des gens raffinés et les Allemands d’épais buveurs de bière, ce ne sont pas que des clichés, c’est une réalité. Les Canadiens sont des gens moins fins, moins élégants, moins sensibles, moins éduqués d’un point de vue culturel que nous français. Certes mon affirmation est purement empirique, intuitive mais juste je crois.Le niveau calamiteux de la poésie au Québec expliquerait ce malentendu.

Raphaël Zacharie de IZARRA

25 – RÉPONSE A UN DÉTRACTEUR

Les pornocrates en général, les souilleurs de beauté, les maquereaux, les exploiteurs de la bêtise, les escrocs, les vendeurs d’illusions, charlatans sans scrupules, menteurs professionnels, publicitaires vulgaires : tous ces gens me répugnent.

Nous sommes dans une société de fric et ici-bas les requins sont rois. Pour eux tout est bon pour s’enrichir même et surtout les moyens les plus douteux…

Un vrai professionnel de l’édition ne demande pas d’argent aux auteurs ! C’est une règle de base, tellement évidente qu’elle ne devrait même pas être rappelée.

Un vrai professionnel de l’édition dirait à JM que ses poèmes sont d’une totale nullité, impubliables.

Je suis là pour mettre en garde les naïfs de votre espèce qui payent un éditeur pour se retrouver ensuite avec des cartons d’ouvrages invendus sur les bras et qui finiront soit au grenier soit à la poubelle. GB est comme tous les éditeurs qui font payer aux auteurs leurs ouvrages : il ratisse large, accepte tous les manuscrits. La preuve, même les écrits de JM -nullité parmi toutes les nullités littéraires- ont été acceptés ! Si ce n’est pas la preuve de la malhonnêteté professionnelle de GB, ou alors de l’incompétence crasse, qu’est-ce que c’est ?

Ha ! oui mais bien sûr c’est de la philanthropie… Facturée 50 ou 70 euros annuels.

Cocus et contents de l’être, voilà comment on appelle ces gogos qui défendent leur arnaqueur.

Avez-vous déjà vu un flatteur dire la vérité à ceux qui l’écoutent et surtout qui payent pour entendre ses violons ? Vous croyez vraiment que GB va dire à un écrivailleur qui vient le voir que ses écrits sont nullissimes ? Son intérêt à lui c’est d’avoir un maximum de clients. Chez lui la poésie ne rime pas avec sélection mais avec rabattage.

Tout le contraire du travail d’un éditeur honnête et compétent !

Mais je le répète, libre à chacun de se faire cocufier en beauté par son éditeur. Libre également à moi de dénoncer ce genre de pratique et leurs instigateurs.

Raphaël Zacharie de IZARRA

26 – JE SUIS CERTES NARCISSIQUE MAIS SINCÈRE

L’argent ne me manque pas, je ne vis pas au-dessus de mes moyens comme la plupart de ceux qui se plaignent de n’en avoir jamais assez.

Mes textes sont accessibles à tous gratuitement et c’est mon intérêt qu’ils soient lisibles gratuitement. Ma motivation n’est pas l’argent mais l’ego, le narcissisme. Mais pas seulement. Il y aussi le sincère désir chez moi de promotion de la Beauté, de la Poésie, de l’esprit de gratuité, de fraternité, de défense de la vérité. Et de la liberté d’expression. Dénoncer le mensonge, la bêtise, les noirceurs de ce monde, cela fait aussi partie de ma démarche izarrienne.

D’ailleurs lorsque je pose le problème de l’argent dans cette affaire de l’édition à compte d’auteur, j’en parle surtout du point de vue de l’éditeur, pas de celui des auteurs. Les auteurs font ce qu’ils veulent de leur argent. Moi je dénonce les charlatans qui prétendent trouver bons des poèmes comme ceux de JM et les publient de tout coeur, chaleureusement.. moyennant finances.

Ca c’est de la malhonnêteté éditoriale pure et simple. Au mieux, de l’incompétence professionnelle totale.

Si j’étais éditeur HONNÊTE publiant des ouvrages aux frais des auteurs, voilà ce que je dirais à un auteur comme JM :

« Vos poèmes sont nuls, invendables, risibles, ridicules, mais puisque vous y tenez tellement, je vais vous les imprimer. Mais je vous préviens, jamais vous ne rentrerez dans vos frais ! Ce sera une pure perte pour vous d’un point de vue financier et tous bénéfices pour moi car je vous le répète, vos poèmes c’est zéro d’un point de vue littéraire. »

Raphaël Zacharie de IZARRA

27 – DÉFENDRE LA LITTÉRATURE ET NON LA SACRIFIER

Je me prends pour un authentique défenseur de la littérature. Moi je ne suis pas un charlatan qui va inciter des gens comme JM à publier à leurs frais sur des livres-papier leurs poèmes grotesques.

La littérature, la vraie, ce n’est pas une « activité rigolote » ou « sympa » à la portée du premier mirliton venu, contrairement à ce qu’aimeraient laisser croire certains éditeurs-profiteurs…

La littérature c’est une chose rare, difficile, âpre qui requiert travail, inspiration, technique, maîtrise, expérience. Et même dans ce cas, la littérature n’est pas une chose vraiment sérieuse. Elle n’est sérieuse que pour ceux qui ont des intérêts financiers dans l’affaire.

Pour tout auteur digne de ce nom la littérature, la vraie, n’est pas une chose très sérieuse. Et c’est cela qui fait la qualité de la littérature, la vraie.

Vous confondez liberté d’édition et exploitation du gogo… Votre manière de concevoir la chose revient à dire que par exemple la pornographie tient plus de la liberté d’édition que de l’exploitation par des mafias de la misère de certaines femmes en détresse économique.

Éditer à frais d’auteurs des niaiseries qui ne seront jamais lues tient plus de l’arnaque éditoriale que de l’exercice de la liberté d’expression des auteurs…

Raphaël Zacharie de IZARRA

28 – ÉDITEUR DES RATÉS DE LA LITTÉRATURE
En tant que défenseur des Lettres mon rôle n’est pas de faire du fric ni d’encourager la bêtise, l’échec, les vils compromis littéraires mais de les dénoncer. Ce que je fais précisément en ce qui concerne cette histoire d’édition à compte d’auteur.

Je n’ai rien à gagner financièrement parlant dans cette affaire, GB si. Sa parole est nécessairement muselée, prostituée à la cause à laquelle il est enchaînée : le pognon. Il ne peut par conséquent dire ce qu’il pense, contrairement à moi.

S’il affirme que les poèmes de JM sont bons, c’est soit un menteur soit un immense incompétent. Je penche pour la première solution.

D’ailleurs si les écrits de tous ces auteurs étaient aussi bons que GB leur laisse croire, pourquoi ne sont-ils pas édités à compte d’éditeurs dans les grandes maisons d’éditions ? Étrange, non ?

GB est un arnaqueur dans le sens où il s’est mis à publier tous les perdants de la littérature Il s’est engouffré dans le filon des ratés littéraires. Exactement comme les charognards du marché de l’emploi ou de l’habitat qui récupèrent les exclus n’ayant pas eu accès au « pactole social » (et qui n’ont plus d’autre choix que de se tourner vers eux) pour leur louer au prix fort des appartements insalubres ou pour les employer dans des chantiers au noir pour des salaires de misère.

La démarche est exactement la même, avec les courbettes et autres civilités de salon en plus pour mieux faire passer la pilule.

Raphaël Zacharie de IZARRA

827 – Bleu

14 janvier 2009
Il a des profondeurs océaniques, une densité presque palpable, un volume d’encre, la pesanteur d’un nuage.

Et des légèretés d’oiseau.

Ses ondes sont pénétrantes pour l’oeil, régénérantes pour l’esprit. Ses reflets pleins de sérénité ont l’éclat immatériel des songes. Ses hauteurs sont éthéréennes, sidérales, hymniques. C’est une fumée d’azur, une écume céleste, une ivresse pour l’âme : l’incarnation de la beauté toute intérieure. L’enchantement du poète, le paysage du méditatif, la lumière de l’artiste.

C’est aussi la neige des couleurs : froid, pur, virginal, paisible, il règne dans ses éternels sommets.

Écho du divin, brise de l’Eden, vernale pensée par excellence, le BLEU caresse l’Univers de sa lueur extatique.

826 – La vieille

29 décembre 2008
La vieille n’avait pas de nom, pour tous c’était une ombre.

Depuis une éternité on la voyait passer au coin de la rue, ou plutôt on ne la voyait plus. Avec son dos cassé, sa face blanche, ses doigts comme des crabes elle faisait partie du cadre. La vieillarde se confondait avec les lézardes des murs qu’elle rasait.

Pour tous, elle avait toujours été âgée. Approchant les cent ans, elle avait vu patauger dans leurs couches la moitié des gens qui l’entouraient.

Il est vrai que quand un septuagénaire nous voit naître et qu’il devient centenaire, nous grandissons avec un arbre qui semble avoir toujours été ridé… Du berceau à la force de l’âge, nous ne voyons chez lui que des cheveux gris.

Enfin, ce spectre familier ne semblait pas avoir vraiment eu d’histoire. De plus en plus pâle, constamment courbé, jamais gai, qui aurait pris la peine de l’écouter ? On l’appelait « la vieille » et on lui prêtait une existence de fantôme. Et pourtant… Cette chose affreuse avait aimé, autrefois. De son vrai nom Bertrande, « la vieille » avait traversé le siècle presque à l’insu de ses contemporains, repliée sur son chagrin.

Son secret, son grand, terrible secret d’amour se résumait à une humble et bien banale tragédie : elle avait perdu son fiancé dans les tranchées de la « 14 ».

Il s’appelait Lucien mais peu importe. Mort depuis 80 ans. Devenu stèle lointaine, statue radieuse et diamant noir tout à la fois dans l’âme trop pure de l’éplorée… Une vraie lumière dans son coeur. Enfouie sous le silence, les pleurs et les rides.

Le souvenir de Lucien l’avait tenue en vie depuis tout ce temps. Ou peut-être plus morte que vive.

C’était ça son jardin secret à la « vieille ». C’était Lucien.

Lucien l’anonyme. Son amour, son joyau, ses larmes, son trésor, son drame de « vieille » qui passait silencieuse au coin de la rue.

825 – L’écologie et ses abus de langage

27 décembre 2008
Je suis d’accord avec le souci général actuel de l’écologie, à condition de ne pas tomber dans l’excès inverse, à savoir ne voir le salut QUE dans l’écologie. Et ne pas se faire piéger par les formes du langage. Ainsi on appelle une voiture « propre » une voiture consommant PEU de carburant. Mais est-ce que produire PEU de pollution c’est être « propre » ?

Et puis produire « peu » de polluant, certes cela est bien mais par rapport à quel critère ?

Le seul critère actuellement en vigueur pour qualifier une voiture « propre », c’est la référence aux anciennes voitures qui elles consommaient plus… PLUS, MOINS : des termes arbitraires qui, tels quels, ne signifient rien.

Une voiture actuelle qui pollue, même si elle pollue moins qu’une voiture d’il y a dix ans n’est pas une voiture propre. Le raisonnement est exactement le même que dans cette publicité qui dit « CONSOMMEZ CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR ». Ce qui a peu de sens. Manger cinq fruits par jour cela peut être aussi bien cinq cerises que cinq pastèques ou cinq bananes… Pour la pollution c’est la même chose : une « VOITURE PROPRE » est un abus de langage entretenu par des journalistes et des hommes politiques sachant orienter les esprits avec des termes choisis. Et puis prenez deux voitures « propres » : elles pollueront autant qu’une seule voiture « pas propre ». Si on fabrique des voitures « propres » pour inciter à augmenter le parc automobile, quel sens cela peut-il avoir puisqu’au final la pollution due à l’incitation à rouler plus et à fabriquer plus de voitures dites « propres » sera la MÊME, voire pire ?

Croire ou ne pas croire à l’énergie propre est un faux problème.

Le vrai problème est qu’à partir du vingtième siècle avec l’essor des sociétés industrialisées et grâce à l’abondance du pétrole les Dupont ont eu accès au moteur thermique à explosion.

De là des besoins futiles, superflus, ludiques, purement culturels, voire suscités par de simples impératifs inhérents à la mode ont été créés avec l’avènement du moteur à explosion à la portée de tous (et même des chômeurs) : faire sa promenade dominicale, aller chercher les enfants à l’école, amener le chien chez le vétérinaire, partir en vacances, etc.

Aujourd’hui, après des décennies de ces habitudes de luxe, ces « besoins essentiels » liés à la voiture sont devenus dans nos têtes des nécessités quasi naturelles et même des droits revendiqués par les plus pauvres. Comme si posséder une voiture était un impératif… En être privé est d’ailleurs ressenti par la plupart d’entre nous comme une atteinte à sa dignité d’occidental.

Le principe est le même en ce qui concerne les produits alimentaires vendus en grands surfaces. Avant l’avènement des grandes surfaces il y a quarante ans, les prix des aliments étaient légèrement supérieurs aux prix des produits industriels actuels. C’étaient les prix normaux. Sont arrivées les grandes surfaces qui ont fait baisser les prix des produits alimentaires en baissant leur qualité en même temps. Les générations élevées avec ces grandes surfaces et nourries aux produits industriels s’imaginent que ce qu’ils ingurgitent depuis toujours à prix démocratique est la norme en terme économico-qualitatif…

Après quarante ans de despotisme des produits industriels à bas coûts imposés par les industriels à notre société avide d’économie alimentaire, nous revenons peu à peu aux produits d’avant l’avènement des grandes surfaces, produits qui étaient tous « bio » par définition. Rappelons que le terme « BIO » est récent et désigne tout bêtement un produit alimentaire sain et de qualité issu du jardin ou de la ferme sorti de terre de manière traditionnelle, sans la « protection » et l’aide de produits chimiques. Un produit sorti d’une terre saine tout simplement, avec la seule « huile de coude » du fermier selon la méthode classique millénaire, et non avec des béquilles chimiques. Ce mode de production « naturel » de qualité mais sans protection chimique entraîne nécessairement un certain taux de pertes, mais cela est NORMAL dans l’agriculture traditionnelle (agriculture dite « bio »).

C’est notre mentalité contemporaine polluée par l’idée stupide de rentabilité, de performance appliquée jusque dans la croissance des produits agricoles qu’il faut remettre à l’heure. C’est cette mentalité qui a déréglé nos jugements. Nous ne trouvons plus normal ces taux naturels de pertes dans la culture traditionnelle et trouvons normaux tous ces produits de qualité médiocre que nous consommons depuis notre naissance. Nous n’avons jamais connu les produits « bio » d’avant l’avènement des grandes surfaces qui se sont mises à initier et diffuser les produits alimentaires industriels, notre seule référence est le produit industriel de qualité médiocre.

Pour le consommateur, afin de passer des produits industriels aux produits dit « bio » il faut qu’il revoie les prix à la hausse. C’est là qu’est le coeur de l’affaire. C’est un raisonnement bien fallacieux que de prétendre que les produits « bio » sont chers. Les prix des produits dit « bios » sont parfaitement normaux. C’est le prix que les gens ont payé de tous temps.

Jusqu’à l’arrivée des grandes surfaces.

Ce sont les prix des produits de piètre qualité qui ont été baissés depuis l’avènement des grandes surfaces et non les prix des produits sains qui ont été augmentés (ensuite qu’il y ait des abus dans l’excès des prix sous prétexte du label  » bio » est une autre affaire).

Pour l’énergie « propre », le raisonnement est du même ordre d’idée. L’industrie triomphante a offert ces joujoux polluants que sont les voitures à chaque citoyen moyen. Ce qui à persuadé les foules des sociétés nanties que la voiture était un bien de consommation naturel accessible au moindre envieux au même titre que la tomate « industrielle » caoutchouteuse et sans goût est considérée par ces mêmes consommateurs comme un produit démocratique de base, ignorant parfaitement le goût des tomates traditionnelles… Leur seule référence gustative étant leur expérience post-industrielle.

Ainsi pour en revenir au problème de l’énergie propre, on a gavé les citoyens moyens de bonbons et de joujoux dont il pouvaient parfaitement se passer. Aujourd’hui se pose le « problème » du droit à l’énergie pour tous. Et ce problème qui est un faux problème est âprement discuté dans des sommets mondiaux dédiés à cette cause… Voilà où nous en sommes arrivés actuellement.

La vraie solution au problème de l’énergie propre serait de déshabituer le mouton nanti contemporain de son herbe artificiellement teintée de vert et de lui faire découvrir les traditionnels pâturages dont il ignore depuis sa naissance la naturelle couleur, la réelle saveur, l’authentique tendreté.

Tout le reste n’est que considérations faussées par des vues sans hauteur et des besoins qui n’en sont pas.

825 – L’écologie et ses abus de langage

27 décembre 2008
Je suis d’accord avec le souci général actuel de l’écologie, à condition de ne pas tomber dans l’excès inverse, à savoir ne voir le salut QUE dans l’écologie. Et ne pas se faire piéger par les formes du langage. Ainsi on appelle une voiture « propre » une voiture consommant PEU de carburant. Mais est-ce que produire PEU de pollution c’est être « propre » ?

Et puis produire « peu » de polluant, certes cela est bien mais par rapport à quel critère ?

Le seul critère actuellement en vigueur pour qualifier une voiture « propre », c’est la référence aux anciennes voitures qui elles consommaient plus… PLUS, MOINS : des termes arbitraires qui, tels quels, ne signifient rien.

Une voiture actuelle qui pollue, même si elle pollue moins qu’une voiture d’il y a dix ans n’est pas une voiture propre. Le raisonnement est exactement le même que dans cette publicité qui dit « CONSOMMEZ CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR ». Ce qui a peu de sens. Manger cinq fruits par jour cela peut être aussi bien cinq cerises que cinq pastèques ou cinq bananes… Pour la pollution c’est la même chose : une « VOITURE PROPRE » est un abus de langage entretenu par des journalistes et des hommes politiques sachant orienter les esprits avec des termes choisis. Et puis prenez deux voitures « propres » : elles pollueront autant qu’une seule voiture « pas propre ». Si on fabrique des voitures « propres » pour inciter à augmenter le parc automobile, quel sens cela peut-il avoir puisqu’au final la pollution due à l’incitation à rouler plus et à fabriquer plus de voitures dites « propres » sera la MÊME, voire pire ?

Croire ou ne pas croire à l’énergie propre est un faux problème.

Le vrai problème est qu’à partir du vingtième siècle avec l’essor des sociétés industrialisées et grâce à l’abondance du pétrole les Dupont ont eu accès au moteur thermique à explosion.

De là des besoins futiles, superflus, ludiques, purement culturels, voire suscités par de simples impératifs inhérents à la mode ont été créés avec l’avènement du moteur à explosion à la portée de tous (et même des chômeurs) : faire sa promenade dominicale, aller chercher les enfants à l’école, amener le chien chez le vétérinaire, partir en vacances, etc.

Aujourd’hui, après des décennies de ces habitudes de luxe, ces « besoins essentiels » liés à la voiture sont devenus dans nos têtes des nécessités quasi naturelles et même des droits revendiqués par les plus pauvres. Comme si posséder une voiture était un impératif… En être privé est d’ailleurs ressenti par la plupart d’entre nous comme une atteinte à sa dignité d’occidental.

Le principe est le même en ce qui concerne les produits alimentaires vendus en grands surfaces. Avant l’avènement des grandes surfaces il y a quarante ans, les prix des aliments étaient légèrement supérieurs aux prix des produits industriels actuels. C’étaient les prix normaux. Sont arrivées les grandes surfaces qui ont fait baisser les prix des produits alimentaires en baissant leur qualité en même temps. Les générations élevées avec ces grandes surfaces et nourries aux produits industriels s’imaginent que ce qu’ils ingurgitent depuis toujours à prix démocratique est la norme en terme économico-qualitatif…

Après quarante ans de despotisme des produits industriels à bas coûts imposés par les industriels à notre société avide d’économie alimentaire, nous revenons peu à peu aux produits d’avant l’avènement des grandes surfaces, produits qui étaient tous « bio » par définition. Rappelons que le terme « BIO » est récent et désigne tout bêtement un produit alimentaire sain et de qualité issu du jardin ou de la ferme sorti de terre de manière traditionnelle, sans la « protection » et l’aide de produits chimiques. Un produit sorti d’une terre saine tout simplement, avec la seule « huile de coude » du fermier selon la méthode classique millénaire, et non avec des béquilles chimiques. Ce mode de production « naturel » de qualité mais sans protection chimique entraîne nécessairement un certain taux de pertes, mais cela est NORMAL dans l’agriculture traditionnelle (agriculture dite « bio »).

C’est notre mentalité contemporaine polluée par l’idée stupide de rentabilité, de performance appliquée jusque dans la croissance des produits agricoles qu’il faut remettre à l’heure. C’est cette mentalité qui a déréglé nos jugements. Nous ne trouvons plus normal ces taux naturels de pertes dans la culture traditionnelle et trouvons normaux tous ces produits de qualité médiocre que nous consommons depuis notre naissance. Nous n’avons jamais connu les produits « bio » d’avant l’avènement des grandes surfaces qui se sont mises à initier et diffuser les produits alimentaires industriels, notre seule référence est le produit industriel de qualité médiocre.

Pour le consommateur, afin de passer des produits industriels aux produits dit « bio » il faut qu’il revoie les prix à la hausse. C’est là qu’est le coeur de l’affaire. C’est un raisonnement bien fallacieux que de prétendre que les produits « bio » sont chers. Les prix des produits dit « bios » sont parfaitement normaux. C’est le prix que les gens ont payé de tous temps.

Jusqu’à l’arrivée des grandes surfaces.

Ce sont les prix des produits de piètre qualité qui ont été baissés depuis l’avènement des grandes surfaces et non les prix des produits sains qui ont été augmentés (ensuite qu’il y ait des abus dans l’excès des prix sous prétexte du label  » bio » est une autre affaire).

Pour l’énergie « propre », le raisonnement est du même ordre d’idée. L’industrie triomphante a offert ces joujoux polluants que sont les voitures à chaque citoyen moyen. Ce qui à persuadé les foules des sociétés nanties que la voiture était un bien de consommation naturel accessible au moindre envieux au même titre que la tomate « industrielle » caoutchouteuse et sans goût est considérée par ces mêmes consommateurs comme un produit démocratique de base, ignorant parfaitement le goût des tomates traditionnelles… Leur seule référence gustative étant leur expérience post-industrielle.

Ainsi pour en revenir au problème de l’énergie propre, on a gavé les citoyens moyens de bonbons et de joujoux dont il pouvaient parfaitement se passer. Aujourd’hui se pose le « problème » du droit à l’énergie pour tous. Et ce problème qui est un faux problème est âprement discuté dans des sommets mondiaux dédiés à cette cause… Voilà où nous en sommes arrivés actuellement.

La vraie solution au problème de l’énergie propre serait de déshabituer le mouton nanti contemporain de son herbe artificiellement teintée de vert et de lui faire découvrir les traditionnels pâturages dont il ignore depuis sa naissance la naturelle couleur, la réelle saveur, l’authentique tendreté.

Tout le reste n’est que considérations faussées par des vues sans hauteur et des besoins qui n’en sont pas.

825 – L’écologie et ses abus de langage

27 décembre 2008
Je suis d’accord avec le souci général actuel de l’écologie, à condition de ne pas tomber dans l’excès inverse, à savoir ne voir le salut QUE dans l’écologie. Et ne pas se faire piéger par les formes du langage. Ainsi on appelle une voiture « propre » une voiture consommant PEU de carburant. Mais est-ce que produire PEU de pollution c’est être « propre » ?

Et puis produire « peu » de polluant, certes cela est bien mais par rapport à quel critère ?

Le seul critère actuellement en vigueur pour qualifier une voiture « propre », c’est la référence aux anciennes voitures qui elles consommaient plus… PLUS, MOINS : des termes arbitraires qui, tels quels, ne signifient rien.

Une voiture actuelle qui pollue, même si elle pollue moins qu’une voiture d’il y a dix ans n’est pas une voiture propre. Le raisonnement est exactement le même que dans cette publicité qui dit « CONSOMMEZ CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR ». Ce qui a peu de sens. Manger cinq fruits par jour cela peut être aussi bien cinq cerises que cinq pastèques ou cinq bananes… Pour la pollution c’est la même chose : une « VOITURE PROPRE » est un abus de langage entretenu par des journalistes et des hommes politiques sachant orienter les esprits avec des termes choisis. Et puis prenez deux voitures « propres » : elles pollueront autant qu’une seule voiture « pas propre ». Si on fabrique des voitures « propres » pour inciter à augmenter le parc automobile, quel sens cela peut-il avoir puisqu’au final la pollution due à l’incitation à rouler plus et à fabriquer plus de voitures dites « propres » sera la MÊME, voire pire ?

Croire ou ne pas croire à l’énergie propre est un faux problème.

Le vrai problème est qu’à partir du vingtième siècle avec l’essor des sociétés industrialisées et grâce à l’abondance du pétrole les Dupont ont eu accès au moteur thermique à explosion.

De là des besoins futiles, superflus, ludiques, purement culturels, voire suscités par de simples impératifs inhérents à la mode ont été créés avec l’avènement du moteur à explosion à la portée de tous (et même des chômeurs) : faire sa promenade dominicale, aller chercher les enfants à l’école, amener le chien chez le vétérinaire, partir en vacances, etc.

Aujourd’hui, après des décennies de ces habitudes de luxe, ces « besoins essentiels » liés à la voiture sont devenus dans nos têtes des nécessités quasi naturelles et même des droits revendiqués par les plus pauvres. Comme si posséder une voiture était un impératif… En être privé est d’ailleurs ressenti par la plupart d’entre nous comme une atteinte à sa dignité d’occidental.

Le principe est le même en ce qui concerne les produits alimentaires vendus en grands surfaces. Avant l’avènement des grandes surfaces il y a quarante ans, les prix des aliments étaient légèrement supérieurs aux prix des produits industriels actuels. C’étaient les prix normaux. Sont arrivées les grandes surfaces qui ont fait baisser les prix des produits alimentaires en baissant leur qualité en même temps. Les générations élevées avec ces grandes surfaces et nourries aux produits industriels s’imaginent que ce qu’ils ingurgitent depuis toujours à prix démocratique est la norme en terme économico-qualitatif…

Après quarante ans de despotisme des produits industriels à bas coûts imposés par les industriels à notre société avide d’économie alimentaire, nous revenons peu à peu aux produits d’avant l’avènement des grandes surfaces, produits qui étaient tous « bio » par définition. Rappelons que le terme « BIO » est récent et désigne tout bêtement un produit alimentaire sain et de qualité issu du jardin ou de la ferme sorti de terre ne manière traditionnelle, sans la « protection » et l’aide de produits chimiques. Un produit sorti d’une terre saine tout simplement, avec la seule « huile de coude » du fermier selon la méthode classique millénaire, et non avec des béquilles chimiques. Ce mode de production « naturel » de qualité mais sans protection chimique entraîne nécessairement un certain taux de pertes, mais cela est NORMAL dans l’agriculture traditionnelle (agriculture dite « bio »).

C’est notre mentalité contemporaine polluée par l’idée stupide de rentabilité, de performance appliquée jusque dans la croissance des produits agricoles qu’il faut remettre à l’heure. C’est cette mentalité qui a déréglé nos jugements. Nous ne trouvons plus normal ces taux naturels de pertes dans la culture traditionnelle et trouvons normaux tous ces produits de qualité médiocre que nous consommons depuis notre naissance. Nous n’avons jamais connu les produits « bio » d’avant l’avènement des grandes surfaces qui se sont mises à initier et diffuser les produits alimentaires industriels, notre seule référence est le produit industriel de qualité médiocre.

Pour le consommateur, afin de passer des produits industriels aux produits dit « bio » il faut qu’il revoie les prix à la hausse. C’est là qu’est le coeur de l’affaire. C’est un raisonnement bien fallacieux que de prétendre que les produits « bio » sont chers. Les prix des produits dit « bios » sont parfaitement normaux. C’est le prix que les gens ont payé de tous temps.

Jusqu’à l’arrivée des grandes surfaces.

Ce sont les prix des produits de piètre qualité qui ont été baissés depuis l’avènement des grandes surfaces et non les prix des produits sains qui ont été augmentés (ensuite qu’il y ait des abus dans l’excès des prix sous prétexte du label  » bio » est une autre affaire).

Pour l’énergie « propre », le raisonnement est du même ordre d’idée. L’industrie triomphante a offert ces joujoux polluants que sont les voitures à chaque citoyen moyen. Ce qui à persuadé les foules des sociétés nanties que la voiture était un bien de consommation naturel accessible au moindre envieux au même titre que la tomate « industrielle » caoutchouteuse et sans goût est considérée par ces mêmes consommateurs comme un produit démocratique de base, ignorant parfaitement le goût des tomates traditionnelles… Leur seule référence gustative étant leur expérience post-industrielle.

Ainsi pour en revenir au problème de l’énergie propre, on a gavé les citoyens moyens de bonbons et de joujoux dont il pouvaient parfaitement se passer. Aujourd’hui se pose le « problème » du droit à l’énergie pour tous. Et ce problème qui est un faux problème est âprement discuté dans des sommets mondiaux dédiés à cette cause… Voilà où nous en sommes arrivés actuellement.

La vraie solution au problème de l’énergie propre serait de déshabituer le mouton nanti contemporain de son herbe artificiellement teintée de vert et de lui faire découvrir les traditionnels pâturages dont il ignore depuis sa naissance la naturelle couleur, la réelle saveur, l’authentique tendreté.

Tout le reste n’est que considérations faussées par des vues sans hauteur et des besoins qui n’en sont pas.

824 – Troublant trou blanc

22 décembre 2008
Les oeuvres immortelles de Victor Hugo ne sont plus qu’une cendre anéantie de non-souvenir, les pyramides de l’Égypte sont sur le même plan que le braiment des ânes et le cri des hommes qui ont participé à leur construction.

D’ailleurs l’Égypte n’est plus l’Égypte depuis 100 000, voire 200 000 générations humaines.

Rimbaud est plus léger que l’ombre de la Lune noyée dans le rien, dans le vide, dans le tout qui lui-même se retrouve dans la queue de la galaxie au nom déjà oublié…

Les républiques sont des royaumes et les royaumes sont des parenthèses entre deux particules de poussière. Et chaque atome composant cette fumée est comme autant d’empires. Tout se vaut et plus rien ne vaut, l’insignifiant a le prix de l’infini et ce qui est immense est comparable au plus éphémère de tous les phénomènes existants. Mille étoiles naissantes sont aussi dérisoires qu’une seule molécule de carbone et une étincelle d’hydrogène peut enflammer 10 000 océans de glace. Un éclair pèse 300 000 soleils et chaque soleil émet cent mille milliards d’éclairs chaque seconde pendant trois milliards d’années. La pensée vaut la matière et toute la matière une seule pensée.

Que s’est-il passé pour en arriver là ? Rien, ou si peu de choses…

Tout simplement, cinq milliards d’années se sont écoulées depuis la naissance sur Terre de Napoléon, de Jésus Christ et de Firmin Marteau.

La planète Terre et ses soeurs du système solaire unies au soleil dans un même crachat cosmique ne forment plus qu’une brume sidérale errant à travers la Voie Lactée.

Victor Hugo, le soleil, l’Arc de Triomphe, Saturne, Mars, Pluton, les cafards, l’empire romain, l’écologie, le réseau Internet, les musées, la philosophie grecque, l’art musulman, les papillons : tout est retourné au niveau du zéro absolu sur le grand compteur cosmique.

823 – La gloire de la beauté

18 décembre 2008
La beauté me galvanise, me purifie, m’élève.

L’harmonie des formes et la féerie de la vie, la majesté du cosmos et la symphonie des ondes, l’esthétique des choses et le mystère des êtres, l’éclat des hauteurs et la grâce des traits sont autant de muettes tempêtes qui submergent l’esthète, émerveillent l’humain, ébranlent le mortel que je suis.

Le Beau, plus que la souffrance, l’ombre ou la volupté me fait prendre conscience qu’une cause suprême nous gouverne : un principe supérieur qui répand dans toutes les directions ses rayons de vérité. La beauté est la manifestation du vrai. Même l’excrément, la charogne et la vermine qui nous semblent répugnants, vils, immondes sont en vérité de glorieux témoignages du génie céleste qui fait des roses avec de la merde, des bébés avec de la pourriture et des étoiles avec de la cendre.

La beauté bouscule l’Univers, allège les lourdauds, fait frémir le marbre, chavirer les astres. Et sauve les abrutis.

La beauté est la nourriture des coeurs sensibles, la respiration des esprits nobles, l’ivresse des âmes éveillées.

Signe tangible des éclats de l’invisible, efflorescence du Ciel, Lumière faite chair, son, caillou, herbe, diamant, humus, brume, flamme, visage, la beauté procède de la dignité divine : c’est non seulement un hymne à la gratuité mais encore la gloire du superflu.

822 – Qu’est-ce que la littérature (izarrienne) ?

18 décembre 2008
La littérature c’est la crème de l’écrit, la crête des textes : le meilleur de la plume.

Comprenons-nous, l’oeuvre de l’écrivain telle que je la définis n’est pas le roman de A à Z avec ses digressions, ses détours, ses détails -superflus ou non-, ses longueurs, ses anecdotes, ses nuits et ses clartés, ses maladresses et ses voyages sans fin, ses médiocrités et ses éclats sans fond, ses artifices et ses petits mots immortels… La Plume c’est tout simplement le sommet des lettres, l’extrait le plus savoureux, sa partie la plus fine, la plus délectable.

L’exemple le plus éminent de ce que sont les hauteurs du verbe –et cela fera sans doute bondir les puristes et les érudits- se trouve dans nos manuels scolaires. Ce que l’on appelle les « livres de lecture ». Là sont les morceaux les plus fins issus des plus nobles fruits. Accessibles à tous. Simplicité, clarté, authenticité sont les grandes vertus de cet art que de mauvaises ou bonnes langues nommeront « de base ». Les plus grands maîtres ont produit leurs chefs-d’oeuvre non dans les tourments de l’inspiration morbide et de la réflexion tortueuse mais dans la joie et la facilité.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les joyaux de cette « musique de base » se retrouvent dans nos cartables d’écoliers. J’ai abordé, connu, sondé et même parfois appréhendé d’une intuition fulgurante de grands auteurs classiques à travers les fragments les plus éclatants de leurs oeuvres publiés dans les livres d’apprentissage scolaire.

Mes productions izarriennes sont exactement à l’image des pépites que l’on trouve dans les livres scolaires. Depuis toujours j’ai choisi d’écrire non pas des fleuves mais des ruisseaux. Mon histoire intitulée « Tante Jeni », pour prendre un exemple parmi d’autres, pourrait être la perle remontée d’un long et ennuyeux manuscrit. C’est comme si j’avais épargné à l’amateur de belles lettres le fastidieux plongeon dans un pavé pour lui livrer ce qui aurait été l’écume et le sel de l’ouvrage. Ne nous leurrons pas : ce que l’on retient des fresques livresques ce ne sont pas les monotonies mais les sommets. Et le génie de l’artiste, c’est cela précisément : atteindre les nues.

La richesse d’un livre n’est pas dans sa totalité mais dans son essence. L’auteur n’écrit pas de l’or à chaque ligne sur deux cents pages. Il écrit cent pages banales, cinquante excellentes, quarante-sept mémorables et trois immortelles. Est-il utile de s’engager dans un chemin de cent quatre-vingt dix sept pages pour n’en retenir que trois ? Certes on trouvera du plaisir à lire un monument dans sa totalité. Plus que le simple et indolent plaisir des volumes mollement absorbés, plaisir nécessairement dilué à travers les pages, avec mes « fleurs de livres » je m’efforce de faire naître des étincelles dans la tête du lettré. En lui offrant non pas cent quatre-vingt dix sept pages de qualité inégale mais les fameuses trois pages en or. Ce que j’appellerais l’ivresse immédiate, pure, non diluée.

La neige des cimes : voilà ce que sont mes créations. Ainsi définissé-je l’Olympe textuelle. Et c’est ce que je propose aux esthètes à travers mes compositions.

821 – La fête des porcs

15 décembre 2008
Les fêtes de Noël et du nouvel an approchent avec leurs lots d’immortelles imbécillités.

De quoi satisfaire les incorrigibles abrutis de la Terre.

Je ne trouve aucune excuse aux victimes consentantes de cette annuelle mascarade, aux adeptes convaincus de ces sempiternelles libations gastronomico-rien-du-tout. Pas même celle de la cause enfantine. Surtout pas cette excuse !

L’homme du commun me fait pitié, me dégoûte, m’afflige. Le vulgaire qui affectionne tant la nullité, la bassesse et la bêtise ne mérite de ma part que mépris. Mais un mépris salutaire, pédagogique, rédempteur car, contrairement à ce que mes sentiments faussement misanthropes pourraient laisser croire, je ne désespère pas de ceux qui, de par leur nature humaine, sont nécessairement nés avec un potentiel stellaire.

L’âne bipède empêtré à ce point dans son fumier est-il encore apte à l’élévation ? Certes je le crois. Sinon je ne lui assènerais pas mes coups de bâtons izarriens, inlassablement. Je suis un saint. En faut-il de la patience, de la force, de la foi dans les hauteurs pour supporter les braiments de mes frères humains ! En tant qu’esprit supérieur je me dois de dénoncer la criminelle ineptie de mes semblables. Mon prochain est un porc. Et je souhaite redonner sa dignité à mon contemporain déchu.

Je ne demande pas à ces dégénérés de fin d’année qu’ils soient parfaits, vertueux, sans défaut. J’aimerais juste qu’ils sachent qu’ils sont des porcs.

Simplement leur ouvrir les yeux.

Ne serait-ce pas le plus beau cadeau de Noël que nous les beaux esprits nous aimerions faire aux hommes ?

Alors je dis : joyeuses fêtes de fin d’année les porcs !

820 – Ma muse

9 décembre 2008
Ma muse se repose dans l’immensité entourée de vagues, étendue avec volupté, comme morte entre le ciel et l’écume.

C’est une sirène échouée sur un lit de pierres et de coquillages. L’île est couverte de bois et de quelques cendres .

Ma muse ne s’amuse plus avec moi. Maintenant, elle dort. Rêve-t-elle ? Je ne sais. Mais je crois que oui. Ma plume est sereine, rien n’agite ni mon coeur ni mon âme et je ressemble à la Lune qui songe en silence, mollement dans le firmament… Ma muse au loin ne bouge plus. Elle respire doucement, la tête pleine de mirages olympiens : elle dort et je suis sûr à présent que son âme est peuplée des chimères du sommeil.

La lyre entre mes doigts se tait, inquiète et charmée. Le bonheur subtil de la vision de ma muse me suffit. Le mystère remplace les sons de mon luth. Mes vers et mes rimes ne servent à rien, ma muse est endormie dans l’île lointaine perdue au milieu des flots et des tempêtes.

Mais je vois ma muse qui s’éloigne dans les brumes marines… Son image se mêle aux fumées de l’horizon, elle va en s’estompant et avant de disparaître tout à fait je discerne encore les vagues formes d’une vénusté qui bientôt n’en est plus une : à la place de ma muse, sur la plage morte vient agoniser, blanche, flasque, délicate, étrange, fantomatique, une…

Méduse !

819 – Le mot traître

3 décembre 2008
Je ne suis pas le maître des mots, je n’en suis que le mètre : je prends la mesure de ce qui est bref et de ce qui est long, jauge ce qui est petit et ce qui est gros, juge ce qui pue et ce qui sent bon, pèse ce qui est lourd et ce qui est léger, et surtout assaisonne de chiffres utiles ce qui en est dépourvu.

Je ne suis que les numéros des pages, les majuscules des titres, l’espace entre les paragraphes.

Et le prix des ouvrages.

Ce qui est peu et énorme, insignifiant et essentiel.

Pour les maîtres qui en font des vers à pieds, mettre les mots sous verre est capital : le dictionnaire est ma seule loi. Rien de minuscule ne m’échappe. Certains prétendent que sous prétexte que je ne suis pas le maître des mots, je les mets à Anvers… Faux ! C’est leur tête d’écrevisse qui est dévissée… Les gens de l’Ain, de Sète et de Troyes voient tout de travers ! Qu’est-ce que j’irais foutre en Belgique ? Moi, je collectionne, trie, classe les mots. Tous les mots.

Et je les mets à Brie-Comte-Robert. C’est en France.

Je fricote avec la prose posée comme la plus hachée, tricote des périphrases sans fin, asticote les pêcheurs de casseroles. Je suis la rature et je ne m’en plains pas, c’est signe que je suis une vraie croix. Un calvaire. J’incarne les vieilles carnes et on m’appelle Rossinante. Et je vais de gare en gare apporter les mauvaise nouvelles… Pourtant je caracole avec sur mon dos les plus grands. Lettres d’or ou feuilles mortes, je fais la pluie et le beau temps.

Je suis le texte perdu et la signature illustre, je suis le brouillon et l’oméga, je suis le commencement et l’histoire sans fin…

C’est paradoxal mais à grands coups de H je suis également la faute d’Horthographe, l’erreur dans le coeur du mot qui change le cours de l’O, et ma coquille folle parfois se fend d’une seule pièce. Ce qui est un grand tort pour moi. Mais heureusement j’ai aussi une armure de plumes.

Pointu, plat, rigide, terrible, intransigeant, pointilleux, tyrannique et surtout très ennuyeux, je suis le seul mot qui traque tous les autres. Et c’est pour cela qu’on me dit traître.

Je suis la règle.

818 – Les mots m’appartiennent

3 décembre 2008
Les mots m’appartiennent et j’en fais des monstres de poire, des montagnes de silence, d’hyperboloïdaux alambics, de surprenants tétrasyllabes ou de monotones moutons.

Toi qui dis que ma quête dicte ta loi, je réponds que ta foi pique ta queue, que ta pie est taquée et que ton foie est lésé. Oui, lésé. Pourquoi lésé ? Parce qu’il est aisé de prolonger les mots avec des L quand la plume s’en mêle.

Je suis le nénuphar des lettres, la lumière des baleines, l’astre des huîtres.

Et le sapin des forêts.

A moi seul j’illustre le blanc et le noir, le vent et la foire, le beau et le bien, le bas et le rien, le mince et l’épais, le prince et l’épée.

Seul maître au port, je borde les sirènes, fascine des boutons, boute des florentins, sors des flots, boude à bâbord, m’enflamme pour un bout de bois, m’endors d’un seul bond. Et nage à vie.

Les mots m’appartiennent. Ils m’habillent, me maquillent, me stabilisent. Ils me masquent, m’aspergent, me chou-fleurissent. Mon verbe est joufflu, gonflé, bossu, tordu. Et pourtant droit comme un i, toujours. C’est le verbe rire : l’ire des baudruches auquel j’ajoute de l’air.

Pour, dans un monde de betteraves à lucre, pouvoir respirer sans entrave.

Je suis la lettre des nénuphars, la baleine des lumières, l’huître des astres.

Avant moi, le désastre.

Appelez-moi Sophie car je porte une jupe pourpre, des souliers de parpaing, du vernis au front et à l’hémisphère de mon cul, pas de calotte.

817 – Les journalistes sont des canards

3 décembre 2008
Le feuilleton Royal-Aubry, affaire symptomatique de l’insignifiance médiatique, aura eu surtout l’avantage de révéler le fond de vacuité que constitue la profession de journaliste.

« CARTE DE PRESSE », « ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE », « CODE DE DÉONTOLOGIE », de grands mots prononcés par des présentateurs de télévision, des jacasseurs de radios, des plumassiers de la presse pour donner de la noblesse à ce qu’ils appellent leur « mission »…

De grands mots qui cachent du vent.

C’est en trempant leur nez dans la soupe politique que les journaleux ont l’impression de vivre avec éclat leur métier, d’être à la hauteur de leurs rêves de cancaniers gouvernementaux. Brasser du potage politique, cela pose son journaliste. L’éditorialiste se complaît dans l’écume politicienne : sa verve y atteint des sommets de fatuité.

Les journalistes affectionnent les messes de papier. Personne ne comprend rien à leurs soporifiques, abrutissants, oiseux concerts de canards et cela n’intéresse d’ailleurs fondamentalement aucun être humain sain d’esprit , mais ils s’ingénient à servir régulièrement au public dupé leur pâtée débilo-politico-journalistique, juste pour faire croire qu’ils servent à quelque chose, qu’ils informent les gens de sujets essentiels…

Pris au piège du subtil matraquage médiatique et en pleine auto suggestion, le public placide encaisse.

Et l’évènement Royal-Aubry devient effectivement un événement.

Et l’affaire de l’affaire devient une affaire.

Et pour finir l’histoire du chien écrasé devient un roman.

816 – Je suis un prince

22 novembre 2008
Fils des étoiles, enfant de la Lumière, fruit céleste, il est naturel que je sois considéré comme un prince.

Le prince IZARRA.

Même si, accessoirement, certaines femmes m’appellent PHARAON…

Évidemment cela déplaira au possible à plus d’un détracteur que je me fasse appeler prince… Comment faire abstraction de l’ingratitude, de l’ignorance, de la bêtise de ce monde puisque, moi aussi, je suis de ce monde ? Par conséquent je prends en compte les griefs, railleries et médisances de mes adversaires. Avec la hauteur de vue qui me caractérise.

En effet, un vrai prince sait écouter la gueusaille hurlante. Magnanime, miséricordieux, hautain mais néanmoins bienveillant, toujours je répondrai à leurs crachats en répandant le parfum de ma noblesse.

Mes ennemis en veulent à mon auréole izarrienne mais je pardonne infiniment à ces hérétiques : large, puissant est le torrent de mon âme, minuscule est la rigole de leurs pensées.

Le prince IZARRA fait grand cas de sa particule et comme toujours ce sont ceux qui vivent sous des patronymes dupontesques qui sont les premiers à le dénigrer… La proximité mutuelle des principes opposés amplifie leurs gloires et déchéances respectives : l’or que souhaite côtoyer la boue rend encore plus vile cette dernière et l’onde fangeuse qu’assèche la face de Râ fait briller l’astre d’un éclat supplémentaire.

Je suis le métal de la vertu, le soleil qui fait pâlir tout artifice.

Je restaure les vérités : à travers moi le vice rougit de honte et la laideur baisse son regard borgne.

Je suis Art, je suis Poésie, je suis Beauté, je suis Vérité, je suis IZARRA enfin.

De ma seule particule j’écrase misère, nullité, mensonge, horreur. De mon aile virile j’ennoblis quiconque est digne de la flamme izarrienne. De mon esprit supérieur j’éclaire l’aveugle lectorat, guide les égarés livresques, conseille aux érudits d’aller se régénérer à la source izarrienne. Je débouche les oreilles des sourds au son de ma lyre. Et de ma trompette fameuse réveille tous les abrutis de la Terre.

De mon front pur émane l’autorité cosmique.

Mon âme décidément débordante de noblesse fait loi. Ses éclairs sont bleus, blancs, rouges.

Et jaunes.

Je rétablis les honneurs perdus, châtie la vulgarité, distribue caresses ou jette le blâme.

Je suis le Salut des lettrés, je suis l’Épée des plumes, l’ennemi des enclumes.

En un mot je suis la Plume, je suis l’Étoile, je suis IZARRA.

Un vrai prince.

815 – À Cayeux-sur-Mer

17 novembre 2008
C’est à Cayeux-sur-Mer, petite station balnéaire du nord de la France, que je découvris la mer.

C’est là que, enfant, j’eus un premier contact avec l’immensité. Certes je connaissais la voûte nocturne et aussi l’azur ensoleillé des jours de vacances radieux, mais les étoiles et les nuages sous lesquels je rêvais étaient encore trop abstraits, très loin de mes yeux puérils, tandis que le bruit des vagues était infiniment plus proche, mystérieux et familier, et l’écume qui bouillait entre mes mollets n’était point un songe inaccessible. La mer était là qui jetait mon corps sur le sable avec ses grandes claques glacées, ses rires salés, ses grondements terribles.

Jouant ainsi dans l’onde en furie et faisant face à l’horizon qui s’étendait à perte de vue, j’avais la sensation étrange de baigner dans l’infini.

Comme la réminiscence d’un éden perdu.

En plongeant dans l’océan, l’écho d’un univers sans borne résonnait en moi. J’étais le temps, j’étais Dieu, j’étais un enfant.

Cette sensation d’éternité ne m’était pas du tout étrangère. J’avais une dizaine d’années. Dix ans me séparaient de la source de ces « battements cosmiques ». Du plus profond de mon être je le savais sans jamais l’avoir appris. Je m’étonnai de cette connaissance infuse. Un crabe suffisait cependant à détourner mon attention de cette sensation suprême. Je m’amusais à le suivre. Et le crabe entrait dans la Lumière, car c’était bien la Lumière que je voyais à la place de la lumière d’été.

Je me sentais à la fois extrêmement proche et à une distance incalculable de ce coeur invisible venu du bout de l’Univers qui se manifestait jusqu’à travers le sable sous mes pieds. Ignorant tout du monde, à dix ans je venais confusément d’avoir conscience de l’essentiel. Pour la première fois de ma jeune existence je me baignais dans la mer. Et la mer était pour moi l’épiderme de l’Univers, le premier degré vers un monde infini. Les nuées se mouvaient vivement dans l’atmosphère, le crabe roulait sous les vagues, les cris des mouettes se perdaient dans le ciel… J’ouvrais les yeux sur le monde. Pas les yeux du corps, ceux de l’âme.

Ce fut l’Éveil.

814 – Deux oraisons funèbres

13 novembre 2008
Voici deux oraisons funèbres écrites pour mon père le docteur Ghérard de IZARRA décédé le 7 novembre 2008.

ORAISON 1

Un roman vient de s’achever.

Page après page, une aventure, une oeuvre, une vie s’est accomplie.

Ce livre inracontable que je vais tenter de résumer en quelques lignes, c’est celui de notre père le docteur Gérhard de Izarra.

Une histoire pas tout à fait comme les autres.

Personnage atypique, contrasté, contesté, souvent attaqué, rarement vaincu, acceptant sa différence sans le moindre complexe, le docteur de Izarra aura su en toutes circonstances demeurer fidèle à lui-même, c’est à dire entier, brûlant, indomptable.

Il avait la tête ailleurs, les pieds empêtrés dans les problèmes de ce monde, le coeur à la verticale. Les travers de la société lui pesaient, il la voulait chrétiennement, sincèrement changer. Il ne changea pas les hommes.

Mais les hommes, eux non plus, ne changèrent point ce contradicteur.

Fantasque, idéaliste, léger, emporté, rigoureux, grave, fantaisiste, épris de vérité, obsédé par de grandes et petites choses, émerveillé par les mystères de la nature et des hommes, enjoué, vivant, oui VIVANT avant tout, il jouait comme un enfant, méditait comme un sage.

Et priait comme une créature de Dieu qu’il avait intimement conscience d’être.

Dieu, la source de ses consolations, de ses éternelles, profondes interrogations…

Cet esprit brillant au caractère de chien vécut comme un héros de théâtre. Comme un roi dans une arène. C’était une légende, une statue, un décalogue. Ou plutôt c’était un homme. Tout simplement. Avec ses faiblesses, ses imperfections, ses maladresses, ses outrances, ses misères et ses gloires. Bref, tout ce qui fait une véritable personnalité. Et c’est aussi parce qu’il fut un homme que nous lui pardonnons ses excès. Et puis, reconnaissons que cet être pour le moins singulier n’était point une figure sinistre…

Des défauts certes il en avait, pour autant notre père ne manquait ni d’éclat ni d’envergure. S’il y a un jour solennel où l’on peut se permettre d’oublier les souvenirs amers, c’est bien aujourd’hui ! Alors oublions-les. On ne fait pas une personnalité sans casser des œufs… Notre père avait du tempérament. Si les qualités font l’ange, les défauts font l’homme. Et lui, c’était un homme, un vrai avec plein de défauts… humains. Un homme disais-je, une personnalité, un tempérament et non une ombre, non une image terne, non un semblant d’homme.

Lui, il vivait. Il bouillait. Il tonitruait. Corps et âme.

Il avait des oiseaux dans le coeur, des ailes dans la tête. De la plume également, couchant volontiers sur le papier ses fables de philosophe rêveur… Riche de son imagination, nécessairement il montait. Cela dit, il lui arrivait de tomber de ses nues : face au vertige du Mystère, effaré devant le miracle de la vie il vacillait, ne retrouvant l’équilibre que dans les bras de la religion.

Véritable légende, le docteur de Izarra ne sera pas passé inaperçu parmi ses semblables. Avec son esprit agité, ses engagements audacieux, ses ardeurs juvéniles, ses émotions fulgurantes, ses réactions impétueuses, il ne remportait pas tous les suffrages.

Mais il savait gagner les beaux esprits de sa pensée supérieure. Il laissait ses hôtes entre rire et larmes, qu’ils soient laudateurs ou détracteurs, simples observateurs de passage ou esprits curieux.

Et quand c’étaient des larmes qu’il inspirait, souvent ce n’étaient que des larmes de rires.

Avec les fracassants paradoxes de sa personnalité, mais aussi avec les âpres exigences et les francs succès de son destin qu’il assumait pleinement, notre père incarna le mieux, je crois, la flamme izarrienne : un état de grâce, une croix, une ivresse, un rêve fou, des fruits rares, un poème.

Une fierté.

Une grande, saine, inaltérable fierté.

Dans cette vallée de misères un homme s’est éteint. Quelque part dans le Ciel des esprits une étincelle s’allume.

Par le patronyme IZARRA, c’est un astre que l’on désigne en langue basque, est-il besoin de le rappeler ? Fermons la dernière page de ce roman grandeur nature sur cette belle allusion stellaire.

Le défunt pardonné, lavé de ses péchés, telle une particule de lumière monte au firmament.

Et les larmes ne sont plus que rosée dans l’azur.

ORAISON 2

C’est un homme que nous mettons en terre aujourd’hui. Un homme, pas un saint, pas une mauvaise graine non plus… Un homme, tout humblement.

Oui mais… N’importe quel homme ?

Oui et non. Et à vrai dire, non.

C’était notre père d’abord. Ce qui en soi est banal.

Une tempête ensuite. Et ici l’humilité deviendrait simple complaisance à la cause funèbre.

C’était une tempête disais-je, un esprit, un contestataire, un rebelle. Un astre et une misère, une cathédrale et un bouge, du noir et du blanc tout mêlés.

Entre gouffre et lumière.

Un être singulier, nécessairement riche de ses trésors, pauvre de ses haillons, fatalement.

Peut-on décemment résumer le disparu à une simple formule de circonstance ? Franchement, non. Définitivement pas.

C’était un homme tout humblement, c’est vrai.

Seulement l’homme était un IZARRA.

C’est beau et ça brûle. C’est âpre et c’est doux. Ca brille et ça explose.

Des reproches à lui faire, il n’en manquera certainement pas, depuis cette assemblée jusque Dieu sait où… Je ne nierai pas les travers de celui qu’on inhume. Pas plus que ses hauteurs d’ailleurs. Le docteur de Izarra avait les défauts de ses qualités. On pourra certes lui reprocher ses défauts. Pour autant, nul ne pourra lui contester ses qualités.

C’est le moment d’alléger nos coeurs. Aujourd’hui le docteur de Izarra est mort. Pardonnons-lui ses frasques dans un grand éclat de rire.

Ce n’était pas n’importe quel homme, non. Impossible finalement de le réduire à ce qu’il n’était pas. Le docteur de Izarra, c’était un personnage de roman. Mieux : un humble Homme.

Je dis bien, un humble Homme.

Avec une minuscule pour « humble », et pour « Homme », un grand H.

813 – La paix des burnes

2 novembre 2008
La paix par l’épée ?
Maints défenseurs de la cause martiale au langage officiel, au ton solennel, au maintien étriqué, à la morale étatique rigide et au discours sottement autoritaire répandent autour d’eux le venin d’une pensée mortifère. Par martelages de propos patriotiques et grosses voix interposés.

Chez les jeunes gens qui ont l’esprit encore assez impressionnable -ou disons faible- pour adopter ce moule funeste et plus pernicieusement pour associer leur phallus à la forme d’un canon, ce genre de manipulation mentale fait des ravages.

Tourner en dérision les meneurs doués d’une naturelle autorité, ridiculiser et savoir résister à ces grosses pointures militaires à la voix sonore, à la carrure imposante, au charisme auguste, au verbe haut, à la mâchoire carrée et à la personnalité de fer, bref réduire ces promoteurs de la pensée martiale à de vulgaires paires de couilles ambulantes est encore le meilleur moyen de les contrer.

Leur sinistre charisme résulte d’un processus psychologique parfaitement primaire (et même parfois purement vestimentaire) qui fait que leur pouvoir est fondamentalement, humainement illégitime. Mais ils ont une grosse voix, des cocardes officielles sur la tête, des couleurs vives sur les épaules, une bonne paire de couilles. Cela suffit pour leur conférer un indiscutable prestige auprès des faibles, des dociles, des lâches, des sots.

Mes détracteurs patriotes convaincus par la morale de leurs précepteurs guerriers, quant à eux, portent une cocarde morale, des épaulettes verbales, des couleurs mentales et tentent d’exercer non sans abus leur petit pouvoir officieux de coquelets, bien dressés sur leurs ergots, en me martelant le discours étatique si cher à leur coeur probe, imbus de leur honnêteté cérémonieuse.

Seulement, leur morale mensongère n’a pas de prise sur moi. Je ne dis pas qu’ils sont mauvais, je dis qu’ils se trompent. Parce que je ne suis pas un volatile, parce que j’ai su neutraliser mes petites passions guerrières de coq moyen, je ne me rallie pas à leur chant.

Il y a trop de couillus mal contenus sur Terre. La guerre est simplement une histoire de couilles. Nous en avons fait une affaire d’État, de politique, d’idéologie.

Voilà encore une des grandes impostures de l’Humanité.

Fondamentalement, la pulsion martiale provient du fait que l’homme est un mâle. La guerre est une affaire d’hommes, pas de femmes. C’est tout simplement hormonal. L’explication n’est pas autre qu’une basse affaire de couilles. Ensuite on justifie par des raisons politiques, religieuses, idéologiques. Certains y croient vraiment. Ou font mine de croire à des raisons supérieures, alors qu’en fait la vraie explication de la guerre est dans le pantalon. Parce que l’homme est sévèrement burné, il a l’instinct guerrier en lui. Le mâle est un guerrier congénital.

Lorsque l’on plonge dans les racines du mâle, la guerre chez lui se résume à un combat de coqs. La politique, l’idéologie, la justice viennent après. La guerre est avant tout une histoire d’hormones.

De là, on pourra tirer toutes les conclusions possibles… Seuls ceux qui maîtrisent leurs flux hormonaux ont atteint une certaine sagesse. Pour les autres, pour ceux qui bouillent à l’idée de se faire toiser par un autre coq, moi je dis : il faut couper !

Si vous n’êtes toujours pas en paix avec les Boches, les musulmans ou les rouges, un conseil : faites-vous couper les couilles. Vous verrez la vie beaucoup plus sereinement. Neutralisez vos passions de petits mâles hargneux, et vous gagnerez une grande paix intérieure. Vous pourrez ensuite voir passer un panache de plumes arrogantes dans la basse-cour en toute indifférence.

Ou plutôt, en toute sagesse.

La meilleure façon de faire cesser les guerres est de castrer les belligérants. Transformer les loups en doux agneaux. Bien sûr il faudrait d’abord commencer par castrer les hommes politiques au pouvoir. Ensuite on descendrait dans la rue pour régler au cas par cas les menus problèmes de petits coqs belliqueux.

Militaires, si vraiment vous voulez construire la paix, coupez-vous les couilles.

Pacifiez le monde en commençant par vous pacifier vous-même. Et pour cela, une seule solution : couper !

812 – Le génie izarrien

2 novembre 2008
Je suis un génie.

Par la qualité de mon esprit ? Par la hauteur de mes vues ? Par l’éclat, la profondeur de ma pensée ?

Fadaises ! Vanité !

Je suis un génie par la seule grâce de ma particule.

L’on pourrait penser que posséder passivement la particule ne saurait suffire pour faire d’un simple mortel un génie. Encore faudrait-il savoir la porter. Avec ou sans artifice. Ou la faire valoir. Avec ou sans panache. Voire stérilement l’exhiber à défaut de raison plus consistante…

Pas du tout !

La seule appartenance à l’espèce des « de » suffit. Le reste est pur bavardage.

Mon génie consiste en ma particule.

A l’état brut.

L’immense avantage de posséder la particule, c’est que son porteur n’a rien à prouver. Une alchimie mystérieuse s’opère chez l’élu qui le distingue définitivement du vulgaire. Quand un « de » vient au monde les fées de l’aristocratie baveuse, pédante et hautaine se penchent sur son berceau pour le marquer du sceau indélébile de l’izarrification. Ou, pour dire la chose autrement, de l’ennoblissement.

Bref, en authentique « de » que je suis, je n’ai rien à prouver et tout m’est dû.

Le miracle de la particule est là : le simple fait de la porter fait accéder au génie. La particule projette nécessairement son porteur dans les sphères supérieures et inatteignables (pour qui ne la possède pas) du génie.

En cela je suis un génie et on appelle d’ailleurs ce génie particulier, le « génie izarrien ».

811 – Société d’eunuques

25 octobre 2008

Le floutage est partout.

De plus en plus systématique, il est en passe de devenir la norme.

Norme des ovins qui adhèrent sans broncher à la décérébration progressive, insidieuse des masses.

Visages, numéros d’immatriculations des véhicules, enseignes d’artisans, noms de marques, numéros de téléphones, le floutage se répand sur les supports les plus variés : depuis GOOGLE EARTH jusque dans les médias traditionnels en passant par la télévision, cette dernière ayant, semble-t-il, imposé le concept.

Cette pratique insupportable, forme grossière de censure qui ne dit pas son nom, est révélatrice de l’état d’abrutissement de notre société dévirilisée, infantilisée, faussement respectueuse des individus, de la loi, et surtout extrêmement frileuse devant les prêtres de l’économie et leurs logos sacralisés comme des icônes de saints ou des drapeaux solennels de nations.

Si bien que citer, montrer, dénoncer une marque est devenu un crime.

Cette censure qui risiblement se pare de grandes valeurs morales est en fait une condamnation du citoyen à devenir bête, docile, plus serviteur de causes viles que protecteur de réels intérêts humains. Le vrai but de la manoeuvre (initiée et orchestrée, me semble-t-il, par les maîtres des grandes marques commerciales et les médias complices) est de changer les mentalités face à l’importance croissante que prend l’économie dans la vie sociale.

Les rapports entre la publicité et les marques, les individus et leur image publique se codifient à l’extrême. Aujourd’hui il n’est plus possible de fumer ou boire de l’alcool dans un débat à la télévision, il est interdit de dire NÈGRE, VIEUX, INFIRME à travers cette même télévision (la télévision qui, rappelons-le, sans être un organe légal d’information ou de débat public s’est imposée comme LE vecteur « sérieux » de toutes les causes officielles) sans être accusé de racisme, de mépris ou d’irrespect. Nommer publiquement monsieur Dupont, Madame Duchemin dans une affaire mettant en jeu des intérêts aussi insignifiants que le respect de leur petite vie privée de français moyens fait courir le risque à l’imprudent d’être poursuivi en justice par ces « minables offensés » que je viens d’évoquer.

La protection de l’image du moindre quidam fait l’objet des plus chères attentions de la part des législateurs sacrifiant à l’air du temps. Et à ses inepties.

En bref, le floutage est un voile inique placé devant la vérité dans le dessein imbécile de mettre les gens à égalité devant la sottise ambiante.

En quoi montrer le visage de monsieur Dupont ou le numéro de sa voiture sur GOOGLE EARTH constitue une atteinte à sa dignité d’anonyme, à sa vie privée de plombier dont nul n’a que faire ?

Faut-il être profondément atteint par la stupidité générale pour se donner la peine de flouter chaque visage, chaque plaque minéralogique apparaissant sur les routes de GOOGLE EARTH ! Suivre le mouvement c’est se faire complice de la tendance et donc la renforcer.

Face à la montée de la crétinisation civile, je prône la « désobéissance izarrienne » : ne pas singer les eunuques, promouvoir la hauteur de vue et surtout dénoncer le floutage comme un pas décisif dans le processus d’enchaînement des esprits à des causes qui n’en sont pas.

810 – Le glaive de l’esthète

22 octobre 2008
L’esthète aimait les femmes.

Il chérissait leurs pieds, suivait leurs pas, s’attachait à leurs chats, s’affichait avec leurs appas, pressait leurs châles, surveillait leurs passages, provoquait leurs larmes aussi : notre héros était un amant féroce.

Il y avait deux Z dans son nom en quatre parties. Il prenait ces Z pour des ailes. Ou plutôt il prenait les L pour des zèbres. Enfin, dans ses ivresses esthétiques il confondait les choses avec les idées, les étoiles avec les fioles, la Lune du soir avec la une du journal. Précisons que ce petit « Machia-nova » de par sa naissance avait hérité d’un trésor sans prix : une particule.

Et, chose notable, le sybarite tenait à exercer souverainement les droits conférés par le port de sa particule auprès non seulement de ses femelles conquêtes mais également des gens de peu, ses éternels ennemis.

Ainsi il exigeait que ce qu’il appelait « la gent impie », c’est-à-dire le peuple des sans-particules, lui rende d’inconditionnels hommages en vertu de sa glorieuse condition de « particulé ». Évidemment, étant donné que rares étaient les « impies » acquiesçant à ses vues, il était fort peu souvent honoré par ce côté de sa personne.

Seules les femmes de coeur et d’esprit acceptaient de céder à son caprice d’artiste. D’elles, le raffiné despote revendiquait la jouissance de droits de plus en plus totaux.

Toutes cédaient. Aucune ne se plaignait. Il faut préciser que pour faire taire toute contestation notre dandy avait un magnifique secret.

Cet argument de taille propre à faire oublier les rigueurs de son caractère fantasque consistait en sa belle, grosse, puissante et très habile…

…Plume.

809 – Le procès fait contre Eric Zemmour à propos de son roman inspiré de faits réels

22 octobre 2008
Dans le débat public, qu’il soit d’inspiration médiatique ou romanesque, je suis contre le « floutage » des vérités, des visages, des marques, des coordonnées en général. Certes il faut protéger le faible, respecter les légitimes pudeurs de chacun. Il ne s’agit pas non plus de jeter en pâture de potentielles victimes au nom de la vérité.

Mais dés lors que les gens sont adultes, responsables, vaccinés, ils doivent assumer totalement les inconvénients de la vie en société. S’ils adhèrent sans difficulté aux avantages et bienfaits de la vie sociale, il doivent également consentir aux rigueurs et contrariétés inhérentes à toute société cohérente. Cela s’appelle ni plus ni moins l’intelligence sociale et c’est la moindre des choses que de se plier à ses élémentaires exigences.

Si les gens aspirent au silence médiatique, à l’anonymat voire à l’oubli, bref s’ils veulent vivre « en paix » selon leurs critères strictement individualistes, personne ne les empêche de se faire ermites.

Le fait d’être cité dans un roman pour telle ou telle raison fait partie des risques de la vie. Ce refus maladif de la part des citoyens (de plus en plus déresponsabilisés) de prendre le risque de se faire renverser par les bolides du « hasard et des merveilles » sur le chemin de l’existence est significatif de la frilosité, du désir d’introversion des membres de cette société encadrée par des lois toujours plus infantilisantes.

Rappelons que vivre, c’est fatalement une aventure. A moins de souhaiter ne jamais sortir de sa coquille originelle, vivre c’est affronter le réel. Avec tout ce que cela suppose de bienfaits et d’amertume. D’ailleurs les épines de la vie, c’est ce qui constitue aussi sa richesse.

Pour en revenir au désir d’anonymat de certaines personnes citées publiquement, quelle valeur peut avoir un témoignage s’il est quasi anonyme ? Je ne vois pas en quoi la sécurité ou la renommée de tel ou tel acteur de la vie médiatique, politique, de la vie sociale en général peut être mise en jeu dans le cadre de l’expression publique.

Que ceux qui n’ont rien à cacher, rien à craindre, au lieu d’opposer d’inutiles barrières à l’établissement de la vérité (ou dans le cas qui nous préoccupe à l’élaboration du roman) acceptent d’être inclus, nommés, cités dans les débats, romans, articles… Leur cause en deviendra beaucoup moins suspecte et cela coupera court au vacarme médiatique qu’il entretiennent perversement par leurs simples protestations…

Cette société de « floutage » systématique manque de virilité.

Très révélateur de son malaise : l’emploi de mots qui dénaturent le réel. Sous couvert de respect d’autrui, le verbe s’édulcore. Ainsi sont sortis les termes qui arrondissent les angles… Est-ce respecter un être humain que de le qualifier de BLACK, de SENIOR ou de BEUR ? Non, c’est le rabaisser à hauteur du « linguistiquement lisse », c’est le formater selon les critères lénifiants de cette mode niaiseuse consistant à aseptiser les êtres en dépit de leurs odorantes, visuelles ou culturelles différences.

Nous sommes dans une société hyper frileuse pleine de mollassons, de pantouflards où les hommes torchent des gamins et chialent devant leur poste de télévision pour un oui, pour un non !

Dans cette société d’assistanat mental la vérité fait peur, les idées font peur, les mots font peur. On édulcore la réalité, la pensée, le verbe.

Une affreuse vieillarde devient une gentille MAMIE. Un vieux sénile baveux est transformé en sémillant SENIOR.

Un homme n’est pas un produit calibré, empaqueté, uniformisé, c’est un univers individuel avec ses contradictions, ses outrances, ses bassesses et ses hauteurs. Et son odeur.

En qualifiant un NOIR de BLACK, une FEMME OBESE de RONDE, un VIEUX de SENIOR, une VIEILLARDE de MAMIE, on fait perdre toute sa saveur à l’individu ainsi désigné, on lui ôte sa singularité, on l’uniformise, on le standardise, bref on le fait entrer bien proprement dans nos petits moules étriqués si « politiquement corrects ».

Le procès fait à Eric Zemmour procède de cet état d’esprit de notre société immature sous assistance législative où non seulement la vigueur du propos mais encore la VERITE des faits ont été remplacés par la mollesse du discours, le mensonge social.

808 – D’un lobe à l’autre

22 octobre 2008

Pour en finir avec les vieilles chimères, prenons l’exemple météorologique : nuages et vent. A partir du souffle atmosphérique les éléments génèrent les forces par lesquelles entre en action l’onde indispensable à l’humidification des sols féconds. Ainsi les mots entrent dans l’élaboration du langage, générant les phrases, la pensée, la réflexion féconde, puis le vent. Le locuteur sous la pluie ne ressemble en rien à l’escargot qui bave puisque le mollusque terrestre ne possède qu’un seul pied pour argument majeur, tandis que le bipède, comme son nom l’indique, en possède deux.

J’en viens à présent au délicat problème des oeufs. Tout ce qui éclot n’est pas nécessairement essentiel. La mouche qui vole et qui pond, qu’a-t-elle de commun avec le passeur d’un pont ? En fait passager, passeur, passant, messager ? Le verbe conditionne la pensée et bravant toute bave escargotique, l’humidité céleste qui arrose le pied du passant pressé ou amolli n’est pas l’onde qui abreuve le sillon emprunté par la coquille vive. L’oeuf est sur un pied, il avance. Sans être limace, il pond, bave, et sorti de sa coquille il arbore alors deux antennes rétractiles. Peu pressé mais plein d’oeufs, il passe.

Afin d’aborder avec aisance l’élément solide, penchons-nous sur l’aspect sphérique du sujet de cette étude. Que voit-on ? Un escalier. Ascendant diront certains, descendant affirmeront d’autres. En fait tous les colimaçons mènent à Rome, et l’humble larve comme le fier hippocampe progressent en direction opposée à leur point de départ, et ce quelle que soit la direction prise par l’un ou par l’autre. Dans la Capitale italienne ce qui est vital aliène n’importe quelle limace atmosphérique. On y revient. L’atmosphère, l’onde céleste, le vent… La réalité météorologique nous aliène à ses lois car celles-ci demeurent au-dessus de nos têtes. De Rome au ruisseau, la dive coquille glisse de son unique pied et se perd dans l’anonymat d’une flaque insignifiante. Sauf que des pores limaciers partent en fumée et que les portes closes ne sont fermées que le dimanche.

A méditer sans retenue avec une feuille de salade mouillée sur le talon pour les vers et de plats haricots de terre sur la tête pour les pommes.

807 – A ceux qui me reprochent de détourner le regard de la Yougoslavie

20 octobre 2008

Foutez-nous la paix avec votre Kosovo et votre Serbie !

Personne n’y comprend rien, cessez de vouloir mêler les esprits sains à ces imbroglios politico-ethniques parfaitement ubuesques !

Laissons les gens du Kosovo et de la Serbie patauger dans leur fange entre fous qu’ils sont, n’étendons pas leur conflit jusqu’à nous. Il y a tant de belles choses à faire sur Terre, pourquoi aller s’embarquer dans ces histoires de dingues ? La Yougoslavie est pour toute personne saine un immense asile psychiatrique rempli de fous furieux, le « Sainte-Anne » de l’Europe. Je me demande si les gens là-bas y comprennent eux-mêmes quelque chose à leurs histoires incroyablement compliquées… On dirait une vaste farce ourdie par de sinistres clowns, un numéro de cirque funeste donné à une nation entière, mené par des « trompettistes de la mort ».

Si je devais tenter de résoudre tous les problèmes du monde, cela ajouterait un énième problème au monde… Et ma vie n’y suffirait pas. Pourquoi irais-je patauger dans la fange des autres au risque d’amplifier un processus nuisible, de rendre encore plus complexe un inextricable imbroglio martial ? Pourquoi vouloir me faire entrer dans la ronde des fous ? Laissons les fous s’agiter entre eux. Entrer dans l’arène des dingues ne ferait qu’ajouter au vacarme, à l’absurdité de la situation. Quand les fous en auront assez de s’étriper, quand ils constateront que les autres pays n’entrent pas dans leur ronde infernale, ils finiront par se lasser, et pourquoi pas, par entendre raison.

Manipulation classique de la part des stratèges sans scrupules : mondialiser leurs conflits locaux .

Quand vous croyez prendre parti librement pour l’un ou pour l’autre camp, vous n’êtes en fait que le jouet d’habiles belligérants. Leur intérêt est d’exporter leur cause afin qu’un maximum de témoins s’y rallient.

Persuadées d’agir pour la justice, d’être dans le bon camp, de défendre la bonne cause, les belles âmes volant au secours des uns ou des autres se trouvent n’être -à leur insu- que des pantins au service du conflit et de leurs protagonistes…

Ne surtout pas entrer dans leur jeu !

Bref, que chacun s’occupe de son jardin et tout ira mieux.

Si vous vous mêliez moins des problèmes des autres, vous les idéalistes du dimanche, peut-être que leurs problèmes seraient moins difficiles à régler… Entrer dans le conflit des autres ne fait que l’amplifier, le complexifier, l’étendre.

Bref, cela ne fait qu’ajouter de l’absurde à l’absurde. Il n’y a que les fous pour vouloir se joindre aux fous.

C’est d’ailleurs exactement comme cela qu’est née la Première Guerre Mondiale. La plupart des soldats ne savaient même pas pourquoi ils se battaient. Et les chefs d’états ? Je pense qu’eux-mêmes, tout comme les soldats, ne savaient pas trop pourquoi leurs nations s’entretuaient.

Moi je ne comprends rien, strictement rien au problème de la Yougoslavie et vous voudriez que j’y mette mon grain de sel ?

806 – Le rêve d’Eugène

14 octobre 2008
Le ciel est clair, l’air vernal, le paysage serein.

Eugène se repose, le front levé, les paupières closes. Il écoute le chant des oiseaux et la brise dans les arbres, respirant paisiblement sous sa moustache. L’air qui pénètre ses flancs semble le régénérer. Un nuage dans l’azur, le soleil qui chauffe doucement la campagne, cela suffit pour faire naître un sourire sur les lèvres du rêvasseur.

Il est au paradis, Eugène.

Il se repose, tout simplement. Cela faisait si longtemps… Enfin le calme, quelques vols d’oiseaux, le bruit du vent. Il en avait besoin Eugène. Avec ses mains calleuses, ses bottes crottées, son visage sale, il est comme un mineur de fond qui referait surface, passant en un instant du trou à rat au printemps.

Savourer encore cet instant de paix sous l’azur sans penser à rien, le front toujours levé… Le dormeur est tout à sa volupté.

Maintenant Eugène ouvre les yeux, le front dirigé vers l’infini. Le ciel éclate de beauté au-dessus de sa tête. Son regard parcourt lentement l’horizon bleu que parsèment quelques nuages.

La paix.

Instant exquis pour Eugène. La paix… Mollement son front se baisse, de vertical le regard se fait horizontal : l’image du ciel fait progressivement place à celle de la terre. La paix…

La paix ? La guerre !

Le bleu devient la boue, l’harmonie le chaos, l’éther la charogne.

Une grenade vient d’exploser à deux trous du rêveur. Puis une autre, suivie d’une série d’obus. La mitraille est revenue, assourdissante. Au vacarme du fer hurlant, au concert puissant des canons qui dégueulent le feu s’opposent l’horrible cliquetis des os qui se disloquent, l’affreuse discrétion de la chair qui se déchire. Justement, les deux jambes de notre homme viennent d’être arrachées, projetées loin du corps. De ce qu’il reste du corps, du moins : un bras est parti lui aussi, avec la moitié du visage, moustaches comprises. Décidément les rêves finissent mal au printemps 1917 à Verdun…

Eugène ne rêve plus. Ou plutôt si. Il commence un long, interminable rêve.

Mais il ne se réveillera jamais.

806 – Le rêve d’Eugène

14 octobre 2008
Le ciel est clair, l’air vernal, le paysage serein.

Eugène se repose, le front levé, les paupières closes. Il écoute le chant des oiseaux et la brise dans les arbres, respirant paisiblement sous sa moustache. L’air qui pénètre ses flancs semble le régénérer. Un nuage dans l’azur, le soleil qui chauffe doucement la campagne, cela suffit pour faire naître un sourire sur les lèvres du rêvasseur.

Il est au paradis, Eugène.

Il se repose, tout simplement. Cela faisait si longtemps… Enfin le calme, quelques vols d’oiseaux, le bruit du vent. Il en avait besoin Eugène. Avec ses mains calleuses, ses bottes crottées, son visage sale, il est comme un mineur de fond qui referait surface, passant en un instant du trou à rat au printemps.

Savourer encore cet instant de paix sous l’azur sans penser à rien, le front toujours levé… Le dormeur est tout à sa volupté.

Maintenant Eugène ouvre les yeux, le front dirigé vers l’infini. Le ciel éclate de beauté au-dessus de sa tête. Son regard parcourt lentement l’horizon bleu que parsèment quelques nuages.

La paix.

Instant exquis pour Eugène. La paix… Mollement son front se baisse, de vertical le regard se fait horizontal : l’image du ciel fait progressivement place à celle de la terre. La paix…

La paix ? La guerre !

Le bleu devient la boue, l’harmonie le chaos, l’éther la charogne.

Une grenade vient d’exploser à deux trous du rêveur. Puis une autre, suivie d’une série d’obus. La mitraille est revenue, assourdissante. Au vacarme du fer hurlant, au concert puissant des canons qui dégueulent le feu s’opposent l’horrible cliquetis des os qui se disloquent, l’affreuse discrétion de la chair qui se déchire. Justement, les deux jambes de notre homme viennent d’être arrachées, projetées loin du corps. De ce qu’il reste du corps, du moins : un bras est parti lui aussi, avec la moitié du visage, moustaches comprises. Décidément les rêves finissent mal au printemps 1917 à Verdun…

Eugène ne rêve plus. Ou plutôt si. Il commence un long, interminable rêve.

Mais il ne se réveillera jamais.

806 – Le rêve d’Eugène

14 octobre 2008
Le ciel est clair, l’air vernal, le paysage serein.

Eugène se repose, le front levé, les paupières closes. Il écoute le chant des oiseaux et la brise dans les arbres, respirant paisiblement sous sa moustache. L’air qui pénètre ses flancs semble le régénérer. Un nuage dans l’azur, le soleil qui chauffe doucement la campagne, cela suffit pour faire naître un sourire sur les lèvres du rêvasseur.

Il est au paradis, Eugène.

Il se repose, tout simplement. Cela faisait si longtemps… Enfin le calme, quelques vols d’oiseaux, le bruit du vent. Il en avait besoin Eugène. Avec ses mains calleuses, ses bottes crottées, son visage sale, il est comme un mineur de fond qui referait surface, passant en un instant du trou à rat au printemps.

Savourer encore cet instant de paix sous l’azur sans penser à rien, le front toujours levé… Le dormeur est tout à sa volupté.

Maintenant Eugène ouvre les yeux, le front dirigé vers l’infini. Le ciel éclate de beauté au-dessus de sa tête. Son regard parcourt lentement l’horizon bleu que parsèment quelques nuages.

La paix.

Instant exquis pour Eugène. La paix… Mollement son front se baisse, de vertical le regard se fait horizontal : l’image du ciel fait progressivement place à celle de la terre. La paix…

La paix ? La guerre !

Le bleu devient la boue, l’harmonie le chaos, l’éther la charogne.

Une grenade vient d’exploser à deux trous du rêveur. Puis une autre, suivie d’une série d’obus. La mitraille est revenue, assourdissante. Au vacarme du fer hurlant, au concert puissant des canons qui dégueulent le feu s’opposent l’horrible cliquetis des os qui se disloquent, l’affreuse discrétion de la chair qui se déchire. Justement, les deux jambes de notre homme viennent d’être arrachées, projetées loin du corps. De ce qu’il reste du corps, du moins : un bras est parti lui aussi, avec la moitié du visage, moustaches comprises. Décidément les rêves finissent mal au printemps 1917 à Verdun…

Eugène ne rêve plus. Ou plutôt si. Il commence un long, interminable rêve.

Mais il ne se réveillera jamais.

806 – Le rêve d’Eugène

14 octobre 2008
Le ciel est clair, l’air vernal, le paysage serein.

Eugène se repose, le front levé, les paupières closes. Il écoute le chant des oiseaux et la brise dans les arbres, respirant paisiblement sous sa moustache. L’air qui pénètre ses flancs semble le régénérer. Un nuage dans l’azur, le soleil qui chauffe doucement la campagne, cela suffit pour faire naître un sourire sur les lèvres du rêvasseur.

Il est au paradis, Eugène.

Il se repose, tout simplement. Cela faisait si longtemps… Enfin le calme, quelques vols d’oiseaux, le bruit du vent. Il en avait besoin Eugène. Avec ses mains calleuses, ses bottes crottées, son visage sale, il est comme un mineur de fond qui referait surface, passant en un instant du trou à rat au printemps.

Savourer encore cet instant de paix sous l’azur sans penser à rien, le front toujours levé… Le dormeur est tout à sa volupté.

Maintenant Eugène ouvre les yeux, le front dirigé vers l’infini. Le ciel éclate de beauté au-dessus de sa tête. Son regard parcourt lentement l’horizon bleu que parsèment quelques nuages.

La paix.

Instant exquis pour Eugène. La paix… Mollement son front se baisse, de vertical le regard se fait horizontal : l’image du ciel fait progressivement place à celle de la terre. La paix…

La paix ? La guerre !

Le bleu devient la boue, l’harmonie le chaos, l’éther la charogne.

Une grenade vient d’exploser à deux trous du rêveur. Puis une autre, suivie d’une série d’obus. La mitraille est revenue, assourdissante. Au vacarme du fer hurlant, au concert puissant des canons qui dégueulent le feu s’opposent l’horrible cliquetis des os qui se disloquent, l’affreuse discretion de la chair qui se déchire. Justement, les deux jambes de notre homme viennent d’être arrachées, projetées loin du corps. De ce qu’il reste du corps, du moins : un bras est parti lui aussi, avec la moitié du visage, moustaches comprises. Décidément les rêves finissent mal au printemps 1917 à Verdun…

Eugène ne rêve plus. Ou plutôt si. Il commence un long, interminable rêve.

Mais il ne se réveillera jamais.

FUNERAILLES DE ROBERT JARRY, ANCIEN MAIRE DU MANS

19 septembre 2008
Comme deux ou trois-cents manceaux en cette matinée du 19 septembre 2008, j’ai assisté aux funérailles de Robert Jarry au cimetière de Pontlieue.

LE CONVOI

Les manceaux sont venus en petit nombre.

Le ciel limpide et la fraîcheur de l’air semblent faire écho aux coeurs en deuil. Mais le soleil de septembre fait l’effet d’un baume sur la mort.

Etrange sensation de mélancolie.

Les regards sont pénétrés, les fronts baissés, certaines mines sont affligées, d’autres plus calmes. Dans la foule, quelques anonymes se reconnaissent et s’échangent des sourires amicaux. Le maire écoute l’hommage d’une amie de la famille Jarry, recueilli, ému. Bientôt le convoi s’ébranle. Les pas sont lents, pesants, feutrés. Dans l’assistance, pas un murmure. Un petit vent d’automne soulève quelques feuilles mortes qui retombent aux pieds des marcheurs.

Instant solennel, le dépôt du cercueil dans la sépulture.

Instant de grâce aussi, au moins pour moi : la scène mortuaire se transforme et m’apparaît sous une lumière inattendue. Tout semble irréel, doux et lointain, idéal et paisible. Comme si les suiveurs du convoi étaient désincarnés, hors du temps et du monde matériel. Profondeurs inconnues de l’âme aux prises avec les mystères oniriques… Je vois une troupe d’êtres célestes escorter une étoile jusqu’au seuil du firmament pour lui dire adieu. Les visages qui m’entourent n’ont plus de nom, plus d’identité temporelle : la poésie universelle a transfiguré les êtres et les choses autour de moi, et à travers les larmes j’entrevois le pur cristal d’une vérité poétique révélée.

Comme les autres manceaux, je m’approche de la tombe. Le gouffre ouvert à mes pieds ne m’effraie pas et la vue de cette chose qui gît au fond n’a point ce goût amer que j’avais tant redouté. Presque détaché, je jette un regard un peu distrait sur le bois couvert de chrysanthèmes, étonné par la sérénité de mon geste.

Au loin, le bruit atténué d’un TGV fait songer à un vol d’oiseaux au-dessus de l’assemblée. Quelques têtes se lèvent au ciel. Tout est fini.

On vient de mettre un ami en terre.

Raphaël Zacharie de Izarra

805 – L’usine foraine

15 septembre 2008
Les fêtes foraines sont devenues des usines à abrutir. Finie la poésie des manèges d’antan ! Les hauts-parleurs débitant insanités musicales et martèlements de synthèse ont remplacé tambourins et cymbales des artistes.

Assourdissements assurés.

Les machines à divertir « made in Disneyland » peintes comme des enseignes de discothèques proposent leurs tourbillons hollywoodiens aux mangeurs de gaufres blasés. Partout de la fureur et des néons pour mieux éblouir avec du vent.

Les forains ont des têtes de mafieux affairés et les guichetières dans leur antre minable ont des allures de maquerelles fatiguées attendant le client, pions peu aimables qui distribuent à la chaîne tickets et mauvaise humeur. Tarifs élevés pour plaisirs insignifiants. Matraquage de cervelles et saccage de tympans garantis.

Pour ces forains reconvertis dans l’exploitation des machines à sensations fortes la fête est un filon, ni plus ni moins qu’une pompe à fric. Acteurs d’une arnaque planifiée à l’échelle industrielle, les travailleurs de ce nouveau « secteur d’économie en pleine expansion » sont plus racoleurs qu’artistes. Plumer le pigeon des grandes villes avec des engins clignotants pilotés par ordinateurs semble être la raison d’être de ces marchands de rêves frelatés. Le talent des saltimbanques a depuis longtemps fait place aux machines sophistiquées crachant décibels numériques et feux factices. La fête foraine s’est dévoyée, uniformisée, américanisée.

Chez ces exploitants-investisseurs aux airs crapuleux (forains sur le papier, briseurs de rêves sur le terrain) le vrai roi de la fête ça n’est pas le gamin qui s’émerveille (il est déjà trop abruti et ne s’émerveille plus, gavé qu’il est de produits dérivés en tous genres), mais le chiffre d’affaires.

804 – Berthe et Lalloche

9 septembre 2008

– Lalloche, me fait pas de boniments, dis-moi quoi que t’as fait de mon chat. Il était malad’ le Nesto’. Tu l’aurais-t-y pas bouffé par hasard ? T’en serais ben capab’, espèce de raclure d’vieille sorcière va !

– Ecoute-moi ben la Berthe. Autrefois on t’appelait « la belle Berthe ». C’était bien avant la guerre. Maintenant que t’es vieille et radine comme un râteau à deux dents, on t’appelle la « douze-à-six-sous » dans le pays. Même le curé y se serait plaint que tu donnes deux fois rien à la quête, radine que t’es comme un rat d’égoûtière ! Ton chat, je n’en ai pas besoin pour la soupe. Chuis honnête moué. Mes légumes du jardin y suffisent pour me tenir debout plus longtemps que tu crois. Tu seras crevée que je serai encore là à cracher dans le treux-à-crève de ta foutue tombe, ma pauv’ ! Va aller chercher ailleurs que chez moué ton Nesto’ plein de puces.

– Lalloche, tu ferais bien de pas trop l’ouvrir. A la communale je te mettais encore la taloche. Je suis de de 17, t’es de 19. J’avais une tête de plus que toué. Mais fière comme t’as toujours été, t’a toujours cru pouvoir faire la loi. Et tout ça pasque le père était garde-champêt’ ! Tu croyes que ça donne de la loye dans le sang d’avoir un père gad’champêt’ ?

– La Berthe, le père y était à la guerre de 70 et y te dis mede ! Mede et encore mede ! J’ai pas bouffé ton Nesto’ poilu, va donc aller voir si il est pas dans la soupière du l’Eugène. C’te fumier-là il a déjà bouffé du chat en quarante. Y m’étonnerait pas que rien que pour te contrarier jusqu’à l’os, il aurait ingurgitaillé le Nesto’.

– Lalloche, il était pas seul à bouffé du chat en quarante… Qu’est que t’as trafiqué avec l’ennemi pendant les restrictions ? Paraît que t’aurais fait ton beurre en vendant du chat aux Boches…

– La Berthe, si tu la fermes pas je vais t’en donner moué de la soupe au moustachu sur pattes ! En quarante t’étais loin de faire pitié avec tes « betteraves » qu’on aurait dit de la patate au beurre… Y ‘en a qui avaient l’air de bien se goberger avec l’ennemi pendant que les autres y crevaient sous les restrictions !

– Lalloche, je vas te faire damner par le curé si t’arrête pas de dire des menteries que c’est point vrai ce que tu racontes ! Pis si c’est vrai, j’étais point la seule à manger des patates au beurre en quarante… Alors remue pas le fumier du passé et dis-moi putôt si t’aurais pas bouffé mon Nesto’.

– La Berthe, l’Eugène il est pas dans le coup. Ton Nesto’ y l’a passé à la casserole. Y m’avait regardé de travers. J’aime pas les regards de traviote. Tu m’avais volé un bocal de haricots blancs en 24. On est quittes.

803 – Un amour de chien

9 septembre 2008

Précision (pas si superflue que cela) pour les moins fins de mes lecteurs : le texte qui suit est évidemment ironique : j’ai en horreur la gent canine.

J’ai raté ma vie d’homme.

J’aurais tant aimé avoir un chien, un bon gros chien qui viendrait me lécher la face à l’heure des repas…

Il faut que je précise à mes lecteurs que je raffole des chiens. Surtout des gros. Des très gros même. Leur bonne odeur naturelle, leurs aboiements dans la sérénité du crépuscule, leurs moeurs distinguées à l’heure vespérale -ou matinale- quand ils abandonnent leurs déjections aux abords du foyer, égayant les chemins, la cour, le seuil de la porte de leurs traces fécondes, signe de leur bonne santé consciencieusement entretenue grâce aux pâtées achetées en quantité suffisantes par le maître aimant…

Ha ! La douceur de la compagnie canine que je ne connaîtrais jamais au coin de la cheminée ! Etre réveillé à l’aurore par les glapissement joyeux de la créature désirant aller se soulager sous la rosée… Douce responsabilité du maître si aimant qu’en toutes circonstances il cède la place à son compagnon à quatre pattes !

Ho ! Combien la proximité des chiens me manque ! Comme je les aime ces braves grosses bêtes qui vous lèchent le visage d’un ample coup de langue pour un oui, pour un non !

Le sort m’a refusé cette grâce. Je ne suis pas assez fortuné pour adopter un bon gros chien : ma demeure est étroite et mes revenus de vieux célibataire au chômage me permettent à peine de faire surface !

Alors je vais parfois rendre visite à mes voisins : ils ont un énorme toutou que je connais très bien à force de l’entendre aboyer de bonheur sous ma fenêtre depuis tant d’années… Comme j’envie ce couple et surtout comme j’aime leur enfant chéri, leur cher enfant à poils, à crocs, à langue pendante…

Quand je vois leur gros chien qui de joie me montre ses bonnes dents bien blanches, je me précipite vers lui, bras tendu, larmes au bord des paupières, et je l’étreins dans un tourbillon d’authentique amour dans lequel homme et bête ne font plus qu’un !

Chaque fois que je le peux je viens embrasser le chien de mes voisins, et je serre, je serre ce corps massif tout soyeux, tout rempli qu’il est de tendresse canine…

Après de deux mois de ce manège, alors que j’avais pris une vingtaine de fois le chien dans mes bras, le temps de m’en faire un ami, un complice, le chien de mes voisins a succombé à un mal étrange.

On a trouvé dans son abdomen, bien cachées par la fourrure, de discrètes traces de piqûres.

Une vingtaine.

802 – Comment je vis sans travailler

9 septembre 2008

Certains détracteurs me reprochent de « vivre aux crochets de la société » tel un parasite sous prétexte que je ne travaille pas et qu’en plus je me paie le luxe de critiquer ceux qui travaillent, s’imaginant que je touche une pension, des indemnités ou je ne sais quels versements sociaux. Je leur réponds ici.

Je ne touche aucune allocation que ce soit (du moins pas encore). Je ne suis même pas à la CMU (je l’ai été durant deux années). Mais même si j’en touchais, je n’en aurais pas honte car si je touche une allocation, c’est que j’y ai droit. Une allocation n’est pas un privilège mais un droit. Je me contente de fort peu de choses, n’ayant pas de goût particulier pour des biens matériels dépassant mes capacités financières (qui sont réduites), comme cela n’est absolument pas le cas de la plupart de ceux qui me critiquent parce que je ne travaille pas et qui se plaignent, eux qui travaillent, de ne pouvoir financer leurs achats inutiles avec leur SMIC…

Et même si je touchais une allocation sans y avoir droit, même si ceux qui me reprochent de « vivre sur leur dos » devaient payer cette allocation par leurs impôts, en quoi cela changerait-il leur existence ? Que je touche ou pas une allocation, ils ne paieraient de toute façon pas plus d’impôts pour autant puisque les impôts sont calculés par rapport au montant du salaire et non selon le nombre de « parasites » vivant dans ce pays. Et même si mes détracteurs devaient payer pour des « parasites » de mon espèce, même en ce cas, cela serait encore mesquin de leur part de râler.

Personnellement je ne serais pas du tout gêné de devoir payer pour des gens qui ne travaillent pas car cela est LEUR problème, pas le mien. Même si je dois contribuer à leur entretien sur le plan matériel, sur le plan moral je ne serais nullement gêné par LEUR mode de vie. D’ailleurs il m’arrive de donner des pièces à des ivrognes qui font la manche au sortir des magasins, qui traînent toute la journée en groupes de buveurs SDF avec leurs gros chiens au centre-ville du Mans… Tant que je paye leur oisiveté dans des proportions raisonnables, que cela ne met pas en péril mon budget, en quoi leur vie me dérangerait-elle ? Nous payons bien des impôts iniques, plus ou moins indirectement… Seulement c’est moins visible, moins spectaculaire, moins « scandaleux » de payer des impôts indirects et injustes à travers tiercés, LOTO, carburant, alcools, etc… Je ne juge pas les SDF alcooliques d’ailleurs. Je ne les méprise pas non plus, jamais. Ce sont des hommes blessés, vulnérables, et je ne connais pas les épreuves ou faiblesses de leur vie.

Que ceux qui me blâment de ne pas travailler cessent de fumer, ils feront beaucoup plus d’économie en une année de sobriété tabagique qu’ils ne payent d’impôts pour les « parasites » en 10 ans de cotisations sociales…. En plus ils ne nuiront plus à leur santé. D’ailleurs tous ces calculs faits au sujet des paiements de cotisations pour les « parasites » sont des calculs plus psychologiques qu’objectivement arithmétiques. Ce qui gêne vraiment mes détracteurs, ce n’est pas de perdre de l’argent en cotisant pour les « parasites », mais de voir certains ne rien faire pendant qu’eux travaillent, comme s’ils les enviaient…

Je sais que je vis en société, j’ai conscience de la grandeur de l’homme et de la noblesse de la vie sociale harmonieuse, j’ai une haute idée de la fraternité et mon but n’est pas de profiter de mes semblables (comme le font beaucoup de travailleurs honnêtes qui ne sont animés que par la carotte du salaire, sans nul souci de vertu sociale…) mais de vivre en intelligence avec mes frères humains, dans un esprit de concorde, de solidarité à la Saint-Exupéry, non dans un esprit de rapace. C’est dans cet esprit que je souhaite évoluer dans cette société. Même si dans les apparences je suis un parasite, que mes détracteurs soient convaincus que je fais partie de ces « hommes de bonne volonté » épris de réelle fraternité, d’entente, de progrès social et humain. C’est d’ailleurs pour cela que je suis si peu tendre envers tous les destructeurs de liens sociaux, envers les abêtisseurs de foules, les malfaisants qui ont la loi avec eux…

Quant au vrai parasite, celui qui crapuleusement profite de la société sans aucun esprit de fraternité, sans désir de contribution, sans gratitude, c’est SON problème. C’est son stade d’évolution sociale et humaine à lui, ça le regarde. Je n’ai pas à lui reprocher d’avoir peu de conscience, ni son poids économique sur la société d’ailleurs. Qu’il travaille ou pas, je ne payerais de toute façon pas plus d’impôts pour financer son oisiveté, si j’étais imposable.

L’on peut fort bien travailler, toucher un salaire, subvenir légalement à ses besoins et être un vrai parasite social, un réel malfaisant, la loi des hommes ne rejoignant pas toujours la morale.

J’insiste : si je touche une allocation, je n’ai pas à en rougir. Une république sérieuse et digne de ce nom ne donne pas des allocations à des profiteurs. Si un jour je touche des allocations et que je ne les mérite pas, alors que la société fasse son devoir et qu’elle me demande de lui restituer les sommes indûment allouées. C’est aussi son devoir que de vérifier ces choses. Quand une administration gouvernementale donne de l’argent à un citoyen, la moindre des choses pour l’Etat maître de ses deniers, c’est de vérifier le bien-fondé de cette générosité étatique.

Quoi qu’il en soit, j’ai conscience de vivre dans une société égalitaire, juste, loyale, humaine. Je n’aime pas la tricherie économique, sauf pour les déshérités qui n’ont que cela pour vivre (j’ai écrit un texte à ce sujet « VIVE LA TRICHERIE »). Tricher parmi les hommes dans ma situation, c’est se saborder soi-même car les hommes, c’est l’humanité, donc une part de soi. La tricherie n’est juste que lorsqu’elle est la seule réponse à l’injustice, ce qui n’est pas mon cas actuellement puisque, et cela répondra aux interrogations pragmatiques de mes détracteurs les plus réalistes, je vis tout simplement de la Providence.

801 – Soutien aux patrons fortunés

9 septembre 2008
Dans ce texte je réponds sur un autre blog à un détracteur particulièrement hargneux, injurieux, sottement convaincu par les apparences grossières de ce monde et qui ne jure que par la victimisation du prolétariat. Sous prétexte que je critique les revendications ouvrières et encore bien d’autres choses, il me reproche de vouloir faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme… Tout en récusant ses « ânesques » accusations, je défends ouvertement la légitimité morale, l’utilité économique, la souveraineté du patron, même lorsque celui-ci pioche dans la caisse de l’entreprise pour augmenter sa fortune personnelle…

+++++++

Cher détracteur,

Je privilégie avant tout la courtoisie. J’accepte les injures ai-je dit dans un autre commentaire. Je n’ai jamais ajouté que j’acceptais de répondre à ces détracteurs bêtement agressifs, stérilement haineux. Mais, noblesse d’esprit oblige, je vous réponds quand même.

J’ai toujours respecté mes interlocuteurs, toujours argumenté au lieu de hurler, toujours été chevaleresque avec mes détracteurs, ce qui n’est pas nécessairement le cas de ces adversaires qui croient parler quand ils ne font que braire…

Je demeure courtois contrairement aux chiens qui s’ingénient comiquement à me railler systématiquement. Je cherche aussi, je ne le nie pas, à ridiculiser les adversaires de votre espèce tirant aveuglément sur leur cible atavique.

Je suis là aussi pour dénoncer les vils comportements. Vous êtes un sinistre esprit, plus personne n’en doute à la lecture de vos abjections. A présent que j’ai contribué à faire tomber le masque, la haine stérile semble être votre dernier recours.

Je suis néanmoins très content que mes textes ne laissent pas indifférents ceux qui, précisément, se sentent visés. C’est le but : faire réagir sur les points les plus sensibles. C’est ce qu’on appelle la littérature.

Je suis le révélateur des vraies natures. J’exacerbe vos sentiments cachés, ce qui a l’avantage de faire ressortir votre véritable fond, de dévoiler vos noirceurs. Dans votre message il y a tout le concentré de la vilenie humaine : injustice sociale, bêtise gratuite, mépris de la différence, intolérance, incitation à la haine entre les classes…

Pas mal pour quelques textes de votre ennemi Izarra que vous prétendez très mauvais…

Vous avez bien tort de ne pas vouloir, comme vous dites, « perdre votre temps » à me répondre ! Moi j’ai du « temps à perdre » à redresser les travers de mes semblables. Au moins je donne l’exemple du dévouement charitable, quand vous donnez celui de l’égoïsme. Moi j’ai du « temps à perdre » à me pencher sur les tares de mes contemporains, du « temps à perdre » à dénicher pour mieux les dénoncer les imposteurs, les menteurs, les profiteurs, les abrutis, les « bêleurs », les dictateurs de la pensée…

PENSEE UNIQUE, sainte pensée unique, quand tu enchaînes les esprits, mènes la danse, entraînes le monde dans ton sillage rigoureusement, dramatiquement rectiligne… Mes textes ont au moins une vertu : faire sortir de leur tanière les tyrans de la pensée unique qui ne souffrent pas les discours sortant de l’ornière métiadico-politiquement correcte.

Les beaux esprits apprécient la verve izarrienne. La roture, en général, ne comprend pas le discours supérieur que j’adopte. J’ajoute que je n’ai pas peur des mots que j’emploie : je dis VIEUX au lieu de senior, NOIR, voire NEGRE au lieu de black, GROSSE pour ronde, etc. Je refuse l’hypocrisie consistant à édulcorer la réalité par l’emploi abusif de termes mensongers, aussi dure que soit cette réalité.

Recevoir en pleine face l’éclat de la vérité peut parfois être vécu comme une éprouvante expérience, une dure leçon de vie. Votre réaction est humaine. Personnellement je ne suis pas responsable du caractère tranchant de la vérité.

Je suis la cible atavique de ceux qui voient en moi l’ennemi héréditaire de LEUR condition socio-culturelle. J’incarne ce qu’ils haïssent le plus de génération en génération. Mes préférences personnelles, je ne le cache pas, vont vers les patrons, les gens fortunés, les érudits, les aristocrates, les mondains, les artistes et non vers les faibles, les perdants, les petits, vers ceux qui se posent en éternelles victimes du système, de la société, du travail, de leurs voisins, bref ceux qui geignent devant plus beau, plus digne, plus grand qu’eux.

En ce qui concerne votre question sur les « commentaires disparus de mon blog », je vous réponds que je n’en sais rien et je répète que je ne suis pas connecté en permanence. Il est donc fort possible que des détracteurs manquant de courage regrettent leurs commentaires et les effacent avant que j’aie le temps d’en prendre connaissance. Quel intérêt aurais-je à effacer des commentaires ? Bien au contraire, les commentaires ineptes, injurieux ou inconsistants postés sous mes textes sont mes meilleurs arguments de défense, par conséquent j’ai tout intérêt à les laisser en ligne.

Vous m’accusez de faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme…

Vos conclusions à mon sujet sont très graves. Surtout pour vous car cela signifie que vous êtes incapable d’interpréter correctement un discours à l’origine très sain. Vos ornières mentales assimilent à l’eugénisme, au nazisme une pensée qui a le tort d’être différente de la vôtre ! Ce qui est révélateur de la manipulation médiatique sur les esprits les plus faibles…

Je ne cautionne nullement la loi du plus fort, bien au contraire. C’est vous qui semblez assimiler la force, le bonheur, le bien-être, l’épanouissement personnel à la fortune, à la position sociale, au pouvoir. Personnellement je n’ai aucune ambition professionnelle. La conquête de biens matériels m’intéresse assez peu. Je ne manque de rien, mange à ma faim, ne cherche pas à avoir une voiture plus puissante, plus belle que celle de mon voisin. Pourquoi devrais-je revendiquer l’accès à des richesses matérielles, à des privilèges financiers qui ne me sont pas dus ? Je ne souhaite pas particulièrement voyager en première classe à l’autre bout du monde. Je ne suis pas jaloux des milliardaires qui se promènent en jet privé. Je ne convoite pas le compte en banque de tel ou tel ministre, ni de qui que ce soit d’ailleurs.

A partir de là je ne suis pas choqué que des patrons « s’en mettent plein les poches » comme vous dites. Ils ne me volent pas, je ne manque de rien, pourquoi devrais-je leur réclamer des comptes ? Et d’ailleurs, même s’ils me volaient quelques euros… Et après ? Je demeurerai vivant, je mangerai toujours à ma faim. Je serai, quoi qu’il en soit, toujours considéré par plus pauvre que moi (et cette fois je parle de VRAIS pauvres des pays du tiers-monde), comme un nanti.

Nos SMICARDS pleurnichards devraient avoir honte ! Ils se plaignent de ne pouvoir payer leur horrible maison Phénix avec leurs « petits » salaire… Bien des crève-la-faim de pays d’Afrique ou d’Asie aimeraient avoir leur « problèmes ». Nos SMICARDS prétendument sous-payés, exploités par leurs patrons, eux au moins ne meurent pas de faim. Ils ont un toit, une télévision, parfois avec des bouquets de chaînes, une voiture, l’eau courante… Bref, vus depuis le Mali, nos SMICARDS endettés sont des pachas, des coq-en-pâte repus, gavés de richesses, blasés de bien matériels au point de ne même pas voir que leur malheur ferait le bonheur de millions de VRAIS déshérités.

Rien que le fait d’avoir l’eau courante potable chez soi, c’est un luxe suprême. Oui, un luxe inouï ! Evidemment, cela semble tellement banal, tellement dérisoire sous nos latitudes et à notre époque que beaucoup d’esprits parfaitement conditionnés par des habitudes d’accumulations de richesses inutiles, par des réflexes de gaspillage, par des goûts superflus, ne le voient même pas.

Il y a des « pauvres gens » dans notre pays, des petits ouvriers à la vue réduite, aux aspirations étriquées, aux idéaux minuscules qui crèvent de ne pas avoir la même voiture que leurs patrons, qui pleurent de ne pas pouvoir partir en vacances plus loin que les côtes bretonnes, qui estiment être victimes d’une terrible injustice parce que leurs revenus ne leurs permettent pas d’entrer dans les mêmes hôtels que leur sous-chef d’unité de production, bref il y a des « pauvres gens » dans notre pays qui veulent faire la révolution parce que leurs supérieurs hiérarchiques gagnent dix fois, cent fois plus que leur SMIC…

Nés dans un état républicain qui en plus de respecter leurs droits inaliénables d’êtres humains, leur offre l’eau courante potable, la vaccination, l’assurance médicale, la technologie, les infrastructures les plus modernes, nés dans un des états les plus riches, les plus justes, les plus démocratiques de la planète, ils se plaignent encore parce que le sort ne leur a pas donné de quoi satisfaire leurs exigences de jaloux, d’enfants gâtés, de capricieux ventrus…

Vous prétendez que je fais l’apologie de la loi du plus fort… Alors que c’est eux, les SMICARDS pleurnichards qui aimeraient prendre le pouvoir pour l’exercer avec iniquité et non égalité ! Eux défendent le règne de l’arbitraire consistant à donner à ceux qui ne le méritent pas des richesses qui ne leur appartiennent pas. Tel Ubu réclamant des privilèges indus, vous réclamez pour les ouvriers des parts qui ne leur reviennent pas.

Ils ont leur SMIC, c’est leur salaire, pourquoi devraient-ils gagner plus que ce qu’ils fournissent en travail sous prétexte que leurs patrons reçoivent cent fois, mille fois plus d’argent qu’eux ? Si un patron touche de l’argent indu, c’est SON problème, pas celui des ouvriers. De quoi se plaignent les ouvriers à partir du moment où ils touchent mensuellement ce qui leur est dû ?

Je n’appelle pas cela de l’esprit de justice, j’appelle cela tout simplement de la convoitise. C’est se mêler de ce qui ne les regarde pas. Si le patron vole dans les caisses de l’entreprise, c’est une affaire entre lui et la justice. A partir du moment où les ouvriers touchent leurs salaire, ils n’ont pas droit au chapitre. La malhonnêteté d’un patron ne saurait en aucun cas justifier des privilèges financiers à l’égard des ouvriers.

Vous jetez la pierre aux actionnaires qui selon vos termes « s’engraissent sur le dos des ouvriers ». Venons-en au processus de création d’emplois : le patron crée son entreprise, ce qui nécessairement fait naître des emplois, puis après des années de plein emploi, le patron pour des raisons économiques décide de licencier.

Envisageons autrement le problème : le patron ne crée aucune entreprise. Il décide de devenir ouvrier pour réduire le stress, par manque d’ambition ou pour toute autre raison qui le regarde. Bref, le patron opte pour la non création d’entreprise : tous vos problèmes sont résolus. Ou plutôt, il n’y a pas de problèmes. Il n’y a plus que des chômeurs permanents.

Vous hurlez sur les actionnaires qui « s’engraissent sur le dos des ouvriers », sur l’injustice des licenciements, sur la « fortune honteuse » des patrons, mais toute création d’entreprise implique à des moments donnés l’étape de la naissance – que ce soit dans la douleur ou la joie-, l’étape de la croissance prometteuse, l’étape du plein emploi -la plus glorieuse-, enfin celle du licenciement. Elle implique aussi les actionnaires, les gagnes-petits, les profiteurs, les courageux, les malhonnêtes, les travailleurs, les faiseurs de fortunes, etc. Tout le monde y trouve son compte, profiteurs comme travailleurs. Et la morale n’a rien à voir avec le bourdonnement de la ruche humaine.

Toute entreprise, à l’image des êtres vivants, des états, des empires, des planètes, a une naissance, une vie, une période de prospérité, de déclin, puis finit par mourir comme meurent les êtres humains, les animaux, les modes, les idéologies.

Pour éviter tous ces désagréments inhérents à l’entreprise, vous préféreriez qu’il n’y ait pas d’entreprise du tout ?

Autant ne pas souhaiter venir au monde ! A ce compte, cessons de faire des enfants. Ainsi en ne les faisant pas naître, nous leur ferons éviter tous les problèmes liés à la vie : pas d’angoisse de la mort, pas de problème de chômage, pas de maux dentaires…

Personnellement je ne connais aucune entreprise humaine qui soit parfaite. Maintenant si vous préférez ne pas profiter de la créativité des patrons, de leur ambitions personnelles, de leur sens des responsabilités, libre à vous de ne pas les servir, ainsi vous ne contribuerez pas à « engraisser les actionnaires ».

Mais après il ne faudra pas mettre sur le dos des patrons votre situation de chômeur permanent.

801 – Soutien aux patrons fortunés

9 septembre 2008
Dans ce texte je réponds sur un autre blog à un détracteur particulièrement hargneux, injurieux, sottement convaincu par les apparences grossières de ce monde et qui ne jure que par la victimisation du prolétariat. Sous prétexte que je critique les revendications ouvrières et encore bien d’autres choses, il me reproche de vouloir faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme… Tout en récusant ses « ânesques » accusations, je défends ouvertement la légitimité morale, l’utilité économique, la souveraineté du patron, même lorsque celui-ci pioche dans la caisse de l’entreprise pour augmenter sa fortune personnelle…

+++++++

Cher détracteur,

Je privilégie avant tout la courtoisie. J’accepte les injures ai-je dit dans un autre commentaire. Je n’ai jamais ajouté que j’acceptais de répondre à ces détracteurs bêtement agressifs, stérilement haineux. Mais, noblesse d’esprit oblige, je vous réponds quand même.

J’ai toujours respecté mes interlocuteurs, toujours argumenté au lieu de hurler, toujours été chevaleresque avec mes détracteurs, ce qui n’est pas nécessairement le cas de ces adversaires qui croient parler quand ils ne font que braire…

Je demeure courtois contrairement aux chiens qui s’ingénient comiquement à me railler systématiquement. Je cherche aussi, je ne le nie pas, à ridiculiser les adversaires de votre espèce tirant aveuglément sur leur cible atavique.

Je suis là aussi pour dénoncer les vils comportements. Vous êtes un sinistre esprit, plus personne n’en doute à la lecture de vos abjections. A présent que j’ai contribué à faire tomber le masque, la haine stérile semble être votre dernier recours.

Je suis néanmoins très content que mes textes ne laissent pas indifférents ceux qui, précisément, se sentent visés. C’est le but : faire réagir sur les points les plus sensibles. C’est ce qu’on appelle la littérature.

Je suis le révélateur des vraies natures. J’exacerbe vos sentiments cachés, ce qui a l’avantage de faire ressortir votre véritable fond, de dévoiler vos noirceurs. Dans votre message il y a tout le concentré de la vilenie humaine : injustice sociale, bêtise gratuite, mépris de la différence, intolérance, incitation à la haine entre les classes…

Pas mal pour quelques textes de votre ennemi Izarra que vous prétendez très mauvais…

Vous avez bien tort de ne pas vouloir, comme vous dites, « perdre votre temps » à me répondre ! Moi j’ai du « temps à perdre » à redresser les travers de mes semblables. Au moins je donne l’exemple du dévouement charitable, quand vous donnez celui de l’égoïsme. Moi j’ai du « temps à perdre » à me pencher sur les tares de mes contemporains, du « temps à perdre » à dénicher pour mieux les dénoncer les imposteurs, les menteurs, les profiteurs, les abrutis, les « bêleurs », les dictateurs de la pensée…

PENSEE UNIQUE, sainte pensée unique, quand tu enchaînes les esprits, mènes la danse, entraînes le monde dans ton sillage rigoureusement, dramatiquement rectiligne… Mes textes ont au moins une vertu : faire sortir de leur tanière les tyrans de la pensée unique qui ne souffrent pas les discours sortant de l’ornière métiadico-politiquement correcte.

Les beaux esprits apprécient la verve izarrienne. La roture, en général, ne comprend pas le discours supérieur que j’adopte. J’ajoute que je n’ai pas peur des mots que j’emploie : je dis VIEUX au lieu de senior, NOIR, voire NEGRE au lieu de black, GROSSE pour ronde, etc. Je refuse l’hypocrisie consistant à édulcorer la réalité par l’emploi abusif de termes mensongers, aussi dure que soit cette réalité.

Recevoir en pleine face l’éclat de la vérité peut parfois être vécu comme une éprouvante expérience, une dure leçon de vie. Votre réaction est humaine. Personnellement je ne suis pas responsable du caractère tranchant de la vérité.

Je suis la cible atavique de ceux qui voient en moi l’ennemi héréditaire de LEUR condition socio-culturelle. J’incarne ce qu’ils haïssent le plus de génération en génération. Mes préférences personnelles, je ne le cache pas, vont vers les patrons, les gens fortunés, les érudits, les aristocrates, les mondains, les artistes et non vers les faibles, les perdants, les petits, vers ceux qui se posent en éternelles victimes du système, de la société, du travail, de leurs voisins, bref ceux qui geignent devant plus beau, plus digne, plus grand qu’eux.

En ce qui concerne votre question sur les « commentaires disparus de mon blog », je vous réponds que je n’en sais rien et je répète que je ne suis pas connecté en permanence. Il est donc fort possible que des détracteurs manquant de courage regrettent leurs commentaires et les effacent avant que j’aie le temps d’en prendre connaissance. Quel intérêt aurais-je à effacer des commentaires ? Bien au contraire, les commentaires ineptes, injurieux ou inconsistants postés sous mes textes sont mes meilleurs arguments de défense, par conséquent j’ai tout intérêt à les laisser en ligne.

Vous m’accusez de faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme…

Vos conclusions à mon sujet sont très graves. Surtout pour vous car cela signifie que vous êtes incapable d’interpréter correctement un discours à l’origine très sain. Vos ornières mentales assimilent à l’eugénisme, au nazisme une pensée qui a le tort d’être différente de la vôtre ! Ce qui est révélateur de la manipulation médiatique sur les esprits les plus faibles…

Je ne cautionne nullement la loi du plus fort, bien au contraire. C’est vous qui semblez assimiler la force, le bonheur, le bien-être, l’épanouissement personnel à la fortune, à la position sociale, au pouvoir. Personnellement je n’ai aucune ambition professionnelle. La conquête de biens matériels m’intéresse assez peu. Je ne manque de rien, mange à ma faim, ne cherche pas à avoir une voiture plus puissante, plus belle que celle de mon voisin. Pourquoi devrais-je revendiquer l’accès à des richesses matérielles, à des privilèges financiers qui ne me sont pas dus ? Je ne souhaite pas particulièrement voyager en première classe à l’autre bout du monde. Je ne suis pas jaloux des milliardaires qui se promènent en jet privé. Je ne convoite pas le compte en banque de tel ou tel ministre, ni de qui que ce soit d’ailleurs.

A partir de là je ne suis pas choqué que des patrons « s’en mettent plein les poches » comme vous dites. Ils ne me volent pas, je ne manque de rien, pourquoi devrais-je leur réclamer des comptes ? Et d’ailleurs, même s’ils me volaient quelques euros… Et après ? Je demeurerai vivant, je mangerai toujours à ma faim. Je serai, quoi qu’il en soit, toujours considéré par plus pauvre que moi (et cette fois je parle de VRAIS pauvres des pays du tiers-monde), comme un nanti.

Nos SMICARDS pleurnichards devraient avoir honte ! Ils se plaignent de ne pouvoir payer leur horrible maison Phénix avec leurs « petits » salaire… Bien des crève-la-faim de pays d’Afrique ou d’Asie aimeraient avoir leur « problèmes ». Nos SMICARDS prétendument sous-payés, exploités par leurs patrons, eux au moins ne meurent pas de faim. Ils ont un toit, une télévision, parfois avec des bouquets de chaînes, une voiture, l’eau courante… Bref, vus depuis le Mali, nos SMICARDS endettés sont des pachas, des coq-en-pâte repus, gavés de richesses, blasés de bien matériels au point de ne même pas voir que leur malheur ferait le bonheur de millions de VRAIS déshérités.

Rien que le fait d’avoir l’eau courante potable chez soi, c’est un luxe suprême. Oui, un luxe inouï ! Evidemment, cela semble tellement banal, tellement dérisoire sous nos latitudes et à notre époque que beaucoup d’esprits parfaitement conditionnés par des habitudes d’accumulations de richesses inutiles, par des réflexes de gaspillage, par des goûts superflus, ne le voient même pas.

Il y a des « pauvres gens » dans notre pays, des petits ouvriers à la vue réduite, aux aspirations étriquées, aux idéaux minuscules qui crèvent de ne pas avoir la même voiture que leurs patrons, qui pleurent de ne pas pouvoir partir en vacances plus loin que les côtes bretonnes, qui estiment être victimes d’une terrible injustice parce que leurs revenus ne leurs permettent pas d’entrer dans les mêmes hôtels que leur sous-chef d’unité de production, bref il y a des « pauvres gens » dans notre pays qui veulent faire la révolution parce que leurs supérieurs hiérarchiques gagnent dix fois, cent fois plus que leur SMIC…

Nés dans un état républicain qui en plus de respecter leurs droits inaliénables d’êtres humains, leur offre l’eau courante potable, la vaccination, l’assurance médicale, la technologie, les infrastructures les plus modernes, nés dans un des états les plus riches, les plus justes, les plus démocratiques de la planète, ils se plaignent encore parce que le sort ne leur a pas donné de quoi satisfaire leurs exigences de jaloux, d’enfants gâtés, de capricieux ventrus…

Vous prétendez que je fais l’apologie de la loi du plus fort… Alors que c’est eux, les SMICARDS pleurnichards qui aimeraient prendre le pouvoir pour l’exercer avec iniquité et non égalité ! Eux défendent le règne de l’arbitraire consistant à donner à ceux qui ne le méritent pas des richesses qui ne leur appartiennent pas. Tel Ubu réclamant des privilèges indus, vous réclamez pour les ouvriers des parts qui ne leur reviennent pas.

Ils ont leur SMIC, c’est leur salaire, pourquoi devraient-ils gagner plus que ce qu’ils fournissent en travail sous prétexte que leurs patrons reçoivent cent fois, mille fois plus d’argent qu’eux ? Si un patron touche de l’argent indu, c’est SON problème, pas celui des ouvriers. De quoi se plaignent les ouvriers à partir du moment où ils touchent mensuellement ce qui leur est dû ?

Je n’appelle pas cela de l’esprit de justice, j’appelle cela tout simplement de la convoitise. C’est se mêler de ce qui ne les regarde pas. Si le patron vole dans les caisses de l’entreprise, c’est une affaire entre lui et la justice. A partir du moment où les ouvriers touchent leurs salaire, ils n’ont pas droit au chapitre. La malhonnêteté d’un patron ne saurait en aucun cas justifier des privilèges financiers à l’égard des ouvriers.

Vous jetez la pierre aux actionnaires qui selon vos termes « s’engraissent sur le dos des ouvriers ». Venons-en au processus de création d’emplois : le patron crée son entreprise, ce qui nécessairement fait naître des emplois, puis après des années de plein emploi, le patron pour des raisons économiques décide de licencier.

Envisageons autrement le problème : le patron ne crée aucune entreprise. Il décide de devenir ouvrier pour réduire le stress, par manque d’ambition ou pour toute autre raison qui le regarde. Bref, le patron opte pour la non création d’entreprise : tous vos problèmes sont résolus. Ou plutôt, il n’y a pas de problèmes. Il n’y a plus que des chômeurs permanents.

Vous hurlez sur les actionnaires qui « s’engraissent sur le dos des ouvriers », sur l’injustice des licenciements, sur la « fortune honteuse » des patrons, mais toute création d’entreprise implique à des moments donnés l’étape de la naissance – que ce soit dans la douleur ou la joie-, l’étape de la croissance prometteuse, l’étape du plein emploi -la plus glorieuse-, enfin celle du licenciement. Elle implique aussi les actionnaires, les gagnes-petits, les profiteurs, les courageux, les malhonnêtes, les travailleurs, les faiseurs de fortunes, etc. Tout le monde y trouve son compte, profiteurs comme travailleurs. Et la morale n’a rien à voir avec le bourdonnement de la ruche humaine.

Toute entreprise, à l’image des êtres vivants, des états, des empires, des planètes, a une naissance, une vie, une période de prospérité, de déclin, puis finit par mourir comme meurent les êtres humains, les animaux, les modes, les idéologies.

Pour éviter tous ces désagréments inhérents à l’entreprise, vous préféreriez qu’il n’y ait pas d’entreprise du tout ?

Autant ne pas souhaiter venir au monde ! A ce compte, cessons de faire des enfants. Ainsi en ne les faisant pas naître, nous leur ferons éviter tous les problèmes liés à la vie : pas d’angoisse de la mort, pas de problème de chômage, pas de maux dentaires…

Personnellement je ne connais aucune entreprise humaine qui soit parfaite. Maintenant si vous préférez ne pas profiter de la créativité des patrons, de leur ambitions personnelles, de leur sens des responsabilités, libre à vous de ne pas les servir, ainsi vous ne contribuerez pas à « engraisser les actionnaires ».

Mais après il ne faudra pas mettre sur le dos des patrons votre situation de chômeur permanent.

801 – Soutien aux patrons fortunés

9 septembre 2008

Dans ce texte je réponds sur un autre blog à un détracteur particulièrement hargneux, injurieux, sottement convaincu par les apparences grossières de ce monde et qui ne jure que par la victimisation du prolétariat. Sous prétexte que je critique les revendications ouvrières et encore bien d’autres choses, il me reproche de vouloir faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme… Tout en récusant ses « ânesques » accusations, je défends ouvertement la légitimité morale, l’utilité économique, la souveraineté du patron, même lorsque celui-ci pioche dans la caisse de l’entreprise pour augmenter sa fortune personnelle…

+++++++

Cher détracteur,

Je privilégie avant tout la courtoisie. J’accepte les injures ai-je dit dans un autre commentaire. Je n’ai jamais ajouté que j’acceptais de répondre à ces détracteurs bêtement agressifs, stérilement haineux. Mais, noblesse d’esprit oblige, je vous réponds quand même.

J’ai toujours respecté mes interlocuteurs, toujours argumenté au lieu de hurler, toujours été chevaleresque avec mes détracteurs, ce qui n’est pas nécessairement le cas de ces adversaires qui croient parler quand ils ne font que braire…

Je demeure courtois contrairement aux chiens qui s’ingénient comiquement à me railler systématiquement. Je cherche aussi, je ne le nie pas, à ridiculiser les adversaires de votre espèce tirant aveuglément sur leur cible atavique.

Je suis là aussi pour dénoncer les vils comportements. Vous êtes un sinistre esprit, plus personne n’en doute à la lecture de vos abjections. A présent que j’ai contribué à faire tomber le masque, la haine stérile semble être votre dernier recours.

Je suis néanmoins très content que mes textes ne laissent pas indifférents ceux qui, précisément, se sentent visés. C’est le but : faire réagir sur les points les plus sensibles. C’est ce qu’on appelle la littérature.

Je suis le révélateur des vraies natures. J’exacerbe vos sentiments cachés, ce qui a l’avantage de faire ressortir votre véritable fond, de dévoiler vos noirceurs. Dans votre message il y a tout le concentré de la vilenie humaine : injustice sociale, bêtise gratuite, mépris de la différence, intolérance, incitation à la haine entre les classes…

Pas mal pour quelques textes de votre ennemi Izarra que vous prétendez très mauvais…

Vous avez bien tort de ne pas vouloir, comme vous dites, « perdre votre temps » à me répondre ! Moi j’ai du « temps à perdre » à redresser les travers de mes semblables. Au moins je donne l’exemple du dévouement charitable, quand vous donnez celui de l’égoïsme. Moi j’ai du « temps à perdre » à me pencher sur les tares de mes contemporains, du « temps à perdre » à dénicher pour mieux les dénoncer les imposteurs, les menteurs, les profiteurs, les abrutis, les « bêleurs », les dictateurs de la pensée…

PENSEE UNIQUE, sainte pensée unique, quand tu enchaînes les esprits, mènes la danse, entraînes le monde dans ton sillage rigoureusement, dramatiquement rectiligne… Mes textes ont au moins une vertu : faire sortir de leur tanière les tyrans de la pensée unique qui ne souffrent pas les discours sortant de l’ornière métiadico-politiquement correcte.

Les beaux esprits apprécient la verve izarrienne. La roture, en général, ne comprend pas le discours supérieur que j’adopte. J’ajoute que je n’ai pas peur des mots que j’emploie : je dis VIEUX au lieu de senior, NOIR, voire NEGRE au lieu de black, GROSSE pour ronde, etc. Je refuse l’hypocrisie consistant à édulcorer la réalité par l’emploi abusif de termes mensongers, aussi dure que soit cette réalité.

Recevoir en pleine face l’éclat de la vérité peut parfois être vécu comme une éprouvante expérience, une dure leçon de vie. Votre réaction est humaine. Personnellement je ne suis pas responsable du caractère tranchant de la vérité.

Je suis la cible atavique de ceux qui voient en moi l’ennemi héréditaire de LEUR condition socio-culturelle. J’incarne ce qu’ils haïssent le plus de génération en génération. Mes préférences personnelles, je ne le cache pas, vont vers les patrons, les gens fortunés, les érudits, les aristocrates, les mondains, les artistes et non vers les faibles, les perdants, les petits, vers ceux qui se posent en éternelles victimes du système, de la société, du travail, de leurs voisins, bref ceux qui geignent devant plus beau, plus digne, plus grand qu’eux.

En ce qui concerne votre question sur les « commentaires disparus de mon blog », je vous réponds que je n’en sais rien et je répète que je ne suis pas connecté en permanence. Il est donc fort possible que des détracteurs manquant de courage regrettent leurs commentaires et les effacent avant que j’aie le temps d’en prendre connaissance. Quel intérêt aurais-je à effacer des commentaires ? Bien au contraire, les commentaires ineptes, injurieux ou inconsistants postés sous mes textes sont mes meilleurs arguments de défense, par conséquent j’ai tout intérêt à les laisser en ligne.

Vous m’accusez de faire l’apologie de la loi du plus fort, du nazisme, de l’eugénisme…

Vos conclusions à mon sujet sont très graves. Surtout pour vous car cela signifie que vous êtes incapable d’interpréter correctement un discours à l’origine très sain. Vos ornières mentales assimilent à l’eugénisme, au nazisme une pensée qui a le tort d’être différente de la vôtre ! Ce qui est révélateur de la manipulation médiatique sur les esprits les plus faibles…

Je ne cautionne nullement la loi du plus fort, bien au contraire. C’est vous qui semblez assimiler la force, le bonheur, le bien-être, l’épanouissement personnel à la fortune, à la position sociale, au pouvoir. Personnellement je n’ai aucune ambition professionnelle. La conquête de biens matériels m’intéresse assez peu. Je ne manque de rien, mange à ma faim, ne cherche pas à avoir une voiture plus puissante, plus belle que celle de mon voisin. Pourquoi devrais-je revendiquer l’accès à des richesses matérielles, à des privilèges financiers qui ne me sont pas dus ? Je ne souhaite pas particulièrement voyager en première classe à l’autre bout du monde. Je ne suis pas jaloux des milliardaires qui se promènent en jet privé. Je ne convoite pas le compte en banque de tel ou tel ministre, ni de qui que ce soit d’ailleurs.

A partir de là je ne suis pas choqué que des patrons « s’en mettent plein les poches » comme vous dites. Ils ne me volent pas, je ne manque de rien, pourquoi devrais-je leur réclamer des comptes ? Et d’ailleurs, même s’ils me volaient quelques euros… Et après ? Je demeurerai vivant, je mangerai toujours à ma faim. Je serai, quoi qu’il en soit, toujours considéré par plus pauvre que moi (et cette fois je parle de VRAIS pauvres des pays du tiers-monde), comme un nanti.

Nos SMICARDS pleurnichards devraient avoir honte ! Ils se plaignent de ne pouvoir payer leur horrible maison Phénix avec leurs « petits » salaire… Bien des crève-la-faim de pays d’Afrique ou d’Asie aimeraient avoir leur « problèmes ». Nos SMICARDS prétendument sous-payés, exploités par leurs patrons, eux au moins ne meurent pas de faim. Ils ont un toit, une télévision, parfois avec des bouquets de chaînes, une voiture, l’eau courante… Bref, vus depuis le Mali, nos SMICARDS endettés sont des pachas, des coq-en-pâte repus, gavés de richesses, blasés de bien matériels au point de ne même pas voir que leur malheur ferait le bonheur de millions de VRAIS déshérités.

Rien que le fait d’avoir l’eau courante potable chez soi, c’est un luxe suprême. Oui, un luxe inouï ! Evidemment, cela semble tellement banal, tellement dérisoire sous nos latitudes et à notre époque que beaucoup d’esprits parfaitement conditionnés par des habitudes d’accumulations de richesses inutiles, par des réflexes de gaspillage, par des goûts superflus, ne le voient même pas.

Il y a des « pauvres gens » dans notre pays, des petits ouvriers à la vue réduite, aux aspirations étriquées, aux idéaux minuscules qui crèvent de ne pas avoir la même voiture que leurs patrons, qui pleurent de ne pas pouvoir partir en vacances plus loin que les côtes bretonnes, qui estiment être victimes d’une terrible injustice parce que leurs revenus ne leurs permettent pas d’entrer dans les mêmes hôtels que leur sous-chef d’unité de production, bref il y a des « pauvres gens » dans notre pays qui veulent faire la révolution parce que leurs supérieurs hiérarchiques gagnent dix fois, cent fois plus que leur SMIC…

Nés dans un état républicain qui en plus de respecter leurs droits inaliénables d’êtres humains, leur offre l’eau courante potable, la vaccination, l’assurance médicale, la technologie, les infrastructures les plus modernes, nés dans un des états les plus riches, les plus justes, les plus démocratiques de la planète, ils se plaignent encore parce que le sort ne leur a pas donné de quoi satisfaire leurs exigences de jaloux, d’enfants gâtés, de capricieux ventrus…

Vous prétendez que je fais l’apologie de la loi du plus fort… Alors que c’est eux, les SMICARDS pleurnichards qui aimeraient prendre le pouvoir pour l’exercer avec iniquité et non égalité ! Eux défendent le règne de l’arbitraire consistant à donner à ceux qui ne le méritent pas des richesses qui ne leur appartiennent pas. Tel Ubu réclamant des privilèges indus, vous réclamez pour les ouvriers des parts qui ne leur reviennent pas.

Ils ont leur SMIC, c’est leur salaire, pourquoi devraient-ils gagner plus que ce qu’ils fournissent en travail sous prétexte que leurs patrons reçoivent cent fois, mille fois plus d’argent qu’eux ? Si un patron touche de l’argent indu, c’est SON problème, pas celui des ouvriers. De quoi se plaignent les ouvriers à partir du moment où ils touchent mensuellement ce qui leur est dû ?

Je n’appelle pas cela de l’esprit de justice, j’appelle cela tout simplement de la convoitise. C’est se mêler de ce qui ne les regarde pas. Si le patron vole dans les caisses de l’entreprise, c’est une affaire entre lui et la justice. A partir du moment où les ouvriers touchent leurs salaire, ils n’ont pas droit au chapitre. La malhonnêteté d’un patron ne saurait en aucun cas justifier des privilèges financiers à l’égard des ouvriers.

Vous jetez la pierre aux actionnaires qui selon vos termes « s’engraissent sur le dos des ouvriers ». Venons-en au processus de création d’emplois : le patron crée son entreprise, ce qui nécessairement fait naître des emplois, puis après des années de plein emploi, le patron pour des raisons économiques décide de licencier.

Envisageons autrement le problème : le patron ne crée aucune entreprise. Il décide de devenir ouvrier pour réduire le stress, par manque d’ambition ou pour toute autre raison qui le regarde. Bref, le patron opte pour la non création d’entreprise : tous vos problèmes sont résolus. Ou plutôt, il n’y a pas de problèmes. Il n’y a plus que des chômeurs permanents.

Vous hurlez sur les actionnaires qui « s’engraissent sur le dos des ouvriers », sur l’injustice des licenciements, sur la « fortune honteuse » des patrons, mais toute création d’entreprise implique à des moments donnés l’étape de la naissance – que ce soit dans la douleur ou la joie-, l’étape de la croissance prometteuse, l’étape du plein emploi -la plus glorieuse-, enfin celle du licenciement. Elle implique aussi les actionnaires, les gagnes-petits, les profiteurs, les courageux, les malhonnêtes, les travailleurs, les faiseurs de fortunes, etc. Tout le monde y trouve son compte, profiteurs comme travailleurs. Et la morale n’a rien à voir avec le bourdonnement de la ruche humaine.

Toute entreprise, à l’image des êtres vivants, des états, des empires, des planètes, a une naissance, une vie, une période de prospérité, de déclin, puis finit par mourir comme meurent les êtres humains, les animaux, les modes, les idéologies.

Pour éviter tous ces désagréments inhérents à l’entreprise, vous préféreriez qu’il n’y ait pas d’entreprise du tout ?

Autant ne pas souhaiter venir au monde ! A ce compte, cessons de faire des enfants. Ainsi en ne les faisant pas naître, nous leur ferons éviter tous les problèmes liés à la vie : pas d’angoisse de la mort, pas de problème de chômage, pas de maux dentaires…

Personnellement je ne connais aucune entreprise humaine qui soit parfaite. Maintenant si vous préférez ne pas profiter de la créativité des patrons, de leur ambitions personnelles, de leur sens des responsabilités, libre à vous de ne pas les servir, ainsi vous ne contribuerez pas à « engraisser les actionnaires ».

Mais après il ne faudra pas mettre sur le dos des patrons votre situation de chômeur permanent.

L’AFFAIRE GAUTIER-SAUVAGNAC EN TROIS TEXTES IZARRIENS

8 septembre 2008
1 – GAUTIER-SAUVAGNAC : POUR QUELQUES MILLIONS D’EUROS…

De mesquins comptables reprochent à Gautier-Sauvagnac d’avoir empoché 1, 5 millions d’euros lors de son « parachutage doré ». Et alors ?

Prenons donc un peu de hauteur, analysons… De petits ouvriers ne magouillent-ils pas de temps en temps de la sorte entre eux ou contre leurs patrons, à leur échelle ? A partir de quelle somme le scandale devrait-il être déclaré « choquant » dans une affaire ? A partir de trois euros ? A partir de deux mille euros ? A partir de 100 000 euros ? En quoi une grosse magouille faite par un grand patron avec un enjeu de 1,5 millions d’euros serait-elle plus immorale qu’un petit fricotage de quelques euros ourdi entre ouvriers ? Ceux qui reprochent à Gautier-Sauvagnac son argent gagné (et peu importe la façon dont il l’a gagné, on reprochera toujours leur argent aux riches) ne sont-ils pas de simples jaloux, de fielleux envieux, de misérables persécuteurs qui profitent de leur statut de « petits » pour se « faire un gros patron » ? Le fait que ce grand patron touche 1, 5 millions d’euros d’indemnités, cela réduit-il le salaire de ceux qui le lui reprochent ?

Aucunement. Ils n’ont d’ailleurs même pas l’excuse contraire : le fait de dénoncer Gautier-Sauvagnac n’augmentera en rien leur salaire, ce qui est d’autant plus grave pour ces dénonciateurs car à ce niveau c’est de la jalousie gratuite. Sous prétexte de souci de justice ces gagne-petits s’acharnent sur ce grand patron, et tout cela pourquoi ? Pour rien. Enfin rien que pour des bassesses, juste pour assouvir des sentiments vils qui en aucun cas ne les enrichiront d’un seul centime. D’ailleurs fondamentalement je ne vois pas en quoi le fait que ce patron ait touché 1, 5 millions d’euros puisse déranger tous ces gens… Un homme honnête n’a pas à s’occuper des affaires de son voisin, son salaire devrait lui suffire sans qu’il ait besoin d’aller mettre le nez dans le compte en banque de son prochain. Personnellement je ne serais nullement ennuyé que mon patron touche un million d’euros dans les mêmes conditions que Gautier-Sauvagnac. Pas même 100 millions d’euros. Ca marche aussi avec un milliard d’euros… Au contraire, je serais plutôt heureux pour lui. Je souhaite à monsieur Gautier-Sauvagnac de gagner le combat contre ces caniches aboyeurs sans dignité, de triompher de leur bêtise, de leur mesquinerie, de leur justice de minables.

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(Réponse faite à un interlocuteur heurté par mes propos)

2 – SALAUDS DE SMICARDS !

Quand bien même les indemnités colossales accordées de monsieur Gautier-Sauvagnac auraient pour conséquence de rogner sur le salaire des petits employés (toujours les mêmes d’ailleurs qui ne cessent de geindre sur leur sort), quelques centimes de moins pour ces petits, en quoi cela serait-il un crime ?

Pour faire des riches parfois il faut « appauvrir » un peu les pauvres, non ? Cela s’appelle le capitalisme. Si vous n’êtes pas d’accord, partez vivre sur une île déserte ! Je ne suis nullement révolté par cette affaire. D’ailleurs les « pauvres » ne sont pas si pauvres que cela. Ils sont surtout JALOUX des riches, c’est tout.

S’ils ne sont pas contents, qu’ils cessent donc de fumer et d’aller voir des films américains au cinéma, ils feront encore plus d’économies ! C’est connu, les pauvres ont des goûts de riches – ou pire : kitch – et c’est pour cela qu’ils sont pauvres, ces imbéciles ! De quoi se plaignent-ils ces petits salariés ? Ils ont un travail, non ? Qu’est-ce qu’ils veulent en plus ces ouvriers pleurnichards jamais satisfaits de leur sort ? Un salaire de patron ? Et puis quoi encore !

Le jour où les ouvriers seront contents, c’est que leurs patrons seront à la porte. Et lorsque leur rêve d’éternels smicards s’accomplira, qui les emploiera, ces imbéciles d’ouvriers à la vue aussi brève que leur salaire de minables ?

Soyons sérieux : chacun à sa place et le monde tournera bien.

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3 – AFFAIRE GAUTIER-SAUVAGNAC SUITE ET FIN (seconde réponse faite à un lecteur ayant réagi âprement aux deux textes précédents)

Je prétends juste qu’il est humain de vouloir s’enrichir même de manière peu catholique. L’on voudrait exiger de Gautier-Sauvagnac qu’il se comporte comme un saint… Monsieur Gautier-Sauvagnac n’est pas un moine chartreux plein de chasteté et épris de pauvreté mais un entrepreneur, un gros employeur, bref un grand patron. D’ailleurs qui est parfait sur cette terre ? Certainement pas ces cohortes de jaloux qui s’acharnent sur ce monsieur ! Il est très facile pour les pauvres – qui ont peu à perdre – de jouer les vertueux et d’exiger des gens mieux lotis qu’eux ce comportement au rabais… Les ânes se contentent de leur foin quotidien. Mais faites donc goûter donc de l’avoine à un destrier et la notion de « vertu » sera pulvérisée dans une explosion d’ivresse bien légitime !

La « vertu socio-économique » est faite pour les âmes molles, les éternels Sancho des petites causes. Il n’y a que les parcimonieux, les gagne-misère, les âmes frileuses, les coeurs ternes pour reprocher leur éclat aux princes.

Un patron par son simple statut de patron mérite, ce me semble, respect, récompenses, infinie reconnaissance de la part de ses employés. Sans lui, pas d’emplois possibles ! C’est aussi bête que cela.

En effet un patron n’est-il pas par définition et avant tout un employeur ? Un patron ne rend-il pas des services exceptionnels à ses employés par le simple fait qu’il leur donne du travail ? A tout seigneur tout honneur.

La fortune des autres ne me choque pas. Je ne suis ni envieux ni aigri. Les patrons font ce qu’ils veulent avec leurs affaires et puis de toute façon j’estime qu’un grand patron qui donne du travail à des petits salariés qui n’ont pas d’autre ambition que de payer leur maison Phénix et de toucher leur petite retraite a le droit de gagner beaucoup d’argent, lui au moins. Un château ne se finance pas de la même manière qu’une de ces horribles habitations de béton pour petits salariés n’ayant ni le sens du Beau ni celui de la grandeur !

L’argent est aussi fait pour être gagné et non pour être méprisé. L’argent va à ceux qui savent le gagner, l’apprécier, le dépenser, c’est dans l’ordre normal des choses. Si ceux qui reprochent à monsieur Gautier-Sauvagnac de gagner tant d’argent n’aiment vraiment pas l’argent, qu’ils ne se fassent pas de souci : ils n’en verront pas la couleur ! Ils méprisent les riches. Mais riches, ils ne le seront jamais, qu’ils soient rassurés… Alors de quoi se plaignent-ils ?

Quoi qu’il en soit la richesse financière de monsieur Gautier-Sauvagnac ne me regarde pas et ne devrait regarder en aucun cas ces petits employés mesquins assoiffés de revanche sociale ! Et même si ce patron ourdit des intrigues financières odieuses, en quoi cela me regarde-t-il ? Qui suis-je pour le juger ? A sa place bien des dénonciateurs en feraient autant et même peut-être pire encore.

Vous parlez de justice, mais n’y a-t-il pas pleine justice quand les employés d’un patron touchent ce qui leur est dû ? Le reste est parfaitement secondaire. Que chacun garde les vaches dans son pré et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne me sens nullement victime d’injustice lorsque mon patron touche 100 fois plus d’argent que moi. Et même si je n’ai pas de patron, cela ne change rien à l’affaire.

Chacun voit la justice selon ses intérêts, ses critères, selon son état d’esprit ou sa mesquinerie, me semble-t-il…

800 – Olivier, cette âme

3 septembre 2008
J’ai rencontré Olivier Delemme sur la Toile il y a deux ans. Il passait d’improbables annonces pour trouver l’âme jumelle, qu’il ne trouva jamais. Sa maladresse, sa grossièreté, son outrance m’avaient touché. Tout en me liant d’amitié avec cet oiseau tombé du nid, je l’étudiais. Et plus je l’étudiais, plus je m’étudiais MOI. Et à travers moi, d’une manière plus générale, les rouages secrets de l’âme humaine…

Explications et extraits de textes postés à son sujet sur un groupe de discutions littéraire (forumlitteraire@yahoogroupes.fr) :

En suivant Olivier jusque sur un site d’annonces de rencontres amoureuses, voici comment je me suis présenté :

OLIVIER, UN PASSIONNANT SUJET D’ETUDE

Je m’appelle RAPHAËL ZACHARIE DE IZARRA, je suis venu m’inscrire sur ce site de rencontres spécialement pour pouvoir suivre de près les pérégrinations informatiques de ce personnage improbable (et pourtant bien réel !) nommé OLIVIER. Je le connais depuis quelques mois (je l’avais rencontré par hasard sur la toile). Ses annonces m’avaient fait tellement rire que je me suis décidé à étudier sérieusement cette personne. Aujourd’hui nous sommes devenus amis, plus ou moins. Je l’aide à rédiger des annonces plus conformes, à parler aux femmes, à les séduire un tant soit peu… Son extrême maladresse en ce domaine le rend réellement touchant. Je suis un observateur, ce personnage me fascine par sa naïveté, sa brutalité, son ignorance, sa désinvolture et son immaturité. A la fois monstre de foire et profondément humain, cet OLIVIER est un cas. J’ai ri avec les autres de ses maladresses, mais je ne me suis pas contenté de rire, j’ai dans un second temps souhaité l’aider. Il est en effet trop facile de se moquer des gens et de les laisser ensuite dériver dans leur illusions… Je tente de lui apprendre à parler aux femmes, même si l’entreprise est encore loin, très loin d’aboutir. J’ai ri férocement de son annonce au début, comme la plupart d’entre vous, mais pensez-vous que l’hilarité stérile puisse aider un tel égaré à progresser dans la vie ? OLIVIER est une âme candide et grossière, un coeur sans nuance, un garçon taillé dans le roc sexuel et la guimauve amoureuse, une sorte d’exclus du monde des sentiments policés, parfaitement étranger aux intrigues des jeux amoureux. Ce garçon en détresse cherche une femme comme un enfant chercherait un gros gâteau : sans contrepartie, immédiatement, impérieusement, gratuitement et à sens unique. Il est fort bête, inutile de se le cacher, ce qui ajoute à la difficulté de l’entreprise d’éveil de sa conscience. Tenter de faire mûrir un fruit aussi vert est une affaire de longue haleine, fastidieuse qui demande patience, altruisme, ouverture d’esprit. Ce que je m’emploie à faire. Cet OLIVIER est mon rat de laboratoire en quelque sorte. Avec lui j’expérimente l’aventure humaine appliquée aux relations amoureuses.

++++++

Certes Olivier http://www.dailymotion.com/zachariedelemme n’est pas un interlocuteur facile.

Sombre, mauvais, gentil aussi -mais dans certaines limites-, borné, colérique, grossier et même parfois franchement abject, pour la plupart d’entre nous -pour ne pas dire pour nous tous- Olivier est l’incarnation même du Mal, de la Bêtise, ou de l’insignifiance, dans le meilleur des cas.

Bref, Olivier est un de ces hères informels et sans visage aux antipodes de nos belles et bourgeoises conceptions sur l’humain. L’exemple par excellence de ce que nous appelons avec tant d’orgueil une « piètre compagnie ». Pathétique oiseau de son propre et morne monde fait de jours gris et de solitude, triste ombre apparue sur ce globe pour mieux s’y égarer dans d’insolubles brumes, Olivier est un citoyen invisible, un semblable qui n’existe pour personne, un être sans hauteur et sans défense, une voix qui n’a pas droit au chapitre.

A son sujet tout le monde est d’accord pour se moquer de lui, le mépriser, l’exclure. Sous des formes plus ou moins policées, plus ou moins aimables, plus ou moins hautaines, plus ou mois insidieuses… Et sous les prétextes les plus nobles : amour de l’intelligence, haine de la bêtise, mépris de la médiocrité, fuite vers les hauteurs, préférence pour la lumière…

Les mêmes se prétendent solidaires, fraternels, altruistes… Pas un ne prend la peine de se pencher sur lui !

Toutes les excuses étant bonnes pour le rejeter, le bannir, le traiter comme un « problème secondaire », lui Olivier, cet être humain, ce semblable, ce frère, ce mortel né sous le même soleil qui nous éclaire, qui se désagrègera sous la même terre qui nous ensevelira nous aussi, toutes les excuses étant bonnes, disais-je, pour faire de cet humain une sorte d’objet encombrant, il ne reste plus personne pour mettre en pratique les généreux idéaux que sont la fraternité, la solidarité, l’altruisme… Si bien défendus en théorie, si peu partagés dans la pratique !

Sa misère, personne ne l’appelle misère. Non, ce serait un mot trop beau pour Olivier, pensons-nous… L’indigence de Olivier, nous préférons l’appeler « sottise », « inintelligence », « saleté ». C’est tellement plus confortable, plus rassurant, plus expéditif, et donc plus lâche, de voir de la simple bêtise là où il y a en réalité un océan de détresse, de vraie, d’authentique, de concrète, terrible, profonde détresse humaine.

Qui s’est penché sur le berceau de Olivier ?

Personne.

Absolument personne. Raciste, haineux, violent, bête : tels sont les reproches qu’on luit fait. Facile.

Trop facile. Je répète : qui s’est penché sur le berceau de Olivier ? Qui a daigné lui tendre la main, l’écouter non pas avec cordiale, froide, distante attention mais avec chaleur ? Qui lui a prodigué tendresse, amour, humanité, amitié, enfin toutes ces flammes chères à l’homme et qui le rendent meilleur, qui adoucissent les coeurs grossiers, affinent les âmes les plus épaisses ?

Que celui qui une fois, une seule fois, après avoir ri de ses travers et maladresses lui a ensuite tendu la main avec sincérité, avec coeur, avec humanité, sans hypocrisie, que celui-là, et que celui-là seulement se permette de lui reprocher ses noirceurs.

Olivier, je ne te jetterai pas la pierre, moi dont le coeur s’est tourné vers toi avec simplicité, sans fard ni vanité aucune. Olivier je te le dis en vérité, le royaume de l’Intelligence appartient aux être fraternels. Olivier, je te rétablirai dans ta dignité. Sous mon aile tu deviendras un astre.

Et sous ma lumière tu seras un homme.

Un homme, Olivier.

=======

PRECISION :

A ceux qui seraient tentés de me reprocher de faire la « promotion humoristique » de Olivier Delemme : http://www.dailymotion.com/zachariedelemme (compte DAILYMOTION que nous partageons lui et moi).

Certes je me moque gentiment de ce léger malade mental. Je ne m’en cache pas. Mais il faut savoir que cette collaboration « imbécilo-esthétique » va plus loin que les simples apparences.

Car enfin il n’en demeure pas moins vrai que je suis la première personne qui s’est sincèrement intéressée à lui. Rejeté par tous, Olivier Delemme souffre depuis toujours d’exclusion, accentuée par sa surdité.

A la « charitable » indifférence de ceux qui le rejettent d’emblée sans chercher à le connaître, pensant avec fatuité tout savoir de lui au premier abord, j’oppose un authentique sentiment, non seulement de curiosité, mais aussi d’amitié pour ce pauvre diable sur qui nul n’a jamais pris la peine de se pencher avec pitié et fraternité. Olivier Delemme est le révélateur de nos manques, de nos faiblesses, de nos petites lâcheté humaines. Par sa simple existence il met à l’épreuve nos belles théories sur la fraternité, sur la compassion envers les plus faibles, les malchanceux…

Sur mon chemin, jusqu’ici lorsque j’ai voulu présenter dans sa vérité Olivier Delemme, je n’ai trouvé que de nobles âmes pour le mépriser, le juger, voire le haïr. Face au concret, bizarrement tous les beaux sentiments chrétiens, humanistes, socialistes, communistes et même républicains s’écroulent !

C’est vrai que je joue férocement avec sa candeur. N’importe ! J’ai trouvé ce moyen pour communiquer intensément avec cet esseulé.

Je suis devenu son seul ami. Le seul. Le premier.

Une révolution affective pour lui.

A tous ceux qui me condamnent sous prétexte que sur le mode sarcastique je sors cet indigent de son mortel anonymat de pauvre diable qui n’a rien pour lui, que font-ils, eux ?

Rien.

Ils critiquent mes moqueries à l’endroit de Olivier Delemme, disent unanimement que je suis cruel, odieux avec lui… Tandis qu’eux, en adoptant une parfaite indifférence à l’égard de cet Olivier, sont persuadés d’être meilleurs que moi ! Or il n’y a pire arme psychologique que l’indifférence…

Je me moque de Olivier Delemme c’est vrai, en attendant moi je suis sa chaleur, son réconfort, son écoute. Son ami. Et je suis sincère. J’éprouve une réelle amitié pour ce crucifié de notre société que personne n’écoute, ne tente de comprendre, d’apprivoiser.

Toutes ces belles âmes prêtes à s’investir pour sauver des affamés à 10 000 kilomètres de là se défilent étrangement dès qu’il faut prêter un peu de temps aux plus humbles de notre société… Ces moralisateurs me répondront qu’ils n’ont pas le temps à perdre avec des imbéciles comme Olivier Delemme… Quel orgueil ! Quel mépris des faibles !

Hé bien moi j’ai du temps à consacrer à cette âme en ruine. Moi j’ai du temps à perdre avec ce miséreux. Moi j’ai du temps à consacrer aux plus petits, aux humbles, aux exclus.

Et j’ai même l’ambition de donner des ailes à ce lourdaud. Que dure notre collaboration humoristico-humaniste !

800 – Olivier, cette âme

3 septembre 2008
J’ai rencontré Olivier Delemme sur la Toile il y a deux ans. Il passait d’improbables annonces pour trouver l’âme jumelle, qu’il ne trouva jamais. Sa maladresse, sa grossièreté, son outrance m’avaient touché. Tout en me liant d’amitié avec cet oiseau tombé du nid, je l’étudiais. Et plus je l’étudiais, plus je m’étudiais MOI. Et à travers moi, d’une manière plus générale, les rouages secrets de l’âme humaine…

Explications et extraits de textes postés à son sujet sur un groupe de discutions littéraire (forumlitteraire@yahoogroupes.fr) :

En suivant Olivier jusque sur un site d’annonces de rencontres amoureuses, voici comment je me suis présenté :

OLIVIER, UN PASSIONNANT SUJET D’ETUDE

Je m’appelle RAPHAËL ZACHARIE DE IZARRA, je suis venu m’inscrire sur ce site de rencontres spécialement pour pouvoir suivre de près les pérégrinations informatiques de ce personnage improbable (et pourtant bien réel !) nommé OLIVIER. Je le connais depuis quelques mois (je l’avais rencontré par hasard sur la toile). Ses annonces m’avaient fait tellement rire que je me suis décidé à étudier sérieusement cette personne. Aujourd’hui nous sommes devenus amis, plus ou moins. Je l’aide à rédiger des annonces plus conformes, à parler aux femmes, à les séduire un tant soit peu… Son extrême maladresse en ce domaine le rend réellement touchant. Je suis un observateur, ce personnage me fascine par sa naïveté, sa brutalité, son ignorance, sa désinvolture et son immaturité. A la fois monstre de foire et profondément humain, cet OLIVIER est un cas. J’ai ri avec les autres de ses maladresses, mais je ne me suis pas contenté de rire, j’ai dans un second temps souhaité l’aider. Il est en effet trop facile de se moquer des gens et de les laisser ensuite dériver dans leur illusions… Je tente de lui apprendre à parler aux femmes, même si l’entreprise est encore loin, très loin d’aboutir. J’ai ri férocement de son annonce au début, comme la plupart d’entre vous, mais pensez-vous que l’hilarité stérile puisse aider un tel égaré à progresser dans la vie ? OLIVIER est une âme candide et grossière, un coeur sans nuance, un garçon taillé dans le roc sexuel et la guimauve amoureuse, une sorte d’exclus du monde des sentiments policés, parfaitement étranger aux intrigues des jeux amoureux. Ce garçon en détresse cherche une femme comme un enfant chercherait un gros gâteau : sans contrepartie, immédiatement, impérieusement, gratuitement et à sens unique. Il est fort bête, inutile de se le cacher, ce qui ajoute à la difficulté de l’entreprise d’éveil de sa conscience. Tenter de faire mûrir un fruit aussi vert est une affaire de longue haleine, fastidieuse qui demande patience, altruisme, ouverture d’esprit. Ce que je m’emploie à faire. Cet OLIVIER est mon rat de laboratoire en quelque sorte. Avec lui j’expérimente l’aventure humaine appliquée aux relations amoureuses.

++++++

Certes Olivier http://www.dailymotion.com/zachariedelemme n’est pas un interlocuteur facile.

Sombre, mauvais, gentil aussi -mais dans certaines limites-, borné, colérique, grossier et même parfois franchement abject, pour la plupart d’entre nous -pour ne pas dire pour nous tous- Olivier est l’incarnation même du Mal, de la Bêtise, ou de l’insignifiance, dans le meilleur des cas.

Bref, Olivier est un de ces hères informels et sans visage aux antipodes de nos belles et bourgeoises conceptions sur l’humain. L’exemple par excellence de ce que nous appelons avec tant d’orgueil une « piètre compagnie ». Pathétique oiseau de son propre et morne monde fait de jours gris et de solitude, triste ombre apparue sur ce globe pour mieux s’y égarer dans d’insolubles brumes, Olivier est un citoyen invisible, un semblable qui n’existe pour personne, un être sans hauteur et sans défense, une voix qui n’a pas droit au chapitre.

A son sujet tout le monde est d’accord pour se moquer de lui, le mépriser, l’exclure. Sous des formes plus ou moins policées, plus ou moins aimables, plus ou moins hautaines, plus ou mois insidieuses… Et sous les prétextes les plus nobles : amour de l’intelligence, haine de la bêtise, mépris de la médiocrité, fuite vers les hauteurs, préférence pour la lumière…

Les mêmes se prétendent solidaires, fraternels, altruistes… Pas un ne prend la peine de se pencher sur lui !

Toutes les excuses étant bonnes pour le rejeter, le bannir, le traiter comme un « problème secondaire », lui Olivier, cet être humain, ce semblable, ce frère, ce mortel né sous le même soleil qui nous éclaire, qui se désagrègera sous la même terre qui nous ensevelira nous aussi, toutes les excuses étant bonnes, disais-je, pour faire de cet humain une sorte d’objet encombrant, il ne reste plus personne pour mettre en pratique les généreux idéaux que sont la fraternité, la solidarité, l’altruisme… Si bien défendus en théorie, si peu partagé dans la pratique !

Sa misère, personne ne l’appelle misère. Non, ce serait un mot trop beau pour Olivier, pensons-nous… L’indigence de Olivier, nous préférons l’appeler « sottise », « inintelligence », « saleté ». C’est tellement plus confortable, plus rassurant, plus expéditif, et donc plus lâche, de voir de la simple bêtise là où il y a en réalité un océan de détresse, de vraie, d’authentique, de concrète, terrible, profonde détresse humaine.

Qui s’est penché sur le berceau de Olivier ?

Personne.

Absolument personne. Raciste, haineux, violent, bête : tels sont les reproches qu’on luit fait. Facile.

Trop facile. Je répète : qui s’est penché sur le berceau de Olivier ? Qui a daigné lui tendre la main, l’écouter non pas avec cordiale, froide, distante attention mais avec chaleur ? Qui lui a prodigué tendresse, amour, humanité, amitié, enfin toutes ces flammes chères à l’homme et qui le rendent meilleur, qui adoucissent les coeurs grossiers, affinent les âmes les plus épaisses ?

Que celui qui une fois, une seule fois, après avoir ri de ses travers et maladresses lui a ensuite tendu la main avec sincérité, avec coeur, avec humanité, sans hypocrisie, que celui-là, et que celui-là seulement se permette de lui reprocher ses noirceurs.

Olivier, je ne te jetterai pas la pierre, moi dont le coeur s’est tourné vers toi avec simplicité, sans fard ni vanité aucune. Olivier je te le dis en vérité, le royaume de l’Intelligence appartient aux être fraternels. Olivier, je te rétablirai dans ta dignité. Sous mon aile tu deviendras un astre.

Et sous ma lumière tu seras un homme.

Un homme, Olivier.

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PRECISION :

A ceux qui seraient tentés de me reprocher de faire la « promotion humoristique » de Olivier Delemme : http://www.dailymotion.com/zachariedelemme (compte DAILYMOTION que nous partageons lui et moi).

Certes je me moque gentiment de ce léger malade mental. Je ne m’en cache pas. Mais il faut savoir que cette collaboration « imbécilo-esthétique » va plus loin que les simples apparences.

Car enfin il n’en demeure pas moins vrai que je suis la première personne qui s’est sincèrement intéressée à lui. Rejeté par tous, Olivier Delemme souffre depuis toujours d’exclusion, accentuée par sa surdité.

A la « charitable » indifférence de ceux qui le rejettent d’emblée sans chercher à le connaître, pensant avec fatuité tout savoir de lui au premier abord, j’oppose un authentique sentiment, non seulement de curiosité, mais aussi d’amitié pour ce pauvre diable sur qui nul n’a jamais pris la peine de se pencher avec pitié et fraternité. Olivier Delemme est le révélateur de nos manques, de nos faiblesses, de nos petites lâcheté humaines. Par sa simple existence il met à l’épreuve nos belles théories sur la fraternité, sur la compassion envers les plus faibles, les malchanceux…

Sur mon chemin, jusqu’ici lorsque j’ai voulu présenter dans sa vérité Olivier Delemme, je n’ai trouvé que de nobles âmes pour le mépriser, le juger, voire le haïr. Face au concret, bizarrement tous les beaux sentiments chrétiens, humanistes, socialistes, communistes et même républicains s’écroulent !

C’est vrai que je joue férocement avec sa candeur. N’importe ! J’ai trouvé ce moyen pour communiquer intensément avec cet esseulé.

Je suis devenu son seul ami. Le seul. Le premier.

Une révolution affective pour lui.

A tous ceux qui me condamnent sous prétexte que sur le mode sarcastique je sors cet indigent de son mortel anonymat de pauvre diable qui n’a rien pour lui, que font-ils, eux ?

Rien.

Ils critiquent mes moqueries à l’endroit de Olivier Delemme, disent unanimement que je suis cruel, odieux avec lui… Tandis qu’eux, en adoptant une parfaite indifférence à l’égard de cet Olivier, sont persuadés d’être meilleurs que moi ! Or il n’y a pire arme psychologique que l’indifférence…

Je me moque de Olivier Delemme c’est vrai, en attendant moi je suis sa chaleur, son réconfort, son écoute. Son ami. Et je suis sincère. J’éprouve une réelle amitié pour ce crucifié de notre société que personne n’écoute, ne tente de comprendre, d’apprivoiser.

Toutes ces belles âmes prêtes à s’investir pour sauver des affamés à 10 000 kilomètres de là se défilent étrangement dès qu’il faut prêter un peu de temps aux plus humbles de notre société… Ces moralisateurs me répondront qu’ils n’ont pas le temps à perdre avec des imbéciles comme Olivier Delemme… Quel orgueil ! Quel mépris des faibles !

Hé bien moi j’ai du temps à consacrer à cette âme en ruine. Moi j’ai du temps à perdre avec ce miséreux. Moi j’ai du temps à consacrer aux plus petits, aux humbles, aux exclus.

Et j’ai même l’ambition de donner des ailes à ce lourdaud. Que dure notre collaboration humoristico-humaniste !

799 – L’hystérie écologique

28 août 2008

Les savants autrefois étaient unanimes : la terre était plate, puis c’était le soleil qui lui tournait autour, ensuite (au dix-neuvième siècle, ce qui ne fait pas si longtemps) ces infaillibles érudits prétendaient que les souris naissaient spontanément dans les granges, les greniers, voire à partir de touffes de foin mélangées de bouts de chiffons.

Ces illustres « barbes d’argent » fort doctement émettaient d’immortelles âneries que le reste de l’humanité -encore plus sotte et ignare que ces gourous parlant le latin- gobait sans broncher.

En médecine on a vu également des cohortes de pondeurs de sornettes.

Nos scientifiques contaminés par la pensée écologiste traînent eux aussi les hérésies de leur époque. Ils seront à leur tour raillés par leurs descendants qui les traiteront de naïfs.

Nous ne constatons les effets de la pollution que dans les médias, pas dans le concret. Quant au réchauffement climatique, il est naturel selon moi.

Jusqu’à maintenant je n’ai pas été une seule fois victime d’empoisonnement, d’asphyxie ou de je ne sais quels désagréments d’origine alimentaire, même quand je me rends dans des grande villes. Je ne connais aucun cas de maladie, de décès, d’infirmité dus à des ingestions de légumes cultivés sur nos terres prétendument empoisonnées, viciées, dénaturées.

En revanche comme tout le monde je connais bien des cas d’empoisonnements par baies sauvages, champignons vénéneux ou plantes médicinales mal dosées : la nature ne fait pas de cadeau aux citadins pétris de sensiblerie écologique !

A entendre les écologistes exaltés, la fin du monde est proche, les éléments vont se déchaîner pour détruire toutes les villes, les eaux recouvrir les continents, le feu tomber du ciel…

Cessons d’alimenter la psychose mondiale ! En l’an 1000 l’on s’attendait à la fin des temps, certains voyaient des signes terribles dans les nues. Aujourd’hui on tremble devant le cataclysme écologique qui, jurent les adeptes de la « cause verte », est pour demain !

La planète, considérée comme un seul homme, est aussi capable de délirer environ une fois tous les millénaires…

Jeter un papier par terre ou dans une poubelle ne fait que déplacer le problème. Qui n’en est pas un d’ailleurs.

Brûler à petit feu le pétrole pour faire durer les réserves encore mille ans ou tout dépenser en quelques années sans aucune modération, à l’échelle géologique le résultat sera le même : zéro.

Une éruption volcanique moyenne rejette en une seule journée dans l’atmosphère l’équivalent de plusieurs années de « pollution » industrielle mondiale. Or les éruptions volcaniques sont constantes depuis l’origine de la Terre. Des milliards de tonnes de « déchets » naturels ont ainsi été rejetés dans notre atmosphère pour enrichir la planète ou bien faire fluctuer avec fruit sa température générale.

C’est surtout dans les têtes que l’économie d’énergie -donc la réduction de pollution- a des effets.

De même pourquoi s’alarmer de la disparition d’espèces ? Il est normal que des espèces disparaissent pour que d’autres apparaissent. C’est la loi de la vie depuis toujours. Et lorsque c’est l’homme en action (un pléonasme en fait : une des caractéristiques de l’homme n’est-elle pas d’agir sur son environnement ?) qui génère des disparitions d’espèces nuisibles ou dangereuses (l’ours des Pyrénées, le loup) ou qui combat ces espèces sans parvenir à les faire disparaître en dépit de son génie (les virus, les rats vecteurs de maladies, le ver solitaire, etc.), lorsque c’est l’homme disais-je qui est à l’origine de ces disparitions d’espèces, ne faut-il pas s’en réjouir au lieu de s’en chagriner ?

Certes des espèces d’huîtres ou de végétaux utiles disparaissent, ce qui est regrettable pour la nature et aussi pour l’homme qui ne maîtrise pas toujours les effets de son activité. Mais en règle générale l’homme dans bien des domaines fait beaucoup mieux que simplement imiter la nature et ses lentes, laborieuses sélections dites « naturelles » : il la dépasse.

Il fait bien mieux que la nature en opérant, par exemple, des croisements de fruits pour faire naître de nouvelles espèces que la nature seule aurait été incapable de produire.

La nature fait souvent les choses en petit, amer, immangeable et « avec plein d’épines ». L’homme fait opulent, juteux, sucré et en « peau de pêche ».

L’homme opère lui aussi des sélections non pas bêtement NATURELLES mais génialement HUMAINES.

C’est à dire dix millions de fois plus vite que ne le fait la nature. Et dix fois mieux.

Pour que la nature seule nous débarrassât des loups, il aurait fallu patienter passivement pendant des millénaires. Donc attendre que des centaines de milliers de troupeaux ovins de nos descendants se fassent dévorer « naturellement » (autant dire : avec l’assentiment des écologistes).

Laisser faire de la sorte la nature, c’est aussi une manière d’agir sur elle artificiellement. Ne pas agir sur les éléments quand on peut agir, c’est une façon d’agir par nature interposée. Laisser la nature s’approprier l’espace vital de l’homme, c’est faire comme si l’homme n’était pas présent sur la planète. Or il est présent.

Un jardinier qui décide de laisser la nature s’occuper de son potager n’agit pas naturellement puisque lui le jardinier fait aussi partie de la nature au même titre que l’insecte sur ses pommes ou l’abeille dans ses fleurs. Dés lors que l’homme foule le sol de sa planète, il y a automatiquement pollution, si on entend par le terme « pollution » toute activité humaine qui se répercute de manière durable sur les éléments.

L’hippopotame a aussi une action durable, définitive, irréversible sur son environnement, de même que l’autruche ou le ver de terre.

Alors pourquoi l’homme, ce roi des créatures, n’aurait-il pas le droit lui aussi de marquer le sol de son empreinte, le ciel de ses rêves, la lune du feu de ses astronefs ?

798 – Les souillards de la Toile

28 août 2008
L’ordure remplit la Toile à vitesse quasi exponentielle.

Les pornocrates de tous poils se sont précipités dans le filon informatique pour s’enrichir en répandant leur fange. Il y a de tout parmi cette pègre : cela va des crapules les plus subtiles qui pour leur défense brandissent la caution esthétique jusqu’aux plus puantes agissant par pure vénalité en passant par les pires détraqués en liberté ayant perdu toute foi (mais quand même sans violer la loi des hommes, pour mieux durer…).

Comble de l’iniquité : la loi les protège.

A partir du moment où ces êtres malfaisants souillant le NET -donc les esprits faibles- de leurs oeuvres mercantiles à caractère pornographique ne font rien qui soit hors la loi, cette dernière les tolère. Pire : en certains cas elle les aide.

D’ailleurs on peut se demander si le terme « pornographique » est encore valable en ce qui concerne certains excès… Ne faudrait-il pas plutôt parler d’immondices mentales ? « Pornographie » a encore une connotation trop culturelle pour qualifier ces aberrations croisées sur la Toile, voire imposées à l’internaute imprudent qui ne demande rien.

Ces faiseurs de vice honorablement secondés par des structures financières et juridiques tout ce qu’il y a de plus légales inventent n’importe quoi pour racoler le minable de base en quête d’avilissement. Aucun aspect de la morbidité de l’esprit humain ne les rebute, au contraire ils exploitent les pathologies libidineuses les plus inconcevables pour faire du fric. Tout est passé en revue, depuis les déviances les plus réalistes jusqu’à certaines aberrations purement imaginaires, le réel ne leur suffisant même plus pour alimenter leurs moulins à ordures.

Plus c’est répugnant, ignoble, choquant, moins ils semblent mettre de frein aux vomissures de leur esprits en pleine putréfaction morale.

Ne parlons même pas des victimes -essentiellement des femmes- de cette crapulocratie internautique qui, par appât du gain facile, faiblesse morale, détresse psychologique, misère sociale, pauvreté spirituelle ou simplement parce qu’elles sont forcées, fournissent à ces bandits la « matière première » à leur hideuse entreprise. Et cela bien entendu non seulement au prix de la santé physique, mentale de ces femmes, mais aussi de leur dignité.

Ce dont ces proxénètes -pour les appeler comme ils le méritent- n’ont que faire, rappelons-le.

Ces lâches se cachant très souvent derrière des paravents professionnels parfaitement opaques, il est difficile de leur mettre la main dessus. Aussi, j’invite tous les esprits encore sains de la Toile à pourchasser informatiquement ces producteurs d’excréments en inondant leur BAL (pour ceux qui parviendront à les identifier) de ce présent texte, de la même manière qu’ils nous inondent de leurs déjections mercantilo-sexuelles.

Pour retrouver la propreté originelle de la Toile, réagissons -même si ce n’est que symboliquement- contre les méfaits de cette canaille.

Puisse ce texte simple, accessible, sincère, être à l’origine d’une croisade efficace contre les souillards de la Toile !

UN ARTICLE DU "MONDE" SUR MOI !

19 août 2008
Paris est venu au Mans. Ce qui équivaut, en terme professionnel, à un scoop. Du moins dans le cercle restreint des journalistes littéraires, appelés aussi dans notre jargon « mondains du livre ». Depuis là-haut, c’est un événement, une prouesse. Rappel d’une épopée locale qui avait fait deux ou trois vagues dans nos salons : quelques heures à peine après la révélation au grand public d’un inédit de Rimbaud (Le rêve de Bismarck) retrouvé chez un bouquiniste de Charleville-Mézières, un énergumène manceau revendiqua non sans fracas la paternité du document qui serait donc… Un faux ! Info ou intox ?

A la rédaction les collègues ont bien ri. Il y avait de quoi, avec ma mission d’« envoyé spécial en province »… La décision résonnait désagréablement comme le coup de «sifflet de Jéricho» de l’officier de police plein d’avenir du Quai des Orfèvres rétrogradé du jour au lendemain à la circulation de la Place Clichy. Et j’ai effectivement été envoyé au Mans afin de tenter d’éclaircir ce mystère d’arrière pays. Merci le TGV. Bref, de retour avec mon papier, ils ne riaient plus du tout à la rédaction. Enquête.

AUTEUR PROLIFIQUE

Raphaël Zacharie de Izarra est un farceur.

Un auteur prolifique aussi. Avec plein d’imagination.

Un simple hurluberlu en mal de notoriété comme l’affirmait, un peu énervé, le plus grand spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère dans les pages du « Figaro Littéraire » ? Pas si sûr… Dès qu’on approche le phénomène, les certitudes toutes faites s’éloignent. Il y a fort à parier qu’au contact de ce fou follet, plus d’un routard de la presse reverrait son jugement. Un poids-plume de l’auto édition (il se répand sur Internet) capable d’ébranler des maisons : Izarra a du souffle, il faut lui reconnaître ce précieux avantage.

FRISSONS

Personnage machiavélique diraient certains… Angelot d’une désarmante naïveté pour d’autres. Prince cynique ou entité ailée, peu importe : le plaisantin ne manque pas d’atouts. S’il est vrai que le diable a plus d’un tour dans son sac, les anges n’en ont pas moins de la plume. Celui qui veut défier les exégètes de la littérature, pardon de la Littérature comme il le précise, est bien outillé. Ce maître du verbe joue de son art oratoire jusqu’à l’énième degré, là où commencent les premiers frissons. Déstabilisant.

Le « clown à particule » s’avère être un morceau de choix pour tigres de rédactions, un cas d’école comme on en rencontre rarement dans une carrière de reporter. Un pigiste averti y regarderait à deux fois.

Izarra, ça à l’apparence de l’ersatz, de loin ça n’a l’air de rien, de Paris on croit que c’est du toc… Et quand on vient chez lui au Mans pour une interview de près, pour de vrai, alors l’Izarra c’est de l’or en barre ! Foi de journaliste.

L’animal est prêt. De mon côté, je fourbis mes armes. Ambiance règlement de compte à l’oral. L’interview commence mais c’est lui qui tient la baguette.

Quand je l’interroge au sujet de cette affaire grotesque du « vrai-faux-Rimbaud » il ne se démonte pas. Ses yeux s’éclairent. Le masque de la sincérité l’habille tout de blanc. Et il a des arguments le renard ! Répondant point par point aux objections émanant de ses détracteurs, il se défend. Avec foi, panache, consistance. De telle façon qu’à mi-parcours de l’interview il est déjà permis de douter de la version officielle. Question de choix. En l’écoutant, intarissable, virtuose, charmeur, parfois excessif, toujours percutant, on se sent plus léger, libre de balancer entre vérité médiatique et doute « izarrien », qualificatif dont il abuse avec jubilation. C’est le cadeau qu’il nous fait : penser par soi-même. Raphaël Zacharie de Izarra est persuasif, il a l’art de soulever des questions que nul n’oserait effleurer.

POLEMIQUE

Ses arguments ? Contestables, soyons honnêtes. Contestables et pourtant… Pas tant que cela. Et c’est étrange, et c’est puissant, et c’est passionnant. C’est oui ou c’est non, c’est vrai ou c’est faux. Entre les deux, une infinité de nuances. Toutes déroutantes.

Izarra a sa place dans la polémique et il tient tête. Il a pris le rôle du bouffon, qui n’est pas le plus facile. Rappelons que le pitre officiel du royaume assénait des vérités cinglantes au roi. Izarra se paye la tête du roi et c’est bien le seul : il n’y a qu’un bouffon dans tout le royaume pour user de ce droit. Les autres se taisent. Lui, il la ramène. Il fabrique du faux pour « mieux dénoncer une autre imposture : celle d’une certaine littérature » dit-il.

Dans le détail son discours ressemble un peu à cette histoire de fous où l’un soutient que la bouteille est à moitié pleine pendant que l’autre s’évertue à démontrer qu’elle est à demi vide. L’un a tort, les deux ont raison et personne ne peut trancher. Ensuite c’est une question de crédibilité vestimentaire. La « vérité » du porteur de cravate sera toujours un peu plus « vraie » que celle de l’adepte de la chemise à carreaux. Izarra ne porte ni cravate ni chemise à carreaux, il arbore un front vaillant dénué d’artifice, affrontant nu les « cohortes de Bêtise parées de flatteurs, mensongers atours ».

Même pour un reporter qui a de la bouteille, il serait trop facile de prendre à la légère l’édifice de papier de monsieur Izarra. Pour l’heure tout est théorie, démonstration intellectuelle, preuve par la dialectique et conviction intime. Le sieur Izarra est redoutable quand il s’agit de semer le doute. Et ça prend. A faire trembler les bases du plus orthodoxe des convaincus. Ca prend tellement bien que, séduit par le brillant discours, déjà convaincu mais pas tout à fait prêt à mettre la main au feu tout de même, on ne demande plus qu’à voir.

ROCAMBOLESQUE

Voir, c’est ce qu’il nous promet depuis le début de cette affaire décidément rocambolesque… Mais il n’est pas pressé d’apporter de la matière à son moulin à paroles. Izarra brille tant qu’il reste dans ses « hauteurs » abstraites, position stratégique bien commode dans laquelle il a tendance à s’éterniser… Sur la terre ferme son pied est plus glissant.

Il a le temps pour lui, répète-t-il. «Je n’agis pas dans la précipitation, mon dessein est de plus grande envergure que de nourrir ces poussins de journalistes. Patience ! Au lieu de petit grain sans lendemain vous aurez la grosse pâtée pour l’hiver» confie-t-il, un brin malicieux.

C’est vrai qu’il cause bien le contradicteur et qu’on serait prêt à se convertir à sa « vérité », à deux doigts du gouffre séparant « l’hérésie médiatique du ciel izarrien »… A condition de donner corps au discours. Bluffant pour ceux qui l’approchent, l’écoutent, le « sentent », simple zozo pour les autres qui n’ont pas eu le privilège d’un tête-à-tête, le personnage a de quoi faire peur.

La première fois il avait même fait très peur : l’AFP lui reproche un séisme d’ampleur nationale provoqué par ses simples assertions. Pas si zozo qu’il en a l’air le « Zaza » !

DU TEMPS

Raphaël Zacharie de Izarra nous demande du temps, encore du temps pour prouver qu’il est l’auteur de cette farce. Mais où est la vraie farce ? Dans le document lui-même qui serait un « authentique faux » ou dans le formidable pouvoir de persuasion d’un mythomane de premier ordre ?

Sa démarche, se justifie-t-il, est une oeuvre « de long terme, dense, complexe, nécessairement lente ».

A la lumière de ses propos pour le moins convaincants, irritants, intrigants, presque fascinants, on lui laissera le bénéfice du doute. Mais pas trop longtemps. Pas trop longtemps monsieur Izarra : à la rédaction ils ne rient plus, mais alors plus du tout.

R.S.
(Le Monde)

797 – Mangeurs de porcs

17 août 2008

Les gens de nos contrées, accoutumés depuis des générations à ingérer quotidiennement de la chair porcine vivent sans le savoir dans l’ignominie alimentaire. Le cochon, symbole de la fange, bête certes sensible mais puante, « ogresque », répugnante, sinistrement offre depuis des siècles sa chair abjecte aux populations grossières qu’elle engraisse.

En outre la viande du porc ressemble beaucoup, paraît-il, à la chair humaine quant à son goût. Ne serait-ce que pour cette raison, l’on devrait bannir définitivement ce mets de nos tables, le honnir résolument. Malheureusement les siècles l’ont solidement établi sur le trône indigne de nos faveurs gastronomiques…

Consommer la viande de ce rose animal qui hurle à fendre le coeur quand on l’assassine est un double crime. Crime contre la créature « objetisée » jusque dans ses derniers viscères mis en bocaux, crime contre le bon goût. Préparer du porc au repas, se délecter de la chair de ce quasi double de nous-mêmes : réjouissances pour le vulgaire, moeurs infâmes aux yeux de l’esthète !

Ce qui semble ordinaire, anodin au commun peut être exceptionnellement haïssable pour le bel esprit.

Je considère les mangeurs de porcs comme des dégénérés qui s’ignorent, d’aimables sauvages, de civilisés anthropophages, de raffinés barbares qui, habitués à la puanteur de l’esprit populaire, ne la sentent plus.

796 – Lettre aux mineurs de fond

4 août 2008
AVERTISSEMENT

Certaines personnes ont malheureusement pris au premier degré ce texte ironique, ce qui m’a valu quelques désagréments. Des anciens mineurs et fils de mineurs se sont sentis injuriés à tort par ce texte qui est non pas seulement une critique -sous des dehors acerbes faussement moqueurs- de l’exploitation de l’homme par l’homme mais également une dénonciation sans complaisance de la complicité des mineurs de fond eux-mêmes dans le système qui les broya. Je tiens donc à clarifier les choses : je ne méprise nullement les mineurs de fond, ni même leurs patrons d’ailleurs. Je ne fais qu’une petite analyse -sur le mode ironique- qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a l’avantage d’être courageusement indépendante.

On vous appelle les « gueules noires » avec respect et admiration sous prétexte que vous vous encrassez la face du matin au soir comme de gros souillons à trente mètres sous terre … Moi je vous nomme « têtes de cochons » car vous n’êtes que de sales pervers s’adonnant au travail de force, ce qui nécessairement vous fait puer la sueur comme des porcs !

Vous êtes des petits crasseux côtoyant de la naissance à la mort cette saleté de charbon que vous magnifiez bêtement comme si votre existence de « pataugeurs professionnels » représentait le summum de la félicité sociale, l’exemple de la réussite personnelle, le modèle du courage collectif alors qu’en vérité, incapables de vous extraire de votre fange atavique, vous ne cultivez que l’échec, la misère, la faiblesse, la lâcheté.

On vous appelle les « héros du quotidien », vous n’êtes que d’indicibles cancres de pères en fils pour qui la mine est la seule alternative à votre héréditaire paresse scolaire ! Et puis tout le monde sait bien que le pinard est votre seul réconfort, bande de poivrots à la peau noircie ! Et même si ce n’est pas vrai, on le croit. Ce qui suffit à vous déclasser aux yeux du monde.

Mais surtout cette puanteur qui se dégage de vos personnes…. Cette sempiternelle, satanée, écoeurante odeur de transpiration qui imprègne vos bleus de travail, n’avez-vous donc pas honte d’arborer de la sorte les larmes de vos corps éprouvés ? Indigents que vous êtes, au sortir de la mine n’avez-vous pas d’autre étendard à brandir que ces sourires austères sur vos visages sales, grossiers, burinés quand d’autres plus réfléchis, mieux éduqués et bien moins malpropres que vous affichent leur éclatante santé sous leurs coquets chapeaux de feutre ?

Décidément vous les « gueules noires », vous incommoderez toujours les esthètes de ma carrure….

Retournez donc au charbon puisque vous êtes assez bêtes pour vouloir continuer à creuser vos trous à rats de génération en génération !

Moi pendant ce temps, je vais maintenir bien au chaud mon précieux front de sybarite auprès des braises réconfortantes, régénérantes de ma cheminée à charbon.

796 – Lettre aux mineurs de fond

4 août 2008

On vous appelle les « gueules noires » avec respect et admiration sous prétexte que vous vous encrassez la face du matin au soir comme de gros souillons à trente mètres sous terre … Moi je vous nomme « têtes de cochons » car vous n’êtes que de sales pervers s’adonnant au travail de force, ce qui nécessairement vous fait puer la sueur comme des porcs !

Vous êtes des petits crasseux côtoyant de la naissance à la mort cette saleté de charbon que vous magnifiez bêtement comme si votre existence de « pataugeurs professionnels » représentait le summum de la félicité sociale, l’exemple de la réussite personnelle, le modèle du courage collectif alors qu’en vérité, incapables de vous extraire de votre fange atavique, vous ne cultivez que l’échec, la misère, la faiblesse, la lâcheté.

On vous appelle les « héros du quotidien », vous n’êtes que d’indicibles cancres de pères en fils pour qui la mine est la seule alternative à votre héréditaire paresse scolaire ! Et puis tout le monde sait bien que le pinard est votre seul réconfort, bande de poivrots à la peau noircie ! Et même si ce n’est pas vrai, on le croit. Ce qui suffit à vous déclasser aux yeux du monde.

Mais surtout cette puanteur qui se dégage de vos personnes…. Cette sempiternelle, satanée, écoeurante odeur de transpiration qui imprègne vos bleus de travail, n’avez-vous donc pas honte d’arborer de la sorte les larmes de vos corps éprouvés ? Indigents que vous êtes, au sortir de la mine n’avez-vous pas d’autre étendard à brandir que ces sourires austères sur vos visages sales, grossiers, burinés quand d’autres plus réfléchis, mieux éduqués et bien moins malpropres que vous affichent leur éclatante santé sous leurs coquets chapeaux de feutre ?

Décidément vous les « gueules noires », vous incommoderez toujours les esthètes de ma carrure….

Retournez donc au charbon puisque vous êtes assez bêtes pour vouloir continuer à creuser vos trous à rats de génération en génération !

Moi pendant ce temps, je vais maintenir bien au chaud mon précieux front de sybarite auprès des braises réconfortantes, régénérantes de ma cheminée à charbon.

795 – Richesses et misères du travail

29 juillet 2008

Le travail peut être aussi bien être une aliénation qu’une libération si on tient compte des diverses sensibilités collectives et individuelles des personnes qui s’y adonnent.

Pour la plupart des personnes le travail (dans le sens du travail rémunéré pratiqué hors de chez soi à raison de huit heures par jour, bref ce qu’on nomme le « système ») est non seulement un moyen commode, ordinaire d’obtenir honnêtement, régulièrement et légalement des ressources, mais constitue également un équilibre vital tant sur le plan psychologique que physique.

Que cela soit par choix, par nécessité ou par atavisme peu importe, le fait est là : pour cette partie de l’humanité le travail est une libération, un privilège, et sera même vécu comme une distraction.

Pour d’autres il sera une aliénation. Évidemment tout dépendra des circonstances socio-économiques, du contexte où se pratiquera le travail ainsi que de l’état d’esprit, de la culture, de la sensibilité de chaque individu. Cela dit le travail du « système » n’est qu’une forme consensuelle, traditionnelle du travail en général. Mais l’écrivain, le poète, voire même le joueur de tiercé professionnel travaillent eux aussi, sauf que la forme est différente.

Le plaisir pour chacun d’eux est le même, rien ne diffère dans le fond. Que ce soit le labeur de l’ouvrier qui trouve son bonheur dans son usine ou le travail d’écriture de l’écrivain qui vit tous les jours son « paradis intellectuel » à travers ses pages noircies, le travail quand il est accepté comme un mode de vie épanouissant prend nécessairement une dimension positive.

Ouvrier, paysan, poète, PDG : dans tous les cas le travail fournira à celui qui s’y adonne avec coeur de glorieuses satisfactions. Il formera les muscles du premier, donnera une qualité de la vie au second, agitera les neurones du troisième, contribuera à l’assise socio-culturelle du dernier, chacun selon ses qualités dominantes. Bref le travail rend heureux socialement et/ou individuellement ceux qui s’y adonnent avec conviction : épanouissement physique et social pour le manuel, satisfaction matérielle l’artisan, enrichissement bancaire pour le commercial, jouissance cérébrale pour l’intellectuel, bienfaits culturels pour l’artiste…

Dans l’idéal tout le monde trouve son compte dans le travail tel qu’il est défini selon les critères pédagogiques de notre époque, qu’il soit professionnel ou privé.

En ce sens le travail, qu’il soit effectué sous une forme privée ou professionnelle, rémunérée ou non est utile et structurant pour la personnalité du travailleur, épanouissant pour lui car accepté et vécu comme tel. Entre l’homme qui passe ses journées dans son usine et celui qui la passe au bord de la plage, quelle différence dans le fond ? N’est-ce pas plutôt la manière de vivre les activités qui en font leur valeur, leur saveur ?

Bien vivre une journée à l’usine n’est-il pas préférable que mal vivre une journée à la plage ? S’il y a des gens qui sont heureux de travailler dans le « système », pourquoi vouloir à tout prix leur ôter ce plaisir ? Ils sont utiles tant à ceux qui travaillent qu’à ceux qui ne travaillent pas. Personnellement je m’ennuie très vite sur une plage. Une heure à ne rien faire étendu sur une plage est un maximum pour moi. J’imagine mal un ouvrier passer ses journées à ne rien faire après 40 ans d’usine. Même moi qui n’ai jamais travaillé je m’y ennuie au bout d’une heure…

Je prône certes la libération de l’homme par rapport au travail, mais exclusivement pour ceux qui y trouvent avantage. D’ailleurs le travail ainsi supprimé dans les usines où l’on aura mis des robots à la place des hommes sera de toute façon remplacé par un autre, plus ludique certes mais le fond ne changera pas : l’homme s’adonnera à des activités distrayantes quoi qu’il en soit.

Pourquoi ne pas admettre que l’ouvrier moyen considère son travail à l’usine comme une immense distraction permettant de meubler son existence, de donner un sens à sa vie entière, voire à sa descendance ?

L’activité de l’ouvrier que l’on aura remplacé par le robot dans l’usine ne sera de toute façon que déplacée, mais non supprimée car enfin il faut bien faire quelque chose de ses journées. Quand bien même cette activité nouvelle serait ludique, l’ouvrier sera-t-il heureux pour autant de se retrouver à faire du ski, du tir à l’arc, des siestes, des activités artistiques ou des promenades pédestres toute ses journées ? Il se pourrait bien qu’il regrette son usine…

Donc, prudence. Ne nous hâtons pas d’imaginer de belles théories en ce domaine. L’homme est bien plus complexe -et paradoxalement plus simple-, mais aussi plus imprévisible que ce qu’on pourrait croire. La théorie c’est bien, mais la pratique nous montre souvent que l’homme n’est pas toujours fait pour ce qu’on croit et nos belles idées n’ont plus de poids face à la réalité, laquelle est parfois beaucoup plus simple.

Ainsi on ne peut pas vraiment juger de ce qui fera le bonheur des autres. Moi je ne juge plus celui qui travaille et qui aime ça. Je demande en retour à ce que l’on ne me juge pas sur ma situation par rapport au travail professionnel, qui pour la plupart des travailleurs habitués à leur mode de vie sera considérée comme une calamité (mais qui à mes yeux est un immense privilège).

Ma situation me convient à moi, elle ne convient pas nécessairement au voisin. Nous sommes tous différents, c’est ce qui fait que les problèmes liés au travail ne sont pas applicables à tout le monde. Ainsi le travail remplacé par les machines peut être un progrès pour certains mais un non-sens pour d’autres. Je le répète, un travail bien vécu, épanouissant ne sera jamais considéré comme un travail. Et passer ses journées à faire des activités autres que des activités professionnelles ne sera pas nécessairement un gage de bonheur pour certains.

Après, que ce travail épanouissant soit rémunéré ou non, cela est un autre problème.

794 – L’éclair originel

24 juillet 2008

A présent je sais.

Je sais sa puissance, sa violence, sa force, ses profondeurs, son radieux mystère.

Et son infinie légèreté.

C’est une énigme visible à l’oeil nu, un principe immatériel plus essentiel que la pensée, plus limpide que l’air, plus solide que le roc, plus durable que le temps. C’est une étincelle susceptible d’embraser une chambre, un champ, le globe terrestre, la galaxie, l’Univers : une intangible mais infaillible preuve de vie. C’est une onde qui fait rentrer le ver dans sa fange, sortir l’imbécile de son antre, frémir les ruisseaux, trembler les vivants, danser les morts, vibrer le monde entier.

Cette flamme voyageuse purement cosmique, quasi éthérique, certainement divine, miraculeuse, fragile, inextinguible, insaisissable, éternelle, magistrale, aussi éblouissante que dérisoire qui de l’atome à l’étoile fait disparaître toute zone d’ombre porte un nom.

Pour désigner cette essence universelle que l’on explique approximativement avec de savantes formules mathématiques, qui s’échappe toujours de nos éprouvettes pour fuir vers l’infini et qui pour cette raison précisément donne du prix à nos jours et une base inébranlable à nos certitudes, constatations ou théories scientifiques, religieuses, humaines, pour désigner cette chose née d’ailleurs, on prononce un mot humain, nécessairement humain.

LUMIERE.


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